Echos des médias.8

**Echos des médias/  8 **

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**La revue Naqd a fêté son 25e anniversaire

*Naqd est bannie des bibliothèques universitaires depuis 25 ans

**le site de la revue:  Revue NAQD 

**OXFORD, CAMBRIDGE, HARVARD ET COLUMBIA SONT ABONNÉES À LA PUBLICATION

La revue NAQD  d-naqd-la-revue-qui-ne-passe-pas-a-luniversite-algerienne-87c9a

****La revue Naqd a fêté, -samedi 25 février 2017- de fort belle manière, son 25e anniversaire, à l’hôtel Sofitel. L’ambiance, il faut le dire, était des plus conviviales, marquée par de chaleureuses retrouvailles entre les amis de la revue et ses nombreux soutiens. En prime, l’infatigable Daho Djerbal et son équipe ont tenu à célébrer cette date dans la pure tradition de la revue, c’est-à-dire en produisant de la pensée critique, encore et toujours.

Ainsi, une table ronde au menu extrêmement relevé a été organisée sous le thème : «Pensée critique dans un monde en plein bouleversement». Une dizaine de communications de haut vol ont été programmées à l’occasion. Parmi  celles-ci, retenons les interventions de Mohamed Harbi, Etienne Balibar, Fadéla Boumendjel-Chitour, Fatma Oussedik, Madjid Bencheikh, Hocine Zahouane ou encore Abdelhafid Hamdi-Cherif. Et chacun d’entre eux a eu une pensée émue pour le défunt Saïd Chikhi, brillant sociologue et fondateur de la revue qui nous a quittés en 1993. Un portrait de lui trônait aux côtés d’un panneau sur lequel étaient déclinés les couvertures de l’ensemble des numéros de la revue. *cliquer ici: La revue Naqd

*******La Revue NAQD d’études et de critique sociale est une publication bilingue (français-arabe) qui paraît en Algérie. Tirée à 2000 exemplaires, sa diffusion se fait par abonnements et par vente en librairie. Elle est expédiée par courrier aux différents abonnés (Universitaires, intellectuels, associations, bibliothèques et autres institutions académiques) au Maroc, en Tunisie, en Égypte et Liban, dans certains pays européens (France, Suède, Espagne, Allemagne, Italie) et en Amérique (États-Unis, Canada, Mexique).Les contributions que nous publions sont des études portant sur les problèmes de société vécus dans la région du Maghreb et du Moyen-Orient mais aussi dans le Sud global. Elles sont destinées à un public plus ou moins large de lisants/écrivants ainsi qu`a des chercheurs dans le domaine des sciences sociales.

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 37 médias français s’allient contre la désinformation

soutenus par Google et le réseau international de médias First Draft

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Une alliance de 37 médias français, soutenus par Google et le réseau international de médias First Draft, a lancé mardi-28 février 2017- « CrossCheck », plateforme collaborative de fact-checking destinée à débusquer les fausses informations qui pourraient perturber la présidentielle d’avril-mai.

Le site CrossCheck (https://crosscheck.firstdraftnews.com) permet aux partenaires de mettre en commun leurs efforts pour démonter de fausses informations et publier un article qui rétablit les faits, a expliqué la directrice de First Draft Jenni Sargent au cours d’un point de presse.Les partenaires pourront rendre publiques ces vérifications sur leur support. « Nous trouvons intéressant de collaborer avec d’autres rédactions car nous faisons tous ce travail dans notre coin et une seule rédaction ne peut pas répondre à tout ce qui circule », a résumé Adrien Sénécat, du quotidien Le Monde. 

Cette initiative a été au départ prise pour la durée de la campagne présidentielle française mais pourrait être prolongée au-delà du printemps en cas de succès.

Parmi les partenaires figurent de grands quotidiens nationaux (Libération, Le Monde et Les Échos) et régionaux, ou encore des magazines, des pure players, ainsi que l’AFP, aux côtés de Google et de Facebook.

A terme, cette plateforme devrait réunir environ 250 journalistes des médias partenaires qui pourront partager sur la plateforme, afin de vérifier au mieux les articles douteux. 

Toute vérification ne sera publiée sur CrossCheck que si elle est validée par au moins deux rédactions. Pour repérer les rumeurs qui montent, les participants s’aideront des signalements par les internautes sur le site CrossCheck, du logiciel GoogleTrends, qui recense les recherches les plus fréquentes sur Google, ainsi que de la veille réalisée par une douzaine d’étudiants en journalisme. 

Ces derniers rédigeront les articles de vérification, sous la houlette des médias partenaires. CrossCheck indiquera si l’information de départ était fausse ou non, ou impossible à vérifier, et précisera quelles rédactions ont collaboré à la vérification.*mardi 28/02/17 – Source: Belga

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**France: Haro sur les médias

*De Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon en passant par François Fillon, les charges anti-médias, facilitées par les réseaux sociaux, se multiplient dans la campagne présidentielle française, stratégie qui fait écho à celle du président américain Donald Trump.

La candidate du Front national, qui proteste régulièrement contre un traitement médiatique jugé « militant », a intensifié ses attaques contre le quatrième pouvoir ces dernières semaines, sur fond d’affaires. En meeting à Nantes dimanche, elle a accusé les journalistes de faire campagne « de manière hystérique pour leur poulain », Emmanuel Macron, s’en prenant notamment à Pierre Bergé, un des propriétaires du Monde. 

Les « chiens » de Mitterrand
A l’autre bout du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon, qui avait parlé dès 2010 de « métier pourri », assume son aversion des médias. Le candidat de La France insoumise, qui a lancé sa chaîne YouTube pour contourner les « médias traditionnels », a notamment accusé dernièrement France Inter de « déloyauté » ou l’AFP d’avoir fait « deux fausses dépêches » concernant ses positions sur la Syrie. En novembre 2016, il s’en était aussi pris nommément à une journaliste du Monde, évoquant « les pauvres rubricards (qui) restent accrochés à leur sujet comme les moules à leur rocher ». 

Pour l’historien des médias Patrick Eveno, « les attaques contre les journalistes ne sont pas nouvelles: on peut en retrouver dans les années 30 et de la part de De Gaulle, Pompidou, ou Mitterrand qui avait comparé les médias à des ‘chiens’ contre Pierre Bérégovoy » le jour de ses obsèques, le 4 mai 1993. Mais « la situation est beaucoup plus violente », observe-t-il. « Les politiques sont de moins en moins bien considérés, les journalistes aussi, chacun se renvoie la balle face à l’opinion. »

« Climat nauséabond »
Début février, le candidat de la droite François Fillon a accusé les médias d’en avoir « trop fait » pour le « lyncher » sur des présumés emplois fictifs de sa femme. Et ciblé Mediapart: « Moi, je n’ai jamais eu de redressement fiscal. » Reporters sans frontières s’était alors inquiété d’un « climat nauséabond ».

Pour Dominique Wolton, spécialiste en communication politique au CNRS (Centre national de la recherche scientifique, NDLR), l’étape, « bien symbolisée par Trump », ce sont des politiques qui « essayent de faire une alliance avec l’opinion publique contre les médias » dans une forme de « revanche ». 

Aux Etats-Unis, Donald Trump a fait des attaques anti-médias sa marque de fabrique, classant certains comme « ennemis du peuple ». Son administration a même privé plusieurs titres phares (New York Times, CNN, ou Politico) du briefing de la Maison Blanche. En France, Mediapart et « Quotidien » (TMC) se sont notamment vu refuser des accréditations pour des meetings FN.

L’AFP, « fake news » selon le numéro 2 du Front National
Récemment, le vice-président du parti Florian Philippot a aussi repris une formule du président américain pour qualifier l’AFP de « fake news » concernant une infographie sur les programmes des candidats. 

La directrice de l’information de l’AFP Michèle Léridon relève que « depuis l’élection de Trump, la critique, voire le harcèlement des médias, est devenue une stratégie pour certains politiques ». « Ils utilisent le terme ‘fake news’ pour des informations exactes, mais qui n’ont pas l’heur de leur plaire. Nous ne répondons pas au coup par coup pour ne pas participer à cette partie de ping-pong virtuelle et malsaine. Notre meilleure réponse, c’est d’être le plus rigoureux possible », dit-elle. 

Pour le patron de Mediapart Edwy Plenel, « cette surenchère, cette haine, cette violence (…) sont le témoignage d’une immense crise démocratique ». Mais, sans information « rigoureuse », « documentée » ou « loyale », « je peux voter en étant aveugle, donc voter pour mon pire malheur ».

Les Français ne sont pas dupes

Jérôme Fenoglio, directeur du Monde, souligne que « pour donner l’impression d’être anti-système, le plus simple est de taper sur les médias » et que la nouveauté de l’interpellation directe par des politiques « dans des blogs ou sur Twitter » crée autour des journalistes « un climat de tension ». 

Directeur de BFMTV, Hervé Beroud note aussi que les attaques « commencent plus tôt et plus fort qu’avant », même si, « déjà pour la campagne de 2012, lorsque le camp Sarkozy sentait venir la défaite, les relations (…) dans les meetings étaient très compliquées ». 

Selon un récent sondage Odoxa, si les Français doutent de l’impartialité des journalistes, 74% pensent que les critiques des politiques sont le plus souvent « un moyen d’éviter des questions qui les gênent ».*mardi 28/02/17 -Source: AFP

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*La presse algérienne est en crise. Tirages en baisse, la publicité se fait rare et les autorités multiplient les embûches.

Le dispositif répressif mis en place pour canaliser le travail journalistique, durant la période sanglante de la décennie noire, est toujours en vigueur. La liberté de la presse est à peine tolérée… A partir de juin 2014, par le verrouillage de la publicité, les pouvoirs publics encadrent encore plus sévèrement l’acte d’informer. La publicité privée est désormais sous contrôle politique. On s’inspire, outre mesure, des pratiques du makhzen marocain ; les résultats sont connus… Le champ médiatique marocain est devenu totalement insipide.

La presse libre et démocratique est également en grand danger dans notre pays. Les aléas politiques pèsent lourdement sur la bonne santé des médias. La déréglementation en vigueur plonge le secteur dans une anarchie sans équivalent. Les rédactions se vident, des dizaines de journaux sont à l’arrêt, beaucoup d’autres sont guettés par la faillite. Tous les supports médias sont logés à la même enseigne… Des lecteurs nous interpellent : «Pourquoi le prix de votre journal a-t-il augmenté ?» Un questionnement légitime en cette période de hausse générale des prix. Se résoudre à vendre plus cher le journal n’est pas une mesure qui a été prise à la légère. A défaut d’un fonds d’aide et de soutien de l’Etat à la presse, sous quelque forme que ce soit, garantir l’équilibre financier et économique de nos entreprises est vital. On ne nous fera aucun cadeau…. Les charges sont en hausse… En raison de la dévaluation du dinar, le papier coûte plus cher, les coûts de fabrication du journal pèsent plus lourdement sur les finances des entreprises de presse. La publicité sur papier qui a été, ces vingt dernières années, l’élément-clef de l’indépendance des contenus éditoriaux et des investissements dans le secteur, n’a pas été remplacée par la publicité sur le web. Les sites d’information, même s’ils ne font pas face à des charges lourdes et conséquentes, sont à la recherche de l’improbable équilibre financier. L’essor des médias sociaux ne dispense pas les médias traditionnels de produire des contenus de qualité, de proposer quotidiennement une information vérifiée et rigoureuse. Les atouts des quotidiens résident dans leurs rédactions nombreuses, avec des journalistes familiarisés au travail de terrain et spécialisés dans divers domaines. Avec les mouvements d’accélération de l’information, nos quotidiens sont encore en mesure de produire une information à valeur ajoutée : c’est notre défi. Le modèle de la presse papier va-t-il disparaître dans notre pays ? C’est aux lecteurs d’en décider ! Est-il normal que les sites d’information soient toujours dans l’incapacité de faire payer leurs contenus ? Un manque à gagner inestimable pour tout le monde. Financer des enquêtes, des reportages nécessite des moyens financiers conséquents. Notre prétention est de continuer à faire du journalisme au service du public, en étant capables d’animer le débat public de façon intègre et pluraliste. Nous attendons de nos lecteurs qu’ils nous accompagnent dans notre pénible tâche et qu’ils acceptent que l’effort financier qui leur est demandé renforcera la presse de qualité dans notre pays.*Edito: Omar Belhouchet *Directeur d’el watan / dimanche 05 février 2017

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*Le quotidien El Massa: comment survivre?

La presse publique est-elle dans le désarroi ? En tout cas, si l’on se réfère à l’initiative, une première du genre, que vient de prendre le directeur du quotidien arabophone El Massa, l’on serait en effet en droit de s’interroger.

Le premier responsable du journal El Massa, Larbi Ouanoughi, a proposé aux partis politiques qui participent aux élections législatives du 4 mai, toutes obédiences confondues, «une couverture payante» de leur campagne électorale. C’est ainsi que dans une correspondance datée du 12 février adressée aux partis politiques, le journal a soumis la proposition d’un partenariat dans le cadre de la campagne électorale. Il s’agit plus concrètement de mobiliser un journaliste pour couvrir les meetings choisis par ces formations politiques et de la publication des reportages et toutes les activités que ces entités jugent utiles et importantes dans le cadre de leurs campagnes, en échange de la publicité à placer dans le journal. Aussi ahurissant que cela puisse paraître, en clair El Massa propose carrément de conclure un accord en fixant un budget forfaitaire qui couvre toute la campagne. Contacté, le directeur de publication d’El Massa confirme l’envoi de la lettre aux partis politiques sans aucune exception. Une vingtaine au total. «Le RCD est un parti que je respecte énormément. Je respecte également son président, Mohcine Belabbas. Mais cette lettre a été envoyée à tous les partis politiques qui prennent part au rendez-vous électoral du 4 mai, dont le FLN, le RND et le MSP. Nous ne comprenons pas pourquoi le RCD a médiatisé une telle action», tient à préciser M. Ouanoughi. Selon lui, des partis avaient demandé à El Massa d’assurer la couverture de tous leurs événements, notamment leurs meetings et leurs  déclarations. «Certains partis voulaient insérer des placards publicitaires de manière gratuite parce que nous sommes un organe public. El massa est certes un journal public, mais aussi et avant tout une entreprise économique et commerciale, autonome et indépendante dans toute sa stratégie et sa ligne éditoriale», tranche M. Ouanoughi. Il ne cache pas que son entreprise passe par une crise inédite et pour survivre il doit contourner le problème en cherchant d’autres financements. Il dit avoir sollicité non seulement les partis politiques pour la publicité, mais aussi les entreprises privées et publiques.  El massa n’a jamais reçu de budget de l’état Le responsable d’El Massa s’est plaint de n’avoir jamais reçu de budget, ni aide de l’Etat comme c’est le cas pour l’agence de presse officielle APS ou la Télévision nationale. «On vit de nos ressources publicitaires et de nos ventes. Nous sommes une entreprise économique et nous vivons la même galère que la presse privée», avoue-t-il. El Massa continuera, rassure son directeur général, à assumer sa mission de service public. «Toute la presse nationale doit assurer un minimum. C’est notre conviction. Sauf qu’il y a 73 partis. Comment couvrir plus de 5000 meetings alors que nous avons une trentaine de journalistes ?» s’est-t-il demandé. Il  affirme que son journal a proposé aux partis politiques de désigner un journaliste pour les accompagner durant toute la campagne électorale en vertu d’un contrat d’accompagnement. «Nous diffusons l’information publique, mais pas la propagande. Les communiqués, déclarations, les reportages au niveau des permanences seront considérés comme de la publicité et doivent être rémunérés.» Le directeur général d’El Massa estime que son initiative n’est pas une nouveauté puisque cela se fait aux Etats- Unis et en Grande-Bretagne et elle n’est pas contraire à la loi. Des propos que ne partage pas Belkacem Mostefaoui, professeur et directeur de recherche de l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information, qui qualifie cette opération unique dans les annales de la presse de vrai scandale sur le plan politique et une gifle pour le ministre de la Communication, M. Grine, qui ne cesse de donner des leçons de professionnalisme, de déontologie et d’éthique aux journaux et aux journalistes. «Parmi les 130 journaux que compte le paysage médiatique et en dépit de l’étouffement que connaît la presse privée, il faut que ce soit un journal gouvernemental de droit public qui opère une telle action, qui va à contre-courant des principes les plus élémentaires des règles de déontologie», note M. Mostefaoui.*Nabila Amir / el watan / lundi 20 février 2017

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*un tableau sombre de l’état des libertés en Algérie.

selon Amnesty international

Comme attendu et au regard des multiples violations des libertés et des droits de l’homme qui ont rythmé la chronique algérienne durant l’année de 2016, le rapport annuel de Amnesty international dresse un tableau sombre de l’état des libertés en Algérie.

Rendu public aujourd’hui, 22 février 2017, l’ONG de défense des droits de l’homme juge que les autorités algériennes « ont restreint la liberté d’expression, d’association, de réunion et de religion » et que des  » détracteurs pacifiques du gouvernement, notamment des défenseurs des droits humains, ont été poursuivis dans le cadre de procès inéquitables. » Amnesty international elle-même non autorisé en Algérie estimé que le gouvernement  » cherchait à affaiblir les organisations locales et continuait de bloquer leur enregistrement » accable l’organisation.

Elle regrette également l’impunité dont bénéficie les responsables d’atteintes graves aux droits l’homme. Le rapport qui couvre les domaines liés aux libertés publiques et individuelles s’élève contre la loi sur les associations qui impose des « restrictions arbitraires » qui frappent les associations et les risques qu’encourent les militants associatifs appartenant à des organisations non reconnues. Amnesty énumère les cas où des manifestants sont poursuivis et condamnés à des peines de prison ferme pour avoir manifesté dans la rue notamment dans la wilaya de Tamenrasset.

Au chapitre de la liberté d’expression, la situation n’est guère reluisante remarque l’ONG. Elle en veut pour démonstration la condamnation de la militante de la ligue algérienne de Défense des doits de l’homme Zoulikha Belarbi condamnée pour avoir publié sur son Facebook une photo-montage du président Bouteflika avec des membres de son gouvernement. Elle a écopé de six mois de prison. L’affaire du KBC et l’arrestation de son directeur Mehdi Benaissa et Nouria Nedjai et leur condamnation en est un des épisodes marquant la régression en matière de la liberté d’expression enregistré l’année passé.

Mais le cas qui restera comme une tache noire sur le fronton de la république était la mort du journaliste mohamed Tamelt en détention. Rappelant les conditions de son emprisonnement, Amnesty international accusé les autorités de « ne pas mené d’enquête adéquate sur les allégations selon lesquelles il aurait été battu en détention, sur son traitement en prison et sur sa mort ». (…)

Le rapport rappelle l’avertissement du Comité des droits de l’homme de l’ONU qui avait accusé l’Algérie d’avoir « violé » les articles 2, 7 et 9 du PIDCP. Amnesty international a mentionné d ans son rapport annuel les conditions désastreuses de l’accueil des migrants et des réfugiés qui ne bénéficient d’aucune loi protégeant le droit d’asile. En somme, le rapport de l’ONG des droits de l’homme confirme la régression d’année en année de l’état des libertés dans en Algérie.*source: el watan / mercredi 22 février 2017

***Hassina Oussedik :

« les lois algériennes permettent de porter atteinte aux libertés »

Amnesty International a rendu public, aujourd’hui mercredi, son rapport annuel sur la situation des droits humains dans le monde. Une occasion pour Hassina Oussedik, directrice de la section locale d’Amnesty, de pointer du doigt les « lacunes » de la législation algérienne, en matière de respect des libertés.

« Les lois algérienne permettent de porter atteintes aux libertés », a déclaré Hassina Oussedik lors d’une conférence de presse, tenue ce matin à Alger. Elle a cité, en ce sens, le code pénal notamment les articles 144 bis et 146 qui prévoient des peines privatives de liberté à l’encontre de personnes accusées d’outrage au président, à l’islam ou aux valeurs de la nation. 

« Il est important que l’Algérie change ces dispositions », a estimé la directrice d’Amnesty en Algérie, rappelant que des militants, à l’exemple de Fekhar et des blogueurs sont en prison, en vertu de ces lois qui ont causé le décès du journaliste Mohamed Tamalt. « Les réseaux sociaux sont une nouvelle forme de communication qu’aucun Etat ne peut contrôler », a-t-elle affirmé.La dernière mission des enquêteurs internationaux d’Amnesty en Algérie remonte à 2005. « Nous avons demandé des visas mais nous n’avons pas eu de réponse. Nous attendons… », a indiqué Hasssina Oussedik à Elwatan.com. mercredi 22 février 2017

 

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*Le Rassemblement pour la culture et la démocratie prône la suppression du ministère de la Communication 

****La formation de Mohcine Belabbas propose “l’installation d’une autorité de régulation de la presse écrite autonome pour éviter toute interprétation de la loi dans le sens qui met cette instance sous la coupe des pouvoirs publics”.

d-le-rcd-prone-la-suppression-du-ministere-de-la-communication-03fb5 journaux *Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) a dévoilé, hier, la partie de son programme électoral relative aux médias et à la démocratie. Outre la dépénalisation des délits de presse, le parti, qui a sérié les problèmes et les contraintes qui gênent l’émancipation de la presse, préconise de supprimer le ministère de la Communication et de confier la gestion du secteur à des autorités de régulation. Le RCD propose “l’installation d’une autorité de régulation de la presse écrite autonome pour éviter toute interprétation de la loi dans le sens qui met cette instance sous la coupe des pouvoirs publics. Cette mesure peut constituer le début d’une certaine crédibilité de la presse publique car dans tous les pays du monde c’est elle qui assure la neutralité et l’équilibre de l’information. Quant au reste de la presse, il ne peut être que privé”. La loi sur l’information prévoit cette autorité, mais le ministre de la Communication ne s’empresse pas de la mettre sur pied. Le parti de Mohcine Belabbas prône également de “soustraire les demandes d’agrément de la bureaucratie par la concrétisation du régime déclaratif par le biais d’un simple constat d’huissier de justice. Cette mesure participe aussi de la lutte contre la médiocratie générée par le refus de l’octroi d’agréments aux nouveaux titres non clientélistes”. Partisan de la liberté de la presse et d’expression, le RCD estime que la presse écrite a besoin de bénéficier des aides directes et indirectes. Des aides, précise-t-il, qui doivent être gérées dans la transparence. “L’argument de l’aide par la publicité de l’Anep ne tient pas. Cette manne sert essentiellement d’instrument de contrôle et de pression.” Aussi, le parti appelle à mettre fin au monopole de l’Anep et laisser aux annonceurs le libre choix du support et du titre qui leur convient. Dans la même logique, le RCD prône le système déclaratif pour la création des journaux. S’agissant de l’audiovisuel, le parti relève l’urgence de publier “l’appel à soumission pour délivrer les agréments sur la base du cahier des charges adopté par le gouvernement relatif aux chaînes de télévision. Il n’est pas normal que la TDA ait acheté des fréquences sur des satellites étrangers, payés par l’argent public, sans les exploiter pour un retour de l’investissement. La notion de chaînes ‘tolérées’ est une entorse à la loi. Elle décourage dans les faits les meilleurs investissements dans ce domaine”. Dans son appréciation de la situation des médias le RCD note que “la presse écrite est prise entre deux feux : d’un côté le régime ne peut plus supporter les charges des titres qui vivent de la publicité de l’Anep, de l’autre ce même régime a peur des titres qui se sont affranchis de cette dépendance financière. Des pressions sont exercées sur les annonceurs privés pour les dissuader de publier leur message dans ces journaux qui continuent, malgré tout, à être les plus suivis par le grand public (…) Les journaux sont toujours sous pression, fiscale ou politique, et les journalistes sont sous-payés et non protégés. Une situation qui instaure de fait l’autocensure dans la majorité des rédactions. Pour ne pas démentir cette tendance au verrouillage, le gouvernement a annoncé la préparation d’un nouveau dispositif pour contrôler la presse électronique, en obligeant les sites d’information à avoir leur hébergement en Algérie”. Pour le parti, les médias audiovisuels vivent les mêmes difficultés.*Liberté / lundi 20 février 2017

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*La journaliste algérienne Samira Mouaki, a été blessée ce matin du lundi 13 février 2017, par un sniper d’un groupe terroriste affilié à Daech, à Mossoul en Irak. *Samira Mouaki, journaliste à la chaine EchouroukNews, se trouvait en Irak depuis plusieurs jours, afin de suivre la libération de la région de Moussoul par l’armée irakienne.Selon La chaine Echourouk News, la journaliste aurait été atteinte d’une balle à la tête. Elle serait actuellement dans un état comateux, à l’hôpital de Baghdad, ou elle a été transférée.*el watan.com / lundi 13 février 2017 *****La journaliste algérienne, Samira Mouaki, blessée en Irak alors qu’elle couvrait les combats Daech et des milices irakiennes, est sortie du coma, selon plusieurs sources médiatiques. Des journalistes irakiens ont notamment partagé sur les réseaux sociaux des vidéos de la journaliste ayant repris ses esprits, à l’occasion de la visite d’un haut responsable du ministère irakien de la Santé. Correspondante de plusieurs télévisions arabes, Samir Mouaki couvrait notamment les combats de “Hachd echaabi”, une milice populaire, contre Daech. Elle était souvent embarquée sur des terrains de combat avec la milice “Hachd echaâbi”. Une attitude qui lui a valu des critiques de certains médias, notamment en Algérie, oùla chaîne Echourouk TV l’a licenciée, accusant de proximité avec les chiites.Avant l’Irak, Samira Moukai avait couvert des combats entre les factions libyennes. Elle avait notamment rapporté des détails de combat de la bataille de Syrte que menaient des groupes armés contre les terroristes de Daech.*algerie-focus /  lundi 13 février 2017

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*La Presse indépendante en sursis

La presse algérienne traverse une mauvaise passe. Fléchissement des recettes publicitaires, rareté des annonceurs, monopole étatique sur la publicité institutionnelle, augmentation de la TVA…

cela va de mal en pis pour l’ensemble des titres, notamment de la presse papier. Les journaux, privés surtout, sont réduits à quémander quelques placards publicitaires pour survivre. La situation dure depuis au moins deux ans. Comme le pays, les médias aussi sont frappés de plein fouet par la crise économique qui a conduit un certain nombre de titres à mettre la clef sous le paillasson. Et la situation risque de s’aggraver au cours de l’année, ce qui n’augure rien de bon pour l’ensemble des quotidiens. Outre la rareté de la publicité émanant des annonceurs privés, les médias font face à une terrible pression fiscale qui risque de les asphyxier à moyen terme. En effet, les dispositions de la loi de finances 2017 ne pèsent pas lourd uniquement sur les ménages. Les entreprises de presse en pâtissent également, en voyant leurs charges s’alourdir encore davantage. La double augmentation de la taxe sur la publicité complique leur tâche. En vertu de la nouvelle loi de finances, la TVA imposée sur la publicité s’élève à 30%, dont 10% relèvent de la nouvelle taxe spécifique aux produits fabriqués à l’étranger. Cela n’est pas sans conséquences sur les annonceurs qui seront, sans doute, contraints à réduire de manière conséquente leurs budgets publicitaires. Certains titres tentent déjà de faire face à cette nouvelle crise, en augmentant le prix de leur journal, comme c’est le cas des quotidiens El Watan et Liberté. D’autres pourront suivre dans les semaines à venir. Mais cette solution ne suffira qu’à leur permettre de subsister. Car les charges sont beaucoup trop lourdes à supporter. Sérieuses menaces sur la liberté de la presse Depuis le début de l’année 2016, de nombreux journaux ont été obligés, en raison du manque de financements, de supprimer des emplois ou mettre fin à leur aventure dans certains cas. Pour l’année en cours, la situation commence à devenir plus compliquée, même pour les journaux publics qui voient leurs espaces publicitaires se rétrécir gravement. Considérée dans le monde comme un des leviers de la démocratie, la presse en Algérie est menacée dans son existence. S’ils ont résisté pendant longtemps aux pressions du pouvoir, les médias indépendants risquent de ne pas sortir indemnes de cette crise économique qui va en s’aggravant. La liberté de la presse et le droit du citoyen à l’information sont sérieusement menacés. Et devant cette situation, le pouvoir joue au spectateur. Aucune solution n’est proposée pour soutenir les médias dans cette épreuve. Pis encore, il maintient illégalement le monopole sur la publicité institutionnelle. Confiée obligatoirement et exclusivement à l’Agence nationale d’édition et de publicité (ANEP), cette publicité est distribuée de manière occulte et en violation des lois en vigueur en matière économique et commerciale. C’est ce qu’a relevé notamment l’avocat Mohamed Brahimi. Dans une contribution publiée sur les colonnes d’El Watan en novembre 2014 sous le titre «L’hégémonisme de l’ANEP sur la publicité institutionnelle : un monopole en marge de la loi ?» il relève, en épluchant les textes de loi, le caractère illégal de cette mesure. «S’agissant du monopole sur la publicité institutionnelle exercé par l’ANEP, il n’y a aucun doute qu’on se trouve devant un cas flagrant de monopole et de concurrence déloyale, puisque l’agence détient l’exclusivité absolue de la distribution des annonces publicitaires des annonceurs publics, ce qui fausse la libre concurrence et constitue une violation de la loi, en l’occurrence le décret 88-201 du 18 octobre 1988, mais surtout une violation des dispositions de la loi relative à la concurrence, notamment la violation de l’article 1 qui interdit les pratiques anticoncurrentielles tendant à restreindre ou à fausser le jeu de la libre concurrence ou à limiter l’accès à un marché», explique-t-il. *Madjid Makedhi / el watan /dimanche 05 février 2017

***Les charges s’alourdissent Au moment où de nombreux titres de la presse nationale se plaignent de l’asphyxie financière due, notamment, à la baisse des rentrées publicitaires, une nouvelle mesure fiscale, introduite dans la loi de finances 2017, est venue augmenter la pression sur les entreprises de presse, déjà fragilisées.

Instituée par l’article 65, cette mesure prévoit, en effet, «une taxe spécifique sur les contrats de production, ainsi que sur la diffusion de publicité dont la réalisation est effectuée à l’étranger, faite au profit de produits non fabriqués localement». Le taux de cette taxe, précise l’article, «est de 10%, incluse dans l’assiette de la taxe sur la valeur ajoutée». Les professionnels du secteur relèvent, d’abord, le flou qui entoure cette nouvelle disposition, en ce sens que les modalités de son application ne sont toujours pas connues. L’article en question précise d’ailleurs que «les modalités d’application du présent article sont fixées, en tant que de besoin, par un arrêté du ministre chargé des Finances». Tout en rappelant qu’une taxe supplémentaire de 1% est déjà appliquée sur la publicité, Riad Aït Aoudia, directeur de l’agence MediAlgeriA, spécialisée dans l’achat d’espace publicitaire affirme : «Aujourd’hui, c’est encore le flou. On attend les précisions du ministère des Finances pour voir plus clair.» Selon lui, les agences intermédiaires se sont toujours acquittées de 1% de taxe supplémentaire, même si la disposition l’ayant instaurée n’est pas claire sur cet aspect. C’est pourquoi, précise-t-il, «des circulaires d’application sont nécessaires pour lever ce genre d’ambiguïté et savoir qui doit supporter cette nouvelle taxe de 10%». Quant à son utilité, il relève le risque de voir cette disposition augmenter les contraintes qui pèsent sur l’entreprise, dans la mesure où toute charge supplémentaire pourrait freiner son développement. «La publicité est un investissement mais, dans notre pays, elle n’est pas considérée comme telle. Si l’investissement est alourdi par les taxes, cela ralentira inévitablement la croissance de l’entreprise et, partant, de l’économie en général», explique notre interlocuteur. Et de noter que si cette taxe doit être supportée par l’annonceur lui-même, il est plus que probable que les entreprises se verraient obligées, en ces temps de crise, de procéder à des coupes sur le budget consacré à la publicité. Les premiers à pâtir de cette situation seront les médias qui tirent de la publicité leur principale source de financement. «Alors que le volume des annonces est en chute depuis quelques mois, une telle taxe ne fera qu’aggraver la situation», nous dit un autre spécialiste du marché publicitaire en Algérie. Chiffres à l’appui, il affirme qu’un recul sensible est d’ailleurs constaté dans le secteur automobile, principal pourvoyeur de publicité : «Rien que pour ce secteur, les investissements en publicité dans la presse (les quotidiens) sont passés de 5 739 387 604 DA, en 2015, à 3 794 601 262 DA en  2016.»  Il faut savoir, par ailleurs, que les entreprises de presse sont soumises à une taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont le taux a augmenté de 2 points, passant, depuis le 1er janvier 2017, de 7% à 9%. Pour les organes disposant de rotative, la charge est encore plus importante, puisqu’en raison de la dévaluation de la monnaie nationale, l’importation du papier, qui constitue la matière première pour la confection des journaux, coûte énormément plus cher et les coûts d’impression deviennent de plus en plus lourds à supporter. Ne jouissant ni d’abattement fiscal ni d’aucune mesure particulière de soutien financier de la part des pouvoirs publics, beaucoup de titres de la presse nationale se trouvant dans une situation financière précaire risquent ainsi leur survie. Se référant aux pratiques bien ancrées depuis des décennies déjà en Occident, mais aussi dans certains pays d’Afrique, des spécialistes rappellent que le secteur de la presse, de par le monde, est devenu l’un des plus soutenus par les gouvernements. En France, par exemple, la presse imprimée bénéficie d’un taux de TVA super réduit de 2,1%. En Belgique, ce taux est de 6%,  alors que l’Espagne applique un taux préférentiel de 4%. En Algérie, un fonds d’aide dédié à la presse, promis depuis bien longtemps par les autorités, n’a jamais vu le jour. Le ministre de la Communication, Hamid Grine, a indiqué, en novembre dernier, qu’il évoquerait les étapes de la mise en place de ce fonds «au moment opportun». En attendant, certains éditeurs se voient contraints d’augmenter leur prix de vente pour compenser, en partie, les charges de plus en plus lourdes et la désaffection des annonceurs.*Lyes Mechti /  el watan /dimanche 05 février 2017

**Virage numérique et concurrence des réseaux sociaux

L'internet mobile trop cher par manque de concurrence

L’explosion de la popularité et de l’influence des réseaux sociaux, et en premier lieu de facebook, est sans doute, avec la montée en puissance de l’accès mobile, la tendance de fond la plus marquante et la mieux partagée en Algérie. Des millions de SMS échangés la nuit de Noël

Facebook redéfinit la manière dont l’information est consommée et partagée et s’est imposé comme un incontournable outil de promotion de leur contenu pour les sites d’information, ainsi qu’un levier pour créer des communautés autour de marques média. Les médias traditionnels ont réussi graduellement à faire migrer leur audience historique vers leur présence en ligne. El Watan a été l’un des premiers médias algériens en ligne (depuis 1997). La création de la version électronique avait pour but de toucher le maximum de lecteurs et de garder le lien avec les lecteurs en Algérie et ailleurs. En 2008, le journal a introduit des vidéos et un fil d’actualité suivis, en 2009, par la création d’une petite rédaction dédiée au web. En 2010, il a procédé à une refonte du site pour accueillir un enrichissement de l’offre éditoriale et des productions multimédia, même si 80% des contenus du site continuent à provenir de l’édition papier. Le site possède une version mobile : 30% de son audience provient des smartphones ou des tablettes. L’accès permanent et instantané aux contenus, à travers des supports variés (mobile, tablette, PC, télé connectée), constitue une révolution : le lecteur est maître de son temps. Il est aussi sollicité en permanence par eux : les alertes, le flux des réseaux sociaux et du web. On a affaire de plus en plus à un contenu évolutif qui change en permanence par réactualisation et adaptation aux publics et aux moments de réception. Il y a deux temporalités distinctes par rapport à la culture d’un quotidien et deux dimensions-clefs : la réactivité et l’anticipation qui vont de pair et qui sont toutes deux des conditions de la réussite d’audience. Il y a un passage d’un journal comme objet fini, homogénéisant, constituant un tout à un flux continu d’informations, hétérogénéisant. Face à cette dissémination, chaque contenu est en concurrence avec d’autres, ce qui soulève la question de la marque média, de sa cohérence et de sa singularité. Riad Aït Aoudia, directeur de l’agence MediAlgeriA, nous donne son éclairage à travers quelques chiffres : «Lors de la dernière étude Immar (2015), 13% de la population déclarait lire la presse sur internet, ce chiffre est très probablement en nette hausse au vu de l’augmentation du nombre d’abonnements internet (+83%) dus notamment à la 3G et aux efforts d’infrastructures mises en place. Avec plus de 16 millions d’abonnés 3G en 2015, on imagine aisément l’importance du mobile dans l’accès aux sites d’information.» Selon lui, «la presse doit se réinventer en matière de contenu web, le brand content, les sponsorings, les applications, sont une réelle source financière complémentaire à l’achat classique. Les journaux doivent cesser la logique de ‘‘j’augmente mon prix pour compenser mes pertes’’, les annonceurs sont de plus en plus attentifs au coût/contact, et dans notre marché, les autres médias et particulièrement la télévision offrent des opportunités de plus en plus avantageuses, qui ont fait transférer une partie des budgets des annonceurs de la presse vers les autres médias». Quelques quotidiens ont décidé de mettre la version du jour en ligne à partir de 10h pour préserver le marché de la presse imprimée. Mais la gratuité est mortelle. El Watan reste fortement pénalisé par le fait que les sites des journaux en ligne ou la presse électronique en général sont gratuits. Le retard catastrophique du paiement électronique n’a pas permis d’aller vers la monétisation du contenu en ligne alors qu’il y a quand même pour les sites, qu’ils soient des sites de journaux ou autres, une ressource financière à tirer de ce qu’ils produisent. S’adapter en créant de nouvelles temporalités Cette solution peut être envisageable avec le lancement par Algérie Poste de la carte de paiement électronique Edahabia qui permet d’effectuer tous types de transactions financières et commerciales via internet et le paiement électronique via les banques. Reste à savoir si les Algériens sont prêts à payer sachant qu’il y a déjà un grand handicap : la connexion à internet est déjà chère comparativement aux autres pays du Maghreb. Autre remarque : la majorité des journaux électroniques et sites web d’information sans édition papier (ou pure players) n’ont pas un business model clair. Certains font travailler au noir des journalistes et manquent de transparence. Le modèle économique doit être revu, car le mode de consommation des médias a changé, en particulier pour le contenu rédactionnel. Il s’agit d’aller au-delà de l’exposition du contenu écrit, capter l’attention et augmenter la lecture des informations. La mission du journaliste n’est plus de produire de l’information, il a un rôle d’agrégation et de récupération de l’information. Sur le plan international, les spécialistes de la question citent le titre économique Les Echos qui a réussi son virage dans le numérique. Le titre est l’un des plus digitalisés de la presse française, la version PDF du quotidien représentant près de 20% des ventes ; 30% de sa diffusion est faite purement en numérique et en vente mixte, c’est-à-dire abonnement papier numérique, il arrive à plus de 75%. 78% des lecteurs rentrent dans Les Echos par le numérique qui permet l’extension de l’activité et l’ouverture de nouveaux marchés, le public est plus large et plus jeune. C’est une révolution dont on ne peut plus se passer. La façon de travailler change. S’adapter consiste surtout à créer de nouvelles temporalités. Le défi consiste à proposer des contenus adaptés aux nouvelles exigences des consommateurs dans une société d’abondance, mobile et ultra-connectée. Les gens sont de plus en plus exposés à du contenu écrit sur les supports digitaux (PC, mobile, tablette…) surtout avec les réseaux sociaux, et forcément en consomment plus souvent. Rappelons dans ce contexte que sur une population de 40 millions, 18 millions sont des internautes, 16 millions sont sur les réseaux sociaux et que l’Algérien passe en moyenne 3h/jour sur ces réseaux. Le journaliste est devenu un producteur d’information parmi d’autres (citoyens, militants, chercheurs). L’internaute devient producteur, source et commentateur. Mais le journaliste professionnel est obligé de se recentrer sur les bases du journalisme : la vérification et le recoupage de sources.  A présent, les gens ne cherchent plus l’info, car c’est l’info qui vient à eux. Les habitudes changent, et ils abandonnent progressivement le papier. Ce problème s’est posé ailleurs, et les éditeurs ont effectivement dû trouver de nouveaux modèles économiques pour monétiser leurs contenus. D’abord sur l’offre, avec une digitalisation des plateformes et des contenus, mais également dans la segmentation de ces derniers. On ne trouve pas le même contenu sur le format papier et sur le format électronique. Le format papier s’est progressivement transformé en un média où les gens viennent chercher (et trouver) plus qu’une information souvent minimaliste qu’on retrouve sur le digital. La tranche d’âge la mieux représentée se situe, dans la majorité des journaux en ligne, entre 18 et 44 ans. Il y a également un pourcentage des lecteurs qui accèdent aux versions en ligne via les terminaux mobiles (smartphones, tablettes). Cela signifie une transformation dans les modalités de réception et de consommation de la presse écrite.  Sur le plan économique, une question pertinente se pose : la publicité papier est-elle menacée et qu’en est-il de la pub en ligne ? Même si dans notre marché, ce n’est pas encore très clair, nous n’échapperons probablement pas à la règle et, ici comme ailleurs, la tendance ira au déclin de la publicité papier au profit du digital.*Kamel Benelkadi / el watan /dimanche 05 février 2017

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* Utilisation des réseaux sociaux :

Les Algériens suivent les tendances mondiales

Il n’y a pas un espace où autant de points de vue et de sensibilités différentes peuvent se retrouver, même s’ils peuvent être fragmentés.

Facebook est le premier média en Algérie. En moins de vingt ans, le virtuel est devenu le réel. Ce qui se passe sur le réseau est quasiment devenu palpable (sur son smartphone), tangible (c’est écrit ou pris en photo), concret (tout le monde le sait ou le dit). Il n’y a pas un espace où autant de points de vue et de sensibilités différentes peuvent se retrouver, même s’ils  peuvent être fragmentés. C’est la principale observation faite par El Kadi Ihsane, directeur d’Interface Médias, qui édite le site Maghreb émergent lors du lancement de FanZone.dz, le premier classement des pages facebook de contenu algérien, à partir de données statistiques et de moteurs de recherche disponibles sur le web. C’est dire qu’avec 17 millions d’utilisateurs facebook, on est face à un phénomène social et qu’il y a par conséquent nécessité de développer des études et des analyses pour comprendre ce qui s’y passe. On peut donc véritablement parler d’un agent socialisateur en ce qui concerne le réseau. En effet, celui-ci, au même titre que la famille et les amis, influence nos comportements et nous fait adopter de nombreuses valeurs dans le but de nous intégrer à la société. Selon lui, «il y a une crise du contenu en Algérie, nous avons des tuyaux qui deviennent de plus en plus performants, mais nous sommes en face d’un vide abyssal quand il s’agit des contenus produits par les Algériens et pour les Algériens et facebook est le premier lieu où ce contenu existe. Cette data peut intéresser tout le monde et en particulier les entreprises». Certes, les médias se plaignent que facebook détourne une partie du budget publicitaire qui, d’habitude, leur était destiné, c’est une réalité, mais il est tout aussi vrai qu’aujourd’hui les entreprises, qui se sont intéressées à la communication digitale et qui communiquent beaucoup sur facebook, n’ont pas résolu pour autant leur lien avec leurs clients. Les médias ont un avenir certain dans le contexte des réseaux sociaux. De son côté, Younès Sâadi, partenaire consultant, spécialisé dans l’économie digitale a déclaré : «Si on consulte ce qui se fait sur facebook, il y a un contenu aléatoire et amateur. Il suffit de l’identifier et de le mettre en valeur : on a des pages spécialisées dans la météo, la circulation routière et les soins conseils.» Il a constaté néanmoins beaucoup d’usurpation d’identité. Deux exemples parmi d’autres : le syndicat Cnapest et Abderrezak Makri, président du MSP. Les multinationales sont les plus dynamiques sur les réseaux sociaux. Le classement décèle une montée en puissance des entreprises algériennes, comme Amor Benamor, qui est dans les 10 premiers avec 2 151 399 fans. Les entreprises publiques gardent une attitude frileuse. Les partis politiques sont très peu présents, à l’exception du parti Talaïe El Houriyat, où la personnalité la plus populaire est celle de Ali Benflis. *Kamel Benelkadi /  el watan / 02 février 2017

****************************** d-deces-de-miloud-chorfi-d7646 presse *Décès *Miloud Chorfi,  ancien président de l’Autorité de régulation et de l’audiovisuel (Arav), a rendu l’âme, à l’âge de 64 ans, ce lundi matin 20 février 2017, à Oran à l’Établissement hospitalo-universitaire où il a été hospitalisé au service de pneumologie. ex journaliste sportif à la Télévision nationale, Miloud Chorfi  a occupé plusieurs fonctions, notamment celle de député et porte-parole  du RND avant d’être désigné sénateur au sein du tiers présidentiel et chef du  groupe parlementaire du même parti au Conseil de la nation.  Il a été nommé en septembre 2014 à la tête de l’Autorité de régulation  de l’audiovisuel avant de la quitter fin janvier 2016. Le défunt a été inhumé mardi à Oran. médias *lundi 20 février 2017

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