Le livre de Valérie Trierweiler s’est vendu comme des petits pains

*Ruée sur le livre de Valérie Trierweiler «Merci pour ce moment» 

**Un livre accablant pour François Hollande

Le livre de Valérie Trierweiler «Merci pour ce moment» était hier en rupture de stock dans la très grande majorité des points de vente. Le livre s’est vendu comme des petits pains. Jeudi soir toutes les librairies étaient en rupture de stock. « Curiosité », « envie de savoir » ou « de comprendre », les lecteurs se ruent sur le livre de Valérie  Trierweiler, « Merci pour ce moment », qui démarre encore mieux que « 50 nuances de Grey ».

La classe politique embarrassée par le livre de TrierweilerValérie Trierweiler: ce qu'elle raconte dans son livre

***La vengeance de Valérie Trierweiler se vend même deux fois mieux que le porno de la ménagère. Stratégiquement placé à l’entrée du magasin, entre l’escalator et les caisses, l’ouvrage trône seul sur les présentoirs quand les mastodontes de la rentrée, les Carrère et autres Nothomb, doivent se partager une étagère.

Certains clients feuillettent, soupèsent, étudient la quatrième de couverture. Beaucoup l’achètent. Dans la file d’attente qui mène à la caisse, nombreux sont ceux qui en ont un exemplaire sous le bras

« C’est pour des anniversaires », assure une femme avec deux exemplaires en main. « De toute façon, il y en a 200.000″, explique une vieille dame à son amie qui hésite à l’acheter. « On m’a dit qu’il allait être censuré demain », s’inquiète-t-elle. Un homme en blouson de moto, casque à la main, le prend sans le parcourir et se dirige vers la caisse. Sa motivation première: « la curiosité ». Et puis l’envie de « comprendre le personnage qui nous gouverne ».

Ceux qui n’ont pas envie de l’acheter, attirés par le « buzz » et la lecture des bonnes feuilles dans les médias, compulsent avidement le déballage de l’ex-première dame. « Je n’ai pas 20 euros à foutre en l’air », lance un monsieur « venu acheter autre chose », mais qui reste plongé dedans de longues minutes. « Elle va se faire un pognon monstrueux et elle a bien raison », ajoute-t-il. 

« Je n’avais pas l’intention de l’acheter », précise une jeune femme qui s’apprête à payer. Elle a finalement été convaincue par une phrase en quatrième de couverture: « La petite fille de la ZUP en première dame, il y avait quelque chose qui clochait ». « Je ne savais pas qu’elle venait de la ZUP. C’est ce qui m’intéresse. Apparemment elle a des choses à dire ». Un jeune homme un peu dégarni en jean et blouson de cuir, qui dit travailler à Matignon, l’achète « pour en discuter avec les collègues », une dame le prend pour sa mère « qui s’ennuie à l’hôpital ». La pile descend vite, un employé de la Fnac vient remettre des exemplaires.

« Une telenovela française »

Pendant qu’un monsieur aux cheveux grisonnants s’approche en crabe avant d’opter pour l’escalator, une jeune femme attrape vivement l’ouvrage et se dirige vers la caisse. Un jeune couple chic de Colombiens se tient devant l’étagère. Elle lit avec attention la quatrième de couverture. Décidée à l’acheter, elle glisse: « je l’admire », avant de préciser qu’elle n’est « pas de gauche ». La jeune femme semble sensible à l’argument « Tout ce que j’écris est vrai ». « C’est la nouvelle telenovela française pour éloigner de la réalité socio-économique », s’amuse son compagnon, qui compte le lui emprunter pour lire « une cinquantaine de pages ». Elle le repose, pas décidée, avant de lancer en s’éloignant, « attendez, je ne suis pas encore à la caisse! ».

« Je suis voyeuse, comme la majorité des Français », assume une autre, venue aujourd’hui « pour être sûre de l’avoir ». « J’en ai aussi pris un pour une amie ». Une femme d’une cinquantaine d’années, élégante en robe claire et cardigan noir, a été emballée par la chronique du Monde. « Et puis il va être épuisé en deux secondes », assure-t-elle. « Il l’a terriblement humiliée au yeux du monde entier, il l’a balancée sur le trottoir du Faubourg Saint-Honoré. Ca m’intéresse de savoir comment elle répond aumessage cinglant à l’AFP, à cette gifle colossale. Cela devient de la vie politique. C’est intéressant de connaître les rouages, les liens entre les médias et ce couple au sommet de l’Etat ». Le livre, lui, est promis au sommet des ventes.*Écrit par Magali Rangin-.bfmtv.com- le 04/09/2014 à 14h40

Trierweiler écrase la Hollandie

***Valérie Trierweiler raconte les mois passés aux côtés de son ancien «amoureux» au palais de l’Elysée

Merci pour ce moment, c’est le titre du livre choc que vient de publier Valérie Trierweiler, l’ex-compagne de François Hollande. Une petite déflagration politique, au moment-même où le chef de l’Etat français est au plus bas des sondages.

Valérie Trierweiler raconte les mois passés aux côtés de son ancien «amoureux» au palais de l’Elysée, avant de découvrir par les médias que ce dernier avait, en même temps, une autre idylle avec l’actrice Julie Gayet. Rédigé dans le plus grand secret au cours de cet été, il a été imprimé en Allemagne et tiré à 200 000 exemplaires. Et ce n’est que mercredi soir que le livre fut acheminé par camions vers Paris, où il est en vente depuis avant-hier matin et rencontre un véritable succès.

Revanche d’une femme humiliée ou désir de raconter comment est la vie au cœur de l’Elysée, l’ex-première dame de France a, d’emblée, averti que «tout ce que j’écris est vrai. A l’Elysée, je me sentais parfois comme en reportage. Et j’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour». Défile ensuite une succession de confidences présidentielles intimes. L’auteure raconte avec force détails son chagrin en apprenant l’existence d’une relation amoureuse entre François Hollande et Julie Gayet. «L’information Julie Gayet était le premier titre des matinales. Je craque, je ne peux pas entendre ça.

Je me précipite dans la salle de bains. Je saisis le petit sac en plastique qui contient des somnifères. François m’a suivi, il tente de m’arracher le sac qui se déchire. Des pilules s’éparpillent sur le lit et le sol. Je parviens à en récupérer. J’avale ce que je peux. Je veux dormir. Je ne peux pas vivre les heures qui vont arriver. Je sens la bourrasque qui va s’abattre sur moi et je n’ai pas la force d’y résister. Je veux fuir, je perds connaissance», raconte Valérie Trierweiler qui avoue ressentir une haine «royale» à Ségolène, l’ex-compagne et mère des enfants  du président français.

«Notre salle de bain est devenue un lieu de réunion»

Par ailleurs, et au fil des pages, Trierweiler évoque la solitude dans laquelle elle se trouvait, voyant l’homme qu’elle aime profondément s’éloigner peu à peu d’elle, arborant un visage fermé et ne discutant que rarement avec elle. Devenu presque inaccessible à cause de la ribambelle de conseillers et de proches qui l’entourent, l’ex-première dame de France avoue qu’elle éprouvait beaucoup de mal à s’offrir des moments intimes avec son ex-compagnon, voire même passer du temps avec lui. «Avec le temps, j’ai senti François s’éloigner de plus en plus de moi et ne me parlait point. Nous n’avions aucune intimité. Même notre salle de bain est devenue un lieu de réunion.

Un jour, en fin de journée, j’ai vu Claude Sérillon (ex-conseiller de Hollande en communication ndlr) y suivre le président, après avoir traversé notre chambre. Je l’ai mis dehors, outrée par tant d’indécence». Valérie Trierweiler raconte également sa viscérale détestation de Ségolène royale. Elle avoue devenir «hystérique» lorsqu’elle les voit ensemble, notamment au Congrès du parti socialiste à  Rennes. «Je ressens au sens littéral du terme cet excès émotionnel incontrôlable. Il m’est physiquement insupportable de les voir ensemble tous les deux main dans la main sur scène».

Et elle ajoute : «Je suis impuissante devant ce désir collectif de les voir côte à côte». Parlant ensuite de Hollande, elle le décrit comme un homme «hautain, froid et méprisant», qui de surcroît déteste les «sans-dents», c’est-à-dire les pauvres et les sans-grade. «Il s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches, écrit Valérie Trierweiler, en réalité, il n’aime pas les pauvres, lui l’homme de gauche».

La femme va même jusqu’à rapporter une discussion qui a eu lieu entre lui et elle à quelques heures seulement d’un dîner d’Etat. Alors que l’ex-première dame de France était en train de se maquiller et de se faire belle dans sa salle de bain, François Hollande s’adresse à elle et lui
dit :  «ça te prend beaucoup de temps pour être aussi belle ?» «oui, un peu», répond Trieweiler. Et Hollande de renchérir : «En même temps, on ne te demande rien d’autre».

Autant de révélations croustillantes qui donnent une autre image du président français, outre celle d’un homme débonnaire, souriant et aimant blaguer. L’Elysée n’a pas réagi à la sortie du livre, mais des proches de Hollande ont minimisé la portée des écrits de son ex-compagne. La maire de Paris, Anne Hidalgo, a estimé que l’ouvrage rabaissait un peu la République.

Au parti socialiste, on tente de ne pas lui accorder trop d’importance, mais une chose est sûre, il a perturbé beaucoup François Hollande qui a cherché à recontacter son ex-compagne plusieurs fois, sans succès. Atterré, le président français peut tout de même dormir sur ses deux oreilles vu que le livre ne contient ni secrets d’Etat ni informations stratégiques.*Yacine Farah-El Watan-Samedi 06 Septembre 2014 

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*Le livre en rupture de stock est en cours de réimpression

Le livre de Valérie Trierweiler en cours de réimpression

Le livre de Valérie Trierweiler «Merci pour ce moment» était hier «en rupture de stock dans la très grande majorité des points de vente, preuve d’un démarrage hors normes», a indiqué le président du Syndicat de la librairie française (SLF). «Les libraires ont vendu en à peine une demi-journée, jeudi, autant de livres de l’ex-première dame que d’exemplaires du roman d’Emmanuel Carrère, Le Royaume en six jours», a expliqué Matthieu de Montchalin, se basant sur un échantillon représentatif de 200 librairies indépendantes réparties dans toute la France. Même rush chez les distributeurs en ligne : hier, sur fnac.com la livraison du livre était prévue le 10 septembre et sur Amazon France, le livre était annoncé «en stock le 13 septembre».. «C’est un coup d’édition énorme, mais cela ne veut pas dire que la frénésie va durer», a relativisé le président du SLF, tout en prédisant à l’ouvrage de l’ex-première dame un total de 400 000 ventes, soit autant qu’un Goncourt en moyenne. L’éditeur, Les Arènes, a annoncé un tirage initial de 200 000 exemplaires. Les libraires «devraient recevoir en début de semaine (prochaine) environ 100 000 exemplaires.»*ladepeche.fr-Samedi 06 Septembre 2014 

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*Pauvreté, amour, déception et mascarade politique: résumé des 316 pages de “Merci pour ce moment”, l’ouvrage de Valérie Trierweiler.

Le seul et unique objectif de Merci pour ce moment, le livre racontant l’aventure élyséenne de Valérie Trierweiler, sorti aujourd’hui (jeudi 4 septembre), est de redorer le blason de son auteur blessée. De bout en bout, Trierweiler se présente comme la victime, tour à tour, d’un bourreau des cœurs (François Hollande), d’une vaste mascarade politique à laquelle elle ne comprend rien, d’une grande méprise à son égard orchestrée par des médias plus enclins à romancer des images qu’à partir en quête de vérité. Elle écrit page 86:“J’ai résisté le plus longtemps possible à cette attirance entre François et moi. C’est lui qui était président, lui qui a fait basculer notre amitié-amoureuse en amour-passion. Mais, in fine, c’est moi qui fais les frais de cette relation. J’ai du quitter le journalisme politique. Et j’incarne désormais aux yeux de tous la tentatrice, la méchante, la briseuse de couple. (…) J’ai sacrifié beaucoup pour lui, sans rien en retour.”

Valérie Trierweiler: Les éditorialistes consternés par son livreLivre de Valérie Trierweiler, morceaux choisis

A la page 49, Hollande est effectivement traité de “bourreau” qui “vient d’actionner la guillotine” en lui envoyant un nouveau message d’amour. Le summum est atteint page 17, quand l’auteur raconte avoir souhaité un “scénario à la Clinton“: “Des excuses publiques, un engagement à ne plus la revoir.” Au lieu de ça, elle devra subir l’humiliation privée et publique. Et n’y parvient pas. Trierweiler raconte sa prise de somnifères, son hospitalisation… Et assure s’être fait droguer lors de son séjour hospitalier: “Les doses de tranquillisants ont été surmultipliées pour m’empêcher d’aller à Tulle. Mes veines n’ont pas supporté la surdose…

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Au passage, la journaliste dénonce la superficialité de l’amitié en politique: “Manuel Valls et Pierre Moscovici dont on me disait si proche n’ont pas du se souvenir de mon numéro de téléphone” (au moment de son hospitalisation).

Même son licenciement de Profession politique en 1989 est narrée à travers le prisme de la victimisation: “Ma tête ne lui [le rédacteur en chef, ndlr] revient pas. Je suis presque aussitôt débarquée. Il me prend pour une bourgeoise, une fille de bonne famille“. (p. 98)

-Mensonges

Trierweiler aurait aussi et surtout été victime des mensonges à répétition de François Hollande qui, d’après elle, n’a cessé de la mener en bateau. Le livre s’ouvre ainsi sur les premiers mensonges du Président concernant son aventure avec l’actrice Julie Gayet. Trierweiler raconte avoir transmis à Hollande le SMS d’une amie journaliste l’alertant de la couv’ de Closer. “Qui te dit ça ?” lui répond le Président:

“Ce n’est pas la question, mais de savoir si tu as quelque chose à te reprocher ou non.

- Non, rien.

Me voilà rassurée”.

Dès le premier paragraphe du livre, les bases sont grossièrement posées: Hollande ment et Trierweiler tombe dans le panneau par amour. Trois pages plus loin, une nouvelle conversation du couple sert de pendant tragique à la première:

“Alors?

- Alors, c’est vrai, répond-il.

- C’est vrai quoi? Tu couches avec cette fille?

- Oui, avoue-t-il en s’allongeant à demi, appuyé sur son avant-bras”.

A la page 151, l’ex-Première dame s’interroge façon journal intime: “Pourquoi est-ce que je vis tout cela si mal? Je m’en veux d’être aussi fragile. Aujourd’hui j’en comprends la raison. Depuis le début de la campagne, François me place en état d’insécurité permanente par ses mensonges, ses mystères, ses cachotteries“. Elle qualifie le Président de “roi du double discours, de l’ambiguïté et du mensonge permanent” (p.198). Et ne tarde pas à faire le parallèle avec sa fonction, sans ménagement: “C’est un politique, capable de mener deux ou trois vies parallèles, d’agir sur tous les fronts à la fois” (p.204)

- Narcisse

Dans le portrait au vitriol qu’elle brosse de Hollande, Trierweiler insiste à plusieurs reprises sur l’inhumanité de l’homme, qui serait plus épris de paillettes que de simplicité. Ainsi, il porte plus attention à l’image que leur couple renvoie aux médias qu’au bien-être de sa compagne. Page 303, elle lui reproche son narcissisme et sa dépendance aux médias: “Il ne sait pas résister à un micro qui se tend, à une caméra qui se pointe sur lui, en attente d’une formule ou d’un bon mot. Miroir, mon beau miroir”.

- Pauvreté

Si la rancœur de Trierweiler vient surtout de la trahison sentimentale de son compagnon, elle semble aussi s’expliquer, selon elle, par la différence de classes sociales desquelles chacun est issu. Du début à la fin, Trierweiler martèle son enfance en HLM, sa mère caissière à la patinoire d’Angers, son père invalide de guerre (il a perdu sa jambe à cause d’un obus en 1944), ses cinq frères et sœurs, ses petits boulots, sa peur du manque. Elle raconte: “L’un de mes pires souvenirs est d’avoir du me chausser des “godillots” de mon frère pour aller à l’école primaire. Mes chaussures avaient du lâcher ce jour-là et ma mère n’avait pas trouvé d’autres solutions“. (p. 110) Et d’enfoncer le clou une fois encore une centaine de pages plus loin:

“J’aurais pu être une enfant du Secours populaire si ma grand-mère n’avait pas mis du beurre dans les épinards avec ses travaux d’aiguille”.

A l’inverse, Hollande, lui, aurait des réflexes de riche (on apprend qu’il n’apprécie que les fraises gariguette et la viande de qualité) et n’aime pas les pauvres:

“Il s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches. En réalité le Président n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé “les sans-dents”, très fier de son trait d’humour”.

Et se serait moqué de sa famille d’origine modeste, la qualifiant de “pas jojo” (p. 229) : “C’est vrai, dans ma famille, personne n’a fait l’ENA ni HEC. Aucun d’entre nous n’a possédé de clinique, ni fait affaires dans l’immobilier comme son père. Nul n’a de propriété à Mougins sur la Côté d’Azur comme lui.” C’est par le biais de cette dualité pauvres/riches (qui semble, dans son esprit, recouper la dualité vrais Français/faux Français) que Trierweiler se permet un seul et unique véritable commentaire sur Julie Gayet et sa famille (p.230):

“Un petit monde “bien jojo”, “bien bobo”, au goût sûr et raffiné, où les convives sont célèbres, où tout le monde vote à gauche mais ne connaît pas le montant du SMIC. Chez moi, pas besoin de notes rédigées par des conseillers pour le savoir, il suffit de regarder au bas de la fiche de paie”.

 - Incomprise

Sans beaucoup de délicatesse (la marque de fabrique du livre), Valérie Trierweiler souligne à plusieurs reprises combien elle n’a jamais été écouté de Hollande ou de son entourage au sujet de la politique, alors même qu’elle avait toujours raison. Elle affirme ainsi avoir mis en garde Valls et Hollande au sujet de Jérôme Cahuzac, sans succès. De même avec Aquilino Morelle: “On me rapporte plusieurs témoignages sur ses méthodes et son comportement, notamment à mon encontre. J’en parle à François, qui balaie ces confidences d’un revers de main.” (p. 268) Même chose sur le dossier du mariage pour tous, auquel selon elle Hollande n’aurait jamais attaché un grand intérêt:

“François n’a jamais compris, sinon de manière théorique, la portée de cette réforme emblématique de la gauche, qui restera peut-être sa seule marque dans l’histoire de France. C’est un joli pied de nez du destin. Je ne doute pas une seconde que le mariage pour tous sera la dernière grande réforme de la gauche. Je suis sure qu’il n’ira pas jusqu’au bout de son engagement d’accorder le droit de vote aux immigrés aux élections locales, annoncé et promis maintes fois. Manque de conviction, trop d’obstacles, le cheval se cabrera.”

- Féminisme

Revenir sur sa rupture avec François Hollande et, du même coup, avec l’Elysée est un bon moyen pour Trierweiler de se présenter en femme libre, féministe et indépendante. Son rôle de Première dame n’aurait été qu’une prison dont elle a fini par se libérer. Elle dénonce l’image d’”hystérique” que les médias lui collent. Et étrille sérieusement le machisme en politique, racontant plusieurs scènes de sa carrière où elle s’est retrouvée traitée comme une enfant, parlant même de “bande de coqs” (p.206) François Hollande en prend bien entendu pour son grade, lui qui n’aime pas qu’elle porte de trop hauts talons car “il ne supporte pas que je le dépasse“. Paradoxalement, elle balance au sujet du bureau de Carla Bruni à l’Elysée: “Il est spacieux, clair et féminin, avec ses tentures fleuries“. Pas très féministe tout ça.*lesinrocks.com-04/09/2014 | 19h48

François Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler , le 7 mars 2013 lors d'une cérémonie à Paris

**Le livre de Valérie Trierweiler, taillé pour devenir un best-seller

L’ex-première dame publie un livre d’anecdotes sur son passage à l’Elysée de mai 2012 à janvier 2014…

Le secret a été bien gardé puisque l’Elysée ne semblait se douter de rien. Mardi,la nouvelle de la parution d’un livre signé par Valérie Trierweiler a d’abord été démentie par les éditions Les Arènes avant d’être confirmé par l’agent littéraire de l’ex-compagne de François Hollande.

La rumeur est venue de plusieurs libraires qui avaient été prévenus qu’un essai allait leur être livré ce mercredi pour une sortie le vendredi 5 septembre. Le faux titre de travail «Le siècle des hommes» ainsi que l’anonymat de l’auteur «XX» en a intrigués plusieurs. Cette pratique est assez courante mais ne concerne que les sorties de livres événements

Un tirage faramineux

D’après le Huffington Post, l’essai de Valérie Trierweiler, finalement intitulé «Merci pour ce moment», bénéficie d’un premier tirage de 200.000 exemplaires avec une mise en place en librairie de 120.000 dès mercredi. Ces chiffres placent l’essai dans la ligne des grands best-sellers. Surtout pour un essai politique.

Valérie Trierweiler, ex-journaliste qui s’était un temps fâchée avec la direction deParis-Match, son ancien employeur, a cédé à son ancien titre les bonnes feuilles de son essai. Les quelques anecdotes qui sont révélées dans l’hebdomadaire ainsi que la formule, figurant sur la couverture du livre «J’ai trop souffert du mensonge pour en commettre à mon tour» sont autant de stratégies pour faire monter l’attente autour de l’ouvrage.Contre toute attente, l’événement de la rentrée littéraire sera donc un récit d’amour brisé.*20minutes-03/09/2014 

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*Les éditorialistes consternés par son livre

REVUE DE PRESSE – La presse réagit vivement à la publication de l’ouvrage de l’ancienne compagne de François Hollande, «Merci pour ce moment»…

La publication surprise d’un ouvrage écrit par Valérie Trierweiler, l’ancienne compagne de François Hollande, a fait vivement réagir la presse ce jeudi matin. Pour Le Figaro, Yves Thréard écrit qu’«aujourd’hui, la femme trompée, humiliée, congédiée raconte. Cynisme et indifférence, boniment et condescendance : le président normal est mis à nu. Le spectacle est affligeant, l’obscénité à son comble.»

Aux Echos, Cécile Cornudet évoque un livre qui «repousse jusqu’au malaise les frontières du mélange des genres entre vie publique et vie privée…Valérie Trierweiler choisit son moment et son sujet pour décocher l’attaque la plus perfide qui soit à l’encontre de l’ancien ‘homme de sa vie’ (…) On appelle ça un coup de grâce».

Dans Le Républicain lorrain, Philippe Waucampt évoque: «Le ‘président normal’ était un mythe, une construction médiatique opposée à Nicolas Sarkozy, le président bling-bling, l’enfant roi habitué à casser tous ses jouets. (…) Pourtant, ce faux normal est une fois de plus rattrapé par la banalité de sa vie privée. S’il fallait la preuve que la fonction présidentielle est désacralisée, c’est bien Valérie Trierweiler qui, de nouveau, l’administre. (…) C’est moins l’image d’un président désemparé face aux complications de sa vie privée qui s’impose à la lecture de ce livre que celle d’un cynique dépourvu de fibre pour ceux-là même ayant voté pour lui…»

«Une femme qui se venge plutôt bassement»

Dans La République des Pyrénées, Jean-Marcel Bouguereau écrit : «Parce qu’on déteste la vulgarité et la bassesse, on ne devrait pas parler du livre de Valérie Trierweiler. Néanmoins, on va le faire. Parce qu’il dit l’époque. (…) Ce n’est pas l’histoire d’une reine mais d’une favorite trompée puis répudiée par un communiqué glacial à l’AFP. Une femme qui se venge plutôt bassement et dont le livre qui n’est pas exempt de préoccupations mercantiles, puisqu’on évoque un jackpot financier de 642.000 d’euros pour la journaliste de Paris-Match, si les 200.000 exemplaires de son livre se vendent. L’image que son +ex+ donne de François Hollande est terrible au point qu’on se demande comment elle a pu rester une décennie avec un personnage qui apparaît sous sa plume comme menteur, arrogant, infidèle, veule, lâche et surtout cynique…(…) Si l’affaire a des allures de comédie de boulevard, comme les tragédies, elle pourrait se clore par la mort (politique) de son principal personnage.»

Pour La Nouvelle République du Centre Ouest, Bruno Bécard juge: «Chacun d’entre nous peut légitiment prétendre au droit au bonheur, fût-il conjugal. Mais la présidence impose dans ce registre un devoir de réserve. Merci de nous épargner ce moment de déballage intime.»

Pour le Groupe Centre-France, Jacques Camus écrit: «Cela s’appelle ‘Merci pour ce moment’…Pour tout dire, ce sont plutôt des moments sans merci qui attendent François Hollande après cet étalage impudique et consternant des divagations d’un couple qui n’en était pas vraiment un»

«L’aura de la fonction abîmée»

Pour Sud-ouest, Bruno Dive s’interroge: «Mais qui aurait pu croire que l’on tomberait si bas ? (…) Mais [Valérie Treiweiller] avait-elle besoin de porter à son tour sa vengeance sur la place publique ? Ne pouvait-elle au moins attendre que son ex-compagnon ait quitté l’Elysée pour lâcher sa bombe ?… Le plus grave est que l’ouvrage de Valérie Trierweiler porte atteinte à une fonction présidentielle déjà passablement dégradée. Elle croyait ne pointer que les faiblesses d’un homme. C’est l’image et l’aura de la fonction suprême qu’elle abîme.»

Dans L’Est Républicain, Philippe Marcacci estime que sur «607 romans prévus pour la rentrée littéraire et une certitude. Pas la peine de fouiller dans les piles d’Amélie Nothomb ou autre Marc Levy dans l’espoir d’y dénicher le best-seller de l’automne. Depuis 48 heures, tout le monde le sait: il s’agira d’un livre écrit à la va-vite (…)»*20minutes- A.-L.B. avec AFP

François Hollande sur le perron de l'Elysée le 27 août 2014 à Paris

**Les Internautes se déchaînent contre Hollande qui se moque des pauvres

«Hollande « méprisant pour les pauvres », qui tombe à l’heure d’un virage politique de l’exécutif, c’est la mise à mort», estime un twittos. Dans le même temps, une page Facebook a été créée..

Un livre susceptible d’écorner encore un peu plus l’image de François Hollande. Officiellement séparée de François Hollande depuis le 25 janvier, Valérie Trierweiler règle ses comptes dans Merci pour ce moment (Les Arènes) à paraître jeudi.

Non seulement, elle raconte la fin de sa relation mouvementée avec le chef de l’Etat, mais en plus elle tient des propos qui pourraient bien avoir une portée politique plus importante.

«Il s’est présenté comme l’homme qui n’aime pas les riches. En réalité, le président n’aime pas les pauvres. Lui, l’homme de gauche, dit en privé: les « sans-dents » très fier de son trait d’humour», assène l’ex-première dame des extraits publiés mercredi par Le Monde. Le quotidien en profite pour rappeler qu’elle était la fille d’un invalide et d’une caissière de patinoire qui ont eu cinq enfants et qu’elle a grandie dans une ZUP près d’Angers.

«Les sans-dents». Il n’en fallait pas plus pour que cette expression entraîne de multiples réactions souvent indignées sur Twitter avec à la clé un hashtag dédié. Petit florilège.**20minutes-04/09/2014 

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*Une femme a détruit un président

**François Hollande est seul et triste comme jamais! 

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François Hollande tente de remonter la pente mais, selon un de ses ministres, le président français serait totalement anéanti par le livre de son ex-compagne, Valérie Trierweiler. Pour François Hollande, il ne fait aucun doute que la journaliste a voulu le tuer humainement et politiquement.

C’est dans les colonnes du Figaro qu’un ministre du gouvernement Hollande s’est confié de la sorte ce matin.  « L’animal politique reste impressionnant », affirme-t-il. « Mais depuis la rentrée, il y a chez lui une forme de tristesse conte nue. Comme s’il était au bout de quelque chose, comme s’il demandait grâce. Là, je crois qu’il en a marre, qu’il a envie d’être aimé. Il est seul et triste comme jamais ». Selon lui, c’est le livre choc de Valérie Trierweiler qui serait à l’origine du mal-être du président français. En septembre dernier d’ailleurs, alors que François Hollande assistait à un dîner avec des amis, un de ceux-ci aurait lancé à l’adresse du président français: « Elle a voulu te tuer, humainement et politiquement ». Ce à quoi le chef d’État aurait alors répondu, dépité: « Oui, je le crois ».*08/10/2014 – 10h53  Source: Le Figaro

*François Hollande plus impopulaire que jamais

François Hollande peu convaincant

*Les cotes de popularité du président François Hollande et de son Premier ministre socialiste Manuel Valls continuent à reculer en septembre, le chef de l’Etat tombant à 13% et le Premier ministre à 30%, des chiffres « calamiteux » selon le baromètre Ipsos-Le Point publié lundi.

83% des Français portent un jugement défavorable sur l’action du président de la République (+4 points). Au sein de cet ensemble, la proportion de ceux qui ont un jugement « très défavorable » fait un bond de dix points (50% au lieu de 40% en août). C’est le plus haut niveau d’impopularité de François Hollande depuis son arrivée à l’Elysée en mai 2012, selon ce sondage réalisé par téléphone les 12 et 13 septembre auprès d’un échantillon représentatif de 959 français de plus de 18 ans. Un autre sondage publié par TNS Sofres le 4 septembre situait déjà la cote de confiance présidentielle à 13%. Concernant Manuel Valls, la part des mécontents bondit là aussi, le nombre de Français portant un jugement défavorable gagnant huit points en un mois (63% au lieu de 55%). 36% émettent un avis « plutôt défavorable » (+2) et 27% un avis « très défavorable » (+6). Président d’un pays en pleine crise économique, François Hollande reste très impopulaire malgré, fin août, le changement de gouvernement avec un virage libéral opéré par le Premier ministre Manuel Valls. *15/09/14 –  Source: Belga

*Plus d’un Français sur deux favorable à une démission de Hollande

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*Les Français sont 62% à souhaiter que François Hollande démissionne d’ici 2017 mais quasiment la même proportion (61%) pense qu’il ira au terme de son mandat prévu cette année-là, selon un sondage Ifop publié jeudi pour Le Figaro Magazine.

Deux autres options étaient proposées aux sondés: une dissolution de l’Assemblée nationale et un changement de Premier ministre. Mais les personnes interrogées n’avaient pas la possibilité de répondre: « aucune de ces trois solutions ». 54% souhaitent que François Hollande « procède à la dissolution de l’Assemblée nationale », 41% qu’il « change de Premier ministre », fonction assurée depuis cinq mois par Manuel Valls. Les sympathisants socialistes ne sont que 22 ou 23% à souhaiter la réalisation de l’un ou l’autre de ces scénarios. Il existerait une majorité des proches du Front de gauche en faveur de la dissolution (51%) et surtout d’un changement de chef du gouvernement (63%). Sans surprise, les sympathisants de l’UMP et ceux du FN sont en écrasante majorité favorables à un départ anticipé du président de la République (86% et 89% respectivement) et à une dissolution (74% et 85%). Par contre, 61% des personnes interrogées (39% croient l’inverse) estiment que François Hollande restera en place jusqu’à la fin de son mandat en mai 2017. La proportion n’est toutefois que de 48% chez les sympathisants de l’UMP et 33% chez ceux du FN. 

Si la chambre des députés était dissoute et que la droite remportait les législatives organisées dans la foulée, celle-ci devrait refuser de former un gouvernement pour 44% des personnes interrogées. Pour 39%, la droite devrait accepter de gouverner. 17% ne se prononcent pas. Sans surprise là encore, les sympathisants de l’UMP et du FN sont plus de deux sur trois à prôner une « grève du gouvernement » dans ce cas de figure, contre à peine plus d’un sur dix à gauche. 

Enfin, en matière économique, la priorité des priorités pour les sondés est le pouvoir d’achat. 62% souhaitent que François Hollande « prenne davantage de mesures pour augmenter le pouvoir d’achat des Français », 29% qu’il « amplifie les baisses de charges en direction des entreprises et la réduction des dépenses publiques ». 3% prônent le maintien de la politique actuelle, 6% n’ont pas d’avis. Sondage réalisé en ligne du 8 au 9 septembre auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas.*afp–11/09/2014

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**L’humoriste Nicolas Bedos a suscité la controverse en France, après s’être inventé une liaison avec Valérie Trierweiler, l’ex-compagne du président François Hollande, dans un canular soigneusement orchestré diffusé mercredi soir par la télévision publique.

*Voir vidéo: le canular de Nicolas Bedos

***Invité d’ »Un soir à la Tour Eiffel », nouveau talk-show de la chaîne France 2, Nicolas Bedos a annoncé la parution d’un livre, « Les Serments déchirés », relatant, selon lui, une longue liaison avec Valérie Trierweiler quand elle était encore à l’Elysée.

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Confidence fantaisiste
Interviewé pendant près d’une demi-heure par l’animatrice, elle-même complice du canular, l’humoriste a déclenché avec sa confidence fantaisiste un grand silence sur le plateau… et d’innombrables commentaires sur les réseaux sociaux, partagés entre amusement et agacement. 

« Dénonciation »
Il a avoué le canular en toute fin d’émission, après le générique, expliquant avoir ainsi voulu dénoncer la « peopolisation » de la vie politique. 

Le CSA saisit l’affaire
Mais le buzz suscité a amené le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), organe régulateur de la télévision en France, à annoncer jeudi qu’il s’était saisi de l’affaire, comme il le fait souvent pour des émissions polémiques, et se prononcera « très vite ». Il est toutefois rare que le CSA sanctionne les chaînes pour les canulars des humoristes, sauf pour atteintes à la dignité humaine. 

France 2 assume
France 2 a déclaré de son côté « assumer le canular de Nicolas Bedos ». « Si on lui donne la parole, c’est alors pour respecter sa liberté de ton et de sujets (…) à condition de prévenir ensuite les téléspectateurs du canular, ce qui fut fait », a fait valoir un porte-parole de la chaîne publique.

« Merci pour ce moment »
L’affaire survient un peu plus d’un mois après la parution du livre-brûlot de Valérie Trierweiler, dans lequel l’ex-compagne du président Hollande étrille le chef de l’Etat tout en dévoilant des détails intimes de leur vie commune. 

Twitter
Le canular de Nicolas Bedos a fait son effet sur Twitter, où certains se sont fait piéger, comme la députée conservatrice Christine Boutin qui a twitté son « écoeurement »: « la révélation #bedos de ce soir prouve une nouvelle fois qu’il n’y a plus aucune séparation entre vie publique et vie privée! « . Avant de commenter, une fois la blague éventée, « Si révélation #bedos est un fake, le pire est qu’il soit crédible! « . L’émission a attiré 1 million de téléspectateurs (9,1% de l’audience), 200.000 de plus qu’une semaine auparavant.*jeudi 9/10/2014 – 20h12  Source: Belga

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