Archive pour avril, 2011

«20ANS magazine, Anthologie»

*symbole d’une presse «pas pour les connes»

 photo.JPG

 

Un livre retrace l’histoire du magazine et republie les meilleurs articles de ce titre devenu mythique…

«20ANS magazine, Anthologie» dans presse- infos- communication 02

«La première fois que tu t’es fait caresser les seins par un garçon, tu as eu l’impression de vivre quelque chose d’unique, d’être une héroïne de Sade.» C’est ainsi qu’ Eugène Mansfield expliquait la sexualité aux lectrices de 20 ans en avril 1995, et c’était tellement différent du reste de la presse féminine que quinze ans plus tard, une anthologie du magazine est publiée. «Je hais les jeunes filles. 20ANS magazine, Anthologie», dans toutes les librairies ce jeudi ’14.04.2011.), est une synthèse non exhaustive de cet ovni de la presse féminine des années 90 et du début des années 2000. Deux ans de travail coordonné par Marie Barbier aux éditions Rue fromentin pour réunir les meilleurs articles de la publication et interroger ceux qui l’ont fait «passer d’un magazine plan-plan à un laboratoire d’idées où des personnalités aussi diverses que Michel Houellebecq ou Emmanuelle Alt ont contribué à la ligne du parti» précise Elise Costa, ex-lectrice, sur son blog.
 
«20 ans c’est cul»
20ans, dans les années 90, c’est tout le contraire des magazines «girly», préférant le cynisme, l’ironie. «Le discours du journal, dans tout ce qu’on faisait, c’était ne soyez pas connes les filles, faites vos études» témoigne Mael Le Deliou, rédactrice, dans le livre. Ils pouvaient publier une étude psycho-capillaire de Ophélie Winter pour décrypter son parcours sentimental et créatif, des horoscopes qui déconseillent l’écoute de la musique de Francis Lalanne ou une interview d’Albert Dupontel (que vous pouvez retrouver dans l’anthologie) dans laquelle le journaliste lui demandait s’il connaissait Jacques Chirac. «20 ans, c’est cul», résume Pierre Yves Dodat, ex-membre de la rédaction.
Dirigé par Isabelle Chazot, alors jeune diplômée de la Sorbonne au début des années 90, c’est sur cette époque que se concentre le livre. 20 ans ne se soucie alors pas des annonceurs. Une rédaction de plumes qu’a interrogé l’éditrice du livre Marie Barbier. Avec beaucoup de mecs, le mag’ n’hésite pas à publier «Le marxisme expliqué aux jeunes» d’Alain Soral. Sa culture visuelle bazarde tous les codes, ça plaît aussi bien aux jeunes filles qu’à leurs copains ou leurs mères. «Si 20 ans peut développer un ton aussi original et éloigné des standards de la presse pour jeunes filles, c’est également parce que la rédaction fonctionne sans censure des actionnaires ni des annonceurs» explique l’ex rédactrice-en-chef.
 
Des lectrices groupies
Les lecteurs et lectrices, qui ont aujourd’hui la trentaine, s’identifient rapidement à la publication dont elles apprécient la fraicheur, l’idéal féministe, le pessimisme aussi. L’anthologie suscite ainsi l’intérêt avant même sa sortie ce jeudi. «Je m’inspirais des articles d’Arielle Sarraco pour forger mon style en matière d’écriture, je me détendais avec l’humour cynique et tendre de notre Diastème national, et les explications du Dr Perlmutter étaient les plus perspicaces de toutes les explications psy.» Les lectrices comme Violett sont unanimes et expliquent, passionnées, à quel point aucun magazine n’a pu remplacer 20 ans. «Je rigolais en retrouvant les articles dont je me souvenais et que je voulais absolument dans le livre » précise Marie Barbier, confiant avoir fait le livre pour elle et sa petite sœur.
«On peut peut-être retrouver ce ton dans certains articles de Technikart aujourd’hui, mais ce n’est pas aussi marrants. Ponctuellement sur des blogs ou des sites aussi» explique l’éditrice. Il lui a fallu emprunter les collections des lectrices et aller à la BNF pour pouvoir consulter les numéros. «J’ai recherché des numéros mais c’était impossible d’en acheter, rien sur les sites de ventes en ligne.»
 
20 ans, 10 ans après
Après avoir disparu des kiosques en 2007, le magazine reparaît début 2009. Le titre s’aligne sur les titres existants, dans sa maquette, son ton. Les plumes des années 90 et l’humour ont disparu au profit d’une équipe très jeune et réduite.
«20 ans est mort quand les éditeurs ont décidé unanimement  de produire une presse consumériste et menteuse. (…) Le ton s’est affadi, banalisé, bébétisé», affirme Isabelle Chazot, aujourd’hui rédactrice en chef de FHM. Elle avait claqué la porte en 2003. Emportant «l’esprit 20 ans» et son lectorat avec elle. (20Minutes-14.04.2011.)
 

*********************

20 Ans est un magazine mensuel féminin pour adolescentes et jeunes femmes, créé en 1961[1] par Daniel Filipacchi. Il fut successivement la propriété de plusieurs groupes de presse, parmi lesquels Excelsior Publications, Emap, enfin Mondadori France, qui suspend sa parution en 2007. Le magazine est ensuite racheté par FT MEDIAS et sa publication reprend le 11 avril 2009.Ciblant un lectorat féminin âgé de 18 à 24 ans, le magazine adopte un ton complice, caustique et, avant tout, ironique, se démarquant ainsi de ses concurrents de la « presse pour adolescentes » Girls (ex-Bravo Girls) et Jeune et Jolie. Une ligne éditoriale héritée d’Isabelle Chazot (par la suite rédactrice en chef d’Isa, puis de « Femmes »), qui a dirigé le magazine pendant treize ans, à partir de 1990. Très proche de la rédaction durant cette période, l’écrivain français Michel Houellebecq[1] s’est inspiré de 20 Ans dans son roman La Possibilité d’une île. Il y décrit notamment les relations d’un de ses héros masculins avec une certaine Isabelle, rédactrice en chef de Lolita, « un magazine conçu pour les filles de dix ans mais lu par les femmes de trente qui ont peur de vieillir ». « Ce que nous essayons de créer, explique le personnage d’Isabelle, c’est une humanité factice, frivole, qui ne sera plus jamais accessible au sérieux ni à l’humour, qui vivra jusqu’à sa mort dans une quête de plus en plus désespérée du fun et du sexe ; une génération de kids définitifs. » **wikipedia**

***************************

Journalistes algériens:mettre de l’ordre dans la corporation

*Après avoir porté celle de la société

Les journalistes font entendre leur voix

jrnalistalg.jpg

 **12 revendications ayant trait essentiellement à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles.

A l’instar des autres catégories sociales, les journalistes algériens ne comptent pas rester en marge du mouvement politique et social qui agite le pays. Ainsi, après avoir lancé «l’initiative pour la dignité du journaliste», près d’une centaine de journalistes ont adopté, hier, une plateforme de revendications, lors d’une assemblée générale, la troisième du genre, tenue à la maison de la presse Tahar Djaout. Au terme d’un débat très animé, les journalistes de la presse écrite et audiovisuelle, publique et privée, ont entériné 12 revendications ayant trait essentiellement à l’amélioration des conditions socioprofessionnelles «dignes du métier du journaliste» et à mettre de l’ordre dans une corporation marquée par l’anarchie paralysante. Il s’agit entre autres de «la réactivation du Conseil supérieur à l’information, la relance du Conseil de l’éthique et de la déontologie doté de vrais prérogatives, abrogation de la criminalisation du délit de presse contenu dans le code pénal, la mise en application de la loi d’avril 1990 et la délivrance d’une carte de presse nationale».Au chapitre des revendications d’ordre social, les journalistes ont exigé «la promulgation d’un statut particulier pour les journalistes, l’adoption d’une grille des salaires nationale spécifique aux journalistes, l’élaboration des conventions de branches spécifiques et enfin la mise en place d’un cadre juridique pouvant permettre la création d’un fonds des œuvres sociales». A cet effet, les journalistes ont appelé le gouvernement à «ouvrir un débat dans les plus brefs délais avec les journalistes sur la situation et les conditions d’exercice du métier». A l’issue de leur réunion, un comité composé d’une dizaine de journalistes a été chargé de transmettre la plateforme de revendications à la présidence de la République, au Premier ministère et au ministère de la Communication. En attendant la réponse des pouvoirs publics, les journalistes, qui expriment un besoin pressant de s’organiser et de mobiliser le plus largement possible, ont retenu le principe d’une «grève d’écriture suivi d’un rassemblement à la place de la Liberté de la presse à Alger», le 3 mai prochain, qui coïncide avec la Journée internationale pour la liberté de la presse, pour s’élever contre «des conditions sociales intenables».

Par ailleurs, les journalistes des médias publics (télévision et radio) n’ont pas manqué de soulever «la question de la liberté» au sein de leur rédaction et la nécessité d’ouvrir les médias gouvernementaux au libre débat. «On ne peut pas faire l’impasse sur notre bataille sur la question de l’ouverture des médias publics si nous voulons vraiment faire aboutir nos revendications», a souligné une journaliste de l’Unique.Une autre, de la même structure, s’est indignée du fait que l’ENTV «ne daigne même pas couvrir les actions de protestation des journalistes, contrairement aux chaînes de télévision étrangères».
D’autres encore, du secteur public, ont dénoncé les pressions qu’ils subissent en raison de leur engagement, a fait savoir un journaliste de la Radio Chaîne III. D’où la nécessité justement de rester vigilants et mobilisés, ont-ils préconisé. (El Watan-03.04.2011.)
 

*****************************

leprieuremoret |
le site consacré a de tout ... |
bière et brasseries de Moselle |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | SuperKill3000
| salomecasta
| Univers Manchettellesque