Archive pour janvier, 2010

L’info diffusée sur Internet ne fait pas l’unanimité en France

Logos de sites d'informations français 

La confiance des Français dans les sites d’information a ses limites. C’est ce que révélait mercredi le baromètre TNS Sofres/Logica pour La Croix. Mais le crédit qu’ils accordent au média Internet se consolide depuis 5 ans.

Dans le classement des sources d’information les plus fiables, Internet arrive en dernière position, avec 35% de «confiants», derrière la radio (60%), la presse écrite (55%), et la télévision (48%). Mais la population semble se partager en deux, entre ceux qui ont confiance, et les autres.

Les Français n’ont pas le réflexe Internet.

 Ainsi l’info en ligne, suivie par le baromètre depuis 5 ans, inspire de plus en plus confiance –en 2005, seules 23% des personnes interrogées croyaient à ce qu’on leur racontait sur les sites d’info. Mais le nombre de «sceptiques» est également monté en flèche, passant de 20 à 30% des sondés. L’étude prend en compte, pour la première fois cette année, la manière dont les Français s’informent. 80% déclarent se tourner principalement vers la télévision, 48% vers la radio, 37% vers la presse écrite… et seulement 23% consultent en priorité Internet.Les 18-24, les groupies des sites d’info

Mais la crédibilité accordée au jeune média varie fortement selon l’âge. Plus les Français sont jeunes, plus ils font confiance à l’info en ligne. Les 18-24 ans sont 52% à être «confiants» envers les sites d’info, croyant plus Internet que la télévision. Et la moitié d’entre eux a le réflexe de se tourner vers Internet pour s’informer.

L’info sur le web, portée par les jeunes, semble être promise à un bel avenir. D’autant plus que 39% des Français pensent que l’on surfera davantage sur les sites d’info payants dans 10 ans. Pour les sites gratuits, ils sont 77% à l’estimer, faisant de ces sites le média qui a le plus fort potentiel. (Le Parisien-21.01.2010.)

 ****Baromètre 2010 de confiance dans les médias

Selon le baromètre TNS Sofres/Logica pour « La Croix », les médias bénéficient d’un crédit constant. Mais les journalistes devraient être plus indépendants

…Les Français veulent s-informer. 

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La profession de journaliste serait, pour 66 % des Français, soumise aux pressions des partis politiques et du pouvoir et pour 60 % à celles de l’argent.

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Un constat qui traduit la méfiance quant à l’indépendance des journalistes et, par conséquent, à l’objectivité de l’information qu’ils délivrent et commentent. Ces résultats sont en augmentation par rapport à l’an dernier. L’impression de connivence entre les journalistes et les pouvoirs est solidement ancrée dans l’opinion : un défi lancé à une profession qui s’interroge elle aussi sur son éthique.L'info diffusée sur Internet ne fait pas l'unanimité en France dans presse- infos- communication pix_trans

S’informer d’abord à la télévision

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pix_trans dans presse- infos- communicationInterrogés sur les médias qu’ils privilégient pour s’informer – une nouvelle question introduite cette année –, les Français répondent se tourner principalement vers la télévision (80 %).

Un comportement qui vient largement devant les autres médias (48 % pour la radio, 37 % pour la presse écrite et 23 % pour Internet). Cette préférence s’accentue selon les catégories sociales : 89 % des plus modestes la sélectionnent contre 61 % chez les cadres.

La surprise vient aussi d’Internet. Il est le dernier canal d’information des Français (seuls 23 % l’utilisent en priorité). Un résultat qui nous distingue des États-Unis où le Web est, après la télévision, le deuxième média privilégié pour s’informer.pix_trans

La presse écrite en danger

pix_transSi l’on en croit les Français, l’avenir de la presse écrite payante est bien sombre. Ils sont 60 % à penser qu’on l’utilisera moins dans dix ans qu’aujourd’hui.

En revanche, un plus bel avenir est pronostiqué pour le Web : 77 % imaginent qu’on l’utilisera davantage dans le futur.

Quant à la télévision, les Français lui réservent également une bonne nouvelle : 79 % estiment qu’on l’utilisera davantage ou autant que maintenant dans une décennie. Une projection qui contredit bien des analyses catastrophistes sur l’avenir de ce média. Dans le paysage médiatique du futur, la radio occupera, selon notre sondage, une position similaire à celle d’aujourd’hui.pix_trans

On réclame plus de sérieux

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Cliquez sur l’infographie pour la voir en grand format

Une nouvelle fois, les Français désapprouvent les emballements médiatiques qui tournent autour des « people ». Plus de 80 % estiment que les médias ont trop parlé du décès de Mickael Jackson et des problèmes de santé de Johnny Hallyday. En revanche, les sujets plus sérieux, comme le sommet de la FAO sur la faim dans le monde ou la possible légalisation des mères porteuses ont manqué à leurs yeux de développement dans les médias.

Et comment ont-ils perçu le traitement des « affaires Benoît XVI » ? Entre ceux qui jugent que les médias en ont trop fait ou pas assez, un juste équilibre s’établit (22 % pour la première opinion, 28 % pour la seconde) tandis que 39 % pensent qu’ils en ont parlé comme il faut.

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une « superpolice » contre la liberté des médias

*Proposition égypto-saoudienne pour un office de surveillance des chaînes TV.

Peur sur la liberté des médias lourds. Les chaînes satellitaires arabes risquent d’être soumises à une étroite surveillance à travers la création d’une superpolice baptisée Office des chaînes satellitaires arabes.

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Cette dernière, dont le projet de création émane de l’Arabie Saoudite et de l’Égypte, serait chargée « d’imposer une ligne directrice aux chaînes satellitaires arabes, afin de garantir le respect des normes éthiques et des valeurs morales de la société arabe, et afin qu’elles ne servent plus de paravents et de relais aux « terroristes » », rapporte l’organisation Reporters sans frontières. L’organisation de défense des médias et des journalistes qualifie ce projet de préoccupant car « le risque est grand que la création de cette superpolice serve à censurer toutes les chaînes qui ont une ligne éditoriale critique à l’égard de régimes en place », souligne RSF en notant une possible transformation à terme de cette instance en une « arme redoutable contre la liberté d’information ».

Le projet en question sera soumis à débat lors de la rencontre des ministres arabes de l’Information prévue aujourd’hui au Caire. Lancé en février 2008 par le secrétaire général de la Ligue arabe, l’Egyptien Amr Moussa, ce projet vient d’être relancé par Le Caire et Riadh suite à la proposition du Congrès américain d’introduire une loi qualifiant de « dirigeants d’organisations terroristes » les propriétaires des satellites ayant contracté des droits de diffusion avec des chaînes classées par le même Congrès de « terroristes ». Par leur projet, l’Egypte et l’Arabie Saoudite qui contrôlent, pour la première le satellite Nilesat et pour la seconde Arabsat, semblent viser trois chaînes principales que sont Al Jazeera du Qatar, Al Aqsa du Hamas et Al Manar du Hezbollah.

Le Liban et le Qatar se sont déjà positionnés contre ce projet que beaucoup assimilent à un comité de censure. Les autres pays arabes s’exprimeront aujourd’hui sur cette question qui pose encore une fois cette alliance égypto-saoudienne qui ne peut être débarrassée de l’arrière-pensée politique entourant la création de cet office. La seule moralisation des médias ne peut être le seul souci de ces deux pays alliés inconditionnels des USA dans la région et surtout adversaires acharnés des chaînes de télévision citées ci-dessus. Les 22 pays arabes sont divisés sur cette question et « nombreux sont ceux qui redoutent également qu’à terme, cet office n’en vienne à contrôler le contenu même des médias privés. La question de la perte de souveraineté est soulevée », indique RSF.

Dans une déclaration de cette organisation, il est cité que les membres de la Ligue arabe s’interrogent sur le pourquoi de la création d’une telle instance et qui seront ses membres, comment seront-ils désignés, quelles en seront les attributions exactes, quel sera le pouvoir de sanction et comment sera financé cet office ? A noter que la commission permanente de l’information arabe a qualifié le projet du Congrès américain « d’ingérence dans les affaires intérieures des pays ». (El Watan-24.01.2010.)

 

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