Archive pour juin, 2017

échos des médias.11

*** échos des médias.11 ***

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*Un spécialiste du journalisme s’en va

Le grand professeur et historien Zahir Haddaden est décédé à l’âge de  89 ans

*une personnalité attachante

La nouvelle est tombée tel un couperet, mais au vu des développements de son état de santé ces dernières heures, la fin était inéluctable. C’est notre ami commun, Tahar Gaïd, tenu constamment informé par les proches parents, qui m’a donné la triste nouvelle.

Son heure était arrivée. Souffrant déjà d’une méchante maladie, contraignante, et dont le traitement lourd l’affaiblissait, Si Zahir luttait courageusement et dignement contre le mal qui le rongeait sans le montrer extérieurement.

Dernièrement, Si Zahir m’a fait l’honneur de venir signer conjointement son livre à Kouba. J’en étais ému de fierté. Son accident domestique a fini par compliquer les choses. A 89 ans, l’enfant de Toudja était diminué et la fracture du col du fémur l’a davantage fragilisé. Il a subi à l’hôpital Aïn Naâdja une opération dont les séquelles ont eu raison de son frêle physique.

Si Zahir nous quitte en nous laissant un bel héritage, à travers ses nombreuses publications et ses livres qui traitent de l’histoire de notre pays et de son immense patrimoine immatériel. Historien, professeur de journalisme, islamologue, Si Zahir a rayonné dans ces domaines grâce à sa large culture, sa pédagogie et son sens de la communicaiton. Des centaines de ses anciens élèves témoignent et louent les qualités humaines et professionnelles de leur maître.

Si Zahir aura regretté une chose: celle de ne pouvoir feuilleter le livre Itinéraire d’un militant, sorti hier aux Editions Dahlab et qui constitue en quelque sorte son testament, puisqu’il y évoque son enfance à Toudja, sa scolarité à Constantine, son cursus médersien, son passage à l’université d’Alger et ses diplômes supérieurs obtenus à Paris. Son cheminement militant n’est pas moins riche, puisque, au PPA, qu’il a intégré très jeune, Si Zahir y a été un fervent défenseur, avant de rallier le FLN, où il a été chargé de confectionner, avec d’autres, à Tétouan et à Tunis, El Moudjahid clandestin.

Si Zahir vouait un respect sans limites à son frère Abdelhafid, dont le portrait trône à l’entrée de son domicile. Abdelhafid Ihaddaden est le premier ingénieur atomicien algérien et l’un des rares spécialistes en physique nucléaire, décédé le 11 juillet 1961 dans l’explosion de l’avion Iliouchine de la compagnie tchécoslovaque qui le transportait de Prague à Bamako via Rabat.

L’avion a été abattu par l’armée française. Abdelhafid y a laissé la vie aux côtés de 8 «cerveaux» algériens. Il avait intégré le FLN en 1956, à l’âge de 24 ans, et est enterré au carré des Martyrs d’El Alia. Si Zahir avait confié à ses proches son désir de reposer près de son frère… Qu’il repose en paix et que Dieu lui accorde Sa Sainte Miséricorde et l’accueille en Son Vaste Paradis. L’enterrement aura lieu ce jour à 13h à El Alia.*Hamid Tahri *el watan / 21 janvier 2018

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***C’est sans aucun doute une grande bibliothèque qui s’en va : le professeur Zahir Iheddaden est décédé aujourd’hui à l’âge de 89 ans, a annoncé l’ancien président de l’APN, Karim Younes sur son compte Facebook. M. Younes n’a pas précisé les causes de son décès. Mais il y a quelques jours, le journaliste, Hamid Tahri qui lui a consacré un portrait dans El Watan a indiqué que le professeur était « hospitalisé à Aïn Naâdja, suite à une chute à son domicile, qui lui a occasionné une opération chirurgicale subie avec succès ».

Originaire de Toudja (Bejaïa), Zahir Iheddaden était à la fois historien, enseignant et ancien journaliste. Licencié d’arabe de la faculté d’Alger, il était militant de l’UDMA et du FLN. Il a également fait partie de l’équipe qui animait la rédaction d’El Moudjahid à Tunis et à Tétouan, pendant la révolution.

À l’indépendance, il se retire de la politique. Il est parmi les fondateurs de l’École normale supérieure de Kouba et de l’École supérieure de journalisme où il a longuement enseigné. Zahir Iheddaden est également auteur de plusieurs ouvrages dont notamment « Histoire de la presse indigène en Algérie, des origines jusqu’en 1930 », « La presse écrite en Algérie de 1965 à 1982 », ou encore « Bejaïa à l’époque de sa splendeur » et « L’histoire des colonisés du Maghreb ».

Sa mort intervient à la veille de la sortie chez les éditions Dahleb d’un ouvrage intitulé « Itinéraire d’un militant ». « Le livre témoignage de notre professeur et mon directeur de thèse Zahir Ihaddaden paraîtra demain aux éditions Dahleb, un livre fort intéressant qui raconte entre autres sa rencontre avec un des tueurs de Abane Ramdane, lequel a agi, selon notre professeur, sur ordre sans connaître le nom de la victime », écrit aujourd’hui sur son compte Facebook, un de ses élèves, actuellement enseignant à l’École supérieure de journalisme, Redouane Boudjemâa.*tsa /  samedi 20 janvier 2018

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Liberté d’expression : Autoritarisme d’un autre âge

Notre confrère croupit en prison depuis une année : 

     Libérez Saïd Chitour !

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le 05.06.2018   échos des médias.11 dans presse- infos- communication trans trans audience dans presse- infos- communication trans ness.stah

Aujourd’hui, 5 juin 2018, est un bien triste anniversaire. Mon fils Saïd Chitour est incarcéré depuis une année. 365 jours ! (…)

Alors que les mères profitent de leurs enfants en ce mois sacré de Ramadhan, moi je pleure à chaque rupture du jeûne.

Sa femme, mes petits-enfants et moi-même cachons nos larmes pour protéger les enfants de Saïd, mon fils. Je désespère à mon âge, 83 ans, et d’énormes problèmes de santé, de serrer de nouveau mon fils dans mes bras, mon rêve le plus cher.»

Ces mots sont tirés de l’émouvante lettre ouverte adressée par la maman de Saïd Chitour au président de la République alors que notre confrère boucle, ce mardi 5 juin, une année d’incarcération à la prison d’El Harrach.

Saïd Chitour est journaliste et fixeur pour de nombreuses chaînes de télévision. Il a collaboré avec plusieurs médias internationaux de renom dont la BBC et le Washington Post.

Il a été arrêté, rappelle-t-on, le 5 juin 2017, en plein Ramadhan, à l’aéroport international d’Alger, au moment où il rentrait d’un déplacement en Espagne.

Il a été déféré devant le tribunal de Dar El Beïda qui l’a placé aussitôt sous mandat de dépôt. Il est poursuivi en vertu de l’article 65 du code pénal qui dispose : «Est puni de la réclusion perpétuelle quiconque, dans l’intention de les livrer à une puissance étrangère, rassemble des renseignements, objets, documents ou procédés dont la réunion et l’exploitation sont de nature à nuire à la défense nationale ou à l’économie nationale.»

Problème : à ce jour, nul ne sait exactement quelle est la teneur des présumés «documents confidentiels» – comme cela a été dit – qu’il aurait remis à des chancelleries étrangères.

«On ne connaît pas les motifs de cette interpellation-incarcération», déclarait son frère Mohand Tahar à la presse quelques jours après l’arrestation de Saïd. «Mon frère clame son innocence. Il reçoit peu de visites.

Ce n’est que le 26 juin (2017), soit 20 jours après son incarcération, que notre mère et moi avons pu le voir.» (Liberté du 5 juillet 2017) Me Khaled Bourayou, l’un de ses avocats, faisait remarquer dans les colonnes d’El Watan : «Il n’y a aucun document prouvant que ces faits ont été commis.»

Et de préciser : «Pour avoir ce genre de renseignements, il faut accéder aux sources qui les détiennent. Saïd Chitour n’a ni la qualité, ni la fonction, ni le statut pour obtenir ces informations. Ce n’est qu’un simple journaliste fixeur.

Comment aurait-il pu détenir des renseignements classés secret-défense ou d’Etat ? Mieux encore : si Saïd Chitour avait livré des informations de nature à nuire à la défense nationale, pourquoi le ministère de la Défense ne s’est pas constitué partie civile ?» (El Watan du 8 juillet 2017).

«La détention préventive de Chitour est excessive»

Cette affaire remet une nouvelle fois sur le tapis les dysfonctionnements de la justice dans notre pays et le recours abusif à la détention préventive.

Plus d’un mois après son incarcération, l’organisation Reporters sans frontières dénonçait justement l’emprisonnement prolongé de notre confrère en demandant sa libération.

«La détention préventive de Chitour est excessive puisque l’utilisation de cette mesure devrait être exceptionnelle et doit être justifiée par des éléments du dossier clairement énoncés, comme le risque de fuite ou de trouble à l’ordre public, qui ne sont pas réunis ici», pointait l’ONG dans un communiqué daté du 12 juillet 2017.

Il a fallu attendre le 29 octobre 2017, soit près de cinq mois après son incarcération, pour que «l’affaire Saïd Chitour» soit examinée par la chambre d’accusation près la cour d’Alger.

Le 12 novembre 2017, la chambre d’accusation du tribunal de Bir Mourad Raïs rendait son verdict : l’affaire est renvoyée devant le tribunal criminel pour être jugée pour les mêmes motifs, sous le couvert de l’article 65 du code pénal. A ce jour, aucune date n’a été fixée pour la tenue du procès.

RSF a lancé une pétition ainsi qu’une campagne sur les réseaux sociaux sous le hashtag #FreeChitour. «Selon ses avocats, son dossier reste complètement vide», insiste RSF, avant d’alerter : «Chitour risque la prison à vie selon l’article 65 du code pénal.»

Une autre pétition a également été mise en ligne pour demander la libération de Saïd Chitour, accompagnée cette fois d’une première lettre ouverte adressée par Louisa Chitour, la mère du journaliste, au président Boutelika. «Après avoir prié, je viens vous implorer pour m’aider à finir ma vie en paix», écrit Mme Chitour.

Elle note avec stupéfaction : «(Mon fils) est accusé du pire des crimes : celui de trahir son pays !» Mme Chitour se fait alors un devoir de rappeler le long passé patriotique de la famille et sa participation active au combat libérateur : «La maison de mon père Arab Nath Touati était le quartier du GPRA à Tunis.

Amirouche, Benkhedda, Abane Ramdane et bien d’autres (dont des survivants comme le Commandant Azzeddine) étaient dans leur demeure chez mon père.

Mon mari et père de mes enfants a transporté armes et moudjahidine dans sa voiture des Ponts et Chaussées à Bordj Bou Arréridj…»

Elle a tenu à mettre en lumière également le précieux travail de son fils durant les années 1990 : «Monsieur le Président, durant la décennie noire, au moment où une grande partie des intellectuels et journalistes algériens – comme une partie de mes enfants – ont fui la barbarie, Saïd Chitour, comme beaucoup de ‘‘oûchaq El Djazaïr’’ (les passionnés de l’Algérie), a décidé d’y rester.

Il s’est battu, souvent au péril de sa vie, avec sa plume et toute son énergie pour l’image et l’intégrité de l’Algérie. Durant plus d’un quart de siècle, il a fait découvrir les beautés et les grandes richesses culturelles, historiques et artistiques de notre beau pays, non seulement aux journalistes, aux universitaires et chercheurs mais également aux touristes — avant la décennie noire, il était guide touristique.

Beaucoup d’entre eux m’ont appelé ces derniers mois pour me dire que c’est à travers les yeux et la passion de mon fils qu’ils ont appris à adorer notre El Djazaïr.»

Puisse l’appel de khalti Louisa adoucir le cœur de ceux qui lui ont pris son fils…

**Mustapha Benfodil / el watan / 05 juin 2018

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Les deux journalistes arrêtés depuis trois jours dans l’affaire du bateau de Cocaïne du port d’Oran ont finalement été relâchés.

Après avoir été entendus durant deux jours, deux journalistes, Khalef Benhada et Adlène Mellah, travaillant pour le site Algérie direct, sont mis sous contrôle judiciaire. Les deux autres, à savoir Saïd Boudour et le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi ont été relaxés. Ils ont été entendus juste comme témoins. Les deux journalistes, dont l’un est le fils de Belkacem Mellah, ancien secrétaire d’Etat aux sports, sont notamment accusés d’avoir fait le lien entre la saisie de la cocaïne au Port d’Oran et le remaniement effectué au sein du FLN.

Arrêtés il y a quatre jours à Oran

Le journaliste et le lanceur d’alerte libérés

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le 05.06.2018 |  trans sultan.Achour.10 trans tv.algériennes

Six personnes, dont l’ancien et le nouveau propriétaire du site électronique Algérie-Direct, deux de ses techniciens, ainsi que le journaliste et militant des droits de l’homme Saïd Boudour, et le lanceur d’alerte, ancien employé du port d’Oran, Noureddine Tounsi, ont été déférés hier devant le tribunal d’Alger.

 Assistés par un collectif d’avocats de la LADDH (Ligue algérienne des droits de l’homme), les mis en cause ont été entendus par le procureur d’abord qui les poursuit pour deux chefs d’inculpation : «outrage à fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions» et «offense au président de la République», en vertu des articles 144, 144 bis et 146 du code pénal.

En milieu d’après-midi, ils ont tous été renvoyés devant le juge d’instruction qui, après plusieurs heures d’audition, a placé les deux responsables du site électronique, Khellaf Benhadda et Mellah, sous contrôle judiciaire et mis en liberté les quatre autres mis en cause, dont le journaliste et le lanceur d’alerte, gardés d’ailleurs avec le statut de témoins dans le dossier, en attendant la fin de l’instruction. L’affaire, faut-il le rappeler, qui avait démarré à la suite de la publication par le site électronique Algérie-Direct d’un article, où il est fait état de la disparition de 44 kg des 701 kg de cocaïne saisis dans les containers de viande congelée importée du Brésil, en précisant que les 44 kg manquants ont été «dérobés», et qu’il «n’en reste» en réalité que 657 kg. L’article en question a été illustré par une caricature allant dans le même sens de l’idée. Dès vendredi, les services de police ont arrêté à Oran le lanceur d’alerte et le journaliste, puis les ont transférés à Alger, pour être entendus au commissariat de Bab Ezzouar.

Dans ces locaux, l’ancien et le nouveau propriétaire du site électronique ainsi que deux de ses techniciens ont également été entendus sans que personne, au niveau de la Ligue des droits de l’homme, qui suit de près ce dossier, ne soit au courant des circonstances, ni des motifs de ces arrestations et auditions inattendues des services de police. Ce n’est qu’hier, que les six mis en cause ont été déférés devant le tribunal d’Alger. En fin de journée, ils ont tous rejoint leurs domiciles en attendant que l’instruction – qui s’apparente à une montagne qui accouche d’une souris – soit achevée. Dimanche dernier, l’association (non encore agréée) des éditeurs de la presse électronique avait rendu public un communiqué dans lequel elle a dénoncé «l’arrestation brutale et illégale» de Saïd Boudour et exigé sa «libération immédiate», tout en exprimant son «inquiétude» quant au sort réservé au personnel du site Algérie-Direct ainsi qu’à son directeur. ***Salima Tlemçani /  el watan / 05 juin 2018

**Arrêtés à Oran : Un journaliste et un lanceur d’alerte devant le procureur 

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le 04.06.2018 |

L’arrestation manu militari, vendredi dernier à Oran, du journaliste et militant des droits de l’homme Saïd Boudour et du lanceur d’alerte Nourredine Tounsi, et leur transfert, séance tenante, vers un commissariat de la capitale, a fait couler beaucoup d’encre.

Retour sur une affaire sordide qui renseigne à quel point la liberté de la presse, en Algérie, peut être malmenée, et les journalistes en voir de toutes les couleurs. Vendredi dernier, vers 1h, la police se rend au domicile de Saïd Boudour. Ce dernier n’y était pas. On demande aux membres de sa famille de lui dire de se présenter, dès le matin, au 1er étage du commissariat central. Il ne s’y rend pas, préférant temporiser. Au bureau d’Oran de la Ligue algérienne des droits de l’homme, une réunion d’urgence est organisée en début d’après-midi.

Vers 19h30, en sortant du bureau de la LADDH, Saïd Boudour est attendu par une demi-douzaine d’éléments de la police judiciaire qui l’embarquent aussitôt. Au même moment, dans un barrage non loin d’El Hamri, le lanceur d’alerte et ancien employé du port d’Oran, Nourredine Tounsi, est lui aussi interpellé.

Les deux hommes sont conduits directement à Alger, au niveau du commissariat de Bab Ezzouar. Tout porte à croire que leur arrestation est liée à l’affaire de la saisie de 701 kilos de cocaïne qui a éclaté au grand jour le 29 mai, mais rien ne confirme cela. Une chose est sûre : la décision de leur arrestation émane d’une notification d’Alger, et ce sont bien les membres de la police d’Alger qui se sont déplacés jusqu’à Oran pour procéder à leur interpellation.

Le soir même, l’information est diffusée sur les réseaux sociaux, et un élan de solidarité s’improvise aussitôt. Une question se pose : pour quelle raison la police a cru bon d’arrêter, de façon si cavalière, un journaliste et un lanceur d’alerte ? Pour essayer d’avoir des éléments de réponse, nous nous sommes déplacés, hier, au siège du bureau de la LADDH d’Oran, où nous avons été reçu par Ghalem Bouha et Salim Mecheri, deux militants chevronnés des droits de l’homme.

Selon eux, qui parlent au nom du bureau d’Oran de la LADDH, une journée avant l’arrestation de Saïd Boudour et Nourredine Tounsi, les autorités ont fermé le journal électronique Algérie-Direct et ont embarqué, à Alger, le journaliste de cet organe électronique ainsi que l’éditeur du site ( depuis hier, le site est de nouveau accessible, nldr).

Leur arrestation, affirme la LADDH d’Oran, fait suite à un article de ce journal électronique rapportant que 44 des 701 kilos de cocaïne saisis au port d’Oran ont été dérobés et qu’il n’en reste, de ce fait, que 657 kilos. «Saïd Boudour, qu’on a eu au téléphone, nous a déclaré que Algérie-Direct l’avait accusé, auprès de la police, de leur avoir donné cette information, ce qu’il nie absolument», déclarent ces militants de la LADDH d’Oran. D’où le fait qu’on l’ait arrêté.

Quant à Nourredine Tounsi, les raisons de son arrestation restent pour le moins floues, «sauf à lier cette affaire aux alertes lancées par Tounsi Nourredine sur la gestion du port d’Oran et reprises par Saïd Boudour qui viennent de prendre une autre dimension avec l’affaire dite de la cocaïne toujours au même port». C’est en tout cas ce que précise Kaddour Chouicha dans un communiqué de la LADDH paru samedi dernier.

Mais là n’est pas tout : le bureau d’Oran de la Ligue des droits de l’homme, qui est en contact téléphonique avec Saïd Boudour, déclare que ce dernier a été convoqué de sa cellule par des policiers, avant-hier (samedi), qui lui ont posé des questions sur les migrants subsahariens (un sujet qu’il a eu à traiter dans maints reportages), ainsi que sur son activité au sein du syndicat des éditeurs de la presse électronique.

Alors qu’ils devaient être présentés hier au tribunal de Sidi M’hamed, leur présentation devant le procureur a été reportée à aujourd’hui. Deux collectifs d’avocats se sont composés pour les défendre : le premier mené par Me Bouchachi, et le second par Me Badi.

De leur côté, dans un communiqué rendu public hier, les éditeurs de la presse électronique demandent la libération immédiate de Saïd Boudour et de Nourredine Tounsi : «Les membres éditeurs du collectif du SAEPE (en cours de constitution) dénoncent cette arrestation brutale, illégale et exigent la mise en liberté immédiate de Saïd Boudour. Rien ne justifie un tel retour aux pratiques d’un autre âge avec les professionnels de la presse.» En outre, ce collectif exprime son inquiétude face au sort réservé au journaliste du site Algérie-Direct ainsi que son éditeur. **El Kébir Akram / el watan / 04 juin 2018

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L’affaire de la vidéo de Layla Haddad prend de nouvelles proportions

Alger-Bruxelles : la crise diplomatique s’installe

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le 05.06.2018 | 

L’affaire de la vidéo de la journaliste algérienne, établie à Bruxelles (Belgique), Layla Haddad, prend de nouvelles proportions.

 Après la tension, c’est désormais la crise diplomatique entre l’Algérie et son partenaire, l’Union européenne (UE), à qui elle a demandé officiellement «des explications sur le tournage de cette vidéo attentatoire aux institutions du pays dans le Parlement européen».

La réponse de l’ambassadeur de l’UE à Alger, John O’Rourke, convoqué dimanche par le secrétaire général du ministère des affaires étrangères, n’a fait visiblement qu’aggraver la crise qui, selon une source diplomatique algérienne, «s’est déjà installée déjà avec la convocation du diplomate européen».

En effet, sur son compte Twitter, l’ambassadeur a posté sa réplique aux autorités algériennes, dans laquelle il met l’accent sur le principe consacré de la liberté de la presse et d’expression. «Nous avons souligné aux autorités algériennes que les journalistes accrédités auprès des institutions européennes ne parlent pas au nom des institutions, mais en leur propre nom, en ligne avec les principes de liberté d’expression et liberté des médias», explique-t-il dans son tweet.

Cette réponse a suscité la colère du ministre des Affaires étrangères qui réclame une réaction officielle et «respectueuse des règles diplomatique d’usage». «Le message de l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Alger, John O’Rourke, posté sur son compte Twitter après sa convocation au ministère des Affaires étrangères, suite à la diffusion à Bruxelles d’une vidéo attentatoire aux symboles de l’Etat algérien, n’engage que sa personne et ne répond pas à l’objet de sa convocation», souligne d’emblée le MAE. Et d’ajouter :

«L’ambassadeur de l’Union européenne à Alger a été convoqué au ministère des Affaires étrangères où il lui a été signifié l’indignation et la réprobation des autorités algériennes suite à l’utilisation des espaces et des moyens de l’UE à des fins de propagande et l’instrumentalisation de ses symboles pour attenter aux institutions de l’Etat algérien.»

Dans une déclaration à l’APS, Abdelaziz Benali Cherif affirme que l’Algérie attend une réponse officielle de l’UE. «Nous considérons que le tweet de M. O’Rourke n’engage que sa personne et qu’à démarche officielle l’on est en droit de s’attendre à une réponse officielle conformément aux usages et à la pratique diplomatique consacrés», indique-t-il.

Pour lui, «ce tweet, au demeurant aux antipodes des attentes de la partie algérienne, ne répond pas à l’objet de sa convocation, laquelle a consisté exclusivement à demander des clarifications au sujet du détournement par Mme Lefèvre des armoiries de l’UE et des moyens mis par celle-ci à la disposition des médias pour s’en prendre à l’Algérie, à ses symboles et à ses institutions, alors que ces moyens sont censés servir exclusivement à la couverture des activités des institutions européennes.» «Nous demeurons donc dans l’attente d’une réponse aux interrogations soulevées par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères lors de la convocation de M. O’Rourke», indique-t-il.

Qu’est-ce qui justifie toute cette levée de boucliers de la part des autorités algériennes ? Le contenu virulent de la vidéo ou l’endroit choisi pour son tournage ? «Si la vidéo n’avait pas été tournée dans une institution de l’Union européenne et en utilisant des symboles de l’UE, il n’y aurait eu aucune réaction du MAE», explique une source proche du ministère des Affaires étrangères. Selon la même source, «l’Union européenne est tenue de clarifier sa position». «Tout silence serait considéré comme une caution», indique cette source.***Madjid Makedhi /   el watan / mardi 05 juin 2018

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**Vidéo critique de Layla Haddad :

Les autorités algériennes mal à l’aise

La journaliste algérienne Layla Haddad, ancienne correspondante de l’ENTV à Bruxelles, vient de susciter la colère des autorités algériennes.

Sa vidéo, diffusée jeudi dernier à partir du siège du Parlement de l’Union européenne, dans laquelle elle invite le président Bouteflika à mettre fin à cette «image indigne» de l’Algérie renvoyée au monde entier, a titillé les tenants du pouvoir en Algérie qui préparent le 5e mandat. En moins de 4 minutes, la journaliste dit ses quatre vérités sur les 19 ans de règne du chef de l’Etat.

Elle a choisi de commencer son message par un bref rappel des prestations diplomatiques du président Bouteflika en tant que ministre des Affaires étrangères, avant de le ramener à la réalité d’aujourd’hui, où il est réduit, selon elle, «à un objet» entre les mains «de son frère cadet».

«Monsieur Bouteflika, j’étais une enfant lorsque vous avez livré, en 1974, votre mémorable discours devant l’Assemblée des Nations unies. 44 ans passés, et vous voilà assis sur une chaise roulante, le regard hagard et la bouche béante. Monsieur Bouteflika, parler et comprendre sont devenus pour vous un exercice très difficile, voire impossible à mesure que votre maladie avance», déclare-t-elle d’emblée.

Utilisant encore des mots très durs, Layla Haddad dénonce surtout l’usurpation de la fonction présidentielle par le frère cadet du chef de l’Etat, Saïd Bouteflika. «(…) Les barons du régime, dont fait partie votre propre frère, se sont arrogé le droit de disposer de vous. Ne les laissez plus vous soustraire à votre humanité. Si minimes soient encore vos moments de conscience, vous ne devez plus tolérer d’être traité comme un objet», lance-t-elle encore.

Et d’ajouter : «19 ans au pouvoir usent le cerveau et les sabots du mouflon le plus agile. N’est-il pas plus que temps de tracer un trait sur votre parcours. La fonction de président que votre frère a squattée, la croyant un bien vacant, est devenue de votre fait une fonction vacante.»

Ce faisant, la journaliste appelle le chef de l’Etat à mettre un terme à cette situation. «Il est temps que vos apparitions sur les écrans des télévisions du monde entier cessent, en dépit des intérêts économiques et financiers des prédateurs qui vous entourent. L’histoire retiendra, monsieur Bouteflika, que votre dignité et celle de tout un peuple ont été bafouées.»
La colère de l’ambassade d’Algérie à Bruxelles

La vidéo largement partagée sur MSN et Facebook a fait réagir l’ambassade d’Algérie à Bruxelles. Dans un communiqué diffusé vendredi soir, la représentation diplomatique algérienne à Bruxelles dénonce d’abord ce qu’elle appelle «le détournement inacceptable de symboles de l’Union européenne (UE) et du siège du Parlement européen pour attenter à l’honneur et à la dignité des institutions algériennes».

«A la suite de la publication, par une pseudo-journaliste d’origine algérienne, d’une vidéo offensante attentant à l’honneur et à la dignité des institutions de la République algérienne, l’ambassade a effectué ce jour des démarches officielles pressantes auprès des responsables de différentes instances de l’Union européenne (…) pour dénoncer énergiquement le détournement inacceptable des symboles de l’UE et de l’espace réservé par le Parlement européen aux journalistes professionnels», lit-on dans ce communiqué.

L’ambassade regrette aussi que des symboles de l’UE et un siège de l’une de ses institutions aient «servi de cadre à cette misérable mise en scène qui entre dans le cadre de la feuille de route de cet agent invétéré de la subversion et de la sédition». L’ambassade est allée encore plus loin jusqu’à invectiver la journaliste en prétendant que l’ancienne correspondante de l’ENTV à Bruxelles a été congédiée à cause de son «son incivisme» et de son «comportement bipolaire».

L’ambassade, lit-on dans le même communiqué, «déplore l’attitude de cette pseudo-journaliste qui a mis servilement sa voix et sa plume mercenaire au service de puissances étrangères hostiles à l’Algérie». «Dans sa litanie de contrevérités suintant l’aigreur et la frustration, cette ancienne correspondante de l’ENTV à Bruxelles (…) a choisi, pour des considérations purement mercantiles et opportunistes, de vomir sa haine de l’Algérie, ses symboles et ses institutions».**Madjid Makedhi /  el watan / mardi 03 juin 2018

****Procédés d’un autre âge

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le 05.06.2018 | 

La vidéo de la journaliste Layla Haddad a été vue, jusqu’à hier, par cinq millions d’internautes.

Cette déferlante ne s’explique pas par son contenu. Ce qu’elle dit n’est pas nouveau, il est même au cœur du débat politique : une partie de la presse et bon nombre de partis et de personnalités politiques – ainsi que de larges pans de l’opinion publique – demandent régulièrement à Bouteflika de mettre fin à son long règne à la tête du pays, du fait de son état de santé largement détérioré et en raison de l’usure du système politique qu’il a construit à son image et qui a fini par fonctionner au seul bénéfice des clans gravitant autour de lui ou de la fonction présidentielle.

Layla Haddad n’en dit pas plus que les quatorze personnalités algériennes qui, récemment, ont adressé une déclaration au président de la République et elle na va pas aussi loin que le RCD, le FFS, le PT, Talaie El Hourriyet et Jil Jadid, et d’autres encore, qui, régulièrement, font le procès du régime.

Si les autorités n’avaient pas affiché une grande colère publique, la vidéo de la journaliste serait passée inaperçue, ou du moins peu vue. Le pouvoir a eu l’effet inverse de ce qu’il attendait. C’est internet qui gère aujourd’hui le monde et les dirigeants algériens ne le savent pas ou tentent de l’ignorer. Nos citoyens redécouvrent la Toile à une vitesse stupéfiante et font appel à elle pour s’informer et se faire une idée sur les grandes questions se posant au pays. L’opinion publique n’est plus forgée, ou très peu, par les médias ou les courroies de transmission classiques. Il est vain et surtout contre-productif de faire jouer la censure ou la propagande. Les autorités se cassent les dents à chaque fois qu’elles s’aventurent de le faire. Leur réaction, s’agissant de Layla Haddad, a été gratuite, disproportionnée et contre-productive, d’autant qu’a été mise en avant, sans aucune preuve, la thèse du complot – puisée dans le vieux lexique du parti unique – dans lequel serait mêlée la journaliste sous la bannière de l’Union européenne, dont le représentant à Alger a estimé que l’UE n’est en rien «comptable» des déclarations des journalistes qu’elle accrédite en son sein, lesquels, ajoute-t-il opportunément, ont le droit de s’exprimer et de jouir de la liberté d’expression.

Celle-ci, précisément, reste encore une des conquêtes les plus fragiles des luttes démocratiques dans le pays. Elle est malmenée régulièrement, la toute dernière affaire concerne l’arrestation musclée à Oran d’un journaliste et d’un blogueur pour des révélations concernant la gestion du port d’Oran.

Ce genre de pratiques est devenu chose courante au point d’émouvoir les ligues de défense des droits et les professionnels des médias. Les éditeurs de la presse électronique ont dénoncé «le retour aux pratiques d’un autre âge». Le mot est lâché, un autre âge, c’est-à-dire des procédés datant de l’ère du parti-Etat, ceux d’un régime et d’un président de la République omnipotent, au-dessus de tous, y compris des lois, s’appuyant pour régner tantôt sur les services de renseignement, tantôt sur les apparatchiks du parti unique, généralement les deux en même temps. Mais au fil du temps, des épreuves et des souffrances souvent terribles (Printemps 1980, Octobre 1988, décennie 1990), les Algériens ont appris à se battre et à se méfier de tout ce qui vient «d’en haut», notamment des manœuvres visant à perpétuer les systèmes et leurs hommes. Celle qui se présente, aujourd’hui — un 5e mandat pour le président de la République —, ne peut être vouée qu’à l’échec.**Ali Bahmane /   el watan / mardi 05 juin 2018

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Layla Haddad agressée à Bruxelles

Layla Haddad , auteur de la fameuse vidéo anti-Bouteflika, a affirmé, hier soir, dans un communiqué, qu’elle était victime d’une agression commise le jour même par deux personnes de type «maghrébin».

«J’ai été victime le 4 juin 2018 autour de 07h50 au pied de mon domicile personnel à Bruxelles, d’une agression verbale et physique par deux individus de type maghrébins», a-t-elle déclaré, tout en signalant qu’ «une plainte a été déposée et une enquête sera diligentée afin d’en déterminer les circonstances et les motivations de cet acte odieux et lâche».

Layla Haddad a tenu à réaffirmer sa «détermination à porter haut et fort» son message de citoyenne algérienne qui «ne sera nullement ébranlé par cette tentative d’intimidation».

Il faut dire que les rapports entre l’Algérie et l’Union européenne sont très  tendus depuis la publication de la vidéo en question. L’enregistrement a eu lieu au siège de la Commission européenne à Bruxelles. Les autorités algériennes reprochent à l’UE sa passivité vis-à-vis de l’utilisation des «symboles» de cette institution «pour porter atteinte aux institutions algériennes»..**Elyas Nour/ algerie-focus / mardi 05 mai 2018

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Mohamed Larbi

Notre confrère et ami Mohamed Larbi nous a brutalement quittés hier à l’âge de 64 ans

         Adieu «Didou»

Notre confrère et ami Mohammed Larbi nous a brutalement quittés hier dans la matinée à l’âge de 64 ans des suites d’une attaque cardiaque alors qu’il se trouvait à la salle d’attente de la polyclinique de la Concorde (Bir Mourad Raïs) pour de banals soins infirmiers.

Fidèle à ses habitudes, Mohammed (Moh ou Didou, comme l’appelaient affectueusement et avec respect ses collègues du journal El Watan) avait en cette matinée de samedi effectué son marché avant de se diriger vers le centre de santé pour traiter un petit «bobo».

l devait par la suite se rendre au journal El Watan comme tous les jours de la semaine pour la confection du journal. Hier , le bureau que nous partagions avec lui était tristement fermé quand nous sommes arrivés à la rédaction après un passage au domicile familial pour présenter les condoléances à sa veuve et à ses deux fils ( Rachid et Tarik) difficilement consolables eu égard à la relation fusionnelle et à la complicité qu’il a su créer avec sa petite famille.

C’est que Mohamed était toujours le premier à arriver au journal , qu’il vente ou qu’il pleuve, alors que les femmes de ménage n’ont pas encore terminé leur service. Il avait ses habitudes . Lorsque les journalistes commencent à arriver à la rédaction , il a déjà parcouru les fils des agences de presse APS et internationales, la presse nationale du jour, les sites électroniques algériens et étrangers qu’il a coutume de consulter pour s’informer de l’actualité nationale et internationale.

L’arrivée de bonne heure à la rédaction lui procurait une longueur d’avance sur nous en matiére d’accés à l’information et aux dernières nouvelles dont il nous faisait généreusement profiter avant même de mettre en marche nos ordinateurs. Il était toujours préssé et avide de commenter avec nous les nouvelles du jour.

Vendredi, la veille de sa disparition , il était au journal signant son dernier éditorial paru dans l’édition d’hier d’ElWatan et portant sur le sommet américano-nord coréen annoncé et qui avait fait la Une de l’actualité internationale.

Les collégues du journal,  en apprenant sa disparition subite, ont décélé dans la premiére phrase de son édito un signe prémonitoire qui a bouleversé sa famille d’Elwatan. «  « La nouvelle a dû surprendre le monde entier » avait-il écrit anticipant sur le choc qu’allait provoqué sa disparition parmi ses collégues et amis.

Spécialisé dans les questions internationales notre ami Mohamed avait capitalisé une longue expérience dans le traitement des dossiers internationaux dont il avait une parfaite maitrise tant il suivait avec une passion et une rigueur d’historien de l’actualité tous les événements qui agitent la planète.

Ce riche et solide background accumulé depuis son passage au quotidien El Moudjahid où il avait fait ses premières classes en journalisme toujours à la rubrique internationale et qu’il mettra au service d’El Watan jusqu’à sa mort lui a permis d’être un observateur averti et éclairé des dossiers régionaux et internationaux .

De mémoire, il est capable d’aligner sans se tromper des dates, des faits, des recoupements d’événements internationaux . « J’aime ce que je fais », je ne pourrais jamais m’arretais d’écrire et d’intervenir sur l’actualité internationale » ne cesse-t-il de nous répéter quand il nous arrive de le taquiner en lui recommandant de se détacher un peu de son travail pour penser un peu à sa petite personne et à sa santé. Il ne vivait que par et pour le journal et pour sa famille.

Il lui est arrivé d’interrompre des congés de maladie pour reprendre son travail comme lorsqu’il avait eu ce traumatisme au bras qui ne l’avait pas empêché pour autant de se rendre au journal le bras soutenu par une attelle. Notre ami et frère Mohamed était ainsi fait : pétri des valeurs d’abnégation, de générosité, de probité. Il était fidèle en amitié et ne comptait pas et ne marchandait pas son engagement et son dévouement inconditionnel pour le journal dont il était un de ses actionnaires.

Sa modestie et son humilité ont fait qu’il ne s’est jamais senti dans la peau d’un patron dans ses relations avec l’ensemble du personnel d’Elwatan , rédactionnel, administratif et technique qui appréciaient ses qualités humaines et professionnelles. Il était l’ami de tout le monde et parfois le confident, le grand frère pour la nouvelle génération de journalistes qui ont rejoint la rédaction d’El Watan toujours disponible pour prodiguer ses conseils , à rechercher la qualité et toujours plus d’ambition pour El Watan.

Il ne souffrait pas de voir le journal rater une information comme il en arrive dans la profession, de ne pas trouver le ton, le contenu et l’analyse qu’il attendait à la lecture d’un article. La crise que traverse la presse écrite algérienne l’a profondément affecté. Il n’avait pas toujours le même optimisme que certains d’entre- nous qui continuons encore à croire que » l’aventure intellectuelle » de la presse écrite indépendante n’est pas terminée comme on le martéle dans les cercles officiels « bien pensants » .

De la même façon qu’il vivait douloureusement l’injustice faite à El Watan d’être privé de son nouveau siège réalisé à la sueur des fondateurs du journal et de l’ensemble de son personnel ; un siège qui a été fermé de façon arbitraire quelques heures après son inauguration voilà bientôt deux ans par des mains anonymes sans aucune notification ni administrative ni judiciaire. Il rêvait comme tous les autres travailleurs d’El Watan d’emmenager dans ce nouveau siège qui fait la fierté de l’entreprise et de savourer le fruit de leur dur labeur.

Le destin et la bêtise humaine l’ont en empêché. Il est parti sur la pointe des pieds en emportant avec lui la passion et l’amour du métier, les joies que nous avons partagé avec lui mais aussi les frustrations, les injustices des ennemis de la presse libre qui ont ordonné la mise à mort programmé des journaux qui dérangent le pouvoir, les rêves brisés.

Mais il laisse pour les nouvelles générations de journalistes un précieux héritage que l’on n’enseigne pas à l’Ecole de Journalisme d’Alger dont il est diplomé en 1977 : la passion du métier au point de faire parfois passer le virus du métier avant sa petite famille. C’est cette leçon de journalisme en plus de ses qualités humaines que ses collégues ont retenu hier au moment où Mohamed était mis en terre au cimetiére d’El Kettar sur les hauteurs d’Alger en présence d’une foule nombreuse venue accompagner le défunt à sa dernière demeure.*el watan / dimanche 11 mars 2018

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Le journaliste sportif  Fayçal Haffaf (Canal Algérie) menacé 

* il est une victime colatérale de la violence dans les stades.

Depuis la rencontre USMBA-MCO qu’il a couverte pour la télévision depuis le stade du 24 Février à Sidi Bel Abbès, il vit dans la crainte d’être agressé et ne couvre plus les matchs à Oran et Sidi Bel Abbès, sa ville natale.

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Des esprits félés l’ont accusé de parti pris lors de la couverture du match en question. Natif de la ville de Bel Abbès, et vivant à Oran, il se retrouve du jour au lendemain sur le banc des accusés. Ceux qui l’accusent de partialité dans son commentaire du match USMBA-MCO connaissent mal l’homme et le journaliste. Fayçal est un journaliste dont l’objectivité n’a jamais été prise en défaut tout au long de sa brillante carrière professionnelle. C’est un modèle, un professionnel qu’on croise de moins en moins.

Il est toujours resté sur la ligne qu’il a choisie dès ses premiers pas dans le métier. Un vrai professionnel. Sa longue et exemplaire carrière plaide pour lui. Il a suffi qu’un derby entre deux clubs qu’il respecte beaucoup tourne mal pour que certains petits esprits lui fassent porter le chapeau pour cacher l’image hideuse qu’a renvoyé ce rendez-vous télévisé. Des individus sont allés jusqu’à le menacer physiquement lui et sa famille, via le téléphone. Depuis ce match, il ne commente plus les sorties du MCO et de l’USMBA.  C’est injuste. Les auteurs des menaces n’ont, jusqu’à présent, pas été inquiétés.

La corporation a passé sous silence les menaces proférées contre un confrère au moment où il a le plus besoin de la solidarité de tous. Fayçal Haffaf mérite mieux que ce qu’il est en train d’endurer à cause de la bêtise humaine. C’est un homme doublé d’un professionnel qui a donné ses lettres de noblesse au métier de journaliste. Aujourd’hui plus que jamais, il ne faut pas qu’il se sente seul dans l’inégal combat que cherchent à imposer les forces du mal.**Yazid Ouahib / el watan / mercredi 18 avril 2018

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Le gouvernement a-t-il besoin d’un porte-parole ?

*Aujourd’hui, exister médiatiquement pour une institution gouvernementale, ou un homme politique, c’est d’abord surfer en permanence sur l’actualité pour dialoguer, dans un premier temps, avec les citoyens et montrer qu’on est sensible à leurs doléances. Et, ensuite et surtout, qu’on est disposés à les satisfaire. Chose qu’à, apparemment, bien assimilé le Premier Ministre, Abdelmadjid Tebboune, qui, aujourd’hui, tente de communiquer utile et juste.

Le palais du gouvernement.

Dans sa récente tournée dans la wilaya d’Alger, il a tenu à faire des mises au point sur des questions d’actualités brûlantes : l’industrie automobile qualifiée par son ministre de l’industrie d’ « importation déguisée », les migrants clandestins qui ont suscité des « déclarations controversées » au sein même de l’exécutif, même si dans l’esprit du Premier ministre « ce n’est pas grave » etc.

Autant de polémiques et de couacs provoqués par des membres du gouvernement, cela fait absolument désordre, selon les observateurs ! Ces ministères de la parole et de la langue de bois qui, à vouloir sans cesse intervenir, surtout sans forme de discours et de déclaration à vif, continuent à décrédibiliser la parole publique pour la rendre inaudible. Cela crée dans l’imaginaire social l’impression de déjà vu, déjà entendu. Ces derniers, gagneraient-ils à modérer leur emballement, à supposer que cela soit possible ?

Aujourd’hui, le foisonnement des journaux fait que la concurrence dans le secteur est féroce. C’est la course à qui sortira le scoop ou la nouvelle frappée du fameux sceau racoleur « aadjel » ; certains journalistes ne prennent aucune précaution, ni celle consistant à en vérifier la teneur encore moins celle confortant la source de leurs informations.

Une personnalité politique distille « à vif » analyses et confidences à quelques journalistes politiques. Ce n’est pas à proprement parler une interview ; la règle veut que le journaliste utilise ces informations pour mieux comprendre, mieux raconter la situation politique, mais sans citer, nommément, l’auteur de ces propos.

Cette même règle exige du journaliste qu’il doit respecter la personnalité qui fait la déclaration et qu’elle refuse qu’elle sorte, l’idée étant de permettre audit journaliste de saisir le contexte dans lequel la déclaration a été émise. La personnalité peut, aussi, accepter, mais à condition que l’on conserve le secret sur son identité, un secret qui vaut à l’égard du public, mais qui peut s’imposer de manière plus absolue.

Sur le principe, la pratique paraît, parfaitement, fondée : à quoi bon mettre dans l’embarras celui qui a fait la déclaration ?

Mais, certains journalistes pris dans le tourbillon de la quête du scoop ne mesurent pas l’effet de déflagration qui s’attache à la diffusion d’un propos ou à la publication d’une information émis « en off ». Et l’exemple le plus édifiant est contenu dans le propos malheureux émis en son temps, par Abdelmalek Sellal, directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika, qui a failli provoquer la révolte de toute une région d’Algérie !

En faisant face à une concurrence accrue, entre les médias, comment un journaliste détenant une information brûlante, exclusive, un scoop, pourrait-il respecter cet accord, basé sur le bien-fondé de la morale ? Quant au contenu des informations rapportées sous le couvert du confidentiel et bien qu’elles ne soient pas, toujours, utiles ou passionnantes, le public en raffole et se délecte des « radars » et autres « périscoopes » qui les hébergent ; les petites phrases, les blagues, croqueuses et ravageuses donnent l’impression au lecteur de découvrir, enfin, « ce qui se passe derrière les coulisses ».

A l’ère des technologies de l’information et de la communication, une information fait le tour de la planète en une minute à travers une diffusion instantanée sur les réseaux sociaux et autres sites électroniques. L’actualité vient de nous en offrir un exemple frappant : les incendies qui ont ravagé des villages en Kabylie et aussi dans d’autres régions du pays. Les réseaux sociaux ont fait circulé des images « en live » des lieux rongés par les flammes, sous les yeux des habitants hagards, impuissants devant la puissance du sinistre.

Les autorités, notamment centrales, ont tardé à réagir ce qui suscité moult commentaires de la part des algériens. Et c’est bien après que le ministre de l’intérieur s’est déplacé à Tizi-Ouzou pour apporter la bonne parole et surtout afficher le soutien des pouvoirs publics, disposés, cette fois-ci, à prendre en charge les pertes occasionnées par le sinistre. Une décision, faut-il le dire, prise par le président de la République, et qui concernera 17 wilayas dont les citoyens touchés seront indemnisés.

C’est une leçon aussi pour les gouvernants qui doivent intégrer dans leur logiciel le facteur temps : réagir vingt-quatre heures ou plus après un événement qui a frappé l’opinion, n’est pas sans conséquences. L’hyper visibilité est devenue une nécessité absolue, une façon de maintenir le lien avec les gens, eux qui sont relativement, détachés de la vie politique et en même temps plus exigeants envers leurs gouvernants.

Aujourd’hui, il faut le dire, il y a unanimité sur la faiblesse de notre communication institutionnelle. Le premier Ministre s’est, à l’évidence, aperçu. Mais il ne peut pas être à la fois, au four et au moulin. Faire aussi le travail des autres. Ou les évincer, in situ, face aux caméras de télévision. Méthode contreproductive, rappelant celle de l’ancien ministre de la santé Yahia Guidoum, qui virait les responsables de son secteur à chaque sortie sur le terrain.

Le poids grandissant des chaînes d’information en continue conjugué à la montée en puissance des réseaux sociaux mettent le gouvernement et les ministres à rude épreuve. Aujourd’hui, Abdelmadjid Tebboune, le premier ministre est face à deux défis majeurs :

  1. maitriser plus que jamais sa parole dans un contexte d’hyper réactivité médiatique
  2. gérer la dispersion de la parole gouvernementale

D’où la nécessité pour lui de nommer un ou une « porte-parole » qui sera, en principe, le seul habilité à engager la position du gouvernement sur tous les sujets. Ses principales missions, rendre compte des travaux du conseil des ministres et exercer une mission d’information sur les activités du gouvernement.

Bien évidemment, il doit faire montre d’une maitrise absolue du langage, même s’il va, fatalement, faire usage de la langue de bois, ce qui va être considéré, somme toute, comme une réaction saine face à un paysage médiatique toujours prompt à s’emballer.

Le porte-parole, en quelque sorte « un airbag » dont le gouvernement a besoin, lui qui est sur la brèche sur plusieurs fronts, notamment en ce qui concerne la moralisation de la vie publique. De ce fait, il est grand temps pour lui de comprendre que la communication est un acte politique ou les « états d’âmes » des dirigeants et la « peopolisation » de tel ou tel ministre n’ont pas de place. Alors oui, il a besoin d’un porte-parole pour rendre compte de son action aux Algériens, ces contribuables et, accessoirement, électeurs.

Cherif Ali / lematindz./ mercredi 26 juillet 2017

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	Jos&eacute; Gar&ccedil;on, Mireille Duteil, Vincent Hervou&euml;t et Dominique<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />
	Lagarde<br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br /><br />

    *Les mercenaires de la plume

Ces journalistes français qui roulent pour le makhzen marocain

Plusieurs journalistes français et marocains témoignent «du lobbyisme infatigable et tentateur» que déploie le Maroc auprès de la presse internationale.

L’affaire des journalistes français accusés, documents à l’appui, par le hacker marocain Chris Coleman de rouler pour les services secrets de Mohammed VI occupe à nouveau le devant de la scène. Le site français d’informations en ligne Arrêt sur image rapporte que trois journalistes français ayant relayé les informations diffusées par le corbeau marocain ont comparu, jeudi 18 janvier 2018, devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Il s’agit de Daniel Schneidermann, directeur du site Arrêt sur image, Alain Gresh et Olivier Quarante. Ils sont poursuivis pour «diffamation» par l’hebdomadaire Le Point et son ancienne journaliste Mireille Duteil, qui est abondamment citée dans les documents mis en ligne par Chris Coleman.

A l’occasion, Arrêt sur image rappelle que Mireille Duteil est par ailleurs collaboratrice à L’Observateur du Maroc, publication confidentielle, dont le directeur, Ahmed Charaï, est connu pour être un proche du pouvoir marocain. En ce qui le concerne, Chris Coleman présente carrément Ahmed Charaï comme un agent du contre-espionnage marocain.

Trois autres grands noms de la presse française sont également cités dans le cadre de cette affaire de corruption présumée de journalistes français par le makhzen, dite «l’affaire des marocleaks» et dont le jugement sera rendu le 22 mars. Ces journalistes sont Dominique Lagarde de L’Express, José Garçon de Libération et Vincent Hervouët de la chaîne d’information LCI. Ce dernier est, rappelle-t-on aussi, actionnaire à hauteur de 10% d’une radio détenue par Ahmed Charaï (Radio Med), pour laquelle il réalise par ailleurs une chronique hebdomadaire.

*6000 euros pour un article favorable au Maroc

L’objet de la diffamation dénoncée par Mireille Duteil concerne notamment la chronique de Daniel Schneidermann, titrée «Maroc : le retour de l’abominable vénalité de la presse française ?», publiée le 19 décembre 2014 sur le site même d’Arrêt sur image. Dans cette chronique, il était notamment question de Chris Coleman qui diffusait sur son compte Twitter des documents confidentiels du ministère marocain des Affaires étrangères et de la DGED qui attestent, entre autres, que de nombreux journalistes français ont été «achetés» par Rabat pour produire des articles favorables au Maroc, soutenant la colonisation du Sahara occidental.

Ces même documents évoquent aussi un échange de mails où Ahmed Charaï demande de l’argent à un interlocuteur afin, dit-il, de payer les quatre journalistes dont les noms étaient accolés à des sommes d’argent. Mireille Duteil, Dominique Lagarde, José Garçon et Vincent Hervouët ont tous rejeté ces accusations.

Ahmed Charaï a également nié — dans un droit de réponse adressé en 2014 au Nouvel Observateur qui avait publié un article évoquant son rôle dans le «recrutement de mercenaires de la plume au service du makhzen» — avoir recruté ces quatre journalistes pour le compte des services marocains. Selon des observateurs, le directeur de L’Observateur du Maroc s’est davantage enfoncé en essayant de se disculper.

Pour eux, il n’a fait que confirmer ses relations intimes avec les journalistes français dont les noms apparaissent dans les «câbles» diffusés par le hacker marocain. «En 20 ans, j’ai pu lier des amitiés un peu partout dans le monde. Les quatre journalistes que vous citez me font l’honneur de leur amitié. Ils collaborent avec mes supports depuis plus d’une décennie (…)», a-t-il attesté dans son droit de réponse.

*Conflits d’intérêts

Dans une chronique publiée vendredi 19 janvier 2018, intitulée : «Maroc et corruption médiatique : deux absents obsédants au tribunal de Paris», Daniel Schneidermann s’étonne que «ni la journaliste Mireille Duteil ni le directeur du Point, Etienne Gernelle, ne sont venus assister au procès en diffamation à propos du Maroc, intenté à Arrêt sur image et Orient XXI».

Le directeur du site Arrêt sur image se demande aussi «pourquoi Mireille Duteil n’est pas venue clarifier le statut de sa collaboration avec L’Observateur du Maroc, dont le directeur, Ahmed Charaï, est un proche du pouvoir marocain ?» et pour quelle raison «elle n’est pas simplement venue dire si elle était payée pour cette abondante collaboration, et si oui, combien ?»

Il dit ne pas comprendre également «pourquoi Gernelle (ou son prédécesseur Franz-Olivier Giesbert) ne sont pas venus dire s’ils connaissaient l’existence de cette pige, et si cela ne constituait pas, à leurs yeux, un conflit d’intérêt dans sa couverture du Maghreb pour un grand hebdomadaire indépendant comme Le Point ?» «Pourquoi ne sont-ils pas venus expliquer les raisons du black-out, dans Le Point (…) sur le conflit du Sahara occidental, à enjeu stratégique pour le pouvoir marocain ?» s’est encore interrogé Daniel Schneidermann.

En revanche, le chroniqueur a précisé que plusieurs journalistes français et marocains se sont succédé pour témoigner «du lobbyisme infatigable et tentateur que déploie le Maroc auprès de la presse internationale». Parmi eux, Ignacio Cembrero (ex-El Pais), Jean-Pierre Tuquoi, ex-spécialiste du Maghreb au Monde, et Aboubakr Jamai, journaliste marocain installé en France.

«On n’écrit pas gratuitement pour une publication qui n’a pas de lecteurs», a rappelé Ignacio Cembrero. «Au Maroc, la situation de la presse francophone est assez simple : ils vivent des subsides du régime», a renchéri Jean-Pierre Tuquoi. Journaliste marocain réfugié en France, Aboubakr Jamai a rappelé, quant à lui, la nocivité, pour les journalistes indépendants marocains, de «ces personnes qui donnent une image erronée du régime». *Zine Cherfaoui / *el watan / lundi 22 janvier 2018

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Riad Ait Aoudia. Directeur de l’agence Media Algeria

«Les programmes TV du Ramadhan ont une deuxième vie sur le web»

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**Le Ramadhan est-il un mois propice à la communication des marques ?

–Oui. En 2016, la part d’audience des chaînes algériennes était de 35% plus élevée que le reste de l’année, les Algériens ont passé 60% de leur temps de télévision devant les chaînes TV algériennes. De plus, le pic d’audience est très élevé après le f’tour ; les chaînes algériennes permettent de toucher 18 millions d’Algériens tous les soirs.

Cette année, les premières estimations donnent des résultats un peu moins élevés que l’an dernier, mais nous sommes toujours sur les mêmes tendances. En termes de profil de téléspectateurs, traditionnellement les soirées ramadhanesques donnent lieu à une audience familiale, presque toutes les cibles sont atteignables durant cette période, tout sexe, tranche d’âge et catégorie socioprofessionnelle (CSP) confondus.

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Les programmes spécifiques au Ramadhan ont toujours été très appréciés des Algériens et la concurrence des chaînes privées a donné lieu à encore plus de diversité et de créativité (et parfois à certains dérapages) pour gagner la course à l’audience. Les annonceurs aiment associer leur image à ce type de programmes, nous assistons lors de cette période à une recrudescence des sponsorings et placements de produits par exemple. Enfin, les nouvelles publicités réalisées par les annonceurs durant cette période créent une certaine curiosité chez les téléspectateurs, qui ont un certain engouement pour les «nouvelles publicités de Ramadhan» et leur attention aux coupures publicitaires est grande.

**Est-ce une bonne idée de trop communiquer pendant ce mois ? N’y a-t-il pas une overdose de messages ?

–Le revers de la médaille est la visibilité. Ce puits d’audience intéresse un nombre important d’annonceurs qui se disputent un pic prime time assez réduit (environ 45 mn). Cela donne lieu à des coupures publicitaires très longues (record de 73 spots sur une coupure publicitaire en 2016) et cette année nous avons d’ores et déjà enregistré une coupure de 52 spots ! Il est donc assez difficile d’émerger dans ce contexte, les marques doivent faire preuve de plus de créativité pour y parvenir. Les tickets d’entrée pour le Ramadhan sont élevés et les annonceurs doivent souvent mettre de gros moyens s’ils veulent communiquer durant cette période, les spots sont beaucoup plus chers en prime qu’hors Ramadhan, de plus les annonceurs doivent s’assurer d’un nombre élevé de passages en prime pour pallier le déficit de visibilité.

**C’est aussi un mois où la fréquentation médiatique et des réseaux sociaux augmente…

Une étude a été lancée par Immar Media cette année pour mesurer la consommation de l’ensemble des médias durant le Ramadhan et on a observé une pénétration quotidienne de 43% pour les réseaux sociaux et 52% pour internet, la consommation est différente durant cette période avec une utilisation importante des réseaux sociaux avant et après le f’tour jusque tard dans la soirée. Il est également intéressant de noter que les programmes TV du Ramadhan ont également une deuxième vie sur le web surtout pour les caméras cachées qui pour certaines d’entre elles obtiennent plus d’un million de vues sur YouTube le lendemain de leur diffusion. 

*Kamel Benelkadi / el watan / samedi 10 juin 2017

Elle est interpellée encore par le CNDH : l’ARAV, une institution somnambule ?

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**vidéos: 

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Ness Stah Episode 1-2017

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**sultan achour 10 saison 2 EP 10 

**السلطان بدون شعب

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