Archive pour avril, 2010

Semaine épouvantable: pas un seul sondage d’opinion! Tant pis

*Quel avenir pour le sondage audiovisuel en Algérie?

«Semaine épouvantable: pas un seul sondage d’opinion! Tant pis, nous essaierons de deviner tout seuls nos propres intentions.»
André Frossard

A quelques mois du Ramadhan, les instituts internationaux de sondages qui s’intéressent au marché algérien, notamment à la Coupe du Monde et au programme du mois sacré, sont plus que jamais contestés en Algérie. Officiellement, il n’existe pas d’institut de sondages en Algérie, car ils n’ont pas d’existence juridique. Le seul texte juridique qui y faisait référence, fut le projet de loi sur la publicité de Rehabi qui fut rejeté par les sénateurs. Certains professionnels des statistiques, comme Media-marketing ou l’institut Abassa avaient créé un semblant d’Institut pour faire du monitoring et quelques sondages durant les élections, mais depuis quelque temps, ces derniers ont disparu du paysage médiatique, laissant place à deux instituts de sondages privés installés à l’étranger: Immar et Cigma Conseil. Le premier est de droit français et le second est de droit tunisien. Officiellement, ils n’ont pas d’existence réelle en Algérie. Mais leur présence non- officielle est tolérée, car ils sont sollicités par certains opérateurs des grands groupes internationaux et même publics, comme la télévision et les opérateurs de téléphonie pour faire des études de marché en Algérie. C’est le marché de la publicité et de la télévision qui fait baver ces entreprises privées internationales spécialisées dans le sondage et l’étude de marché. Longtemps client de l’Entv, depuis l’arrivée du nouveau directeur général, la politique a changé et la direction de l’Unique ne sollicite plus ces instituts pour faire des sondages pour ses programmes. La direction de l’Entv trouve que les chiffres avancés par ces instituts ne sont pas crédibles à 80% mais offrent une idée pour le succès de certaines productions. D’autant plus qu’entre Immar et Cigma c’est la guerre des chiffres. Ce sont les chiffres de la présence de Nessma TV en Algérie qui sont venus dénoncer cette querelle. L’un prétend que c’est la première télévision la plus regardée en Algérie et l’autre affirme que c’est l’Entv qui est la chaîne la plus regardée en Algérie. Ce désaccord ou absence de coordination dans les chiffres a obligé certains responsables à contester les chiffres avancés par Nessma TV, lors d’une conférence internationale à Paris. Du coup, ce n’est plus la télévision qui sollicite leur service, mais bien les producteurs privés algériens qui cherchent à connaître l’audience de leurs émissions ou leurs productions dans le but éventuel de décrocher des contrats de publicité avec des grands opérateurs nationaux. En France, il existe essentiellement deux grands instituts de sondages qui se partagent le marché français: BVA créé en 1970 par Michel Brulé et Jean-Pierre Ville (qui donneront leurs noms à la société «Brulé Ville et Associé»), et Ipsos, un institut de sondages et une société internationale de marketing d’opinion français, créé en 1975 et dirigé par Didier Truchot et Jean-Marc Lech. Ces deux immenses groupes s’associent souvent à des groupes de presse pour garder une certaine crédibilité sur le marché. En Algérie, la culture des sondages politiques n’est pas encore installée, seuls les sondages sur l’audiovisuel et la publicité sont déjà de mise. (L’Expression-14.04.2010.)

CENTRE DE DOCUMENTATION DE L’AARC À RIAD EL FETH-Alger

*Au service des artistes et journalistes de la culture
 

Réduit mais convivial, cet espace se veut une contribution au développement de la vie culturelle en Algérie.

Avec son siège situé pas loin de Dar Abdelatif, l’Agence algérienne du rayonnement culturel a choisi d’implanter son espace dédié aux artistes, chercheurs et autres journalistes culturels au niveau du Centre des Arts, sis à Riad El Feth, et ce, juste à l’entrée, à droite. Un endroit réduit mais sympa, amené à s’agrandir après. Avec la reprise de la vie culturelle, la nécessité d‘une information spécialisée se fait ressentir de plus en plus.
Ce besoin concerne autant les artistes que les étudiants des différents filières artistiques ou littéraires. Il intéresse naturellement les journalistes de la presse écrite ou audiovisuelle exerçant dans les rubriques culturelles ainsi que les membres d’associations culturelles.
C’est dans cette optique, nous apprend-on, que l’Aarc a décidé de créer un centre de documentation spécialisé ouvert aux catégories socioprofessionnelles précitées. Cet espace, nous signale-t-on, se veut une contribution à l’effort commun des milieux artistiques, des médias et des créateurs culturels pour l’accès à de meilleures sources d’information sur les arts et la littérature. Il constituera aussi un lien vivant avec les acteurs de la culture.
Le centre de documentation offrira à ses adhérents plusieurs services dont la consultation de périodiques spécialisés (revues, magazines, bulletins..) et d’ouvrages de référence relatifs au domaine culturel et indisponibles en Algérie. Aussi, un accès à des bases de données et sites Web spécialisés sur la culture, les métiers et personnalités de l’art (sites payants pris en charge par l’Aarc).
Ce centre de documentation se veut ainsi un espace de travail et de communication Internet par la mise à disposition d’ordinateurs (quatre). Il s’agit là de premières prestations, tient-on à nous signaler; le centre étant appelé à développer ses services. Toutes les prestations du centre sont gratuites.
L’adhésion se fera de manière simple et rapide et se matérialisera par une carte d’adhérent. Ces derniers pourront, notamment contribuer à l’enrichissement du fonds du centre en proposant des références de périodiques, ouvrages de références et sites à intégrer. Il est à noter que ce centre est doté de 92 titres, un nombre appelé à augmenter au fur et à mesure. Il s’agit de 9 dictionnaires et 24 titres de revues brassant toutes les disciplines de la culture.
Ces ouvrages contribuent à l’acquisition d’un savoir-faire dans les différents filières artistiques: sculpture, danse, cinéma etc.L’adhésion se fera par abonnement à raison de 500 DA/ an pour l’étudiant et de 1000 DA aux chercheurs. La base de données contient 399 titres. L’accès est interne…
«C’est un espace que nous voulons convivial où les étudiants, chercheurs sont amenés à se rencontrer. Nous les invitions à agir en interactivité avec nous. On prend en charge leur besoin de documentation en les aidant à consulter des titres difficiles à trouver sur le marché. On voudrait être une fenêtre sur la culture dans le monde. On est dans la rareté du produit. Nous commandons nos ouvrages auprès des professionnels dans le domaine», nous confiera le responsable du département livre et documentation, Youssef Benmhidi. Pour M.Mustapha Orif, directeur de l’Aarc, ce centre se veut être dans la continuité de la mission tracée par son agence. «
Après la promotion des artistes algériens et de la culture algérienne à l’étranger, mais aussi celle des artistes étrangers en Algérie de manière générale, en insistant sur le dialogue interculturel, nous devions créer cet espace comme cela se fait de par le monde, en offrant la possibilité d’avoir accès à des informations que l’on ne peut trouver ailleurs,notamment via des ouvrages dans les trois langues: arabe, français et anglais.
Cela concourt au développement de la vie culturelle. Nous mettons ainsi à la disposition des artistes et journalistes une base de données, un fonds culturel appelé à s’enrichir régulièrement
», insistera-t-il. On verra ce que cela va donner. (L’Expression-06.04.2010.)

 

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