Le quotidien EL Djemhouria-Oran et son passé glorieux

**ORAN – Le quotidien national El Djomhouria, paraissant à Oran, a célébré, mardi 5 janvier 2016 , le 40ème anniversaire de son arabisation, en présence notamment du ministre de la communication, Hamid Grine.

Le quotidien EL Djemhouria-Oran et son passé glorieux dans presse- infos- communication el_djomhouria_-_ban_02

Juste après le recouvrement de l’indépendance, le journal a été fondé en 1963 sous l’appellation « La République ». Il a pris possession des anciens locaux du journal colonial « L’écho d’Oran ».

Le journal a été une référence et avait battu des records en nombre de tirages de lectorat. L’édition du jour était impatiemment attendue par le lectorat de toutes les villes du pays. C’est dire son audience et son ancrage dans la société.

En 1976, le journal, qui était jusqu’alors un quotidien francophone à son apogée, a lancé sa première édition en langue arabe. L’opération a été menée par étape, page par page, avant son arabisation totale. Les responsables de l’époque sont unanimes à souligner que c’était un véritable défi relevé par l’équipe rédactionnelle.

La République a été une véritable institution et une grande école de journalisme. Le pays doit à ce journal de grands reporters qui ont écrit les plus belles pages de la presse algérienne. Des grands journalistes qui ont pour nom Zouaoui Benhamadi, Bachir Rezzoug, Mohamed Abassa, Abdelmalek Ouasti, Abdelkader Djemaï, Hadj Cheikh Bouchane, Aïssa Adjima, mais aussi des responsables de la technique, à l’image de Youcef Benallal et Mohamed Choucha, ainsi qu’un grand caricaturiste Tayeb Arab.

Le 03 mai 2012, El Djoumhouria lance un forum mensuel. Le but de cette initiative était de lancer un débat fructueux au bénéfice de la ville d’Oran et de l’Algérie.

Le choix de la date du 3 mai n’est pas fortuit. En effet, El Djomhouria a préféré faire coïncider le lancement de son premier débat avec la Journée mondiale de la Liberté de la presse.

Depuis son lancement, le forum a vu défiler plusieurs personnalités du monde de la politique, des universitaires et des hommes de la culture. Cet espace est dédié à la liberté d’expression, le but étant de consacrer un dialogue constructif. - Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a indiqué mardi à Oran que le quotidien « El Djoumhouria » paraissant dans la capitale de l’ouest du pays est un « grand journal au passé élogieux. »

Dans une allocution, lors d’une cérémonie de célébration du 40ème anniversaire de l’arabisation du quotidien « El Djoumhouria » organisée en son siège en présence des autorités locales et d’anciens journalistes de cet organe de presse, M. Grine a affirmé que ce journal dispose de potentialités en mesure de faire face aux défis.

Pour sa part, le président de l’association « Ahbab El Djoumhouria », Souali Mohamed a abordé l’historique de ce quotidien, arabisé le 5 janvier 1976, rappelant les étapes de sa parution et les acquis réalisés et appelant à consacrer un musée à ce quotidien.

De son côté, le wali d’Oran, Abdelghani Zaalane a indiqué que le quotidien d’El Djoumhouria est un grand acquis médiatique et un modèle en matière d’information objective.

La cérémonie, à laquelle ont pris part des journalistes, des hommes de culture et des universitaires, a été marquée par des témoignages d’anciens journalistes du quotidien et un hommage rendu à ses anciens directeurs.

Le ministre de la Communication a présidé, auparavant à la salle des conférences de la grande mosquée « Abdelhamid Ibn Badis » d’Oran, une session de formation sous le thème « Connaître les médias : le citoyen a le droit à une information fiable » dans le cadre du cycle de formation mis en oeuvre au profit des journalistes et du grand public.*APS/ mardi 5 janvier 2016

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*Derrière l’arabisation, il y avait autre chose

*Sur le plan professionnel, tirer 3.000 ou 6.000 exemplaires et vendre moins, ce n’est pas fameux

   ** et il n’y a pas de quoi pavoiser

En fait, sous le prétexte de l’arabisation, on voulait éteindre un journal qui réussissait  et qui gagnait de plus en plus en audience et en crédibilité. On peut comprendre qu’on avait peur d’un journal qui avait réussi. certains ne pouvaient admettre cela. On a trouvé alors, le paravent de l’arabisation. Pourtant, lorsque l’opération a été menée simultanément à Constantine et au Centre à Alger, on a gardé les journaux en français et l’on a créé d’autres en arabe. Ce qui ne fut pas le cas pour le quotidien La République d’Oran. La même chose, s’est répétée à Oran, lorsque le journal en arabe, cette fois-ci,  » El Djemhouria El Ousbouiya » avait gagné en audience auprès des lecteurs de plus en plus nombreux à travers le territoire national, à tel point que son prix officiel de 15 dinars, variait à chaque sortie et le journal était coté comme une devise au marché parallèle,  il était vendu à 45 da, 50, 60 da et plus selon les régions, et les témoignages des lecteurs. Alors, qu’est-ce qu’on avait fait du coté des décideurs? Sous des prétextes farfelus et falacieux, on a fermé le journal pour faire taire  » El Djemhouria El Ousbouiya » qui tirait à plus de 70.000 exemplaires! Un mois après, on a réouvert le journal, sans El ousbouiya », avec la reprise du quotidien en arabe avec un tirage de 3.000 exemplaires et une perte de crédibilité énorme dont il va souffrir par la suite. Certains chez nous, préfèrent la médiocrité à la réussite, pour des desseins inavoués.*Sur le plan professionnel, tirer 3.000 ou 6.000 exemplaires et vendre moins,ce n’est pas fameux et il n’y a pas de quoi en être fier. C’est une aberration, car le message ne passe pas, et donc il y a problème.Il ne suffit pas de remplir les pages avec n’importe quoi pour dire qu’on fait du journalisme.Des thèses de fin d’études universitaires avaient été faites à l’époque sur le succès phénoménal d’El Djomhouria El Ousbouiya qui attestent de sa réussite et de son aura auprès des lecteurs. Apparamment, cela ne plaisait pas à certains qui ont tout fait pour arrêter sa parution, sans aucun respect pour les nombreux lecteurs qui attendaient les nouveaux numéros avec un intérêt certain. **Un fidèle à la vérité. Mardi 05 janvier 2016

**Le journal a été une référence et avait battu des records en nombre de tirages de lectorat. L’édition du jour était impatiemment attendue par le lectorat de toutes les villes du pays. C’est dire son audience et son ancrage dans la société.

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**consulter par ailleurs: 

Une alternative à la presse traditionnelle 

         Des internautes « Citoyen Reporter »

 « Le journalisme citoyen peut ainsi être conçu, comme un exercice d’émancipation.

      **Emergence d’un cinquième pouvoir

*un contenu révolutionnaire, inflences des techniques nouvelles de communication

Profession : journaliste citoyen en Chine

**L’émergence d’une nouvelle génération de sites Web relevant d’une dynamique d’innovation ascendante a contribué à fonder de nouveaux territoires de la communication, de l’information et du journalisme. De nouvelles pratiques éditoriales et socio techniques sont alors apparues, à l’image de celle qui retiendra ici notre attention : le journalisme participatif et citoyen sur Internet (JPCI).*cliquer ici: internautes. journalistes Citoyens 

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**Ce mardi 5 janvier 2016, le quotidien El Djoumhouria a célébré le quarantième anniversaire de son arabisation. C’est la première fois que cet événement est célébré en présence du ministre du secteur et avec autant de bruits. Mais cet anniversaire a été l’occasion pour certains anciens journalistes de l’ex- “La République” d’évoquer le souvenir d’un titre qui a réussi en moins de dix ans de s’imposer sur la scène médiatique nationale de l’époque. Pour preuve, avance l’un d’entre eux, le tirage avait dépassé la barre de 100.000 exemplaires à l’époque, ce qui était considérable.

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La période faste de La République, actuellement El Djoumhouria, va de pair avec une brochette de noms, et à leur tête feu Bachir Rezzoug. Installé dès les débuts des années 70 en tant que rédacteur en chef de ce titre, il accèdera quelques mois après au poste de Directeur de Publication.

Assisté par Zouaoui Benhamadi en tant que rédacteur en chef, de Boukhalfa au poste de SG de rédaction, de Khaled Safer en tant que chroniqueur, de Rezigui Maazouz et Mohamed Kaouche,Rezoug saura insuffler une dynamique à une jeune équipe de talentueux journalistes.

D’ailleurs certains d’eux ont réussi à inscrire leur nom en lettres d’or sur le registre de l’histoire de la presse algérienne. C’est notamment le cas de Blidi Maachou, une référence pour la génération des journalistes des années 80 et 90 du siècle dernier.

Parmi les noms qui ont fait le bonheur de ce titre avant son arabisation, signalant l’auteur Abdelkader Djemai, installé depuis presque vingt ans en France où il mène une carrière de romancier. Citons aussi le cas de Tayeb Arab, un autodidacte que Rezoug avait déniché et encouragé à se lancer dans la caricature.

Parmi les noms consacrés qui ont fait école à La République, notre interlocuteur cite feu Ouasti Abdelmalek, ancien officier de l’ALN, recruté comme correcteur et qui a fini sa vie en tant qu’éditeur.

Concernant la photogravure, notre source indique les deux espagnols républicains qui ont quitté Oranaprès le décès de Franco, intervenu une année après l’arabisation du journal La République.Il s’agit de Perez et de Facundo.

La liste comporte des photographes dont feu adj Safa et Adda toujours fidèle à son appareil photo malgré la vague du numérique. Il tient à citer Mustapha Ramdane, un moujahid qui avait acquis les balbutiements du métier avec l’ALN qu’il accompagnera lors de sa marche sur Alger pour s’accaparer les rouages du pouvoir durant la crise de 1962.

Bref, ce pan d’histoire de La République, devenue El Djoumhouria, mérite d’être porté à la connaissance des nouvelles générations de journalistes.

Mais le pourquoi d’arabiser un titre qui avait commencé à avoir une audience et qui était inscrit dans le cadre politique dominant de l’époque, avec certes une marge de liberté de ton, mérite d’être posée.

A cette époque, c’est-à-dire au milieu des années 70, Taleb Al Ibrahimi était ministre de la Culture et de l’Information. Ce lettré, parfait bilingue, avait été, dès le lendemain de l’indépendance, le fer de lance d’un courant politico-idéologique assimilant à tort l’usage de la langue française à l’occidentalisation, voire à la compromission avec l’ancien colonisateur.

Pourtant, La République employait un tas d’anciens moujahids. A commencer par Bachir Rezzoug, incarcéré à l’âge de dix-sept ans avec son père pour leur nationalisme et engagement dans la cause nationale.*Journal de l’Oranais/ Par Halim Seghir/ mardi 5 janvier 2016

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40 anniversaire

**Retour sur une époque reléguée à l’oubli

Ce qui a été présenté comme s’inscrivant dans la dynamique de parachèvement du recouvrement de la souveraineté nationale est apprécié autrement par d’autres. 
Il est au moins assimilé à une illustration de la guerre idéologique et politique que se sont livrés ceux qui ont pris le pouvoir au lendemain de l’indépendance. Pourtant, ce journal, créé le 29 mars 1963, produit d’un coup de reins d’une équipe de journalistes dont le nationalisme ne peut aucunement être remis en cause, répondait aux impératifs et attentes des hommes au pouvoir. Il suffit de rappeler que Ben Bella, Khider et Ben Alla, membres tous les deux du Bureau politique du FLN avaient écrit des papiers dans le premier numéro pour cadrer la ligne éditoriale de ce nouveau venu. Considéré comme «le premier organe du parti» par Ben Bella, le journal, sous la direction de Djamil Ben Merad, en tant que directeur général et d’Abdelkader Safir, en tant que rédacteur en chef, s’était attaqué aux maux qui rongeaient la société algérienne d’alors. De l’avis de certains anciens journalistes de la République, devenu El Djoumhouria, le journal a connu son véritable envol dans les années 70-75, dirigé alors par feu Bachir Rezzoug. Recruté dans un premier temps comme rédacteur en chef, il sera nommé premier responsable de cette publication. Avec Rezoug, entouré de Zouaoui Benamadi, Maazouz Rezuigui, Mohamed Kaouche, Khaled Safer et Boukhalfa, le journal est devenu une référence incontournable dans le paysage médiatique national de l’époque. Ce staff dirigeant encadrait une flopée de journalistes talentueux dont beaucoup ont marqué de leur empreinte l’histoire de la presse nationale. Parmi eux, Blidi Maâchou, Abdelkader Djemai qui mène depuis plus de dix ans une carrière d’écrivain en France. Il serait fastidieux d’énumérer tous les noms de ceux qui avaient participé à rehausser l’aura de ce journal. Certains ont continué leur carrière dans la presse. C’est le cas d’Abdou Ben Abbou, actuel directeur du Quotidien d’Oran. C’est aussi le cas d’Ali Bahmane, chroniqueur d’El Watan, d’Adjal El Haouari, doyen des journalistes sportifs. En un mot, personne ne peut contester que la République ait été une véritable école de journalisme, juste au lendemain de l’indépendance.

La griffe de Rezzoug

Evoquant la période Rezzoug, un ancien journaliste nous parle des traditions qu’il a réussi à instaurer. Telle la réunion quotidienne du staff dirigeant avec le collectif des journalistes pour apporter des critiques à l’édition du jour. Il nous parlera du paquet de photos livré régulièrement par l’AFP et comment s’effectuait le choix des illustrations en faisant participer tout le monde. Parmi les photographes de cette époque, il citera entre autres Ramdane Mustapha, un moujahid rentré avec l’armée des frontières et qui a immortalisé par des clichés son parcours jusqu’à Alger en tant que «conquérante». Il évoquera l’inoxydable Adda, toujours sur le terrain, qui était affecté à Alger et avait ses entrées au niveau de la présidence de la Républiques et différentes institutions de l’Etat. «Il fallait envoyer une voiture à l’aéroport chaque fin de journée pour récupérer ses clichés», explique notre interlocuteur. Ce dernier tient aussi à signaler le rôle de deux républicains espagnols qui étaient chargés de la photogravure : Perez et Phacundo. Sur un autre plan, l’on apprendra que feu Abdelkader Djeghloul, illustre sociologue ravi à la vie il y a quelques années, Benamar Mediene, écrivain, Mohamed Mebtoul, un des brillants sociologues de sa génération et le spécialiste incontesté de l’anthropologie de la santé au niveau du monde arabe et Abderrahmane Moussaoui sont passés par ce journal, avec des contributions ou des collaborations. Rien que de ce point de vue là, l’arabisation, mesure éminemment politique, a mis fin à une dynamique enclenchée avec ses fondateurs et approfondie avec l’arrivée de Bachir Rezzoug, Zouaoui Benamadi et leur équipe. Parmi les noms consacrés qui ont mis la main à la pâte pour édifier un journal digne de son nom, on citera M’Hamed Issiakhem et Tayeb Arab, talentueux caricaturiste installé depuis des lustres en France. L’entreprise d’arabisation de ce journal a été confiée à Mohamed Cherif Zerouala, rendu célèbre par son long cigare, et qui a fini sa carrière en tant que diplomate. Il a entamé la mission dont il était chargé par l’arabisation de quelques pages avant la décision d’élaborer un nouveau logo en langue arabe et la généralisation de la langue arabe. L’héritage de cette époque demande à être revisité. *Le Temps d’Algérie/ mardi 05 janvier 2016/ Par Ziad Salah

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*Dans l’après-midi de mardi 05 janvier 2016 , le ministre de la Communication Mr Hamid Grine a assisté à la cérémonie du 40ème anniversaire de l’arabisation du journal El Djomhouria où étaient présents à cette cérémonie, tous les anciens journalistes. UNE sympathique cérémonie a été organisée à cette occasion à laquelle avait aussi assisté le wali d’Oran et plusieurs confrères et amis du journal. Selon les responsables de ce journal, cette occasion a permis de se remémorer des journalistes de grande envergure qui ont porté le poids de l’arabisation et ont participé avec des articles de grande qualité comme messieurs Bouziane Ben Achour, Niar Mohammed et Mohammed Saleh, ainsi que d’autres noms encore. Il est à rappeler aussi les noms de marque tels que le rédacteur en chef M. Osman Bel Abbès qui est alité et à qui ils souhaitent un prompt rétablissement ainsi que tant d’autres. Le ministre a, à cette occasion, pris la parole pour rappeler les étapes qu’a eu à traverser la presse nationale et inciter les hommes et les femmes de la profession à persévérer pour une information de qualité empreinte de plus de professionnalisme. Cette cérémonie a été l’occasion aussi pour la jonction entre l’ancienne génération de journalistes et la génération actuelle de travailleurs et aussi la chance de prendre des leçons de ceux qui nous ont précédés dans le secteur dira un journaliste d’El Djomhouria.*ouestribune-dz.com/ A-Y / mercredi 06 janvier 2016

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