Archive pour septembre, 2019

échos des médias.14

   ***échos des médias.14 ***

****************************

Résultat de recherche d'images pour "atteintes à la liberté d'expression"

* ils subissent de graves entraves au droit d’informer :

Les professionnels des médias se solidarisent

Une réunion s’est tenue hier à Alger, samedi 9 novembre 2019- réunissant une vingtaine de professionnels des médias, de la radio, de la presse électronique et écrite, afin de constituer un front commun de défense des journalistes et de l’acte d’informer.

L’idée, bien qu’embryonnaire, est de s’unir afin de faire front à ce qui se présente comme une tempête menaçant le secteur des médias, de se solidariser avec les journalistes de la Radio nationale et de clamer le droit d’exercer la mission de «service public» qui leur est assignée. La réunion a rassemblé une vingtaine de journalistes de toutes les générations, tous les horizons, toutes les tendances ainsi que tous les secteurs (publics, privés).

Parmi les propositions faites au cours de cette réunion figure notamment l’idée de créer un site et une page sur les réseaux sociaux pour dénoncer les entraves auxquelles font face les journalistes, la publications des écrits censurés et la mise en place de plans pour contrer les menaces ainsi que la création d’un carré de journalistes dans les marches du vendredi.

Cette initiative intervient après le lancement d’une pétition de soutien aux journalistes de la Chaîne 3 empêchés de «faire leur travail dans le respect de l’éthique et du professionnalisme», faisant référence notamment à la suspension de l’émission «Actuel» par le nouveau directeur de la chaîne francophone de la Radio nationale. «Des journalistes et producteurs de différentes chaînes de la Radio nationale ont, en effet, avec un courage remarquable, remis au goût du jour la notion fondamentale de “service public”, question posée par le Mouvement des journalistes algériens (MJA) à la fin des années 1980, mais qui a pratiquement disparue dans les années 1990», notent les pétitionnaires.

Et d’ajouter : «C’est un enjeu essentiel. Il recouvre le droit des Algériens à une information crédible, sérieuse et équilibrée. Des journalistes de la Radio nationale se sont efforcés au cours des derniers mois de s’acquitter de leur mission de service public qui signifie, dans le domaine qui est le leur, informer honnêtement et permettre les expressions plurielles et diverses.» C’est que le travail des journalistes en Algérie se fait dans un climat peu favorable.

La liberté d’informer demeure fortement menacée. Si les médias publics, tels que les journalistes de la Radio Chaîne 3,  subissent des entraves au droit de couvrir l’actualité politique de leur pays, leurs confrères des sites électroniques subissent des blocages et la presse privée, qui tient à son indépendance, fait face à un chantage à la publicité.

En l’absence d’un syndicat regroupant les professionnels de la presse, il est aujourd’hui impératif pour les médias algériens en ces temps troubles de se montrer solidaires.*elwatan- dimanche 10 novembre 2019

Résultat de recherche d'images pour "entraves au droit d’informer"

************************************************

L’histoire secrète du décret de mise à la retraite d’Ahmed Gaid Salah !

Toufik Khelladi occupait depuis le 13 Février 2012 le poste de Directeur Général de la télévision, après avoir dirigé la radio nationale au siège de l’Entreprise Nationale de la Télévision (ENTV), situé au 21 Boulevard des Martyrs à Alger.

Ancien journaliste au sein du journal Alger Républicain, Khelladi qui a passé le plus clair de son temps à Algérie Presse Service (APS), dont il a été le chef de bureau à Bruxelles au milieu des années 1990 avant de revenir en Algérie au début des années 2000.

Cet homme de confiance de Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ex Président Bouteflika, a été propulsé, en guise de remerciement, en 2004 directeur de l’information à la présidence de la république, poste resté vacant depuis l’accession de l’ex chef de l’Etat à la magistrature suprême.

*Toufik Khelladi – Ex DG de l’ENTV

Il faut dire que Toufik Khelladi faisait partie du premier cercle influent et dynamique au sein du staff de communication d’Abdelaziz Bouteflika, lors de sa première campagne présidentielle.

Son épouse Mounia Mosli Khelladi, propriétaire de l’agence de communication Myriade, s’était également distinguée en s’impliquant dans la campagne électorale du 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, comme nous l’avions déjà rapporté sur notre média.

Mais tout à une fin et le conte de fée prend fin le 25 Mars 2019. Toufik Khelladi, a été démis de ses fonctions avant d’être remplacé par M. Lotfi Cheriet.

échos des médias.14 lotfcheriet

**Lotfi Cheriet.* Ex DG de l’ENTV

Pour rappel, Lotfi Cheriet avait été poursuivi en justice en 2006, suite à la diffusion des caricatures danoises portant atteinte au prophète Mohammed dans l’un des JT de la chaîne publique Canal Algérie, dont il a été limogé en 2007.

En avril 2009, membre de la direction de communication de la campagne de Abdelaziz Bouteflika.

Il reprendra du service à la télévision nationale en 2011 à la direction des informations avant d’en être écarté à la suite d’un différend interne avec son adjoint.

En 2014, il fera partie de l’équipe qui a dirigé la chaîne propagandiste « El Wiam », lancée par Ali Haddad pour faire la promotion du 4e mandat du chef de l’Etat.

Désigné membre de l’ARAV depuis sa création en juin 2016, Cheriet n’hésitera pas à exercer d’autres activités, alors que la loi n° 14-04 sur l’activité audiovisuel le lui interdit (art. 61 et suivant). Le clan Bouteflika décide de fait appel à lui pour manager la chaîne mort-née El Istimriaria.

C’est lui qui avait réalisé le sinistre reportage “pour que nul n’oublie ” en 2017 où les téléspectateurs Algériens avaient été choqués de voir des images insoutenables sur la décennie noire.

Alors qu’il contrevient clairement aux dispositions du décret exécutif n° 16-222 du 11 aout 2016 fixant les règles imposables à tout service de diffusion télévisuelle ou de diffusion sonore, le message que voulaient faire passer les dirigeants de l’époque était le maintien du régime ou la chaos islamiste…un chantage insupportable !

Après seulement deux mois à la tête de l’Entv, Lotfi Cheriet, a été démis de ses fonctions le 25 mai 2019.

Le Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a alors nommé à la tête de l’«Unique» : Salim Rebahi, qui était jusque-là Directeur de communication au Conseil de la nation que présidait … Bensalah. Nous sommes encore dans une cooptation clanique.

Salim-Rebahi-2

*** Salim Rebahi

Pour revenir à Toufik Khelladi, si aucune raison officielle n’avait été donné suite à son éviction, les médias avaient unanimement relayés l’information selon laquelle Khelladi serait à l’origine de l’impartialité du média lourd. D’autres médias amplifiaient des accusations, portées à son encontre par les journalistes, concernaient l’absence de réelle couverture des manifestations anti-régime.

C’est ce qu’ont tenté de faire croire aux algériens, avec un certain succès il faut avouer, les partisans de l’homme fort actuel de l’armée.

Les prérogatives même d’un DG de la télévision publique sont de veiller à l’image du chef de l’Etat et le respect des exigences de l’unité nationale, de la sécurité et de la défense nationales, de l’ordre public ainsi que des intérêts économiques et diplomatiques de la Nation, comme l’expriment si clairement les articles 7 et 8 du décret exécutif du 11 Aout 2016 portant cahier des charges générales, fixant les règles imposables aux services de diffusion télévisuelles et sonores.

Alors quelles sont les véritables raisons qui ont contribué à la disgrâce de Toufik Khelladi ?

Nous avons interrogé plusieurs personnalités politiques et militaires au fait de cet épisode peu connu, et nous sommes arrivés à la conclusion que la vérité sur la mise à l’écart de Toufik Khelladi était bien plus grave…

Avant la démission d’Abdelaziz Bouteflika de la présidence de la République le 02 Avril 2019, un véritable bras de fer opposait la Présidence à l’Etat Major de l’Armée.

La pression imposée par les algériens, mobilisés chaque vendredi et Mardi depuis le 22 février 2019, avait été vue comme une opportunité par le chef d’état-major, le général Gaïd Salah, afin de se positionner comme le véritable décideur du pays, tout en appelant à protéger le peuple  »d’une poignée de personnes qui s’est indûment accaparée des richesses » du pays…

Bachir Tartag, le coordinateur des services de sécurité à la présidence et Said Bouteflika s’opposaient frontalement à la démarche de chef des armées, omniprésent sur les médias lourds et adepte de la continuité du régime, au point d’en devenir, aujourd’hui encore, un poids encombrant de par son ingérence dans la vie politique.

De son côté, Ahmed Gaid Salah, fidèle à Bouteflika qui l’avait repéché alors qu’il devait être admis à la retraite en 2003, multipliait les pressions pour faire partie du centre de décisions quant au choix du successeur d’Abdelaziz Bouteflika, à un point tel qu’il était devenu la bête noire des partisans du 5éme mandat, soutenu par un gouvernement corrompu et de puissants oligarques.

Pourtant de tout temps, c’en était ainsi. C’était à ce pouvoir triptyque, composé de l’armée, des services de sécurité et de la présidence, que revenait la décision du choix du futur de l’Algérie.

Sauf que cette fois, ce qui allait constituer le point de rupture de cet équilibre des pouvoirs entre la Présidence, le DRS et Ahmed Gaid Salah, était un document. Un simple document aux conséquences désastreuses pour l’Algérie.

En ce 25éme jour du mois de mars de l’année en cours, Said Bouteflika et Bachir Tartag réunis à la résidence d’Etat, avaient longuement informé le Président sur les conséquences d’une dérive autoritaire du chef des Armées au détriment du pouvoir civil, avant de soumettre l’idée d’écarter définitivement le Général Major Ahmed Gaid Salah.

Après quelques heures d’échanges et de consultations menées par Said et Bachir Tartag, Abdelaziz Bouteflika se résigne à signer un décret présidentiel mettant à la retraite Ahmed Gaid Salah.

Dans les minutes qui suivent, Said Bouteflika transmets le document à son ami Toufik Khelladi et l’appelle dans la foulée pour lui demander de rendre l’information publique.

Toufik Khelladi, soumis à une pression terrible, hésite quelque peu. Car ce dernier savait que l’information avait été interceptée par les services d’écoutes de la sécurité de l’armée qui en avaient immédiatement informé le haut commandement.

Un appel arrive sur le téléphone de Khelladi à qui on explique que l’Etat Major de l’Armée lui demandait de ne rien faire de ce qui était prévu par Said Bouteflika.

Quelques minutes plus tard, ce sont trois hauts gradés de l’armée qui investissent le bureau du Directeur Général de l’ENTV. Ils se saisissent de son portable, de son micro-ordinateur et le somment de les suivre pour une audition, avant d’être, le jour même, officiellement écarté de la tête de l’ENTV. Sans explication officielle.

********************

APS-Kheladi

*******************

Voilà comment dans notre pays, la mise à la retraite Général de corps d’Armée, signée par le Président de la République, aura été ignorée par Gaid Salah et savamment passée sous silence pour sauver le régime.

Dès le lendemain 26 Mars, Gaid Salah lance un appel pour le départ de Bouteflika et pour un changement radical de tout le régime en place et au respect de la volonté du peuple. Discours qu’il réitère le 30 du même mois en faisant référence aux articles 7 et 8 de la Constitution qui consacrent la souveraineté du peuple…

Bouteflika, annonce le 1er avril qu’il allait quitter le pouvoir avant la date fatidique du 28 avril tout en affirmant  »qu’il prendrait des mesures importantes avant de partir » faisant vraisemblablement allusion au remplacement de Gaid Salah nous assurent nos sources.

Comprenant qu’il allait être écarté, Si Ahmed comme l’appellent ses proches collaborateurs, décide de ne pas reconnaitre le dernier communiqué présidentiel qui, d’après lui  »émanait d’entités non constitutionnelles et non habilitées ».

Et c’est dans ce contexte explosif que le Vice-Ministre de la Défense, qui n’est guère dans ses prérogatives constitutionnelles, appelle à appliquer l’article 102. Tout comme il exige aujourd’hui encore, toujours dans l’illégalité constitutionnelle, de convoquer le corps électoral pour le 15 Septembre 2019.

Une perpétuation anticonstitutionnelle de la fameuse supériorité du militaire sur le politique avec l’aval de Bensalah, de Karim Younes et tant d’autres…

Une question nous a longuement taraudé à la suite de ces révélations était : Ahmed Gaid Salah, aurait-il été l’auteur d’un coup d’Etat après avoir refusé de respecter une décision Présidentielle ?

Certains seraient tentés de penser que le plus vieux soldat du monde, à la tête de la jeune armée algérienne, avait raison en ne reconnaissant pas ledit décret présidentiel comme émanant du Président légitime.

Certes, une mascarade de pouvoir se jouait sous nos yeux. On savait la maladie du Président de la République handicapante, ne lui permettant plus de diriger un pays confronté à des aspirations sociales, économique et politiques légitimes.

Nous sommes pourtant tous convaincus que tôt ou tard, il fallait faire cesser la main mise d’oligarques véreux et certaines personnalités corrompus sur la maison d’El Mouradia.

lsactu-indignation-massive-et-rejet-de-lagenda-electoral-16a29

Mais dans ce cas, pourquoi  »El Gaid » a-t-il laissé faire cette « bande » qui aurait ainsi usurpée le fauteuil présidentiel, sans réagir auparavant ? Un silence que d’aucuns qualifieraient de complice.

En l’occurrence, ce seraient d’ailleurs des centaines de décisions présidentielles qui devraient légitimement être remise en question finalement. Un cataclysme à l’échelle de la Nation, sans que le sauveur à la tenue kaki n’ait rien tenté pour faire cesser le massacre ? Difficile à croire…

En prenant en considération ces graves informations découvertes lors de notre enquête, et à supposer que Bouteflika ait été illégalement forcé à la démission par son vice-Ministre de la Défense, c’est toute la légitimité des décisions inspirées, cette fois-ci, par Gaid Salah qui seraient à leur tour hors la loi.

Bensalah Président, Incarcération des détenus d’opinions, nominations de hauts cadres, l’Instance nationale de dialogue et de médiation, les ISTN, la nomination de Zeghmati… En somme, tout ce qui a été décidé par Gaid Salah depuis le 2 Avril 2019 et appliqué par ceux qui ont pris l’habitude d’obéir.

Si aujourd’hui le chef des armées œuvre avec autorité et insistance pour l’élection d’un Président fantoche, probablement Abdelmadjid Tebboune comme le prédisent certains, c’est uniquement dans le but de faire élire, coûte que coûte, un Président qui le réconforterait dans un rôle central et inamovible au sein du sérail, par un titre et un pouvoir qu’il sait pertinemment ne plus posséder.

Car tant que le décret présidentiel le démettant de ses fonctions existe, tant que les élections qu’il veut imposer à la rue par des injonctions anticonstitutionnelles continueront, tant que la voie plus sage d’une constituante doublée d’une période de transition sera ignorée, Gaid Salah le sait, il ne sera rien d’autre pour l’histoire qu’un simple dictateur.

C’est au peuple de choisir librement son Président, dans le cadre de règles transparentes permettant à des personnalités honnêtes et compétentes de se distinguer pour mener le pays loin de l’illégitimité du pouvoir qu’on veut lui imposer à partir d’une caserne, ou d’une tout autre officine du régime. L’Algérie et les algériens méritent bien mieux que ces intrigues d’un temps révolu.

**algeriepart.com/ mardi 03 septembre 2019

***************************

leprieuremoret |
le site consacré a de tout ... |
bière et brasseries de Moselle |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | SuperKill3000
| salomecasta
| Univers Manchettellesque