Vous êtes espionnés par votre gouvernement

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*Facebook prévient ses utilisateurs espionnés par leurs gouvernements

Bonne nouvelle pour les opposants et les militants politiques : Facebook annonce une nouvelle mesure de protection de ses utilisateurs. Désormais, vous serez notifiés si le gouvernement essaye de vous espionner.

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« Nous allons vous prévenir si nous pensons que votre compte a été visé ou compromis par une personne soupçonnée de travailler pour le compte de l’État », a annoncé Alex Stamos, responsable de la sécurité sur Facebook. Le réseau social conseille à ses utilisateurs d’utiliser la double authentification.

Facebook explique qu’à la différence d’une attaque d’un hacker « solitaire » ou agissant à son compte, les attaques menées ou commanditées par les États sont plus « brutales » et « dangereuses ». Comment les différencier ? Facebook ne le mentionne pas, mais il précise que ces notifications n’apparaîtront que si le réseau social détient la « preuve » irréfutable que c’est un gouvernement qui vous espionne.

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*Le premier sm

**Depuis lundi, l’Algérie est dotée d’un nouvel organe pour la surveillance d’Internet, selon un décret présidentiel paru au dernier Journal officiel.

Parmi ses prérogatives, « la collecte, l’enregistrement et la sauvegarde des données numériques ». La nature de ces données n’est pas vraiment précisée dans les textes, ce qui laisse croire que cela englobera même les comptes personnels des réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google+…*mercredi 21 octobre 2015 | Par Walid Hamada  | tsa

antenne internet - TSA

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Un dispositif est institué par décret présidentiel

Les Algériens sous surveillance électronique

Un décret présidentiel vient d’instituer la mise en place d’un dispositif de surveillance électronique généralisé, au nom de la prévention et de la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information. S’il est évident que la cybercriminalité pose de sérieux défis au pays en matière de sécurité, il reste à savoir, néanmoins, si la vie privée des citoyens sera systématiquement protégée contre un usage abusif.

Les Algériens seront-ils mis sur écoute plus qu’ils ne l’étaient ? Un décret présidentiel portant sur une surveillance électronique généralisée vient de voir le jour ; il a été publié au Journal officiel du 8 octobre dernier. Il est vrai que le motif avancé est globalement la sécurité nationale, mais le texte qui officialise la création de l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication fixe sa composante et ses modalités de fonctionnement et prête réellement à confusion dans certains de ses articles.

Le décret présidentiel liste, faut-il le préciser, exhaustivement tous les moyens de communication électronique, à savoir «toute transmission, émission ou réception de signes, de signaux, d’écrits, d’images, de sons ou de renseignements de toute nature, par tout moyen électronique, y compris les moyens de téléphonie fixe et mobile». Autrement dit, l’Organe en question peut accéder aux données numériques et au contenu des conversations de n’importe quel citoyen algérien.

Bien que mis «sous l’autorité du magistrat compétent et à l’exclusion de tout autre organisme national», le caractère «préventif» de la surveillance électronique – confiée à une direction qui a aussi pour mission la veille électronique – suscite beaucoup d’interrogations en cela que la surveillance et l’opération de veille peuvent concerner non seulement des personnes faisant l’objet d’une enquête que ce soit dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes ou contre le terrorisme, mais également d’autres personnes. Car aussi flous et imprécis qu’ils sont, les termes «surveillance et veille électroniques» donnent à comprendre que le citoyen mis sur écoute et dont les mails et les correspondances sont épiés peut être «Monsieur Tout le monde». Donc pas forcément un supposé criminel faisant l’objet d’une enquête ou d’une information judiciaire.

En effet, si l’article 4 du code de procédure pénale fixe avec précision les modalités de la surveillance électronique qui vient «pour prévenir des infractions qualifiées d’actes terroristes ou subversifs et les infractions contre la sûreté de l’Etat» et «lorsqu’il existe des informations sur une atteinte probable à un système informatique représentant une menace pour l’ordre public, la défense nationale, les institutions de l’Etat ou l’économie nationale ou pour les besoins des enquêtes et des informations judiciaires, lorsqu’il est difficile d’aboutir à des résultats intéressant les recherches en cours sans recourir à la surveillance électronique», le décret présidentiel peut aller bien au-delà.

Sinon, que veut dire l’article 8 du texte publié dans le Journal officiel lorsqu’il énumère les missions du comité directeur qui arrête le programme d’action de l’Organe et en détermine les modalités d’application ? Les écoutes téléphoniques et la surveillance électronique sont une affaire très délicate et sérieuse, d’autant qu’elles relèvent de la sécurité du pays, pour l’aborder dans des notions très larges et vagues de «subversion, d’atteinte à la sûreté de l’Etat». Ces notions, dont l’interprétation peut varier selon les circonstances, peuvent bien être perverties en l’absence d’un Etat de droit.

Pouvons-nous comprendre que désormais, la vie privée des Algériens est du domaine de cet Organe qui «exerce l’exclusivité en matière de surveillance des communications électroniques sous le contrôle du magistrat compétent» ? Autre interrogation qui taraude les observateurs : que vient faire un représentant de la présidence de la République dans une structure censée être complémentaire au travail de la justice et des services de sécurité en leur fournissant des informations sur les infractions susceptibles d’être une menace pour la sécurité nationale ?

El Mouradia préfère-t-elle être à la source de l’information que d’attendre les rapports des différents services de l’Etat ? Autant de questionnements qui font craindre les dérives d’un pouvoir qui ne cesse de mettre en garde, par le biais de ses représentants et ses relais politiques, l’opposition accusée de vouloir «jeter le pays dans l’anarchie». Craintes légitimes que le pouvoir fasse un mauvais usage contre ceux que qualifie un de ses hauts responsables d’«ennemis de l’intérieur».
*Said Rabia/ el watan/  mercredi 21 octobre 2015

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**Une militante des droits de l’homme arrêtée à Tlemcen

Zoulikha Belarbi, a été placée, mercredi après-midi, sous contrôle judiciaire par le juge instructeur du tribunal de première instance de Tlemcen, après une garde à vue de 24 heures dans les locaux de la sûreté de la wilaya.

 
Aussitôt sortie de chez le magistrat, elle nous a déclaré à chaud et en exclusivité à El Watan que « la justice me poursuit pour diffamation et atteinte aux symboles de l’état. C’est tout simplement incroyable. Ce n’est pas cela qui va me détourner de mon noble combat des droits humains »

La jeune activiste confesse l’air très fatigué, que « j’ai été traitée comme un élément de daesh. Le domicile parental a été fouillé de fond en comble par les services de sécurité, mon ordinateur et mon téléphone portable, ainsi que ma carte sim m’ont été confisqués » Et d’ajouter « Je n’ai pas peur, je continuerai à lutter avec mes pairs pour une Algérie libre et indépendante ! »

L’objet de l’accusation est une caricature représentant le chef de l’Etat dans un accoutrement de roi, entouré de Abdelmalek Sellal, Amar Ghoul, Amar Saidani et Said Bouteflika ; un dessin que Mlle Belarbi a publié sur sa page facebook. Hammoudi Faleh, président du bureau de wilaya de Tlemcen de la ligue de défense des droits de l’homme, très en colère, a affirmé « Mettre une jeune fille en garde à vue, puis la condamner à un contrôle judiciaire, c’est vouloir tuer sa jeunesse, ses idéaux… Nous connaissons ces méthodes qui consistent à nous faire fléchir, mais nous resterons debout ! » *Chahredine Berriah/ el watan/  mercredi 21 octobre 2015

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 «Journée nationale de la presse» le 22 octobre

l’occasion de rappeler les 24 années de « liberté de presse »

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*cliquer ici: Où en est le quatrième pouvoir en Algérie?

*Dans la même page:

Les journalistes algériens méritent le plus grand respect

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télé

**Amnesty International critique la situation de la liberté de la presse en Algérie et les restrictions qui frappent certains médias et journalistes.

L’ONG Amnesty International a critiqué, ce mercredi 21 octobre, la situation de la liberté de la presse en Algérie et les restrictions qui frappent certains médias et journalistes. À la veille de la journée nationale de la presse, célébrée et instituée depuis deux ans, l’ONG dénonce la fermeture récente de la chaîne privée El Watan TV. Elle demande aux autorités algériennes d’autoriser sa « diffusion de nouveau » et de lever les « restrictions abusives » qu’elles imposent aux professionnels de l’information.

Le directeur d’El Watan TV a été convoqué par le ministre de la Communication six jours avant la descente policière, et une plainte a été déposée contre la chaîne pour « diffusion illégale » et « contenus subversifs portant atteinte aux symboles de l’État ». Or, la demande d’autorisation d’El Watan TV remonte au 1er juin 2015, et n’a eu aucune réponse à ce jour, 

Les chaînes privées de télévision par satellite se sont multipliées en Algérie depuis 2011. Le président « Bouteflika s’étant alors engagé à mettre fin au monopole de l’État sur la télévision et la radio, à la suite des soulèvements populaires dans le pays », rappelle Amnesty international.

Mais « les lois adoptées depuis lors par le gouvernement algérien, n’ont ouvert qu’un espace étroit pour le fonctionnement des chaînes privées, qui sont dès lors constamment sous la menace de la censure », ajoute l’ONG.*  mercredi 21 octobre 2015 | Par Walid Hamada |tsa

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La presse des uns et des autres

L’Algérie, un modèle économique et social», cela prête à rire et pourtant ce fut le thème proposé cette année par le ministère de la Communication aux journalistes pour le prix du… président de la République. Refus tout à fait légitime des bonnes plumes du pays de passer par un concours et de plancher sur un thème de pure propagande du pouvoir.

La bonne pratique universelle pour un tel prix est de laisser les journalistes eux-mêmes faire le choix le plus judicieux et le plus libre dans la production régulière annuelle des hommes de presse. Souvent sans même que ces derniers soient invités à participer au prix. L’auteur de ce flop et surtout de cette (autre) gifle à la presse n’est autre que le ministre de la Communication qui a déjà à son actif la chasse à des journaux indépendants jugés coupables d’être critiques par rapport au discours officiel.

Dans sa croisade guerrière, il a fini par discréditer sa propre structure ministérielle laquelle a connu de grands moments, lorsqu’il y avait à sa tête des noms célèbres (Rédha Malek, Mohamed Seddik Benyahia, Abdelaziz Rahabi…) qui, par leur bonne politique, ont permis l’émergence de grands directeurs et de belles plumes (Bachir Rezoug, Abdou B., Kheiredine Ameyar, T. Djaout, O. Ourtilane, etc.), sans oublier ces centaines voire ces milliers de journalistes talentueux qui ont choisi de faire honnêtement leur métier avec pour seul souci l’information du public et travaillant pour la plupart dans l’ombre.

Aujourd’hui, le spectacle de la presse est désolant. Sur la presse étatique, jamais le carcan gouvernemental n’a été aussi serré : aucune liberté de ton n’est laissée aux journalistes du secteur contraints à longueur de colonnes et de journée de reproduire le discours officiel.

Les médias privés subissent, eux, outre la raréfaction de leurs ressources, un forcing des autorités visant à leur ôter tout esprit critique. Le chantage à la publicité étatique est de règle. Il s’est élargi à la publicité du secteur privé, y compris étranger, tandis que les télévisions privées sont placées sous haute surveillance.

La répression laisse place à toute réflexion sur l’avenir de l’information. Mouloud Hamrouche, alors chef de gouvernement au début des années 1990, avait une stratégie innovante.

Conscient que le système politique pouvait produire plus de destructeurs que de bâtisseurs, sa politique en direction des journalistes (alors à la pointe du combat démocratique au sein du Mouvement des journalistes algériens) était de ne pas freiner leur élan pour la liberté d’expression. Il avait carrément supprimé le ministère de l’Information. Malheureusement cela ne dura pas longtemps.

En se détériorant, le climat politique et sécuritaire avait entraîné la remise en cause des réformes et permis la résurgence de ce département gouvernemental.

Par bonheur, un grand nombre de journalistes eurent le temps de créer des médias indépendants auxquels adhéra le public qui y trouva, pour la première fois depuis l’indépendance, une information crédible et variée, non contrôlée par les autorités. Bien plus mais à son corps défendant, la presse outrepassa son rôle.

Elle devint un rempart républicain face à la déferlante intégriste. Il fallait protéger l’Algérie en péril. Malheureusement, la tendance depuis est à l’oubli de ce rôle historique, voire civilisationnel joué par les hommes de la presse qui y laissèrent tant des leurs. Ce que demande la presse, ce ne sont pas des lauriers ou des médailles, mais qu’on la laisse travailler. Dans le respect.
*Ali Bahmane/  el watan / 25 octobre 2015

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