Archive pour septembre, 2011

Espionnage des journalistes en France

*Le directeur général de la police confirme être à l’origine des écoutes des journalistes 

 Frédéric Péchenard a admis qu’il avait demandé l’identification de la source des journalistes dans l’Affaire Bettencourt

Il confirme être à l’origine des écoutes de journalistes. Le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a admis ce vendredi matin (09.09.2011.) sur France Info qu’il avait demandé l’identification de la source d’un journaliste du Monde dans l’affaire Bettencourt.

Façade du quotidien Le Monde à Paris, le 17 avril 2008.

«Oui j’ai demandé à la Direction Centrale du Renseignement Intérieure (DCRI) d’identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct des documents sensibles, divulgait des informations confidentielles dans une affaire judiciaire en cours», a ainsi expliqué Frédéric Péchenard. «Je trouve cela grave. Il s’agit d’une infraction pénale», s’est-il justifié. Interrogé sur la légalité de cette procédure, il a indiqué: «Comme vous le savez il y a une instruction judiciaire en cours. Je me dois de réserver mes déclarations à la justice.»

Le directeur général de la police nationale a ensuite indiqué qu’il n’avait pas reçu pour l’heure de convocation de la juge dans cette affaire. Le cas échéant, cependant, il a affirmé qu’il s’y rendrait «bien naturellement». «Cela fait trente ans que je suis policier. Et cela fait trente ans que j’ai l’habitude de rendre des comptes à la justice», a-t-il conclu.

Pas de sanctions

Le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a affirmé il y a une semaine qu’il n’envisageait «bien évidemment» pas de sanctions à l’encontre du DGPN et du «patron» de la DCRI, Bernard Squarcini, dans cette affaire dite des «fadettes», les relevés de facturations détaillées d’appels téléphoniques téléphoniques utilisés par la police pour identifier la source du journaliste.

Le Monde a rapporté la semaine dernière que la juge Sylvie Zimmermann avait la preuve que la DCRI a effectué une recherche des «fadettes», les relevés de facturations détaillées d’appels téléphoniques téléphoniques utilisés par la police pour identifier les sources de Gérard Davet en juillet 2010. La magistrate parisienne est chargée de l’information judiciaire ouverte en mai, notamment pour «atteinte au secret des correspondances par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions» après une nouvelle plainte du Monde, le parquet ayant classé sans suite une première plainte du quotidien. (20Minutes avecAFP-09.09.2011.)

**«Contrairement aux affirmations officielles et répétées de l’exécutif, la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) – le contre-espionnage français – a bien procédé à l’examen des appels téléphoniques passés par notre collaborateur Gérard Davet, entre le 12 et le 16 juillet 2010, afin de tenter d’identifier ses sources, écrit le Monde… Ce faisant, les services secrets ont, sur ordre, violé la loi sur le secret des sources pour tenter de colmater les fuites du dossier Bettencourt», écrit le journaliste Fabrice Lhomme, co-auteur de Sarko m’a tuer. Le livre dans lequel est portée l’accusation de la juge Isabelle Prévost-Desprez .

La direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) voit sur ces documents tous les correspondants du journaliste et ses appels. Deuxième acte, cette même DCRI réclame la liste des appels passés par David Sénat, conseiller technique de l’ancienne ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie. Ce dernier est suspecté d’être la «source» du Monde. Dans la foulée, il est démis de ses fonctions et sommé de quitter le ministère.

Appels téléphoniques tracés

Sur la base des documents trouvés par les enquêteurs, Le Monde accuse ce que «le pouvoir» «n’a cessé d’affirmer dans cette affaire». «Les autorités se sont d’abord procurés des informations confidentielles sur un journaliste, en toute illégalité, avant de s’intéresser à sa source éventuelle. Et non l’inverse, comme elles l’ont toujours soutenu».

Evoquant une «violation flagrante de la loi sur le secret des sources datant du 4 janvier 2010», le quotidien rappelle les dénégations vigoureuses de Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, mais aussi de Nathalie Kosciusko-Morizet, alors secrétaire d’Etat à l’économie numérique, et de Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy et patron des services secrets.

«Jusqu’au chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy qui, questionné le 16 novembre 2010 par des journalistes sur la possibilité que les services de police aient pu violer la loi sur le secret des sources, avait répondu: ‘non, je ne l’imagine pas, je ne le crois pas…’ Les investigations de la juge Zimmermann viennent contredire la version défendue par le pouvoir. La magistrate devrait maintenant tenter de remonter jusqu’aux donneurs d’ordres», conclut le quotidien.

***Le premier secrétaire du PS par intérim Harlem Désir estime que le pouvoir est en première ligne. «Dans ce qui est devenu désormais une affaire d’Etat, on constate jour après jour que la ligne de défense de ceux qui veulent dissimuler leurs actes coupables et d’une exceptionnelle gravité ne résiste pas à la vérité des faits», écrit-il dans un communiqué.

«La violation désormais établie de deux lois visant à assurer la liberté de la presse et la protection de la vie privée amène logiquement le Parti socialiste à demander sans attendre la sanction des autorités ministérielles et administratives mises en cause», ajoute-t-il.

La

candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly, a estimé vendredi que Frédéric Péchenard devait encore s’expliquer sur l’origine de cet ordre. «Au directeur de la police de nous dire qui lui a donné l’instruction d’agir ainsi. C’est un très bon policier et je ne pense pas qu’il ait fait ça de lui-même», a-t-elle déclaré. (20Minutes)

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 A 82 ans, Siné revient en kiosques, et veut tout casser !

 Maurice Sinet, dit « Siné », a publié son premier dessin à 23 ans, en 1952. La fermeture de Siné Hebdo, en 2009, n’allait pas le conduire à renoncer si facilement… Voilà donc Siné Mensuel arrivé cette semaine en kiosques, avec une équipe de dessinateurs et journalistes de haute volée. Et l’envie de virer « les foutriquets du Fouquet’s ».

La Une du numéro 1 de Siné Mensuel

La jolie formule est de Siné lui-même, qui recommence à « semer sa zone » dès la page 3 :

« Fidèles à nos principes intangibles, on va conjuguer tous nos efforts pour les emmerder et leur faire mordre la poussière. Ce n’est pas un hasard si nous reparaissons juste avant la présidentielle.

Nous allons leur pourrir la vie, leur saper le moral, les obliger à se regarder dans une glace pour leur donner envie de dégueuler. »

La rédactrice en chef du journal – dont l’équipe permanente est majoritairement féminine, « la “marité” règne » –, Emmanuelle Veil, leur donne le choix du moyen de transport :

« En tramway de la RATP, en charter d’Air France ou en yacht de Bolloré, peu importe le véhicule pourvu qu’ils dégagent, entourés par des escadrons de CRS qui ne leur auront même pas laissé le temps de prendre leurs valises de billets. »

Le décor est planté. Prennent place à l’intérieur des dizaines de dessinateurs, Faujour qui blanchit Anne Sinclair, Jiho, notre cher Chimulus, Willem, Aranega, Mix & Remix, et même Geluck et Zep. Certains ont une page mensuelle chacun.

Côté info, le journal se place sur le terrain de la chronique, avec Christophe Alévêque ou ou Jackie Berroyer. Mais aussi sur l’enquête (pour ce numéro 1, un document inédit sur Bull en Libye, le bilan de Douste-Blazy à l’Onu, le sort des domestiques…) et le reportage (la marée noire de la réserve de la Crau dans les Bouches-du-Rhône, enterrée par l’Etat).

De la culture et des fiches pratiques

Les séquences sont variées (culture, international…), surprenante (la double page centrale « Ecran plat », avec une photo plein cadre de Grégoire Korganow) et parfois utiles. Ainsi, la première série de fiches conseil ravira les indignés de tout poil : changer de banque, réussir sa garde à vue, obtenir une augmentation et, rubrique cuisine, « la tarte à entarter » (par le chef multi-étoilé Noël Godin).

Comme une petite vidéo vaut mieux qu’un long papier, laissons Delépine (« Groland », sur Canal+) montrer à quel point il est heureux et fier de poser pour Siné Mensuel.

Le premier Siné Mensuel est donc une réussite. Et là où on se dit que ce journal ira loin, c’est en constatant que l’octogénaire a fait son deuil, tourné la page et tiré la chasse d’eau : on a beau

scruter, il n’y a pas une seule mention de Philippe Val en 32 pages. Pas une.

► Siné Mensuel en kiosques le premier mercredi du mois, 4,80 euros.

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**Le siège de «Charlie Hebdo» ravagé par un incendie

Le siège du journal satirique Charlie Hebdo a été attaqué dans la nuit de mardi à mercredi au cocktail molotov, rapporte Europe 1. Deux suspects auraient été aperçus sans pouvoir être interpellés. «Un incendie s’est déclaré vers 1h du matin sans faire de blessés ou de victimes, la police judiciaire a été saisie pour en déterminer l’origine et les circonstances», a indiqué une source policière à l’agence de presse Reuters. Situé dans le 20e arrondissement de Paris, le bâtiment aurait partiellement brûlé selon Charb, dessinateur et directeur de la publication. (02.11.2011.)

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