échos des médias.12

*** échos des médias.12 ***

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*Les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab remis en liberté

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**Vidéo: Les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab remis en liberté

***Le tribunal de Bir Mourad Rais ( Alger) a remis en liberté, jeudi 08 novembre 2018, dans la soirée, les journalistes Abdou Semmar et Merouane Boudiab, pour complément d’enquête. Le procureur avait requis une peine d’une année de prison ferme assortie d’une amende de 200 000 dinars, a appris Elwatan.com auprès de Me Hamaili Boubaker, membre du collectif d’avocats des deux journalistes du site Algérie Part, accusés de ” menaces, insultes et atteinte à la vie privée”. Les plaignants dans cette affaire sont le wali d’Alger Abdelkader Zoukh, et le directeur d’Ennahar TV, Anis Rahmani. Abdou Semmar et Merouane Boudiab avaient été arrêtés par la gendarmerie le 23 octobre dernier à Alger.*médias/ 09 novembre 2018

***Après 16 mois de détention préventive : Saïd Chitour enfin libre

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Après une heure d’interrogatoire, une heure de plaidoiries et deux heures de délibéré, le tribunal criminel a condamné hier le journaliste-fixeur Saïd Chitour à une peine de 16 mois de réclusion criminelle, dont une année avec sursis, alors que le parquet avait requis une peine de 5 ans. Saïd Chitour a quitté la prison d’El Harrach en fin de journée. Entouré de policiers, Saïd Chitour est apparu hier très affaibli. Assis sur le banc des accusés de la salle 2 du tribunal criminel de Dar El Beïda, à Alger, il avait la tête bien rasée, laissant apparaître de nombreuses boursouflures, le bras marqué par des traces de perfusions, dont une récente.

Il ne cessait de saluer de la main les membres de sa famille – dont sa mère – venus très nombreux le soutenir. La programmation de son procès a été une surprise pour tout le monde, étant donné qu’elle n’était ni sur le rôle de la session du mois de novembre ni dans celle de décembre.

Le 4 novembre, la Cour suprême a rejeté le pourvoi en cassation contre la criminalisation des faits, et renvoyé l’affaire devant le tribunal en un temps record, pour être enrôlée sous le n°93 bis. Unique dans les annales de la justice.

Assisté par deux assesseurs, le juge Hakim Mansouri, présidant l’audience, après tirage au sort des quatre membres du jury, demande au greffier de lire le contenu de l’arrêt de renvoi qui résume les faits reprochés à l’accusé, liés à «intelligence avec des puissances étrangères de nature à porter atteinte à la sécurité et l’économie du pays», et qui sont passibles de la prison à vie.

Appelé à la barre, Saïd Chitour nie toutes les accusations. «Je rejette tous les faits qui me sont reprochés. Je suis un journaliste professionnel. Tout ce qui a été dit est un pur mensonge.

J’aime trop mon pays pour le trahir. L’Algérie coule dans mes veines, je suis issu d’une famille de révolutionnaires, comment pourrais-je être un traître.

J’ai travaillé durement pour permettre aux journalistes de bénéficier de formations à l’étranger, les aider à se professionnaliser, tout cela pour donner une bonne image du pays», lance-t-il d’un ton sec avant que le juge ne l’interroge : «Expliquez-nous votre relation avec l’ambassade d’Afrique du Sud.»

L’accusé : «Je fais partie de l’association Nelson Mandela, et à sa sortie de prison, les diplomates m’ont demandé de les aider à faire un reportage sur les dirigeants de la Révolution qui l’ont aidé durant son combat. Ils me demandaient aussi de traduire les articles en arabe et en français. Je faisais une sorte de compilation de toute la presse algérienne dans tous les domaines.»

Le juge : «Dans le domaine de la sécurité ?» L’accusé : «Sécuritaire, économique et même culturel. Ils ne connaissaient rien de l’Algérie.» Le juge : «Et les partis politiques aussi ?» L’accusé : «Même les activités politiques, et toutes ces informations, je les puisais des sites web.

Ce sont des articles de presse.» Le juge : «Qu’en est-il de vos relations avec l’ambassade de Corée du Sud ?» L’accusé : «Les diplomates voulaient avoir des relations politiques assez fortes avec l’Algérie. Ils m’ont demandé de les aider à créer des opportunités d’investissement avec des hommes d’affaires ou des entrepreneurs.

J’ai pris attache avec certains de ces derniers pour des mises en affaire.» Le juge : «Qu’en est-il de votre relation avec le premier conseiller de l’ambassade de France ?» L’accusé : «Il connaît mon parcours durant les années 1990, et il m’a demandé de faire une biographie pour parler de ces événements.

Je suis issu d’une famille révolutionnaire. Ma mère a hébergé le Colonel Amirouche, mon père était un moussebel, comment pourrais-je un instant penser à trahir mon pays ?» Très serein, Saïd Chitour explique à chaque fois, que les informations qu’il analysait au profit des ambassades étaient puisées des articles de presse.

Tout en lisant les documents sous ses yeux, le juge précise : «Vous avez remis des photos et plans d’une entreprise…» Mais Chitour s’exclame : «Jamais. Ils m’ont juste demandé si cette société existait, j’ai dit qu’elle est réelle. Je leur ai envoyé la photo qui était publiée sur le site de cette même entreprise où il y avait même le plan. Ces informations sont disponibles sur le moteur Google.»

L’accusé est ensuite mis face au procureur général, qui commence par l’interroger sur la contrepartie que l’accusé recevait. «Je ne l’ai pas caché. J’ai dit que j’étais un journaliste et tout le monde me connaît comme étant correspondant de World Service de la BBC, mais aussi du Washington Post, de France 24, pour ne citer que ces organes.»

Le procureur général : «Pourquoi envoyer ces rapports aux ambassades et non pas aux médias ?» L’accusé : «Ce ne sont pas des rapports, mais des discussions, des analyses ou plutôt des avis. Il n’y a rien de secret ou qui touche à la sécurité du pays.»

«Des informations que toute la presse avait relayées»

Le représentant du ministère public demande à Chitour si ces chancelleries n’avaient pas d’interprètes pour traduire les articles de presse, et sa réponse a été : «Je suis un journaliste dont l’expérience et l’avis sont importants pour eux. Ils ne peuvent pas se fier directement aux sites internet ou à certains articles, ils me demandent de leur faire des analyses, qui restent un avis, pas plus.»

Sur sa relation avec le chargé d’affaires de l’ambassade de Corée du Sud, Chitour insiste pour dire que le diplomate voulait un rapprochement avec les hommes d’affaires parce que, selon lui, l’Algérie «n’est connue que par l’ancienne puissance coloniale».

Il rappelle les efforts qu’il a consentis auprès de ces ambassades pour aider des journaux à créer une chaîne de télévision et à former les journalistes aux métiers de l’audio-visuel. Mais, le représentant du ministère public revient à la charge :

«Vous aviez déclaré qu’un diplomate de l’ambassade de Corée du Nord vous avait demandé des informations sur les diplomates sud-coréens et les marchés qu’ils ont obtenus auprès de l’armée.

Expliquez-vous.» Saïd Chitour s’écrie : «J’ai refusé catégoriquement… et je l’ai dit.» Le parquetier insiste : «Vous avez donné des informations sur les généraux en détention.» L’accusé : «Ce sont des informations que toute la presse a relayées.

Il n’y avait rien de secret.» Le représentant du ministère public poursuit son interrogatoire : «Pourquoi le premier secrétaire de l’ambassade d’Afrique du Sud vous a-t-il recommandé à son successeur à la veille de son départ ?» L’accusé : «Toutes les ambassades ont une liste de personnalités de la société civile, avec lesquelles elles entretiennent des relations.

Il n’y a rien d’anormal. Je les aide à comprendre l’Algérie, son histoire, sa culture, sa politique.» Le procureur général : «Une ou deux semaines avant votre arrestation, vous aviez demandé à vos correspondants étrangers de cesser les contacts téléphoniques et d’utiliser la messagerie électronique.

Pourquoi ?» L’accusé éclate, les larmes aux yeux : «J’en avais marre. J’étais trop stressé. Ma santé se détériorait. J’étais trop malade. Je ne voulais pas qu’ils me contactent. Ce n’est pas pour rien que toutes ces bosses sont apparues sur ma tête. J’aime trop mon pays.»

Un de ses avocats, Khaled Bourayou, lui demande à qui rendait-il compte de ce qu’il faisait, et Saïd Chitour répond : «Le service du colonel Smaïl était au courant de tout ce que je faisais. D’ailleurs, quand je suis revenu d’Espagne, deux de ses officiers m’attendaient.

Ils m’ont dit que j’étais invité à dîner chez lui, mais ils m’ont emmené en prison. Vers le mois de mai 2017, la relation a été coupée, parce que j’ai parlé de l’état de santé de Gaïd Salah (NDLR : le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’Anp).»

Dans son réquisitoire, le procureur général demande une peine de 5 années de réclusion criminelle contre l’accusé, qu’il juge coupable d’avoir «collecté et donné des informations à des chancelleries qui sont de nature à porter atteinte à la sécurité et à l’économie du pays».

Composée de quatre avocats – Khaled Bourayou, Miloud Brahimi, Mustapha Bouchachi et Naima Demil –, la défense de Saïd Chitour plaide quant à elle l’acquittement.

D’abord Me Brahimi, qui insiste sur l’état de santé de son mandant, puis évoque cette troublante programmation de l’affaire, en disant : «Le matin même, le greffier de la Cour suprême ne croyait pas qu’un arrêt daté du 4 novembre puisse être signé de sitôt.

Il faut un minimum de 2 mois pour arracher le renvoi.» L’avocat rappelle que «lorsqu’il n’y a pas de partie civile, c’est qu’il n’y a pas de victime. Chitour est resté 16 mois en prison.

C’est lui la victime. La justice n’avait pas besoin d’une telle erreur. Donnez-lui la chance de récupérer ce qui est récupérable. Il y a une semaine, lorsque je l’ai vu, il n’avait pas ces bosses sur la tête. Permettez-lui de se soigner parmi les siens».

Abondant dans le même sens, Me Khaled Bourayou affirme que Saïd Chitour a été «trahi» par les Services. «Il informait les Services de toutes ses activités au niveau des ambassades. C’est la première fois qu’un service de sécurité dénonce un élément qui travaillait pour lui.

Que reste t-il ?» déclare l’avocat, qui révèle que des informations importantes ont été retirées du dossier. Il explique que toutes les ambassades ont des relations avec la société civile, et que lui-même, en tant qu’avocat, avait pour habitude d’être reçu et de discuter de la situation du pays avec des diplomates.

«Est-ce que cela fait de moi ou des personnalités de la société civile des espions ?» demande-t-il, avant de réclamer, les larmes aux yeux, l’innocence pour Chitour.

Me Bouchachi tente de démonter toute l’accusation, à travers la définition des documents qui peuvent être considérés comme étant de nature à porter atteinte à la sécurité ou l’économie du pays.

Pour lui, Chitour, en tant que parfait anglophone, «était sollicité pour donner son avis comme tout citoyen, sur la situation du pays. Quelles sont donc ces informations qui ont touché à la sécurité ?»

Abondant dans le même sens, Me Demil revient sur les mêmes argumentations avant de réclamer l’innocence.
Le tribunal a ajouté une question subsidiaire, relative à l’intention ou non de donner des informations pour porter atteinte à la sécurité du pays, et à la qualité de Chitour pour détenir celles-ci.

Après trois heures de délibéré, le tribunal a prononcé une peine de 16 mois de réclusion criminelle, dont une année avec sursis. Les youyous de la mère de Chitour, les applaudissements de sa fratrie et les cris de soulagement de ses proches ont créé une ambiance lourde et tendue dans la salle d’audience. *elwatan / lundi 12 novembre 2018

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Journée nationale de la liberté de la presse :

Des journalistes emprisonnés, d’autres harcelés

22 OCTOBRE 2018 – elwatan

Des journalistes, des blogueurs, des caricaturistes payent cher leur liberté de «ton» dans une Algérie se vantant d’être «démocratique» et «républicaine». En 2013, le président Bouteflika a décrété le 22 octobre Journée nationale de la presse, en hommage à la presse nationale.

Depuis, et toujours sous l’ère Bouteflika, des journalistes sont morts en prison alors qu’ils n’ont cessé de crier leur innocence et d’autres risquent de connaître le même sort. Pour, justement, marquer cette journée dédiée à la presse, des journalistes ont décidé de la célébrer autrement, loin du folklore des officiels et proche du vécu souvent amer des journalistes qui subissent une double pression : interne liée aux problèmes de leur entreprise et celle des pouvoirs publics. Aujourd’hui, un collectif de journalistes appelle à un sit-in à la maison de la presse Tahar Djaout, pour demander la libération du journaliste et collaborateur de médias anglophones, Saïd Chitour, détenu en prison depuis presque 16 mois.

Malade, son état de santé ne cesse de se dégrader, Saïd Chitour clame son innocence depuis son arrestation, le 5 juin 2017, à l’aéroport international d’Alger et placé en détention depuis. Il est accusé d’avoir livré des informations classées secrètes à des diplomates étrangers. Il risque la prison à vie et surtout d’y laisser sa vie, comme ce fut le cas pour Mohamed Tamalt. Arrêté le 27 juin 2016 et condamné à deux années de prison ferme pour «offense au président Bouteflika et à des institutions de l’Etat», Tamalt purgeait cette peine en raison de contenus publiés sur sa page Facebook.

Depuis le début de sa détention, il avait entamé une grève de la faim de trois mois, qui a conduit à la détérioration de son état de santé. Tombé dans le coma, Tamalt décède après son hospitalisation. Pour ses avocats, la condamnation de Mohamed Tamalt est «symptomatique d’un durcissement du régime à l’encontre de tous ceux qui le critiquent». Plusieurs journalistes ont dénoncé ce qu’ils qualifient d’«assassinat» et craignent que Saïd Chitour ne subisse le même sort.

Mohamed Tamalt et Saïd Chitour ne sont pas des cas isolés, avant eux il y a eu l’ancien journaliste et membre de la Ligue algérienne des droits de l’homme, Hassan Bouras, qui avait lui aussi été condamné à un an de prison ferme, le 28 novembre 2016, pour «outrage à corps constitué» après avoir relayé des propos de personnes faisant état de corruption parmi les responsables de la sécurité de la wilaya d’El Bayadh.

Plus récemment, Merzoug Touati, blogueur de son état, qui a été poursuivi pour «intelligence avec une puissance étrangère» suite à la diffusion sur internet d’un entretien avec un diplomate israélien, une entrevue de nature à nuire à la situation militaire et/ou diplomatique de l’Algérie, ou à ses intérêts économiques essentiels, a été condamné à dix ans de prison ferme par le tribunal criminel de Béjaïa.* NABILA AMIR / lundi 22 octobre 2018

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vidéoentretien avec Omar Belhouchet

Directeur du journal ELWatan

*entretien avec Mustapha Bouchachi ,

juriste et défenseur des Droits de l »Homme

 Où en est le quatrième pouvoir en Algérie?

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*Journée nationale de la presse» le 22 octobre

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*cliquer ici: Où en est le quatrième pouvoir en Algérie?

*Dans la même page:

Un journaliste qui révèle des problèmes, des faits de corruption, d’inégalité et d’injustice est un bon patriote

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Un citoyen bien informé, est un homme capable d’assumer ses choix politiques et autres en toute conscience

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*Les journalistes s’alarment sur leur situation socioprofessionnelle :

Nécessité d’organiser la corporation

 

23 OCTOBRE 2018 – elwatan

Des agents de l’EPIC Edeval s’affairaient à planter des fleurs autour d’un globe composé de morceaux de marbre construit au centre de la place de la Liberté de la presse. Les travaux étaient effectués pour accueillir, comme il se doit, le ministre de la Communication et le wali d’Alger. Ni l’un ni l’autre n’est venu, faisant un pied de nez aux élus de l’APC, réunis par le protocole. Le secrétaire général de la wilaya s’était finalement présenté pour une très rapide «Fatiha» lue par un imam d’occasion.

Bien avant l’arrivée retardée des officiels, des journalistes des différents organes de la presse nationale s’étaient regroupés devant le monument aux Martyrs de la presse, dont les noms étaient inscrits sur du marbre noir. «Nous sommes là pour rendre hommage à nos martyrs, mais aussi discuter de l’état de la profession qui connaît une crise financière et une crise morale», s’alarme Aziz Touaher, journaliste à Sawt El Ahrar. Figurant parmi les initiateurs de l’appel lancé la veille sur Facebook, le journaliste considère qu’il est impératif d’organiser la corporation pour que l’incident du député RND, qui a agressé un journaliste d’Echorouk, ne se reproduise plus. «Nous ne sommes contre aucune organisation ou association…

Nous avons demandé à réactiver si nécessaire le SNJ (Syndicat national des journalistes) ou la Fédération nationale des journalistes (FNJA) ou encore lancer une nouvelle organisation. Nous sommes pour le dialogue, loin de toute exclusion», signale-t-il. «Le journaliste doit conserver sa dignité», tranche-t-il.
Démontant l’argument des autorités sur l’absence d’un interlocuteur médiatique valable, Mohamed Mouslim, journaliste à Echorouk, considère que la «seule protection» pour les journalistes est un «syndicat fort» qui mettra fin à la «distribution injuste» de la «rente publique». Riadh Boukhedcha revient, dans son intervention, sur le processus de création de la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), syndicat mort-né, dont il est l’un des membres fondateurs.

«L’UGTA nous a abandonnés»

«Les officiels nous rendent responsables du vide terrible que connaît la profession, s’offusque-t-il. L’ancien ministre de la Communication, Mehal, qui nous a reçus en 2011, avait promis de prendre en charge certaines de nos revendications, comme la carte de journaliste professionnel, lancée mais pas comme nous le voulions, ou le statut du journaliste, inactif depuis 2008. La grille des salaires unique promise aussi n’a finalement été appliquée que pour le privé.» Le journaliste lance quelques piques contre le sécrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd, qui a reçu une délégation chargée du lancement de la fédération. Le PV d’installation de la commission d’organisation d’un congrès constitutif a été cosigné avec le patron de la centrale syndicale. «La commission a travaillé d’arrache-pied pendant 8 mois, mais lorsque nous avons demandé l’organisation d’un congrès, on nous a répondu que le secrétaire général est absent et qu’il a été décidé de geler toutes les fédérations.

La centrale a abandonné les journalistes», regrette Boukhedcha, qui annonce la tenue de rencontres à la maison de la presse Tahar Djaout pour relancer l’initiative. Journaliste au quotidien Le Temps, Karim Aimeur considère que la presse traverse une situation «très difficile», notamment sur le plan financier. La preuve, constate-t-il, plusieurs journaux ont fermé. «Cela est dû, précise-t-il, au recul de la publicité qui est le résultat de la nature de l’économie nationale basée sur la rente pétrolière. Les prix du pétrole ont baissé, ce qui a provoqué un ralentissement des marchés publics et la régression des recettes publicitaires des médias.» A cette crise financière, s’ajoute la détérioration de la situation socioprofessionnelle des journalistes fortement précarisés. Aimeur rappelle aussi que le gouvernement n’a pas tenu ses engagements envers la profession. «Dans son plan d’action pour 2018, il était question de mettre en place l’autorité de régulation de la presse écrite (ARPE) et de débloquer le fonds d’aide à la presse. Or, 2018 tire à sa fin et les engagements ne sont pas honorés», s’offusque-t-il.*IDDIR NADIR - elwatan – mardi  23 octobre 2018

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32 journalistes palestiniens dans les prisons israéliennes

**“Pas moins de 32 journalistes palestiniens croupissent dans les prisons israéliennes”, a indiqué hier le ministère palestinien de l’Information dans un communiqué repris par l’agence officielle Wafa, affirmant que “l’arrestation, hier, de 4 journalistes à Ramallah et la poursuite des agressions contre les institutions des médias et les journalistes révèlent la vérité et la preuve conclusive du mépris israélien des résolutions israéliennes qui garantissent la liberté du travail des journalistes”. En effet, le ministère a affirmé que “l’arrestation du directeur de la télévision Quds, Ala’a Rimawi, du correspondant Mohammad Elwan, du cameraman Hosni Injas et du journaliste Qutaiba Hamdan et la confiscation de deux véhicules et des équipements de photographie font partie des tentatives israéliennes pour terroriser les journalistes, d’imposer la politique de faire taire les voix des journalistes pour ne pas couvrir les crimes continus contre le peuple palestinien”, a rapporté Wafa. “L’augmentation du nombre des prisonniers journalistes à 32, dont 5 écrivaines, envoie un message à l’Union internationale des journalistes, à l’organisation des Reporters sans frontières (RSF) et à tous les partisans de la liberté des médias à intervenir pour libérer les prisonniers”, a ajouté le communiqué qui a mentionné que “l’arrestation de 4 journalistes, l’entrave du travail des journalistes pendant la libération d’Ahed Tamimi et sa mère, hier, le ciblage du cameraman de la télévision Palestine, avant-hier, à Kafr Qadoum, et les violations hebdomadaires continues contre les journalistes dans la couverture des marches pacifiques dans la bande de Gaza nécessitent une intervention internationale rapide pour arrêter et condamner les responsables”.– Liberté/alg / mardi 31 juillet 2018

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Assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi

La presse turque implique Mohammed Ben Salmane

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23 OCTOBRE 2018 – elwatan

Dimanche, le président turc avait promis de faire une déclaration sur cette affaire au Parlement.

La presse turque a fait état hier d’informations impliquant le prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane, dans le meurtre à Istanbul du journaliste Jamal Khashoggi.

Selon le quotidien turc Yeni Safak, l’homme présenté comme le chef d’un commando saoudien de 15 agents, dépêchés à Istanbul pour tuer le journaliste, a été directement en contact avec le bureau de Mohammed Ben Salmane après «l’assassinat».

L’homme en question est Maher Abdulaziz Mutreb, un membre de la garde rapprochée du prince héritier, qu’on peut voir, sur des images de vidéosurveillance diffusées par les médias turcs, arriver au consulat saoudien puis devant la résidence du consul le jour de la disparition de Khashoggi, le 2 octobre.

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Dans le quotidien Hurriyet, l’éditorialiste Abdulkadir Selvi a affirmé qu’à son arrivée au consulat, le journaliste a immédiatement été conduit au bureau du consul, où il a été «étranglé» par les agents saoudiens. «Cela a duré entre 7 et 8 minutes.» Le corps a ensuite été «coupé en 15 morceaux» par un médecin légiste faisant partie du commando saoudien, a-t-il soutenu, ajoutant que le corps démembré a été sorti du consulat, mais se trouverait toujours dans un endroit inconnu à Istanbul.

«Si le prince héritier ne rend pas de comptes et n’est pas évincé de son poste, nous ne devons pas clore ce dossier», a indiqué le chroniqueur. Sous le titre «L’étau de resserre autour du prince héritier», Yeni Safak a observé que le chef du commando a appelé «à quatre reprises le directeur du bureau du prince héritier, Bader Al Asaker» après le meurtre de Khashoggi. «Au moins l’un de ces appels a été effectué depuis le bureau du consul général», a ajouté le journal, sans révéler ses sources. Mutreb a aussi appelé «un numéro américain», qui pourrait être celui de Khaled Ben Salmane, frère du prince héritier et ambassadeur du royaume à Washington.

Dimanche, le président turc avait promis que son pays révélera «toute la vérité» sur le meurtre du journaliste saoudien, assurant de son côté ignorer les «détails» des circonstances de sa mort, comme l’endroit où se trouve son corps. «Nous cherchons la justice ici, et toute la vérité sera révélée (…), la vérité nue», a-t-il déclaré à Istanbul. Il a précisé qu’il ferait une déclaration sur cette affaire mardi (aujourd’hui, ndlr) au Parlement.

Contradictions

Après sa disparition le 2 octobre, les autorités saoudiennes ont fini par admettre samedi que le journaliste a bien été tué dans le consulat du royaume à Ankara. C’est le procureur général Saoud Al Mojeb qui a confirmé sa mort. «Les discussions entre lui et les personnes qui l’ont reçu au consulat ont débouché sur une bagarre et sur une rixe à coups de poing, ce qui a conduit à sa mort», a-t-il déclaré, cité par l’agence SPA.

De son côté, le directeur d’un centre de réflexion proche du pouvoir saoudien, Ali Shihabi, a affirmé que Khashoggi est mort étouffé des suites d’un «étranglement». Et Riyad a annoncé le limogeage du n°2 du Renseignement saoudien, le général Ahmed Al Assiri, et de trois autres hauts responsables de ces services, ainsi que d’un conseiller «médias» à la cour royale, Saoud Al Qahtani. Dix-huit suspects saoudiens ont été interpellés.

Jusque-là, les autorités saoudiennes ont affirmé que le journaliste est ressorti vivant du consulat. A son tour, le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel Al Jubeir, a indiqué dimanche que Jamal Khashoggi a été victime d’un «meurtre», évoquant une «opération non autorisée» par le pouvoir, dont Mohammed Ben Salmane n’était «pas informé».

– Berlin gèle ses exportations d’armes vers Riyad

«L’Allemagne n’autorisera pas en l’état d’exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite, compte tenu de l’incertitude qui demeure autour de la mort du journaliste Jamal Khashoggi», a prévenu dimanche la chancelière Angela Merkel.

«Je suis d’accord avec tous ceux qui disent que les exportations d’armes ne peuvent pas intervenir dans la situation où nous nous trouvons, même si ces ventes sont d’ampleur limitée», a-t-elle déclaré à la presse à Berlin, au siège de son parti de centre-droit (CDU).

«Il y a encore des choses qui doivent être éclaircies de manière urgente»par les autorités saoudiennes, car «tout n’a pas été dévoilé», a-t-elle ajouté, condamnant «avec la plus grande fermeté» la mort du journaliste saoudien.

La veille déjà, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, avait tenu des propos similaires sur les exportations d’armes, disant que tant que les circonstances exactes de la mort de M. Khashoggi n’auront pas été éclaircies, «je ne peux pas m’imaginer qu’il y ait une base positive au sein du gouvernement allemand pour approuver des exportations d’armes vers l’Arabie Saoudite», a-t-il dit à la télévision publique, ARD. R. I.

AMNAY IDIR / elwatan / mardi  23 octobre 2018

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