Archive pour janvier, 2011

Al-Jazeera,une véritable arme de destruction massive

**La télé qui fait trembler les dictatures arabes

 **L’Egypte a procédé à la fermeture des bureaux d’Al Jazeera au Caire. C’est ce qui s’appelle casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre.

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C’est une véritable arme de destruction massive….des dictatures arabes.

Al-Jazeera, s’impose aujourd’hui, comme un formidable contre-pouvoir faisant trembler, par sa couverture, les pouvoirs arabes. «Il ne fait pas de doute qu’Al-Jazeera a été un acteur important dans la révolution tunisienne et dans les manifestations qui se produisent en Egypte», estime l’universitaire émirati Abdel Khaleq Abdallah, qui ajoute que les gouvernements arabes accusent Al-Jazeera de mobiliser la rue. Même le prestigieux New York Times rend hommage à la télévision arabe qui a marqué, par son traitement, l’information sur les chaînes de télévision, en déclarant qu’Al-Jazeera est devenue la voix qui unit les Arabes, en soulignant que le Monde arabe est témoin d’un moment historique où les gens se rapprochent et perdent confiance dans leurs gouvernements.Le journal a indiqué dans un rapport de son correspondant à Beyrouth, Anthony Shadid, que la force motrice au Moyen-Orient dans le passé a été La voix des Arabes, radio lancée par l’ancien président Gamal Abdel Nasser. Aujourd’hui, le réseau Al-Jazeera et le poète tunisien Abou al-Qasim al-Chabi, constituent, à eux seuls, la nouvelle force motrice du Monde arabe.
Après avoir coupé Internet pour barrer la route à facebook et Twitter, le gouvernement égyptien, a pas retenu la leçon des Tunisiens. Les sbires du Raïs ont coupé le signal Nilesat par lequel diffuse Al-Jazeera et procède à la fermeture des bureaux de la chaîne Qatarie au Caire. C’est ce qui s’appelle casser le thermomètre pour faire baisser la fièvre.
La réaction de la chaîne arabe au célèbre logo calligraphique ne s’est pas fait attendre, puisqu’elle a lancé une guerre médiatique contre le gouvernement égyptien. Des bandes annonces aux allures de guerre semblables à celles diffusées durant la guerre de Ghaza, sont diffusées sur tout le réseau de la chaîne Qatarie tout en condamnant cette décision et en affirmant qu’elle visait à «censurer et faire taire la voix du peuple égyptien». Les images de la répression et de la révolte des Egyptiens sont diffusées en boucle et une nouvelle guerre médiatique a bien commencé. Al-Jazeera poursuit sa mission d’information et diffuse pour environ 400 millions de téléspectateurs dans le monde. Habituellement, 40 millions regardent quotidiennement la chaîne, son audience s’est multipliée par dix depuis le début de la contestation en Tunisie puis en Egypte. En coupant le signal sur Nilesat, le gouvernement égyptien a commis une grande erreur stratégique, puisque Al-Jazeera, émet également sur d’autres satellites dont Arabsat, qui couvre la même région du monde arabe que Nilesat.
C’est le ministre égyptien sortant de l’Information Anas el-Fekki, connu pour avoir fermé des stations de télévisions proches des islamistes lors des élections locales, qui a ordonné dimanche matin l’interdiction d’Al-Jazeera, qui a largement couvert les manifestations anti-gouvernementales depuis quatre jours.
Outre une couverture exhaustive des protestations, la chaîne a diffusé samedi un appel de cheikh Youssef Al-Qardaoui, théologien qatari d’origine égyptienne et mentor des Frères musulmans, réclamant le départ du président égyptien Hosni Moubarak.
Al-Jazeera a fait intervenir aussi plusieurs théologiens égyptiens tels que Amrou Khaled, mais aussi des opposants politiques au régime comme Al Baradei. Au moment où les télévisions égyptiennes focalisent sur la lutte contre les casseurs et voleurs, Al-Jazeera met l’accent sur la fraternisation des militaires avec les manifestants mais surtout sur les rassemblements de réactions hostiles à la désignation de Omar Souleiman, comme vice-président.
C’est cette vision qui a le plus dérangé le pouvoir en Egypte qui a décidé de fermer le bureau d’Al-Jazeera situé au centre névralgique de la capitale égyptienne sur le Cairo’s Gelaa Street. Mais ce traitement de l’information est aussi mal vu par d’autres pays arabes qui sont également sur le point de procéder à la fermeture des bureaux d’Al-Jazeera.
Ainsi, le président yéménite, Ali Abdallah Saleh, dont le pays a connu des manifestations anti-gouvernementales jeudi, avait appelé au téléphone l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa Al Thani, lui demandant «d’intervenir auprès d’Al-Jazeera pour calmer le jeu et de ne pas avoir recours à la provocation, à la falsification des faits et à l’exagération» dans sa couverture des manifestations, affirme l’agence officielle yéménite Saba. Les adversaires de la chaîne lui reprochent d’être la caisse de résonnance des islamistes extrémistes, des opposants politiques et surtout de ne pas être impartiale. Selon l’analyste libanais basé à Londres, Abdallah Badrakhan, la couverture des protestations en Egypte par Al-Jazeera a été différente de celle des premiers jours de la révolution tunisienne. «Lors des premiers jours, elle a montré qu’elle n’était pas disposée à traiter la question égyptienne de la même manière qu’elle avait traité le soulèvement en Tunisie», avant de renforcer sa couverture, a-t-il ajouté.
C’est vrai car au moment où la rue avait commencé à bouger au Caire, la chaîne donnait encore l’exclusivité à la couverture de ses révélations sur la position de l’Autorité palestinienne dans les négociations avec Israël, qui ont suscité une vive controverse. Le principal négociateur palestinien, Saëb Erakat, avait accusé la chaîne de se prêter à «une campagne visant l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans le but de renverser l’Autorité palestinienne», avec ses révélations selon lesquelles les négociateurs palestiniens étaient prêts en 2008 à des concessions sur Jérusalem-Est et sur le droit au retour des réfugiés de 1948. C’est à cause de ce genre de traitement et d’autres que les activités d’Al-Jazeera avaient déjà été suspendues au Maroc et au Koweït. La chaîne avait également eu des problèmes avec la Jordanie et Bahreïn. (L’Expression-31.01.2011.)

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**La chaîne Al-Jazira interdite en Egypte

 Les autorités n'ont pas eu besoin de recourir à des artifices techniques pour stopper Al-Jazira. Un simple coup de téléphone a suffi.

Après avoir annoncé ce dimanche matin la fermeture du bureau de la chaîne Al-Jazira au Caire, et la révocation des accréditations de tous ses journalistes dans le pays, les autorités égyptiennes ont directement bloqué la diffusion de la chaîne dans l’ensemble du pays, ont constaté de nombreux témoins sur place.La chaîne qatarie, qui dispose d’un important bureau au Caire et de correspondants dans tout le pays, couvre depuis trois jours les manifestations en direct, malgré de nombreuses difficultés techniques, liées à la coupure des réseaux de communication, et politiques, alors que le gouvernement hésitait jusque-là sur l’attitude à adopter. Vendredi après-midi, la police avait tenté de pénétrer dans les locaux de la chaîne ; dans la soirée, des tanks avaient pris position devant les bureaux, empêchant les manifestants d’approcher.Depuis dimanche midi, le signal de la chaîne a été coupé sur le satellite Nilesat. La réception d’Al-Jazeera en langue arabe est donc bloquée en Egypte et dans une partie du Maghreb, Nilesat couvrant notamment la Tunisie, la Turquie et l’Algérie. La chaîne reste accessible sur le réseau satellite Hotbird (Eutelsat, canal 12111/V/27500).

« UN SIMPLE COUP DE TÉLÉPHONE »

Contrairement à Hotbird, Nilesat est sous le contrôle de l’Etat égyptien. La radiotélévision d’Etat détient 40 % de son capital, et l’armée, par le biais d’un fonds d’investissement dans les technologies de défense, en détient 10 %. La révocation de la licence de la chaîne a donc permis aux autorités de demander à l’opérateur de cesser sa diffusion sous un vernis de légalité. Comme pour la coupure de l’accès à Internet, les autorités n’ont pas eu besoin de recourir à des artifices techniques pour bloquer l’accès, mais ont vraisemblablement pu stopper la diffusion d’Al-Jazira d’un simple coup de téléphone.

La chaîne a dénoncé une attaque directe contre la liberté d’expression. “Il faut impérativement que les voix des Egyptiens de tous les bords puissent continuer à se faire entendre ; la fermeture de notre bureau en Egypte vise à établir une censure et à faire taire les voix du peuple égyptien”, a réagi un porte-parole d’Al-Jazeera. La chaîne a annoncé qu’elle continuerait à couvrir les événements en direct. (LeMonde.31.01.2011.) 

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Les espaces d’expression se rétrécissent

*Devant le rétrécissement des espaces d’expression, la rue devient le récipiendaire des revendications populaires. L’Algérie s’est installée depuis le 9 février 1992 dans l’état d’urgence.

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Les acteurs politiques et syndicaux ainsi que les défenseurs des droits de l’homme subissent toutes les contraintes de cet environnement hostile. Le droit constitutionnel de créer un parti politique est bafoué, ainsi que celui d’ouvrir un journal libre de toute accointance avec le pouvoir. Les rues d’Alger sont sporadiquement quadrillées au moindre soupçon de mouvement de contestation. Elles sont aussi soumises à la loupe de la vidéosurveillance. Alger vit présentement sous un lourd climat de crainte de la contagion de la révolte tunisienne.

Les camions des unités antiémeute sont omniprésents. Les réseaux téléphoniques perturbés, ainsi que certains réseaux sociaux sur Internet. Serait-ce une simple coïncidence ?  «L’état d’urgence est une loi dont découlent des dispositifs et des institutions chargés de fermer l’espace des libertés. A titre d’exemple, le code pénal bis qui réduit les libertés de la presse. Donc, non seulement cette loi doit être abrogée et levée mais aussi il faudra en finir avec tous ces dispositifs qui ont été sécrétés par cette loi et rendre la liberté aux journalistes, syndicalistes, partis politiques, sinon son abrogation seule ne va pas suffire. C’est tout le climat qu’il y a autour qu’il faudra changer», estime le premier secrétaire du Front des forces socialistes, Karim Tabbou. Il souligne que «le fait de soumettre un parti à une demande d’autorisation pour organiser ses activités est déjà une grande atteinte et un interdit. Notre parti a eu droit à trois heures d’antenne à la télévision en dix ans. La réalité est faite d’un quotidien soumis à des contraintes pratiques, dont la fermeture de la capitale à toute activité politique. Le fait aussi que la police bénéficie de larges prérogatives. Je pense aux écoutes, à l’enregistrement des associations, à l’infiltration des partis, aux tentatives de putschs au sein des partis sont des contraintes pratiques. La justice et la police sont au service exclusif du pouvoir et de là, vont découler toutes les contraintes».

Pour maître Mostefa Bouchachi, président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, «l’état d’urgence est maintenu contre la société civile, l’opposition et contre les Algériens». L’avocat et défenseur des droits de l’homme indique que «si le régime avait bien saisi le message des émeutiers, il réagirait plus vite pour abroger cette loi. Il faut savoir que ce n’est pas seulement le chômage et la mal-vie qui ont fait sortir les jeunes dans la rue, c’est la fermeture du champ politique et médiatique qui pousse ces jeunes à se suicider en mer». «L’Algérie est un des rares pays arabes à refuser aux citoyens de manifester pour Ghaza.  Depuis dix ans, les marches sont interdites. Toutes les demandes sont systématiquement rejetées. Il faut lever l’état d’urgence, sinon une explosion sociale touchera le pays.»

Il faut lever l’état d’urgence

Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs d’enseignement secondaire et technique, a estimé que cet état limite les libertés, notamment syndicales. «Plusieurs fois nous avons appelé à des sit-in et des marches mais au nom de cet état d’urgence, ça a été interdit. Nous avons été tabassés à plusieurs reprises et embarqués dans les commissariats et nos activités ont été annulées. J’estime que tout citoyen et partenaire social se doit de demander la levée de l’état d’urgence.»
Notre interlocuteur précise que la raison pour laquelle l’état d’urgence a été instauré n’est plus «cette loi qui  devait faire face à la menace terroriste. Cette situation est dépassée», dit-il. Le docteur Lyes Merabet, président du Syndicat des praticiens de la santé publique, considère qu’il s’agit d’une «situation tout à fait liberticide». «Nous avons été obligés d’exprimer notre mécontentement en tant que syndicat contre le mépris affiché à l’égard des praticiens en organisant des sit-in et appelant à des marches mais, malheureusement, cela n’a pas été possible, car à chaque fois nous avons subi la répression, la bastonnade et la pression de toutes parts», note le syndicaliste.  «On prend des décisions pour nous sans nous, et on nous empêche d’exprimer notre refus.

Cette situation n’a que trop duré. Elle profite aux pouvoirs publics pour maintenir la pression sur la société civile. Et le résultat est que la vie de la cité est dégarnie et tous ses éléments représentatifs et relais devant encadrer la société et ramener la contestation sur la voie pacifique ont été cassés». Mohamed Djemma, dont le parti le MSP fait partie de l’Alliance présidentielle, considère que «le traitement sécuritaire de la menace terroriste suffit à lui seul sans l’état d’urgence, comme cela se fait dans les autres pays».
Et d’ajouter : «Cette situation est une épée de Damoclès sur la tête des partis et syndicats qui ne peuvent plus s’exprimer dans la rue.» Nous avons tenté vainement de joindre le RCD et le PT. Dans un communiqué parvenu à la rédaction, le RCD, qui a appelé à une marche pour ce samedi 22 janvier 2011, a fait état de manœuvres «du bureau du RND d’Alger qui s’est réuni le 17 janvier au soir pour envisager les possibilités de lancer des provocations contre la marche populaire». (El Watan-19.01.2011.)

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**Internet, vecteur de mobilisation et relais d’information

La Toile pour contourner les interdits

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Le bouclage du champ médiatique que l’on connaît, tous types de supports confondus, exaspère les Algériens.

L’accès à quelques sites internet est depuis quelques jours «limité» en Algérie. Certains n’ont pas tardé à crier à la censure et au blocage volontaire d’adresses jugées «subversives». En ces temps de contestation, de nombreux Etats surveillent, en effet, de très près, les frémissements et les agitations de la Toile. Mais, en quoi le web peut-il bien représenter un danger pour un Etat ? Il suffit de jeter un coup d’œil à l’Est pour en avoir un aperçu. L’on n’hésite d’ailleurs pas à qualifier la Révolution du jasmin de «cyber-révolution». Les réseaux sociaux n’auraient certes pas pu parvenir à renverser le régime en place, à eux seuls, mais ils y auront grandement contribué. Internet aura ainsi permis à la «cyber-dissidence» tunisienne de s’organiser, mais aussi et surtout de relayer diverses informations, occultées par la presse locale.

Dans un premier temps, alors que les émeutes faisaient rage, des nouvelles «du front», vidéos, articles ou encore photos, ont ainsi fait le tour de la blogosphère mondiale. Puis, une fois la chute de Ben Ali arrivée, des renseignements fusaient, en temps réel, quant à la situation dans tel ou tel quartier, la présence de milices dans telle rue, ainsi que des conseils à la prudence.
Une sorte de «journalisme citoyen», libéré de la chape de plomb exercée par le régime sur les médias traditionnels. Et force est de constater qu’en Algérie, où l’accès à Internet était moins contrôlé que chez nos voisins, les internautes se sont piqués au jeu de la «cyber-citoyenneté». Tout d’abord comme source d’informations non biaisées et critiques.

De la «vie virtuelle» à la «vraie vie»

Le bouclage du champ médiatique que l’on connaît, tous types de supports confondus, exaspères les Algériens. Et les réseaux sociaux, les sites d’information on-line ou encore les blogs, sont indéniablement leurs trop rares espaces de libre expression. Corruption, injustices, violences, émeutes, répression, scènes de maltraitance, aucun événement de la vie publique n’échappe aux internautes algériens. Et les informations se propagent comme une traînée de poudre. Il devient quasi impossible, aujourd’hui, de cacher quoi que ce soit, même lorsque occulté par les médias lourds. D’ailleurs, l’on se souvient du «JT parallèle», concocté par des internautes : des images du journal de 20h de l’ENTV, doublées d’un reportage sur la grève de la faim entamée par de jeunes chômeurs de Hassi R’mel, en août dernier.

Une vidéo qui a fait le bonheur des adeptes de YouTube et partagée des milliers de fois sur facebook. Plus récemment, durant les émeutes qui ont embrasé le pays, l’unique source d’information de nombreux Algériens était le web. Mais la «vie virtuelle» peut aussi déborder dans la «vraie vie». Car, aujourd’hui, les réseaux sociaux tendent aussi à jouer le rôle de vecteur de mobilisation.
Des groupes ou associations organisent, ou tentent d’organiser, des rassemblements, des manifestations ou autres actions de contestation. Avec un taux de pénétration de 13,6% dans les foyers algériens, Internet pourra-t-il réellement avoir un
quelconque impact sur le domaine public  ?  (El Watan-19.01.2011.)

**SMS et facebook

Perturbation des réseaux ou censure ?

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Concernant l’accès difficile à Internet , certains l’imputent à une censure, mais d’autres sont convaincus de la surcharge de la Toile.

Ces derniers jours, les Algériens ont eu du mal à envoyer des SMS à partir de leurs téléphones portables et accèdent difficilement à facebook. Ce qui n’a pas manqué de susciter des interrogations et certains ont fait le lien avec l’actualité. En effet, ils soupçonnent une forme de censure. Des coupures qui n’ont pas lieu tout le temps et qui ne durent pas longtemps. «Cela peut être en relation avec la conjoncture actuelle, mais ça reste à prouver», confie Amina, une abonnée de Djezzy. Tayeb, cadre dans une entreprise privée, client de Mobilis, a constaté aussi que ses SMS ne parvenaient pas à leurs destinataires.
Contacté, le chargé de communication de Mobilis n’a pas nié l’information : «C’est une petite perturbation technique sur nos réseaux qui a duré deux jours, mais le réseau a été rétabli depuis hier. Cependant, il n’y a eu aucune anomalie concernant les conversations téléphoniques.»

Du côté de Nedjma, on nous assure que le service technique n’a enregistré aucun incident de ce genre. Le responsable du département des relations publiques souligne cependant que des difficultés peuvent survenir pendant l’interconnexion (passage du réseau d’un opérateur à un autre), ou lors des fêtes religieuses et nationales où le taux d’utilisation des SMS augmente. La cellule de communication de l’opérateur étoilé a indiqué que ses abonnés ont échangé quelque 50 millions de SMS durant les deux jours de l’Aïd El Fitr. Idem pour les abonnés d’ATM Mobilis, qui ont envoyé plus de 36 millions de SMS durant cette fête religieuse.  Concernant l’accès difficile à Internet et plus particulièrement à facebook, d’aucuns l’imputent à une censure, mais d’autres sont convaincus que c’est à cause de la hausse de l’audience de certains sites et des connexions simultanées. Des difficultés seraient toutefois nombreuses si on se fie à des témoignages publiés sur facebook et d’autres sites internet.
«Ces blocages pourraient être liés aux dernières émeutes contre la cherté de la vie», écrit TSA dans son édition du 10 janvier 2011. «Nous avons eu connaissance de ces affirmations (de censure) et nous enquêtons», a indiqué Stefano Hesse, directeur de la communication EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) de facebook.

En Algérie, facebook compte actuellement 1,2 million d’utilisateurs, selon une enquête publiée en octobre 2010 par deux entreprises algériennes spécialisées dans le conseil en webmarketing (Med&Com) et les solutions logicielles (Ideatic).
La promulgation de la loi n° 09-04 du 5 août 2009 portant règles particulières relatives à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication avait suscité certaines craintes. Pour rassurer, cette même loi assure que les opérations de surveillance prévues peuvent être effectuées dans des cas particuliers : prévenir les infractions qualifiées d’actes terroristes ou subversifs et les atteintes contre la sûreté de l’Etat, lorsqu’il existe des informations sur une atteinte probable au système informatique représentant une menace pour l’ordre public, la défense nationale, les institutions de l’Etat ou l’économie nationale, les besoins des enquêtes et des informations judiciaires lorsqu’il est difficile d’aboutir à des résultats intéressant les recherches en cours sans recourir à la surveillance électronique et dans le cadre de l’exécution des demandes d’entraide judiciaire internationale. Les opérations de surveillance ne peuvent être effectuées que sur autorisation écrite de l’autorité judiciaire compétente. (El Watan-19.01.2011.)

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