Archive pour septembre, 2010

France 2 suspend l’émission de Delarue

*France Télévisions a annoncé la suspension, à compter de ce mercredi 15 septembre, de l’émission de Jean-Luc Delarue sur France 2 pendant une “période indéterminée”, pour une raison “d’éthique”, après la garde à vue mardi de l’animateur dans une affaire de trafic de drogue. 

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La direction du groupe public a décidé de suspendre la diffusion de l’émission quotidienne “Tout une histoire”, diffusée en début d’après-midi, “le temps d’engager un échange et une réflexion avec Jean-Luc Delarue et sa société de production Réservoir Prod”, explique-t-elle dans un court communiqué. “Cette période indéterminée et provisoire permettra de rétablir le rapport éthique qui doit régir les relations entre France Télévisions et son public”, ajoute France Télévisions.

Jean-François Téaldi, porte-parole de la CGT France Télévisions, a manifesté sa colère sur Europe 1 : pour lui, Rémy Pflimlin doit priver Jean-Luc Delarue d’émission afin de protéger France Télévisions. “Il est présumé innocent mais ça commence à bien faire, a déclaré à l’AFP Jean-François Téaldi, Ce n’est pas son premier dérapage. Le PDG de France Télévisions doit mettre un terme à ces dérives qui ternissent l’image des 11 000 salariés du service public.”. Et d’ajouter : “Lors de son audition Rémy Pflimlin avait expliqué qu’il voulait que France Télévisions soit irréprochable. Dans ce cas, les choses ne peuvent pas continuer ainsi. Jean-Luc Delarue ternit l’image du groupe avec tous ses déboires.

Dans une interview donnée à France Bleu Provence, le Président de France Télévisions avait affirmé ce matin: “Je pense que c’est un incident dans sa vie qui est sérieux et qui traduit un malaise chez lui (…) Il faut qu’on examine ça avec lui.“(Nouvel.Obs.15.09.2010.)

Avec Afp

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Pour l’abolition du délit de presse en Afrique

*Les éditeurs africains se mobilisent

Les défenseurs de la liberté de la presse en Afrique se mobilisent pour l’abolition des lois sur la diffamation criminelle. D’éminents défenseurs de la liberté de la presse en Afrique se sont réunis au Kenya, la semaine dernière, pour apporter leur soutien à la déclaration de la Montagne de la Table, une campagne en faveur de la liberté d’expression organisée par l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information (WAN-IFRA). Dans un communiqué de presse, les éditeurs de médias d’information ont souligné la nécessité d’abroger le délit de presse en Afrique. La question a été au centre des débats lors de la réunion  inaugurale du comité directeur de la campagne, qui a eu lieu à Nairobi les 1er et 2 septembre, regroupant  éditeurs, journalistes et défenseurs de la liberté d’expression.«La création d’un comité directeur, composé de certains des plus grands défenseurs de la liberté de la presse en Afrique, va donner à cette campagne indispensable l’impulsion requise pour la placer à l’avant-garde de la liberté de la presse en Afrique», a déclaré Omar Belhouchet, directeur du quotidien algérien El Watan et membre du comité. «Nous avons pris l’engagement d’encourager les dirigeants africains qui croient en une presse libre et, en définitive, au développement économique et social, à signer la déclaration», a-t-il ajouté. La déclaration de la Montagne de la Table, qui a récemment reçu le soutien de l’archevêque Desmond Tutu, en appelle aux chefs d’Etat africains pour qu’ils abolissent les lois sur la diffamation criminelle et l’insulte et promeuvent les standards de liberté de la presse  les plus élevés. Elle a été adoptée au Cap (Afrique du Sud) par la WAN-IFRA  et le World Editors Forum lors de leur réunion annuelle en juin 2007.

Pour l’heure, le Ghana est le seul pays africain à avoir entièrement aboli les  lois sur la diffamation criminelle et l’insulte. Une poignée d’autres pays les ont partiellement décriminalisées. Raymond Louw, le principal rédacteur de la déclaration, pense qu’elle est encore plus importante aujourd’hui qu’en 2007, en raison des récentes démarches faites par Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, pour prendre des dispositions lourdes de conséquences qui mettraient le gouvernement à l’abri du travail de la presse et criminaliseraient des activités essentielles au journalisme d’investigation. Dans la liste des membres du comité directeur figurent notamment les noms de Cheriff Sy, directeur de la publication Bendré au Burkina Faso et président adjoint de l’African Editor’s Forum, Albert Twizeyimana, journaliste à Radio Rwanda et fondateur de Journalistes Libres (JOLI), et Gitobu Imanyara, avocat des droits de l’homme, fondateur du Nairobi Law Monthly et membre du parlement kenyan.

«Depuis l’adoption de la déclaration de Chapultepec de l’IAPA en faveur de la liberté d’expression, 15 pays du continent américain ont voté des lois sur la liberté d’information et dix ont abrogé celles concernant l’insulte. Les dirigeants africains devraient signer la déclaration de la Montagne de la Table et adopter de toute urgence des lois garantissant une presse libre», a souligné Alejandro Aguirre, président de l’Inter American Press Association. Il est à rappeler que la l’Association mondiale des journaux et des éditeurs de médias d’information, la WAN-IFRA, a le statut d’organisation représentative de la presse aux Nations unies, à l’Unesco et au Conseil de l’Europe. Elle représente plus de 18 000 publications, 15 000 sites web et plus de 3000 sociétés dans plus de 120 pays. L’association est issue de la fusion de l’Association Mondiale des Journaux et de l’IFRA, l’Organisation mondiale de recherche et de services pour l’industrie de la presse. (El Watan-12.09.2010.) 

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