Archive pour octobre, 2009

Les quotidiens français à la recherche de jeunes lecteurs

Le ministère de la Culture et de la Communication, associé aux journaux quotidiens, a lancé depuis le 30 octobre 2009, une campagne d’abonnement pour 200 000 jeunes âgés de 18 à 24 ans.

Crise oblige, les journaux cherchent de nouveaux lecteurs. Le ministère de la Culture et de la Communication se propose d’en dénicher 200 000, âgés de 18 à 24 ans. Demain, ils seront les heureux bénéficiaires d’un abonnement au quotidien de leur choix. La campagne, baptisée « Mon journal offert », démarre aujourd’hui.

Lors des états généraux de la presse (d’octobre 2008 à janvier 2009), le groupe Presse et société avait déterré des préconisations du rapport Spitz de 2004 sur « les jeunes et la lecture de la presse quotidienne d’information politique et générale », l’abonnement « gracieux » pour les 18-24 ans. Les quotidiens, nationaux, régionaux et départementaux, se sont bousculés au portillon. Car plus qu’une aubaine économique, l’opération vise à « créer une habitude progressive de lecture » chez un public qui, une fois conquis, pourrait se montrer plus fidèle. « Les jeunes lisent moins la presse qu’autrefois », se désole le ministre, Frédéric Mitterrand. Une étude du ministère montre que les 15-24 ans sont les Français qui lisent le moins. Un « défi citoyen, démocratique et éducatif ». Délaissés par les quotidiens, qui se concentraient avant tout sur leur lectorat vieillissant et qui ne « collaient » pas à leurs attentes, les jeunes sont depuis quelques années la cible de toutes les attentions. Las  ! Nouvelles rubriques, cadeaux et offres promotionnelles n’y font rien, et le journal est souvent considéré comme « un truc de vieux ».

Pour une fois, un ministère de la Culture travaille donc à inverser la tendance. La campagne de publicité, axée sur l’écrit, joue la surprise. L’agence Leo Burnett a réalisé deux spots, qui seront visibles sur Internet. Simples, directs, efficaces, ils insistent sur la notion de plaisir  : « Vous voyez que vous aimez lire la presse quotidienne. Alors continuez. » Les encarts qui seront publiés dans les 59 journaux participant à l’opération, surfent sur le même esprit. Notre préféré  ? « Depuis peu mon fils a une conscience politique. D’où la sort-il  ? » Un journal par semaine (1) pendant un an. L’offre, accessible sur le site www.monjournaloffert.fr, est limitée à 200 000 jeunes. Premiers arrivés, premiers servis. Des quotas sont définis selon la diffusion contrôlée des journaux  : pas question que 180 000 jeunes s’abonnent à l’Équipe, même si le journal sportif (ni d’opinion ni d’information générale), qui ne devait pas à l’origine figurer dans le panel, a fait le forcing pour en être. « Mon journal offert » devrait coûter 15 millions d’euros sur trois ans, dans le cadre du Fonds de modernisation de la presse. L’opération est cofinancée par l’État (qui paie les frais de livraison) et les éditeurs (qui paient 48 centimes d’euro par numéro offert). (L’Humanité-30.10.09.)

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Le succès de L’Humanité nouvelle

Par Patrick Le Hyaric directeur de L’Humanité

Le succès de l’Humanité nouvelle La profonde rénovation de l’Humanité qui a eu lieu le 13 octobre dernier porte ses premiers fruits. La vente chez les marchands de journaux a augmenté de 52 % ces dix premiers jours de lancement. Les lectrices et lecteurs ont réalisé 380 abonnements de parrainage ces deux dernières semaines.

Tous les échos qui nous parviennent, montrent une satisfaction générale qu’il convient désormais d’inscrire dans la durée. Je me dois de vous informer que cette Humanité nouvelle n’est possible que grâce à de considérables efforts des équipes du journal, au premier rang desquelles les journalistes qui doivent s’adapter à de nouvelles méthodes de travail plus contraignantes. C’est leur engagement quotidien qui permet ce résultat apprécié. Qu’ils en soient remerciés, comme doivent l’être les militants et les amis du journal, toutes celles et ceux qui ont contribué à relancer le journal, à le diffuser. Que soient remerciés le réseau des marchands de journaux et les NMPP qui nous accompagnent dans cet effort.

Nous continuons à nous nourrir des remarques, critiques, propositions qui nous sont adressées pour encore améliorer le journal. Tel est notre objectif, tant nous considérons que la période très particulière que nous vivons, marquée par la crise historique du capitalisme, l’impérieuse nécessité de lui trouver des issues progressistes, l’intensité de la bataille idéologique à développer face à la réaction qui déferle, l’indispensable travail pour unir les forces populaires et les forces progressistes sur un projet clair de transformation de la société et du monde, renforce l’utilité de l’Humanité, la nécessité de le lire et de le faire lire. Plus de lectrices et de lecteurs de l’Humanité, ce sont plus de gens mis en situation d’évaluer la situation de leur point de vue, en situation de découvrir leurs intérêts communs, donc de se rassembler, de débattre d’un nouveau projet de changement à gauche et d’intervenir pour qu’il se concrétise. Le grand enjeu de la période est d’inventer du neuf pour ouvrir un processus qui défriche les voies du post-capitalisme qu’appelle notre époque. L’Humanité ambitionne d’en être un vecteur conséquent. Pour cette invention et cette intervention citoyenne, l’Humanité est un atout considérable. Journal de combat, journal d’analyses, porteur de multiples réflexions dont les lectrices et les lecteurs peuvent sans cesse s’enrichir, l’Humanité fait chaque jour la preuve de son utilité.

Sa valeur d’usage quotidien dépasse souvent son prix, même si nous avons conscience qu’il est trop élevé au regard des moyens financiers de chacune et de chacun.

Ces derniers jours, l’Humanité, comme média quotidien, s’est encore retrouvée seule à démontrer comment le déremboursement de médicaments représente 16 milliards de ponction sur les assurés sociaux ; seule à valoriser le mouvement initié par la CGT pour la relance de l’industrie ; seule à démontrer l’OPA sur le territoire, contenue dans la réforme des collectivités locales ; seule à alerter sur les nouveaux dangers qui pèsent sur la SNCF ; seule à accompagner jour après jour le mouvement contre la privatisation de La Poste ; seule à révéler le rôle du Fond stratégique pour l’investissement au service du grand patronat et contre l’emploi. L’Humanité, c’est bien cette voix originale qui brise les consensus et aide à comprendre les événements du monde. Nous vous invitons à le découvrir et à le faire découvrir. En général, celles et ceux qui ouvrent le journal pour la première fois sont agréablement surpris. Des préjugés tombent.

Voilà pourquoi, si vous ne lisez pas l’Humanité, je me permets de vous proposer de le découvrir en vous abonnant au tarif préférentiel de 45 euros pour 3 mois. Si vous êtes déjà lectrice ou lecteur, je vous propose de faire un geste militant qui peut être d’une grande portée : celui d’abonner par parrainage l’une de vos connaissances. Audelà de l’abonnement, nous vous proposons de rester en dialogue avec celle ou celui que vous aurez convaincu pour nous faire part de ses appréciations sur l’Humanité. Nous voulons mieux co-élaborer le journal avec vous toutes et tous.

Pour faire reculer le sarkozysme et la droite, pour que se lève enfin une union populaire pour des issues progressistes, lisez ou faites lire l’Humanité…… Ce sera efficace pour changer le rapport de forces dans le sens de la promotion des valeurs humaines si chères au fondateur de notre quotidien, Jean Jaurès.

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*Parachute doré à Prisma Presse ?

Fabrice Boé, l’ex-patron, négocierait son départ pour 3 millions d’euros.

La crise, qui a mis à genoux nombre d’entreprises, n’empêche pas des patrons de vouloir se sucrer sur le dos des salariés. Alors que l’entreprise est touchée par un plan social avec ouverture d’un guichet de départs volontaires de 45 postes, les délégués syndicaux CGT et FO auraient appris que Fabrice Boé, qui a quitté ses fonctions de gérant président depuis octobre 2009 pour, semble-t-il, être rattaché à la maison mère allemande Gruner + Jahr, négocierait son départ pour 3 millions d’euros.

Sous sa direction, Prisma Presse a vu son résultat opérationnel divisé par deux au premier semestre, après une chute de 20 % des recettes publicitaires sur les cinq premiers mois de l’année. Pour les salariés, la crise a bon dos. Mais elle n’a pas le même impact selon qu’on soit à la place de Fabrice Boé ou de tout le monde. L’ancien patron, qui durant l’année a répété « que les efforts d’économies engagés permettraient de limiter la baisse de résultat pour 2009 », ne se sent-il pas concerné  ? Empocher 3 millions ne lui paraît pas déplacé alors « qu’une telle dépense serait une véritable provocation » et que « des mesures d’économies sur tous les postes et sur l’emploi » sont imposées aux salariés. (L’Humanité-30.10.09.)

 

 

Presse en France- L’écrit n’a plus la cote

Les ménages consacraient, en 2006, moins de 1 % de leur budget à l’achat de journaux et de magazines, et moins de 0,5 % aux livres.

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En 2006, les ménages vivant en France ont dépensé 6,9 milliards d’euros en journaux et revues, et 3,5 milliards d’euros en livres. Lorsque l’on considère la part de ces achats dans l’ensemble de la consommation des ménages, il apparaît que le poste budgétaire consacré au livre et à la presse a diminué d’un tiers depuis 1970.

Selon Thibaut de Saint Pol et François Marical, coauteurs de l’enquête INSEE publiée hier, « cette évolution pourrait provenir aussi bien d’une baisse des quantités achetées que d’une évolution des prix ». Il se révèle indéniable que le prix de la presse a très fortement augmenté dans la première moitié des années 1970, et encore plus dans les années 1980. Idem pour le prix du livre, qui a suivi une progression plus régulière sur la même période, proche de celle des prix à la consommation, sauf durant les années 1980 où la croissance a été un peu plus forte.  la lecture de l’enquête, il apparaît que la diminution de la part de la presse et du livre dans le budget des ménages depuis le début des années 1990 ne peut donc être imputée à une augmentation marquée des prix dans ces deux secteurs.

Lecture et jeunesse : le divorce

Les habitudes d’achat des journaux et magazines s’acquièrent jeune et restent stables. En revanche, plus la génération est récente, plus la part de la presse dans le budget est faible. Le recul du poids de la presse dans le budget moyen ne correspond donc pas à un recul général, mais plutôt à l’arrivée de nouvelles générations moins consommatrices de presse écrite que leurs aînées. Contrairement à ce qui se passe pour la presse, le recul du livre n’est pas dû à l’arrivée de nouvelles générations qui en achèteraient moins. Les générations les plus jeunes y consacraient même, du moins jusqu’en 2001, une part de leur budget plus élevée que les générations précédentes.

Différences sociales marquées

La région, le sexe ou le diplôme influencent les dépenses en livres ou en presse, l’origine sociale également. Il existe notamment des différences géographiques qui reflètent des effets d’offre (nombre de librairies, presse régionale). Les habitants de la région parisienne dépensent en moyenne 30 euros de plus par an dans l’achat de livres que ceux de la région Sud-Ouest, mais 70 euros de moins dans la presse.

Dans les régions méditerranéennes, on dépense en moyenne 54 euros de moins par an pour la presse que dans le Sud-Ouest. Les féministes de tout poil se frottent les mains : dans un souci de parité, hommes et femmes consacrent une part équivalente de leur budget à la presse ; en revanche, pour les livres, la part consacrée par les femmes est de 15 % supérieure à la moyenne.

Enfin, la part du budget consacrée à la presse demeure identique dans toutes les catégories sociales, alors que celle consacrée au livre est très variable. Le budget imparti à l’acquisition d’ouvrages chez les ouvriers reste de l’ordre 30 à 40 % au-dessous de la moyenne, quelle que soit la date d’observation. (France Soir-07.08.09.)

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*Reader’s Digest dépose le bilan

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L’éditeur du célèbre magazine Sélection du Reader’s Digest, dont la diffusion est l’une des plus importantes au monde dans sa catégorie, vient de se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

C’est un pilier de la presse internationale. L’éditeur de Sélection du Reader’s Digest, qui revendique la première diffusion au monde pour un mensuel, a annoncé qu’il avait l’intention de se placer sous la protection de la loi américaine sur les faillites, en accord avec ses principaux créanciers.

Le groupe de presse Reader’s Digest Association, dont le principal titre a été le champion des salles d’attente des dentistes du monde entier depuis des décennies, avait engagé d’importantes restructurations après son rachat en 2007 par un consortium d’investisseurs, emmené par le groupe de capital-investissement Ripplewood Holdings.

Il est aujourd’hui le dernier en date des acteurs du marché américain de la presse écrite à subir l’impact de la crise, qui a fait fondre la diffusion et les recettes publicitaires de la plupart des titres, restreignant leurs capacités à rembourser leurs dettes, tandis que la concurrence de la presse en ligne se fait de plus en plus sérieuse.(France Soir-17.08.09.)

 

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