L’Algérie à travers la presse.1

Comment accéder à une vie de sénateur

Quand la corruption sévit au niveau sénatorial, il faut faire son deuil de l’idée d’un contre-pouvoir et d’un contrôle de l’Etat.

Pour avoir goûté aux plaisirs qu’offrent le poste et surtout la position de sénateur, les militants du FLN se font une guerre sans merci dans les coulisses. Le même climat belliciste règne entre les militants du RND et ceux du MSP qui ont eux aussi savouré aux félicités «sénatoriales». Le FNA de Moussa Touati veut sa part du «gâteau» et réclame plus de postes au niveau de la chambre haute du Parlement en sa qualité de troisième force du pays. Du coup, avant le déroulement de ces élections sénatoriales, prévues – sauf cas de force majeure – en décembre prochain, c’est une guerre larvée qui se déroule dans les 48 wilayas du pays pour accéder à une vie de sénateur.
Avec un salaire trente fois supérieur au Snmg, des prêts bancaires sans intérêts, des primes pour le logement, le véhicule, les déplacements et autres avantages qui feraient rêver un «pauvre» enseignant d’université ou un «malheureux» professeur de médecine, il faut dire que la bataille en vaut la chandelle. Certains militants du FLN qui essaiment les structures locales y mettent les moyens.
Dans certaines régions du pays, les voix s’achètent et se vendent comme de la simple marchandise. Selon les témoignages de certains militants du vieux parti, à deux mois du renouvellement des postes du tiers présidentiel au Sénat, les cours ont atteint les 70.000 DA et ils sont appelés à grimper à mesure que le rendez-vous électoral approche.
Cette pratique ne s’est pas limitée à un cas isolé, elle a été signalée dans plusieurs wilayas du pays. Evidemment, la direction du FLN a dénoncé et condamné cette pratique par la voix de son porte-parole, Saïd Bouhedja, mais n’ayant aucune preuve matérielle, l’avertissement s’est limité à la dénonciation verbale. Le FLN, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne sait plus comment s’y prendre avec cette deuxième chambre qui a été créée à un moment où le vieux parti était en déclin.
Abdelaziz Belkhadem a d’abord plaidé la dissolution du Sénat. Pour lui, les conditions pour lesquelles cette institution a été créé n’existent plus, c’est-à-dire la menace islamiste. Mais, ces derniers mois, le FLN semble totalement abandonner cette idée puisque dans les coulisses il revendique même sa présidence. En d’autres termes, Abdelkader Bensalah n’est plus assis économiquement sur son fauteuil car quand le FLN agit dans les coulisses, il fait trembler.
Dans le registre de la corruption, on a de tout et il ne manquait que ce chapitre qui porte le nom de «corruption politique pour un train de vie de sénateur».
Plusieurs personnalités, dont l’ex-candidat à l’élection présidentielle d’avril 2009, Mohammedi Saïd, ont prévenu contre l’influence de l’argent dans la politique.
On est en plein dedans et quand la corruption sévit au niveau sénatorial, il faut faire son deuil de l’idée d’un contre-pouvoir, d’un contrôle de l’Etat et du vrai rôle qui échoit aux honorables sénateurs. Où sont ces réflexions qui éclairent davantage les opérateurs nationaux et étrangers sur la loi de finances complémentaire? Une loi qui a eu l’effet d’une révolution dans une Algérie qui se cherche économiquement. Où sont ces études sur l’avenir énergétique du pays, sur la place de l’environnement, des énergies renouvelables, de l’eau et de la sécurité alimentaire de l’Algérie? Où sont ces propositions de solutions pour la problématique du marché algérien, de sa régulation, sur la spéculation, sur l’informel? Devant le flot de questionnements qui nous parviennent, l’on peut sans hésiter affirmer que nos sénateurs vivent en marge de la société. Dans cette guéguerre, on n’a pas entendu une seule voix sénatoriale pour dire «Arrêtez le massacre des prix», pendant et après le Ramadhan. Etant en congé – comme les députés – durant le mois sacré, les sénateurs assistaient insensibles au lynchage des citoyens.
De par le monde, les nations sont poussées vers l’avant par le génie créateur, la force de l’argument et le courage politique de ses élus. Oserions-nous le dire ou l’écrire à propos de vous, chers sénateurs? Vous ne nous donnez aucun argument, sinon celui de plaider, avec force, la dissolution de la chambre haute. En raison de la crise financière qui sévit dans le monde, les autorités algériennes ont décidé de réduire le train de vie de l’Etat. Ne faut-il pas commencer par cette institution budgétivore? (L’Expression-05.10.09.)

 

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*Irresponsabilité…

Il a donc fallu de quelques gros orages pour mettre à nu la grande carence de la gestion qui caractérise nos collectivités locales ? L’incompétence, serions-nous tentés d’écrire tant la fonction de gérant de commune est dévalorisée par des élus qui pratiquent la politique très approximative du replâtrage que d’appliquer rigoureusement ces actes de bonne gouvernance qui consistent à prévoir, à devancer les problèmes surtout en ces temps de caprices d’un automne qui a précédé la saison. Les spectacles de nos villes et villages est affligeant avec ces rues inondées et ces piétons qui tentent désespérément de traverser en pataugeant. Ou ces voitures, soudain submergées par les eaux. Parce les avaloirs sont toujours bouchés, les gérants des collectivités n’estimant pas utile de les assainir bien avant la basse saison, c’est-à-dire en été comme cela se faisait naguère. Aussi ce septembre s’est-il révélé dramatique pour ces pauvres bougres -plus exactement ces bougres pauvressurpris par le soudain déferlement des eaux des oueds et dont on repêchera les cadavres dans l’accalmie. Cela sans compter les sans-abri, ex-habitants de ces zones précaires, bidonvilles, cités de transit, hameaux édifiés sur des lits d’oueds, nouveaux sinistrés, victimes de la gabegie qui fait office de gestion. C’est quand même malheureux de compter des sinistrés et des morts à chaque colère du ciel. Nous sommes à peine au début de l’automne. Qu’est-ce que ça sera en plein hiver quand les pluies seront continues et torrentielles ? Voilà pourquoi il est encore temps de prévoir même s’il faut d’ores et déjà déclencher des plans orsec. Sinon, il nous faudra nous préparer à compter d’autres morts, d’autres sinistrés par l’irresponsabilité des fonctionnaires.(Le Courrier d’Algérie-30.09.09.)

**************Ethique et Responsabilité de l’Université

«Le patriotisme est la plus puissante manifestation de l’âme d’une race. Il représente un instinct de conservation collectif qui, en cas de péril national, se substitue immédiatement à l’instinct de conservation individuelle.» Gustave Le Bon

Rituellement, le pays se donne des repères pour se donner bonne conscience. Je veux cette année participer en tant que professeur et faire la leçon inaugurale en espérant apporter quelque réconfort à cette communauté du savoir que sont les enseignants et en militant inlassablement pour une université qui fait la paix avec elle-même, qui sépare le bon grain de l’ivraie et surtout qui garde son indépendance pour le plus grand bien de ce pays. Je veux proposer à mes collègues comme cap pour l’université, une réflexion douloureuse sur la dérive de l’éthique et les moyens de la conjurer, ainsi que quelques pistes pour un engagement visant à la faire rentrer de plain- pied dans le développement. L’Université que je décris n’est pas celle des chiffres mais celle de l’acte pédagogique au quotidien, acte qui se détériore inexorablement. Considérée à tort ou à raison comme un tonneau des Danaïdes, les pouvoirs publics pensent régler ainsi la malvie de l’université. Ce dont nous avons le plus besoin ce n’est pas uniquement de financement mais de morale, d’éthique et de respect de la science ainsi que des compétences.
Il est connu que les sociétés se distinguent par leurs fondements de justice, de démocratie et d’égalité de chances devant la loi; elles évoluent selon la qualité et le dévouement de leurs élites dont la formation et le renouvellement reposent sur une exigence démocratique de qualité et de transparence. C’est à l’Université qu’il doit revenir de rechercher cet optimum dans le long terme, entre la qualité et la quantité, à l’abri de la politique à court terme; la qualité engendre rapidement la qualité; son inverse répand dans la société «une culture de l’à-peu- près» et de la confusion des valeurs. L’exigence de qualité et de progrès dans la société repose sur une culture de l’éthique et du dévouement, en particulier du comportement des enseignants qui doit être exemplaire. L’enseignant est l’exemple par excellence de ce comportement de référence; l’exercice du métier d’enseignant exige une personnalité tournée vers le service public mais nécessite aussi un statut moral et matériel minimum que doit lui consentir la société.

On peut mieux faire
Que constatons-nous? De graves dérives! Devant cet état de fait, nous avons le devoir de tirer la sonnette d’alarme et d’attirer l’attention de qui de droit Nous sommes convaincus que les choses pourraient mieux se passer: l’université a besoin de stabilité et de cohérence au moment où son avenir est en jeu. Souvent l’Administration s’ingère dans le pédagogique. Les fléaux qui gangrènent l’université sont nombreux. Il s’agit de fraudes et de corruption qui touchent pratiquement toutes ses activités pédagogiques et scientifiques, tous les acteurs de l’université sont cités (les enseignants. les étudiants, le personnel administratif). Les causes de ces fléaux sont multiples: l’abus de pouvoir et l’inexistence d’alternance dans les postes de responsabilité et surtout l’implication de l’administratif dans le pédagogique. La corruption est un nouveau fléau, qui commence à prendre de l’ampleur au sein des établissements universitaires, dû probablement à l’absence de règles d’éthique et de déontologie et à la dégradation de la situation matérielle de l’enseignant. La corruption est une infraction difficile à établir car le corrompu et le corrupteur ne se dénoncent pas. La fraude action destinée à tromper influe sur la constitution même du potentiel scientifique de l’université et du pays. Il est tragique de constater que certains enseignants, heureusement en petit nombre, en viennent à falsifier des données expérimentales dans une thèse, un mémoire, ou un rapport de recherche.
De plus, «l’administratif responsable» est souvent une sorte de «paléo-enseignant» qui «fait tout pour qu’il n’ y ait pas de vagues en s’ingérant dans le pédagogique, voire imposer des jurys. Honnêtement, il faut se demander combien, parmi ces intronisés, continuent réellement à enseigner. Comment la détérioration des valeurs est venue? C’est d’abord une lassitude des enseignants qui, harassés de se plaindre contre leur mal-vie, ont choisi d’investir, pour les plus vulnérables, le chemin de la facilité, les compromis menant comme on le sait aux compromissions. Le combat pour une université éclairée, tolérante, libre de réfléchir mais aussi responsable devant l’Histoire et le peuple, est notre combat. Le «djihad» contre l’ignorance est un «djihad» toujours recommencé; c’est, d’une certaine façon, le «Grand Djihad» sans médaille, sans m’as-tu-vu, sans attestation communale, sans bousculade pour des postes «honorifiques» qui s’installent dans la durée, faisant de leur titulaire un non-enseignant. (1)
Pour nous, nous sommes convaincus: il n’y a rien d’irrémédiable: l’enseignant universitaire doit organiser ses activités de telle sorte qu’elles ne puissent nuire à l’exercice de ses fonctions. Il doit agir dans l’exercice de ses fonctions avec compétence, diligence, intégrité, indépendance, loyauté et respect des intérêts de l’Université. Les étudiants ont le droit au respect, à la dignité et à l’honnêteté de la part des enseignants et de l’Administration. Ils doivent s’engager à travailler loyalement dans la discipline, l’intégrité et le respect du règlement des institutions et du corps enseignant qui doit agir dans un esprit d’intégrité, de loyauté et d’autonomie afin de protéger l’exercice de la fonction d’universitaire des interférences extérieures éventuelles, notamment en s’interdisant d’interférer dans le «pédagogique» qui est du strict ressort de l’enseignant. Par ailleurs, nous avons souvent remarqué que rituellement, la diaspora était sollicitée, généralement en été – pour cause de vacances. On fait croire que d’eux, viendra le salut du pays, et que d’une certaine façon ils ont bien fait d’avoir fui le pays, perpétuant ainsi le désarroi de la communauté des enseignants restés au pays au plus fort de la détresse du pays et qui ont témoigné au quotidien, en enseignant au péril de leur vie, que «l’Algérie était debout». À l’heure de l’Internet, nos élites expatriés dans le cadre d’un cap peuvent intervenir à distance. L’Algérie aura la communauté émigrée qu’elle mérite. L’émigration à la «Tati» a vécu. Dans le cadre d’une action pérenne avec notre diaspora, je propose la mise en place d’une opération visant à revitaliser notre système éducatif par l’achat d’un million de «laptops» (micro-ordinateur pour les écoliers) leur prix est de 40 dollars (30 euros). On pourrait même innover en les fabriquant ici, créant ce faisant, de la richesse en réveillant le ministère de la Formation professionnelle. N’est-il pas possible que notre diaspora de l’intelligence mette 100 dollars pour réaliser cette utopie qui fera à coup sûr décoller le système éducatif?
Un deuxième axe de réflexion concerne l’apport au développement du pays, de l’université. Quand parler de patriotisme économique est un sacrilège pour les intégristes de la mondialisation, la question qui se pose est: quand est-ce que nous allons nous mettre au travail en offrant une perspective future à ces jeunes pour qu’elle ne se consume pas, qu’elle ne pratique pas la harga mortelle de la mer ou celle plus soft après un diplôme? Beaucoup de choses que nous savions faire ont été balayées par la mondialisation et le libéralisme que l’on nous disait inéluctable «Nos emplettes sont nos emplois», il nous faut redécouvrir l’effort national et, sans prétention, mettre en avant le patriotisme économique en poussant nos entreprises à se parfaire et à ne plus avoir la mentalité de la rente du monopole. L’Algérie vit sous perfusion pétrolière, finance l’emploi des travailleurs turcs, français, chinois et autres. Pendant ce temps, l’Algérien ne travaille pas. On ne sait plus rien faire.
Dans cet ordre de «l’autosuffisance», en 1981, étant à la tête de l’université de Sétif, j’ai demandé à l’Institut de mécanique et d’optique de précision de concevoir un microscope dans le cadre d’une recherche (un simple projet de fin d’études). Le microscope fut réalisé grâce à l’apport du verre optique (fourni par Zeiss). La conception a permis d’intégrer plus de 90% de cet appareil avec un pouvoir de résolution de 200 fois!. Les écoles et les lycées en importaient plusieurs milliers. J’ai même demandé à ce que les pouvoirs publics aident les deux ingénieurs qui ont participé à sa conception, à réaliser d’abord un atelier avec une coordination avec l’éducation nationale. Peine perdue! C’était l’époque euphorique du PAP et «d’une vie meilleure!». La formation professionnelle n’a pas suivi son temps; mises à part la mode de l’informatique de bureau ou l’importation des milliers de casques de coiffeurs et des fils à plomb. Il est vrai aussi que la disparition des lycées techniques et des collèges techniques et a tari les filières de mathématiques et de mathématiques techniques, au profit d’un Bac sciences «tout-venant» hypertrophié, qui ne convient pas à la formation technologique. Au vu des enjeux qui nous attendent, une bonne partie des enseignements du supérieur devraient être revus, notamment dans les disciplines technologiques pour prendre en charge les nouveaux défis. Il en est un que je propose à la réflexion, c’est celui de la stratégie énergétique dans un contexte de raréfaction et de perturbation climatiques. L’Algérie envisage de porter sa production de pétrole à 2 millions de barils par jour d’ici l’horizon 2012 avec, en plus, 85 milliards de m3 de gaz à l’importation. La question qui se pose est: pour quoi faire? Veut-on hâter la fin du pétrole en pompant d’une façon inconsidérée pour tarir les réserves prouvées de pétrole de 15 milliards de barils,(BP) et être à sec dans 20 ans! Ne veut-on rien laisser pour les générations futures? Pourquoi enfin vendre le pétrole à moins de 70 dollars (15 dollars de 1985) alors que le pétrole est appelé dans les années qui viennent, à devenir de plus en plus rare, donc de plus en plus cher. Enfin, nos réserves de change ne justifient pas ce pompage frénétique; nous n’avons pas besoin de financement d’autant que nos réserves sont placées dans des banques américaines et leur pouvoir d’achat se détériore inexorablement. «Notre meilleure banque c’est encore notre sous-sol». Le problème de l’énergie et plus largement du développement durable n’est pas du ressort exclusif de la tutelle de l’énergie mais de tout le pays (ministères, société civile, système éducatif et université). Rien de cohérent ne sera viable en dehors d’une vision du futur. Comment, par exemple, contribuer à construire ses propres centrales solaires éoliennes, ses propres digesteurs de biomasses? Comment faire de l’Algérien un écocitoyen et non un ego-citoyen qui dépense sans compter- nta’e el bailek- gaspille à qui mieux mieux puisque en Algérie les ressources vitales sont gratuites, une bouteille d’eau minérale est l’équivalent de 5 m3 d’eau, l’électricité et les carburants sont disponibles à un prix dérisoire. En un mot, comment mettre en place la machine de la création de richesse. Une réponse possible, le recours d’une façon massive à l’université, à la richesse dans le cadre de mémoires d’ingénieurs de thèses de magister ou de doctorat, pour créer graduellement un savoir et une expertise pour aboutir à construire soi-même sa propre centrale. Imitez les Chinois et les Indiens qui ont mis en place leur propre technologie.

Les défis qui nous attendent
Des états-généraux de l’énergie, qui concernent tout le monde (les départements ministériels, la société civile, les entreprises), devraient déboucher sur une stratégie énergétique pour les vingt prochaines années. Il nous faut d’abord dresser un état des lieux et faire un constat sans complaisance de nos réussites et échecs de nos ressources énergétiques réelles. Dans un deuxième temps, il nous faut faire des hypothèses de consommation, de démographie pour prévoir la demande à différents horizons (2030, 2050). Il nous faudra ensuite faire le point de nos ressources mobilisables dans le cadre du développement durable en faisant des hypothèses réalistes de pénétration graduelle des énergies renouvelables. Tout ceci aboutit à un modèle énergétique dans lequel les énergies renouvelables seront le maillon fort, mais pas seulement. Ce Plan Marshall de l’énergie et du développement durable est plurisectoriel. C’est une feuille de route qui engage tout le monde, de l’écolier à l’universitaire, et aux citoyens en général. Interviendrait alors la nécessité d’intégrer tout ce que nous pouvons faire par nous-mêmes pour créer de la richesse en créant de l’emploi.
Il nous faut par un plan rigoureux, par l’aide des médias lourds et par la participation de tous contribuer à former l’écocitoyen de demain, convaincu qu’il peut consommer mieux en consommant moins et en évitant par ses éco-gestes tout ce qui est inutile en préférant par exemple des fruits locaux et de saison à l’achat de raisins d’Argentine qui ont fait des milliers de km pour atterrir sur notre table, polluant d’une façon inconsidérée la planète. L’Université algérienne, toutes proportions gardées, a devant elle, si cette stratégie venait à être adoptée, un plan de charge de formation d’ingénieurs et de techniciens sur les vingt prochaines années. C’est dire si une stratégie énergétique bien pensée est porteuse d’avenir en termes de couverture des besoins mais aussi en termes de création de richesses et de gisements importants d’emplois dans la mesure où la formation et la recherche sont directement indexées sur les préoccupations du pays. Cette modeste réflexion lève le voile sur un gisement formidable des possibilités induites par ce Plan Marshall de l’énergie et du développement durable. Nous ne pourrons plus former et employer. Par contre, nous devrons former des jeunes capables de se prendre en charge dans le cadre d’une stratégie du pays. «La meilleure énergie est celle que l’on ne gaspille pas dit-on. On devrait ajouter que pour le pays», «la meilleure énergie c’est sa jeunesse» qui devra être partie prenante de son avenir. Il vient que la mise en place d’une base technologique qui mise sur l’université qui, sera à n’en point douter le creuset des «start-up», notamment dans le domaine de l’énergie, permettrait de donner une perspective aux milliers de diplômés. Ce combat pour l’émergence d’une formation de qualité nous devons le mener tous ensemble. La gestion au fil de l’eau est encore possible tant que nous pompons d’une façon frénétique une ressource qui appartient aux générations futures. «Demain se prépare ici et maintenant». Il nous faut en définitive, une stratégie pour l’avenir qui mise sur l’intelligence pour proposer une alternative à ces jeunes en panne d’espérance. (L’Expression-01.10.09.) Par le Pr Chems Eddine CHITOUR

* Ecole nationale polytechnique
1.C.E. Chitour. Le Quotidien d’Oran 7 juillet 2008

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*Suis-je un malade mental ?
Par M. Iouanoughene Mohamed

Je ne suis pas en mesure de répondre à tous les messages reçus suite à la publication de notre ligne éditoriale,  «  un simple avis », paru dans la dernière page de notre quotidien, El Khabar, lundi dernier, et portant le titre «  la nationalité algérienne n’est pas à vendre ! ». La majorité des messages qui me sont parvenus m’ont traité de fou et anormal. Si, bien sûr, je croire que si les algériens avaient à choisir entre la nationalité  algérienne et la nationalité française, ils opteraient pour la première.
Cependant, quand j’ai discuté avec certains d’entre eux, à travers un site de dialogue, histoire de connaître s’ils sentent vraiment qu’ils font partie de ce pays, ils m’ont répondu que c’est le pouvoir en place qui les a poussé à « détester leur pays ». Selon mes interlocuteurs, si la situation du pays s’améliore, et si leur droits de base sont garantis, ils auraient regagné leur pays, en urgence, et ils n’auraient pas cherché une double nationalité.
Y a-t-il une autre expression plus éloquente que celle-là, « on nous a obligé à détester notre pays », pour exprimer la faillite des politiques appliquées en Algérie, depuis l’indépendance ? Et, y a-t-il une expression plus éloquente que cette expression populaire, pour réaliser qu’il est temps que nos gouverneurs se remettent en cause et cherchent d’autres solutions, mais loin des mesures techniques et urgentes, auxquelles ils ont eu recours, souvent, dès le déclenchement d’une éventuelle crise, dans n’importe quel secteur, à l’instar de celles de la pomme de terre et de la baisse du cours du pétrole ?     
Le plus désolant dans notre cas, c’est que l’échec est constant et le pouvoir qualifie, toujours, d’ingrat, envieux et semeur du désespoir, celui qui lui rappelle la réalité du pays. Alors que la polémique relative au bilan de nos gouverneurs, depuis l’indépendance est ce qu’il y a de plus clair.  Est-ce que c’est le système en place qui doit être changé ou les personnes qui le gèrent ? Les algériens ne sont pas intéressés par la politique, et n’attendent pas des réponses à cette polémique ; mais ils sont entrain de chercher des réponses à leurs problèmes, même à l’étranger !
Et là, Sarkozy a raison de choisir la catégorie des algériens qui sera naturalisée, tant que la demande est plus forte que l’offre ! Il pourra ensuite demander d’organiser un referendum d’autodétermination sans demander l’autorisation du gouvernement algérien, car le taux de participation sera, sans aucun doute, plus fort que celui enregistré dans les referendums organisés par ce dernier.
Toutefois, s’il est question de prouver son existence, je serai sûr que la majorité écrasante des algériens garderaient leur nationalité d’origine, comme ils l’ont déjà prouvé après les victoires de l’équipe nationale. Est-ce que nous avions besoin que les protégés du coach Saâdane enchaînent deux victoires consécutives, pour que le maillot des Verts regagnera son prestige, dans les magasins des articles sportifs parmi les maillots, des plus grands clubs de football, de par le monde. (El Khabar-30.09.09.)        

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*Ces intrus et ceux qui leur ressemblent, ont détrui le pays.Il n’est point besoin, chez nous, de se promener microscope à la main pour saisir l’importance des dégâts causés par la destruction de toutes ces barrières que les sociétés, dans leur globalité, érigent dans le but de se protéger contre les dangers des dérives. Tels de nouveaux repères pour une société en désarroi, les torts, qui ne se comptent d’ailleurs plus, n’ont raté aucun domaine de la vie et ils ont englouti toutes les sphères de l’activité des hommes. Malhonnêteté, corruption, favoritisme, népotisme, incapacité, irresponsabilité, … toutes ces mesquineries qu’un chirurgien a bien résumées un jour avant d’entrer dans la salle d’opération : « Ici, seuls l’argent et les connaissances comptent de nos jours ! ». Comme une mauvaise herbe, le sale business qui a pris racines depuis longtemps dans notre société, ne cesse de s’étaler, emportant sur son chemin, les derniers vestiges du bon sens, de la correction et de l’honnêteté. Rien n’échappe plus à l’appétit des affamés, pas même l’avenir de nos enfants. Que ce soit dans le transport, la santé, l’éducation, l’agriculture, l’industrie, le tourisme… là où l’on ose un regard, on est forcément frappé par l’état de délabrement qui prévaut. La décadence est là qui hurle à tue-tête sur nos routes éventrées, dans nos hôpitaux puants, dans nos écoles en ruine, dans nos usines en panne… la cause ? Tout le monde la connaît, et tout le monde fait semblant de l’ignorer. Ce sont les intrus qui ont détruit le pays et démoli la société. Il n’échappe en effet à personne que, laissés aux mains des « kherrada » tous les secteurs ont été hautement pervertis, au point où il est devenu difficile d’espérer un possible retour à une situation saine ! Les kherrada étant, eux-mêmes, de plusieurs sortes, chacun frappe à sa portée. Il y a, certes, ceux qui n’atteignent que les feuilles de la société, il y a aussi ceux qui en scient les branches, mais il y a, surtout, ceux qui attaquent les racines. On ne retrouve plus les fondements des choses et il est difficile de retrouver les repères sous le manteau épais de l’intrusion. Ici bas, ce sont les petits marchands de légumes, mal convertis en plus, qui apparaissent désormais en entrepreneurs, en hommes d’affaires, en patrons d’usines, de cliniques, … là-bas, ce sont les manoeuvres qui penchent sur le stables de dessins pour configurer les plans de masse, les analphabètes rédigent les textes, les ignorants animent les conférences … et comme personne n’est à sa place, il est dès lors inutile de s’étonner que ne nous ne connaissions que dérives et délabrement. Sans capacités ni aptitudes, les intrus ont développé des comportements prothèses et, peu importe si le costume est trop grand, les lunettes trop voyantes ou la cravate trop serrées, ils débarquent dans des voitures qu’ils savent à peine faire démarrer. Inaptes à se frayer un chemin dans le monde correct, ils ont inventé le palliatif qui les autorise, grâce à des fetwas prépayées, à occuper place dans une société qui, rongée par l’ignorance et emportée par les appétences, applaudit les mieux payants et comme moins on est et plus on paie, alors les faux, les intrus, les pseudos, les malades, les charlatans … sont les mieux applaudis. Ils sont même les plus aimés et les mieux respectés. Par des contournements dont eux seuls ont le secret, nos intrus ont aujourd’hui des diplômes, ils en ont même les plus hauts et, pour ceux qui l’ont décidé, s’occupent de former les élites de demain. Ils gèrent le quotidien, le nôtre et celui de nos enfants, à leur guise sans avoir à rendre compte. Les conséquences ?Toutes ces routes que, ni en voiture ni à pied, nous ne pouvons plus emprunter, c’est l’œuvre d’indus entrepreneurs. Toutes ces cliniques qui n’ont d’intérêt que pour le paiement sans trop de choses à voir avec les soins, c’est l’œuvre d’indus patrons. Toutes ces associations qui, moyennant 3000 da, entassent nos enfants à soixante dans des garages pour des cours, soit disant, de soutien c’est aussi l’œuvre d’intrus. Toutes ces crises de produits agricoles qui nous collent à la peau à longueur d’année, c’est l’œuvre de charlatans. Toutes ces maladies honteuses qui nous glissent, au troisième millénaire, sous la porte, c’est la faute aux faux gestionnaires. Tout ce trafique de kif dont le volume inconcevable peut détruire tout ce qui reste de la société, c’est l’œuvre d’assoiffés de fortune comme seul notre pays peut en créer. Toutes ces voitures importées sans la pièce de rechange, c’est l’œuvre incontestable de pseudo-entreprises. Tous ces applaudissements insensés, c’est aussi l’œuvre d’intrus, de faux militants, de charlatans. Tous ces diplômes qui ne valent pas plus que le papier qui les mentionne, c’est le chef d’œuvre des éhontés. Mais les intrus et leurs semblables évitent la clarté du jour à laquelle ils ne sauraient résister. Tels des chauves-souris, ils préfèrent opérer dans l’obscurité mais aussi, tels des chauves-souris, ils ne vivent que de nuit, perdant ainsi la moitié de leur vie à se cacher pour éviter une éventuelle confrontation avec le soleil, avec le bon sens, avec l’honnêteté, avec leur conscience ! Et puisqu’ils savent qu’ils n’ont qu’une demi-vie, ils se pressent de ramasser tout ce qui peut l’être, d’amasser tout ce qui brille, quitte pour cela à marcher sur la nuque d’une société étourdie ! Dans leur course effrénée, les intrus et ceux qui leur ressemblent ne se rendent même pas compte qu’ils ont détruit le pays, qu’ils ont miné la société, qu’ils ont tout déchiré devant le silence incompréhensible d’un Etat qui se cherche et devant l’impuissance incroyable d’un peuple qui ne comprend pas pourquoi il y a tant d’intrus dans ce pays. (Par Aissa Hirèche – Q.d’O…30.04.09.) 
 

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Mohammed Rateb Nabelci au Forum d’Echorouk

Le prédicateur Mohammed Rateb Nabelci était l’hôte hier du Forum du journal Echorouk après avoir prêché la bonne parole dans plusieurs wilayas du pays. Il a animé de nombreuses conférences au profit du public algérien qui le suit à travers les chaînes de télévision satellitaires. Le cheikh a abordé des questions liées au monde islamique comme les défis actuels lancés aux musulmans et les virulentes attaques de l’occident contre l’Islam. L’invité du forum a exprimé sa joie d’être en Algérie, parmi les algériens et considère sa visite prédicatrice comme l’une des plus réussie. Nabelci qui à Ghardaïa a appelé à l’unité des enfants du Mzab, a rendu hommage au peuple algérien qui a une considération particulière pour le savoir et les savants. « Si je devais choisir un autre pays où vivre après mon pays la Syrie, je dirais sans hésitation, l’Algérie », a-t-il déclaré. Le prédicateur a souligné que le discours religieux ne peut avoir un impact sans être lié à la science et à des arguments, car avec l’évolution des sciences, le cerveau a besoin d’une explication scientifique précise pour être complètement convaincu par le message.

Avec un style qui lui est propre, Nebelci a rappelé les défis actuels auxquels font face les musulmans. Il faut reconnaitre nos faiblesses, l’ignorance et le sous-développement dont nous souffrons et y remédier, a indiqué le cheikh. Mohammed Rateb Nabelci a mis en garde contre les télévisions et l’internet, utilisés par les ennemis de l’Islam pour diffuser et promouvoir la débauche dans différents aspects. Il appelle les gouvernements islamiques à faire en sorte que les jeunes bénéficient des trois éléments « logement, mariage et emploi » pour leur assurer une stabilité et passer ensuite à la créativité. Le cheikh a critiqué l’anarchie des fatwas satellitaires et le business de certains prédicateurs qu’il appelle à se conformer au coran et la sunna. Il invite par ailleurs les journalistes et les gens des médias à orienter la nation islamique et à éluder tout ce qui pourrait être source de conflit ou de litige. Le journal a saisi l’occasion pour rendre hommage au docteur Nabelci qui a revêtu le burnous d’Echorouk. Le prédicateur dira: « À présent, je suis algérien dans mon cœur et dans mon aspect  ».(30.04.09) 

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*Le monde, décidemment, va de crise en crise. Alors que le réchauffement climatique provoque de plus en plus de razde- marée et de tsunamis dévastateurs, alors que les séismes n’épargnent plus aucun continent, alors qu’une crise financière et économique est en train de mettre à genoux les pays les plus riches de la planète, alors que l’épilogue lié à la récente crise de grippe aviaire tarde à se faire jour, voilà que le risque d’une nouvelle pandémie, et pas des moindre, pointe le bout de son… museau… porcin. Le virus impliqué, bien connu à travers l’histoire, a connu cinq mutations, dont l’avant-dernière était à l’origine de la grippe aviaire, avant de revenir à son stade initial pour faire planer un risque pareil à celui qui avait décimé quelques 50 millions d’êtres humains au début du siècle passé. L’OMS, qui ne souhaite pas brusquer les choses, ni alarmer l’opinion plus que de raison, en est à un état d’alerte de niveau trois sur une échelle qui en comporte six. Si nous sommes convaincus que ce niveau se verra hausser d’un point dans les toutes prochaines heures, en revanche, notre pays fait montre d’une sérénité pour le moins douteuse. Au moment où même les USA annoncent publiquement qu’ils enregistreraient très probablement des cas de décès sur leur territoire, et dont la technologie et les moyens dépassent de loin les nôtres, voilà que nous nous contentons de phrases creuses et politiciennes qui risquent, hélas, de demeurer sans lendemain si par malheur l’épidémie se transformait en pandémie et venait à constituer des foyers sous nos cieux. Voilà bien un élément supplémentaire qui plaide en faveur de la thèse qui dit que le gouvernement reconduit par Bouteflika est une équipe de transition, en attendant que des hommes hautement qualifiés soient choisis parmi le panel de dossiers transmis au Palais d’El Mouradia. Mais, en attendant, il faudra faire avec les moyens de bord. Prions pour que la crise nous épargne…(Le courrier d’Algérie-29.04.09.) 

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*des interrogations sans fin …(29.04.09) –

Le temps des spéculations a pris fin avec l’annonce de l’équipe gouvernementale et la reconduction de Ahmed Ouyahia à sa tête. Il ne faut pas être prophète, pour dégager de toute la substance de la pensée politique, un quelconque changement, même mineur, soit-il. Depuis, déjà, des mois la liste est « récitée », « apprise » et même trouva son terrain d’application. Les ministres savent que les postes qu’ils chérissent leurs reviendront de droit et que la campagne électorale qu’ils ont menée leurs rapportera des bénéfices. Ces derniers sont là, annoncés, sans tambour battant au bon vouloir du peuple. Peut-on défier un système quand les urnes ont choisi ? Peut-on aller au-delà de « ces compétences ! » qui ont déjà eu connaissance du terrain, pris des décisions, calmer le jeu des revendications et enfin, défendu leurs programmes malgré les résultats négatifs? Le nouveau (l’ancien) président de la République n’a-t-il pas remis certains de ces décideurs à l’ordre ? N’a-t-il pas tancé les ministres défaillants ? N’a-t-il pas crié haut et fort que la politique suivie jusqu’à ce jour a été un échec sur plusieurs plans ? Toutes ces questions demeurent en cette énigme que seuls «les prophètes » et les « diseuses de bonnes aventures » peuvent percer. Bien sûr, il y a ce programme à appliquer. Ce programme dont on parle souvent et dont la presse nationale a fait écho mais qui reste pour la majorité du peuple, l’inconnue qu’il faudrait clarifier. De réformes en réformes, notre système économique et social, au sens large du terme se désarticule de jour en jour. Le «trou noir » engendré par des décisions unilatérales est ce four tout qui permet de cacher toutes les lacunes, les incompétences et de par sa nature, il est devenu cette nébuleuse qui renferme cette stratégie politique, maintes fois, définie mais toujours soumise aux aléas du choix des hommes. Sur le terrain, les luttes sont visibles et « ces frères ennemis » se retrouvent autour d’une même table pour gérer la Nation. Cette stratégie bien huilée et définie sur la base de critères d’appartenance est encore revenue sur le terrain de la décision économique, sociale et culturelle. Elle rappelle toute la philosophie de « mieux faire durant ce mandat que nous avons déjà amorcé, il y a de cela une décennie ». En effet, pour certains ministres la longévité se mesure aux résultats obtenus. Ils étaient là depuis presque deux décennies et la comptabilité de leurs actions positives est largement en dessous de la moyenne. Gérer un secteur, le rendre profitable, prometteur, bénéfique à la société de demain, le rentabiliser, lui permettre une certaine émulation… sont autant de caractéristiques auxquelles doit répondre un gestionnaire. Cette vision semble disparaître dans notre sphère de prise de décisions car, nous assistons depuis une décennie, déjà, à des nominations de ministres qui ne reflètent nullement le poste à pourvoir. Décriés, rejetés, écorchés à toute manifestation, accusés de tous les maux…il n’en demeure pas moins qu’ils reviennent par la grande porte. Le bon vouloir du pouvoir veut-il jeter de l’huile sur le feu ? Dans la perspective d’une continuité, l’équipe du Premier ministre Ouyahia répond à une certaine crédibilité mise en avant depuis les élections. On lui reproche sa lenteur, son manque de dynamisme, la vision inexacte de l’ensemble des paramètres qui doivent donner un essor à l’économique, le règlement des problèmes du monde du travail, laissés en suspens…tous ces ingrédients négatifs se traduisent par la violence, la déperdition de l’outil de production, le recours à la justice et allant des fois, jusqu’à l’emprisonnement. La solution est-elle écartée, ignorée volontairement pour mieux se maintenir ? Nullement ébranlée par la réaction de la société en général et de la classe politique en particulier, le nouveau gouvernement dont on attend le programme, trouve sa légitimité dans cette «continuité ». Un terme galvaudé, il n’ y a pas des années de cela et dont les conséquences ont été des plus douloureuses. Un proverbe de chez nous rappelle toujours ce non sens « malgré détourné, un oued revient toujours à son cours ».(Le courrier d’Algérie)  

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*Etat régulateur et spéculation…Ici, la notion d’État régulateur, d’État fort, d’État au service exclusif du citoyen, demeure quasi inexistante. Pour s’en convaincre, il suffit juste de voir de quelle manière sont « organisés » les marchés, formels et informels, pour s’en convaincre. S’il est établi depuis belle lurette que la vente de poissons, pour ne citer qu’un exemple, lié au sujet du jour, obéit à des règles fort strictes, celles-ci ne sont pratiquement jamais respectées. Ainsi donc, et même s’il y va de la santé publique, et du risque d’intoxications mortelles, le poisson est vendu jusqu’à des heures avancées de la journée, et parfois de la nuit. Les quantités non vendues sont stockées dans des frigos pour être fourguées le lendemain aux naïfs clients au milieu des poissons fraîchement pêchés. Or, tout le monde sait, à commencer par les responsables chargés de faire respecter la réglementation, qu’il est interdit de vendre du poisson frais au-delà de midi. Il fut un temps où des inspecteurs compétents et zélés inondaient de Gresyil les quantités de poisson non vendues pour être sûrs qu’elles ne seront pas stockées pour être revendues plus tard. Et avec tout cela, voilà que nous apprenons que la sardine, poisson du pauvre par excellence, qui atteignait la somme astronomique de 500 DA le kilo, vient de s’inscrire aux abonnés absents depuis quelques jours déjà. Inutile de dire que les explications fournies à notre reporter sont loin de refléter la réalité du terrain. Le mauvais temps, en effet, ne peut se situer que dans la mentalité et l’imagination de ceux qui cherchent le moindre prétexte pour justifier l’injustifiable, cacher le soleil avec un tamis. Entre la possibilité que les sardiniers aient changé d’activité puisque ce produit n’aurait pu continuer à se vendre à cette somme astronomique, et celle de le voir changer de bord, en haute mer, comme le font les crevettes, les langoustes et autres délices marins vers des embarcations espagnoles, bien peu de choix et d’explications nous sont offers.(Le Courrier d’Algérie – 26.04.09.)

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* Echorouk a appris que l’association dite Lions Club qui est une branche du mouvement mondial maçonnique a commencé à restructurer ses bureaux dans différentes wilayas. L’épouse d’un des ambassadeurs arabes à Alger s’est déplacée incognito, il y a quelques mois, à Médéa pour inaugurer personnellement les activités du bureau local du Lions Club. Immédiatement après son installation, ce bureau a procédé à la distribution d’aides au profit d’un centre de handicapés à Chlef. Le Lions Club, tout comme le Rotary, est considéré comme l’un des plus importants vecteurs du mouvement maçonnique. Il se base sur l’action caritative en direction des franges pauvres et vulnérables, d’où cet intérêt pour les wilayas qui avaient été affectées par le terrorisme. La création de ces clubs dans les pays arabes a suscité une vive consternation au regard des objectifs douteux de l’association dont les activités sont liées à la franc-maçonnerie qui est une société secrète dirigée par les juifs dans le monde. Ce mouvement est largement présent dans les pays arabes, notamment le Liban où les francs-maçons activent ouvertement et accueillent quelque 100 mille libanais. Le siège principal du Lions Club se trouve dans l’Etat de l’Illinois aux États-Unis, et Lions fait référence aux gardiens du temple; allusion équivoque au fondement maçonnique de ces clubs. Les maçonniques veulent ressusciter le temple de Soliman. L’action caritative n’est qu’une couverture pour servir en toute quiétude le mouvement sioniste, à l’instar des autres associations maçonniques.(26.04.09.)  

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* vaut mieux se recycler ailleurs…! -   La classe politique en Algérie se trouve dans une impasse. Cela est valable pour tous : autant les passifs (ceux qui sont placés à l’écart de la scène politique) et les partisans du boycott à la dernière élection présidentielle que les candidats ‘’malheureux’’ et les soutiens de Bouteflika. Quand on fait de la politique, on est tenu d’être présent sur le terrain, dans la société, et on a intérêt à avoir son empreinte marquée dans le paysage politique. Sinon, il vaut mieux penser à faire autre chose, se recycler dans des domaines plus commodes parce que moins engageants (quoique !) –comme l’ont d’ailleurs fait certains–, dans la haute administration où la politique n’est qu’un accessoire ou d’autres secteurs comme par exemple la presse… Le virage aujourd’hui sera difficile à amorcer pour les partis, à commencer par ceux qui composent l’Alliance présidentielle. En premier le MSP, dont les luttes intestines se sont exacerbées et étalées sur la place publique. Le FLN, de plus en plus effacé, voit sa position (théorique) de premier parti du pays menacée par le frère ennemi, le RND, lui-même souffrant d’un malaise diffus né de l’ambiguïté dont il fait montre, notamment dans sa position sur la question du traitement du terrorisme et son positionnement à l’égard de l’islamisme, depuis le retour de son leader aux affaires à la tête du gouvernement. Parmi ceux qui ont postulé face à Bouteflika à la magistrature suprême, la secrétaire générale du PT est la seule à posséder une vraie matrice. Le RCD peine à se maintenir dans son propre espace au moment où le FFS conserve sa crédibilité bien que pour lui aussi du terrain reste à (re)conquérir pour prétendre jouer les premiers rôles sur la scène politique nationale. Pour rester dans le camp dit démocrate, le MDS est moins que l’ombre du PAGS et de Ettahaddi, pourtant représentant un courant idéologique, de pensée réel. Ceci étant dit, il y a (encore) de la place pour des partis mais pas du genre des résiduels de l’ouverture de 1989.(le courrier d’Algérie du 25.04.09.)

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*Le PT prépare une initiative politique…

Au sein du Parti des travailleurs (PT) l’heure est à la concertation, à la réflexion, aux débats. Objectif : établir le bilan de l’élection présidentielle du 9 avril dernier… Mais aussi : « décortiquer le monture de la nouvelle initiative politique que compte mettre en place le parti à l’avenir », nous a déclaré, hier, Djelloul Djoudi, chargé de la communication du PT. Et d’ajouter que « les détails de cette initiative seront mis en exergue lors de la rencontre du comité central et du Conseil national du parti le 30 avril prochain à Alger. « Pour l’heure, nous sommes au stade de la réflexion et de la concertation. Nous sommes un parti libre et indépendant… Un parti de militant qui a son programme politique, sa vision de voir les choses. Ce qui est sûr, aucune décision ne sera prise sans la concertation de la base militante, c’est là notre devise, notre philosophie.» Interrogé, par ailleurs, sur le « mutisme » du Parti par rapport au discours du président de la République, notre interlocuteur a révélé que le PT se prononcera sous peu. Quand ? «Le moment opportun », a-t-il dit. «Notre parti est sorti renforcé» La secrétaire générale du Parti, Louisa Hanoune, a été jeudi dans la wilaya de Constantine. Occasion : réunion régionale des bureaux de wilayas au niveau de 10 wilayas de l’est du pays. D’emblée, la pasionaria a considéré que son parti n’a pas été défait lors de l’élection présidentielle du 9 avril dernier. Pour elle, c’est le contraire plutôt qui s’est produit : « Notre parti est, sans contexte, sorti renforcé », a-t-elle affirmé, rassurant son auditoire quant au moral élevé de la direction nationale du parti. Plusieurs questions d’importance capitale ont été évoquées, également, lors de cette rencontre. Il s’agit, notamment des sujets ayant trait à la vie politique, économique et sociale du pays. C’est ainsi qu’elle a appelé à l’impérieuse nécessité de l’organisation d’élections législatives anticipées pour la réhabilitation de l’Etat algérien, à la dissolution de l’Assemblée populaire nationale. Elle soutient, mordicus, que l’assemblée actuelle, dont-elle fait partie, est illégitime et qu’elle ne répond pas aux espérances des citoyens. Louisa Hanoune a plaidé, en outre, pour une révision de la loi électorale. Et ce n’est pas tout, la secrétaire générale du PT a également annoncé, au cours de cette rencontre, la conduite par son parti d’une campagne nationale de mobilisation, par le biais d’une collecte de signatures dont les détails seront débattus jeudi prochain pour, a-t-elle précisé, provoquer la rupture. La dame de fer du PT n’a pas mâché ses mots pour fustiger, une nouvelle fois, la Commission politique nationale de surveillance de l’élection présidentielle en déclarant : «Son rôle n’était pas la surveillance des élections, mais bel et bien le partage de l’argent entre ses membres», et de renchérir que son parti « insufflera une nouvelle dynamique politique par le truchement d’une réforme politique démocratique propre à même de bâtir des institutions qui traduisent la volonté populaire ». Au plan économique, la secrétaire générale du PT, fidèle à son langage, a appelé à une réforme qui garantit la construction d’une économie indépendante, génératrice de richesses, qui sache protéger la production nationale, créer de l’emploi stable et mettre en place les conditions du développement local et national. La secrétaire générale du PT a précisé, en outre, que la réunion de jeudi, organisée au Centre culturel Ibn Badis de Constantine, s’inscrit dans le cadre d’un cycle de regroupements régionaux initié en préparation d’une réunion du comité central du parti et de son conseil national, prévue la semaine prochaine pour faire part des conclusions du PT au sujet de l’élection présidentielle. C’est d’ailleurs dans cette même perspective qu’une autre réunion similaire a été tenue, hier, à Oran, regroupant l’ensemble des wilayas de l’ouest du pays.(Le Courrier d’Algérie – 25.04.09.) 

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* L’élection du 9 avril n’a pas changé grand-chose en Algérie.Au moment où M. Abdelaziz Bouteflika prêtait serment, dimanche dernier, pour entamer son troisième mandat à la présidence de la République, des émeutes éclataient à Dréan, dans la wilaya de Tarf, pour protester contre le chômage et la malvie. Le siège de la sûreté de daïra a été saccagé dans cette ville située à la périphérie de Annaba. A Berriane, des notables mozabites annonçaient, le même jour, qu’ils mettaient fin au dialogue engagé pour rétablir la sérénité dans cette ville meurtrie. Leur déclaration confirme que toutes les médiations engagées jusque-là ne relèvent que de replâtrages, sans impact réel sur le tissu social. Les assurances données par les bureaucrates locaux et les envoyés spéciaux venus d’Alger pour apporter la sérénité ont volé en éclats. Même agitation à Boukram, où le siège de l’APC a été fermé par des habitants, mécontents d’une décision relative à un choix de terrain. Boukram se trouve près de Lakhdharia, dans la wilaya de Bouira. C’est l’un des villages dont les habitants n’attendent visiblement rien de l’administration, et qui seraient heureux de ne pas la subir. Ce brutal retour de la protestation de rue, le jour même où M. Bouteflika prêtait serment, relève-t-il d’une action concertée, avec un complot ourdi par quelque officine suspecte? Est-ce la fin d’une trêve implicite observée à l’occasion des élections présidentielles du 9 avril ? Est-ce une opération déclenchée par un quelque parti d’opposition, opération destinée à déstabiliser le pays au moment où le chef de l’état entamait son nouveau mandat, pour bien lui signifier que les cinq prochaines années ne seront pas de tout repos ? Ou bien s’agit-il d’une simple accumulation de maladresses de la part de trois responsables locaux, en trois endroits différents, qui ont abouti à cette agitation ?Dans les salons d’Alger, dans les laboratoires et même dans les cabinets noirs, des spécialistes tentent des analyses sophistiquées pour trouver des réponses complexes. Dans les chancelleries, des experts et des barbouzes se demandent qui manipule qui, au profit de qui, et quel clan tirera profit de ces tentatives d’affaiblir le chef de l’état. Des spécialistes de l’Algérie interviendront sous peu dans les grandes chaînes de télévision, style Al-Jazeera ou France 24, pour tenter de déterminer si le président a encore réussi à avancer ses pions à la faveur de cette agitation ou, au contraire, si c’est l’armée qui en tiré profit pour mieux imposer ses hommes.Mais la réponse risque d’être beaucoup plus terrible, car beaucoup plus terre à terre. Elle est terriblement banale : il n’y a ni complot ourdi, ni opération concertée, ni main de l’étranger. Il n’y a même plus de parti d’opposition capable de mener des opérations aussi compliquées. Il n’y a que l’Algérie ordinaire, banale, qui se meurt dans des soubresauts interminables. Il n’y a que cette Algérie installée dans une violence quotidienne, une violence à laquelle est s’est tellement habituée qu’elle ne s’en rend même plus compte.La violence s’est banalisée, pour devenir une norme, comme la corruption ou le trafic électoral.Elle est admise, acceptée, même quand elle prend l’allure d’une jacquerie destructrice. La protestation de rue est devenue un simple rituel à travers lequel des franges de la société essaient de montrer qu’elles existent, dans un dernier baroud d’honneur. « Si ça marche, tant mieux, si ça ne marche pas, que tout s’écroule (khalli tekhla) », nous disait récemment un participant à une protestation dans la Mitidja.Les protestataires eux-mêmes ne sont pas forcément convaincus de l’efficacité de leur démarche. Parfois, ils ont de sérieux doutes. Mais ils sentent bien qu’ils sont contraints d’en passer par là, dans un mélange confus de nif, de revendications, de redjla et de désespoir. Leur objectif est plus d’attirer l’attention que de régler des problèmes. Ils demandent plus de considération que d’argent. Mais à qui le demandent-ils ? En face, ils ont un monstre administratif avec lequel ils ont divorcé depuis longtemps.Cette indifférence a achevé de compliquer la tâche. Il y a quelque temps, « couper la route » provoquait inévitablement une cascade de réactions. Derrière les forces de sécurité chargées de rétablir la liberté de circuler, arrivaient des responsables locaux apeurés, des médiateurs mandatés pour négocier, et des opportunistes tentés de trouver une brèche pour s’introduire. Quand la presse s’emparait de l’affaire, ce qui constitue la hantise des walis, c’est le jackpot, car les autorités locales sont contraintes de négocier, ou de faire semblant. Mais on avait une certitude : une émeute suscitait la curiosité.Aujourd’hui, les choses ont changé. Une émeute n’intéresse personne. On peut détruire sa ville, sans qu’un responsable ne se déplace. Un ancien député a recensé plus de quinze émeutes dans sa wilaya durant un seul mandat, sans que le wali ne soit relevé. Aucun ministre ne s’est déplacé pour s’enquérir des causes de ces émeutes à répétition, malgré les lourdes peines d’emprisonnement prononcées après chacune d’entre elles. Même les correspondants de presse sont fatigués par ces émeutiers qui les placent entre la nécessité d’en rendre compte et l’impératif de ne pas déplaire au wali.Au final, l’émeute a changé de nature. Elle ne constitue pas un acte d’opposition au président Bouteflika, ni une volonté de le déstabiliser. C’est simplement, pour une certaine Algérie, une manière de se convaincre qu’elle existe encore. ( Le Quotidien d’Oran du 23.04.09.) 
  
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* Joindre…les debouts ! -

 Personne, ce me semble, ne saurait se sustenter, se satisfaire, survivre, en ne s’alimentant que d’amour et d’eau fraîche. Certains ont essayé avant nous. Ben, ils en sont morts. Sans remords. Mais, pour manger autre chose, il faut forcément autre chose que des sentiments. Un banquier ressemble un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, à un crocodile. Il n’a pas de larmes. Il ne prête qu’aux riches. Les crédits à la consommation sont une nouvelle plaie appelée à « puruler » lorsque plus personne ne pourra faire plus rien… L’arrêt sur chant n’est pas méchant en soi. Il peut se trouver des rébuts de la vie, des ratés notoires, des planqués dans des espaces éditoriaux précis, qui s’en prendraient à un journaliste coupable (oh la honte !) de s’être insurgé en direct et en public contre la profanation de notre glorieux emblème national. Parce que chacun connaît chacun, et parce qu’il est fermement déconseillé de tirer des cailloux sur des gens lorsqu’on habite une maison en verre (envers et contre tous), je me bornerai à lancer un petit tir de sommation en rappelant les brûlots que je commettais sur un certain journal lorsqu’il l’était encore, et lorsque son patron de l’ombre défendait une ligne nationaliste et anti-mafia. Les choses ne sont plus ce qu’elles étaient. Je l’admets. Impossible de joindre les deux bouts. Non plus les debout. Ils se font de plus en plus rares. Ils se cachent aussi, comme les oiseaux, pour sourire. Pas pour se nourrir. Car voyez vous personne, ce me semble, ne saurait se sustenter, se satisfaire, survivre… et blabla…(Le Courrier d’Algérie du 23.04.09.)

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* Excès de zèle policier … « 

Nos reporters, partis couvrir les inondations provoquées par la canalisation d’eau défoncée, ont été pris à partie, hier, aux environs de 15 heures, à Bab Ezzouar, de manière inélégante, proche de l’insulte et l’invective, par un brigadier-chef. Celui-ci, empêchant nos reporters d’effectuer leur travail, en dépit du fait qu’ils ont décliné leur identité et présenté leurs documents. Pis encore, outre les intimidations dont ils ont été les victimes, nos reporters se sont vu confisquer leurs cartes de presse, alors que notre photographe a dû céder, pour un moment, la carte mémoire de son appareil photographique. Ce genre de comportement, qui n’honore guère la corporation policière, interpelle aussi bien le DGSN que le ministre de l’Intérieur qui oeuvrent à rapprocher les citoyens de leur police, et à faire en sorte que cette dernière cesse d’intimider les honnêtes citoyens tandis que les délinquants écument les rues et ruelles du pays. Dommage !  (Le Courrier d’Algérie – 23.04.09.)

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 * Boutéflika osera-t-il le changement? …

L’Alliance présidentielle qui a accompagné le Président depuis 2004, risque de se retrouver face à d’autres concurrents politiques, oeuvrant pour le même objectif.

Le gouvernement va-t-il changer de couleur? La composante de la nouvelle équipe sera-t-elle élargie à d’autres courants politiques? Autrement dit, la répartition des portefeuilles ministériels obéira-t-elle à un moule traditionnel, à savoir l’Alliance présidentielle? Telles sont les interrogations que suscite le vide politique dans lequel est plongée la scène nationale. Soixante-douze heures après la prestation de serment, tenue dimanche dernier, le gouvernement confine ses secrets laissant durer le suspense. Contrairement aux échéances précédentes, le gouvernement tarde à dévoiler son visage.
Les observateurs de la scène nationale expliquent ces atermoiements par les changements qui seront, dit-on, opérés au sein de l’Exécutif. Selon eux, l’environnement politique peut connaître des modifications après l’élection présidentielle. La composition du gouvernement peut vraisemblablement prendre en considération la nouvelle carte politique qui résulte des dernières joutes électorales. La candidature du Président n’ayant pas été soutenue uniquement par les trois partis de l’Alliance présidentielle, cet aspect s’annonce comme un élément-clé pour déterminer la forme que prendra le nouveau staff gouvernemental. Le parti de l’UDR et des indépendants, qui ont cautionné à fond la démarche du Président, ont des chances de rejoindre le gouvernement. De plus, l’option de recourir aux réservoirs des autres partis qui ont meublé le paysage politique durant la dernière élection, n’est pas écartée.
L’expérience française et celle américaine peuvent paraître valables également pour l’Algérie. Comment? Les observateurs se basent dans leur analyse sur le discours développé par le Président lors de la campagne électorale. Tenant un discours rassembleur et axé sur l’unification du pays, le président de la République peut faire appel à ses concurrents d’hier pour les impliquer dans la construction de l’Algérie. En décryptant ces messages, les analystes de la scène politique prévoient une modification de la carte politique.
Le parti du FNA comme celui d’En Nahda de Djahid Younsi ou du PT, qui siègent au Parlement, peuvent être associés au projet quinquennal. Pour preuve, le Président a toujours soutenu que le rétablissement de la paix, le développement de l’économie et le recouvrement de la dignité à l’étranger impliquent la contribution de toutes les Algériennes et de tous les Algériens. Cette offre ouvre l’appétit aux formations dites de «l’opposition». Au sein du FNA, on se prépare à dérouler le tapis et des tractations sont déjà lancées. Les membres de la direction ont prévenu déjà leur président quant à un éventuel refus de participer au gouvernement. Le mouvement d’En Nahda ne va pas rater cette occasion. «La décision sera tranchée par le conseil consultatif», a déclaré un membre de la direction.
Les choses sont différentes pour le parti de Louisa Hanoune qui a déjà décliné la proposition du gouvernement. Ainsi, l’Alliance présidentielle qui a accompagné le Président depuis 2004, risque de se retrouver face à d’autres concurrents politiques oeuvrant pour le même objectif. Les trois partenaires, à savoir le FLN, le RND et le MSP, ne seront, certainement, pas les seuls à tracter la machine du pouvoir durant ce troisième mandat. Certes, ils continueront à damer le pion, mais d’autres partis vont mettre la main à la pâte. Il faut reconnaître que depuis la création de la coalition, les quotas des portefeuilles ministériels sont partagés uniquement entre les partis majoritaires. (L’Expression du 22.04.09.) 

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Baisse…dites-vous ?

La valse des étiquettes dans les marchés des fruits et légumes se poursuit. La pomme de terre est affichée à 55DA, la carotte à 60DA, la courgette quant à elle est cédée à 80DA, la tomate à 90DA, l’oignon est vendu, tenez vous bien, à 60DA, la sardine à 400DA, les plus chanceux vont l’acheter à 300DA. Par simple calcul l’on déduit aisément que la baisse annoncée ici et là est apparemment minime pour ne pas dire nulle. Comment ? La réponse ne s’est pas fait attendre : pour la simple raison qu’il n’ y a pas si longtemps les prix de ces produits, à large consommation, ne dépassaient pas 15DA à 20DA, notamment pour la pomme de terre, la carotte, l’oignon et autre sardine qui était cédée à 50DA…et la liste est encore longue. Remplir son sac n’est pas chose aisée, aujourd’hui, du moins pour les familles à faible revenu. Celles-ci (familles) ne sachant à quel légume se « donner », sinon de prendre leur mal en patience, en attendant un jour meilleur. Si par le passé c’est les produits alimentaires, de par leur pénurie sur les marchés, qui faisaient défaut, aujourd’hui la donne a changée : c’est, sans contexte, l’argent qui manque. Il ne s’agit pas d’un effet de mode, mais bel et bien d’une réalité…d’un constat : Le pouvoir d’achat des citoyens reste de loin insuffisant pour répondre aux besoins des ménages. C’est là, aussi, l’une des raisons (pouvoir d’achat dérisoire) qui fait croire que cette « légère baisse des prix de certains produits constatée sur les marchés reste de loin infime et ne correspond point aux attentes des citoyens. Et s’il y a une sentence qui résume si bien cet état de fait « des plus regrettables », c’est cette phrase d’un quidam rencontré au marché Closel à Alger : « Il faut 5000DA pour espérer manger à sa faim. Les 200DA, synonyme de fortune à l’époque, n’ont plus de cote, hélas, actuellement dans nos marchés…» Et pourtant les pouvoirs publics ont annoncé une baisse conséquente à la faveur de la nouvelle récolte, notamment pour la pomme de terre. Rien de cela n’est signalé. La flambée des prix aura encore de beaux jours devant elle. Egalement pour les prix de la sardine qui ont atteint la barre, inédite, de 500DA. Le directeur général de la chambre nationale de la pêche et de l‘aquaculture, rappelons le, a annoncé, récemment un recul des prix pour se stabiliser à 50DA. « Promesses…promesses », indiquent les commerçants qui soutiennent, mordicus que la tendance va, en revanche, crescendo dans les jours à venir. Et ce ne sont pas les arguments qui manquent ? La réalité du terrain… plutôt du marché illustre de fort belle manière cette tendance. L’oignon, pour ne citer que ce légume incontournable au potager a vu son prix passer du simple au double ces jours-ci. Il se vend actuellement à 60DA alors qu’il n y a pas si longtemps son prix ne dépasse pas les 15DA. La différence est de taille et l’explication… est portée aux abonnés absents. Mêmes si pour le département de Rachid Benaïssa, ministre de l’Agriculture et du développement rural cette hausse vertigineuse est due aux mauvaises conditions climatiques, mais aussi à la faible production, il n’en demeure pas moins que ces arguments ne semblent pas convaincre les marchands. Ces derniers ne sont pas allés par trente-six chemins pour pointer un doigt accusateur sur la chaîne de distribution, non sans mettre en relief l’absence de « l’État régulateur » qui s’est transformé, selon eux, en simple « spectateur »…Conséquence : Citoyen lambda, c’est toujours lui qui paye les pots cassés…(Le Courrier d’Algérie du 22.04.09.) 

************************************* La mer continue de rejeter de la drogue sur les plages de l’ouest … 

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Tel un feuilleton lugubre et macabre, les saisies de drogue continuent de rythmer le quotidien des Algériens. La réalité est amère, mais elle impose son évidence à notre esprit : notre pays vit actuellement à l’heure d’une guerre féroce que les services de sécurité livrent sans merci aux narcotrafiquants. Pour preuve, il ne se passe plus un jour sans qu’on signale la saisie d’une dizaine de kilogrammes de kif traité.  Du nord au sud, de l’est à l’ouest, toutes les régions du pays sont envahies par des réseaux criminels qui cherchent à faire commerce de leurs substances illicites. C’est dire que le danger est juste à nos portes. La menace est comme une épée de Damoclès qui pèse sur l’avenir de toute notre jeunesse en proie à la toxicomanie car l’Algérie n’est plus une simple zone de transit mais un pays touché de plein fouet par le phénomène de la consommation de drogue.
C’est dans ce contexte que des saisies record de drogue ont été enregistrées depuis le début de cette année 2009. Mais, ces dernières semaines, force est de constater que ce ne sont plus des grammes ou des kilogrammes qu’il s’agit, mais de quintaux et de tonnes qui tombent presque chaque jour dans les filets de la Gendarmerie nationale.
Ainsi, dimanche dernier encore, plus de 33 kilogrammes de kif traité ont été récupérés par les gendarmes dans la wilaya d’Aïn Témouchent, a-t-on appris auprès du commandement de la Gendarmerie nationale. Dans cette wilaya, les gendarmes ont récupéré un sac contenant 33 kg de cette drogue, rejeté par les vagues à la plage Rachgoune, commune de Beni Saf, nous a-t-on précisé. 
Cette nouvelle prise vient s’ajouter aux cinq quintaux de kif traité qui ont été découverts et saisis par les éléments de la Gendarmerie nationale, samedi, sur le même littoral de cette wilaya, assurément le carrefour privilégié des narcotrafiquants.
Ces stupéfiants qui portent les mêmes caractéristiques que les 26 quintaux de kif traité saisis le 12 avril à bord d’un semi rigide (KS 2009), ont été découverts au niveau des plages de Sassel (Ouled Boujemaa), Sbiaat (Bouzedjar) et El Aïn (Terga), indique-t-on.
D’une saisie à une autre, le bilan de la lutte contre les narcotrafiquants de ces dernières semaines donne réellement le tournis. Et pour cause, durant la période allant du 8 au 19 avril, 3 546 kg de cette substance ont été récupérés sur le tronçon du littoral incluant seulement les wilayas d’Aïn Témouchent, d’Oran et de Mostaganem, révèle à ce propos la Gendarmerie nationale. Soit plus de
3 tonnes et demie de kif traité en l’espace de dix jours ! Du jamais-vu dans l’histoire de l’Algérie. En 2008, durant toute une année, à peine  809 kg de cannabis rejetés par la mer avaient été récupérés par les gendarmes sur tout le littoral du pays. Pour 2009, il a suffi donc de dix jours pour battre le record et ce, sur les côtes de trois wilayas seulement. «Ceci révèle un nouveau mode opératoire» que les narcotrafiquants utilisent pour introduire la drogue en Algérie. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Un dispositif de surveillance renforcé du littoral témouchentois (80 km) mobilisant d’importants moyens humains et matériels a été mis en place ces derniers jours, a-t-on appris auprès des services de la Gendarmerie nationale. La situation est tellement critique que même des appels à la vigilance sont quotidiennement lancés sur la radio locale par le groupement de Aïn Témouchent en direction des habitants des communes côtières et des pêcheurs pour l’informer de toute découverte de stupéfiants. «Cela pour éviter toute propagation de cette drogue par des mains malsaines», prévient-on.
Mais en attendant, les saisies effectuées durant cette période poursuivent leur hausse vertigineuse. Une hausse estimée par les services de sécurité à 213% par rapport à la même période de 2008.(La Tribune) 

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* Rabat souhaite une normalisation rapide de ses relations avec l’Algérie.

C’est par la voix de son ministre des Affaires étrangères qu’est parvenu le message. Sera-t-il entendu par Alger? La diplomatie algérienne n’a pas pris l’habitude d’étaler ses états d’âme ou de régler ses différends en public, à travers des canaux de communication peu ou pas du tout crédibles. Il serait donc très étonnant que la capitale algérienne fasse cas de ce qui est devenu une habitude chez nos voisins marocains qui, s’ils se lèvent du mauvais pied, il vaut mieux fermer ses oreilles, et c’est le traitement qui risque d’être réservé aux déclarations du chef de la diplomatie marocaine, même si elles revêtent un caractère apaisé.
«Nous caressons tous l’espoir au Maroc que la possibilité d’une normalisation avec l’Algérie puisse se faire au plus tôt et dans les meilleurs délais», a fait savoir en marge d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des cinq pays de l’UMA, l’Union du Maghreb arabe, Taïeb Fassi Fihri.
Première nouvelle, nous ignorions que les deux peuples frères étaient en guerre. Il ne faut guère s’étonner. Nous n’en sommes de toute manière pas à la première surprise dont le Royaume marocain a pris l’habitude de nous gratifier. Et puis gageons que cela ne sera pas la dernière, puisqu’à chaque fois qu’Alger s’est montrée sourde aux provocations marocaines sous couvert d’appels du pied, Rabat n’a fait que redoubler de férocité. Il y a à peine une semaine, la marche contre le «mur de la honte» à laquelle ont participé quelque 1400 personnes dont une majorité de représentants d’organisations humanitaires internationales, s’est transformée en violente agression verbale contre l’Etat algérien. «Cette provocation participe de toute manière, des tentatives connues pour contester et combattre notre intégrité territoriale par le gouvernement algérien, devenu, partie prenante», avait accusé le Premier ministre marocain. «Cette opération a été menée directement à partir du territoire algérien. Le Maroc ne se laissera pas intimider par de tels agissements et défendra par tous les moyens qu’il jugera appropriés son intégrité territoriale», a déclaré Abbas El Fassi, qui était l’invité de 2M, une chaîne de télévision marocaine. Un discours va-t-en guerre, proche de la paranoïa! Le ton est monté subitement d’un cran. Un excès de fièvre qui semble vouloir s’estomper depuis dimanche dernier.
«Vingt ans déjà depuis la création de l’UMA et nous évoquons encore les perspectives de la création d’une zone de libre-échange, alors que les frontières demeurent fermées entre l’Algérie et le Maroc», a fait remarquer, sur un ton de regret, le chef de la diplomatie marocaine. Taïeb Fassi Fihri semble avoir la mémoire courte.
Les frontières entre les deux pays ont été fermées au mois d’août 1994. L’hôtel Asni, situé à Marrakech venait d’être la cible d’un sanglant attentat terroriste. L’accusé était tout indiqué. L’Algérie faisait, à cette époque, face, seule, à un terrorisme aveugle. Un drame qui se jouait à huis clos tant la destination Algérie était désertée par la plupart des capitales mondiales. C’est le moment choisi par le Makhzen pour accentuer la tragédie. Rabat a rendu les services de sécurité algériens responsables de cet attentat et imposé le visa pour les Algériens. La mesure fut levée en 2005. L’Algérie en fit de même en 2006. Depuis, les sollicitations pour l’ouverture des frontières tombent en cascade.
«En réitérant son attachement à l’ouverture des frontières entre deux peuples frères, le Maroc est loin d’en banaliser l’objectif et de réduire à quelque avantage étriqué ou à un intérêt exclusif», avait déclaré le roi Mohammed VI dans un message adressé au Sommet arabe qui s’est tenu à Doha le 19 janvier 2009 et auquel n’a pas pris part le président de la République. Il s’était fait représenter. Avec l’adresse que lui reconnaissent les diplomates les plus chevronnés de la scène internationale, Abdelaziz Bouteflika a certainement voulu mettre un point d’orgue à cette salve de déclarations.
«Je n’ai pas besoin de réaffirmer nos positions dans le monde arabe, en Afrique et dans le tiers-monde et notre appui à toutes les causes justes, et notamment à celles des peuples en lutte pour leur libération comme le peuple sahraoui et le peuple palestinien», a tenu a préciser le chef de l’Etat dans son discours d’investiture.(L’Expression- 21.04.09.)

 

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*Alerte rouge …Le Maroc inonde l’Algérie de sa drogue ! – Plus de 30 tonnes de drogue ont été saisies depuis le début de l’année 

- -Surréaliste! Ces saisies de kif ont tendance à se répéter depuis quelque temps et dont la quantité est aussi pesante sur le moral de la société qu’à l’intérieur des chargements acheminés droit vers l’Algérie, soit pour une question de transit, sinon pour son écoulement illicite, voire criminel sur le marché de la consommation, donnent le tournis! On en est déjà à 30 tonnes de drogue saisie depuis le début de l’année, nous confirme t-on de source officielle du commandement de la Gendarmerie nationale. Ce chiffre paraît peut-être peu surprenant, cependant à l’explication selon laquelle cette quantité correspond à la totalité des saisies opérées durant les 12 mois de 2007, le même chiffre de trente tonnes s’annonce explosif. Et comment peut-il en être autrement, sachant que nous ne sommes présentement qu’à l’entame du second trimestre et qu’à ce rythme effréné de saisies de drogue, les prévisions de la Gendarmerie nationale arrêtées à 60 tonnes pour 2009 seront de loin dépassées d’ici à la fin de l’année. A peine l’information faisant état de la saisie de trois tonnes de kif du côté de Béchar s’installe sur la place publique que celle-ci est déjà éclipsée par une autre annonçant le rejet par la mer de quelque cinq quintaux (510 kgs) découverts par les éléments de la Gendarmerie relevant du groupement de Ain Témouchent placé sous le commandement de Réda Aïdaoui. Cette quantité s’ajoute à celle saisie il y a moins d’une semaine par la même institution et évaluée à plus de 34 quintaux. Face a ce phénomène de multiplication de saisies de kif traité à Ain Témouchent, situé par ailleurs à mi-chemin entre Oran et Tlemcen, (deux autres wilayas ravagées par la propagation de la drogue), la Gendarmerie de Ain Témouchent vraisemblablement en état d’alerte en est même arrivée jusqu’à lancer des appels à la vigilance via les ondes de la Radio locale sollicitant les habitants des communes côtières ainsi que les pêcheurs pour les informer sur toute découverte de stupéfiants. Ainsi, pour dire que le kif marocain inonde l’Algérie de partout! Si ce n’est via la côte algérienne, en exploitant les courants marins que les trafiquants connaissent si bien au point de maîtriser l’endroit de leur chute sur le rivage, c’est par le biais du tracé habituel, c’est-à-dire les circuits terrestres frontaliers avec le Maroc. Ce pays, qu’il soit dit au passage place la culture de cannabis au premier rang de ses ressources (sic). C’est dire à quel degré, le Royaume s’inscrit en faux, vis-à-vis de la légalité internationale sans omettre de souligner bien sûr, que le Maroc semble s’abriter sous des mains protectrices des plus puissantes dans ce globe sans savoir à quel prix, et surtout pour combien de temps! Car il n’échappe à quiconque de par le monde que plus de trois quarts (3/4) de la superficie du Royaume est versée dans la culture de cannabis. N’est ce pas là un constat défiant tout procédé judiciaire contenu dans la législation internationale et que le même constat conjugué à la passivité de la communauté mondiale, relèverait d’un flagrant cas d’impunité. Une impunité se propageant jusqu’aux salons les plus feutrés du Makhzen où se pavanent des officiers supérieurs de la hiérarchie marocaine, des puissants parmi les puissants des autorités de ce pays. Certains de ces derniers dont l’implication dans les histoires de trafic de drogue n’est plus un secret pour personne, quand bien même leurs noms cités dans les colonnes de quelques journaux audacieux, ces deniers parviennent toujours à se tirer d’affaire en faisant jouer leurs puissants relais pour s’en tirer toujours à bon compte. L’implication des hauts gradés de l’armée marocaine est également démontrée on ne peut mieux manifestement à travers l’armement par lequel se dotent les narcotrafiquants n’hésitant plus depuis un bon moment déjà à en faire usage contre les personnels des gardes frontières algériens pour forcer le passage. Il est question ici d’artillerie sophistiquée telles les kalachnikov et les mitrailleuses FM/ PK. Si l’on venait à se poser la question quant à savoir d’où les narcotrafiquants s’approvisionnent en ce genre d’armements si sophistiqués, la réponse s’imposerait d’elle-même. Forcément! Les autres dividendes récoltés par ces mêmes trafiquants de leur connexion avec des réseaux versés dans le terrorisme serait, de ce fait, un plus! Ainsi pour certifier que le danger de la drogue inquiète non seulement de par la généralisation de la consommation, notamment dans les recoins les plus reculés de l’Algérie, mais aussi ce fléau constitue désormais une menace pour la sécurité du pays. La mobilisation de tout un chacun pour faire face à une telle calamité est plus que recommandée.(Le Courrier d’Algérie du 19.04.09.)

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*Un brillant diplomate algérien meurt dans l’anonymat … Il a eu la « malchance » de mourir à la veille de l’élection présidentielle du 9 avril, feu Chérif Guellal a quitté ce monde presque sur la pointe des pieds dans son pays. Une laconique dépêche de l’agence APS relayée par El Moudjahid a suffi pour retracer le parcours enviable d’un homme dont la presse américaine en a fait ses choux gras. Ce brillant diplomate, pas très connu chez lui, s’est en effet éteint mercredi dernier à l’hôpital de Staouéli dans l’anonymat, à l’âge de 75 ans. Ironie du sort, cet enfant de Constantine, qui a eu l’honneur de représenter l’Algérie indépendante comme premier ambassadeur à Washington, est pleuré au pays de l’Oncle Sam mais pas dans son propre pays ! Le fait qu’il ait été inhumé au Carré des martyrs à El Alia en présence des personnalités nationales, d’anciens compagnons et collègues « pour reprendre la formule consacrée d’El ‘’Moudj », ne restitue pas la grandeur, le talent et la réputation de l’homme qui a charmé – excusez du peu – y compris le président John Fitzgerald Kennedy. Que ce soit à Washington, à Los Angeles, à New York ou en Alabama, la nouvelle de la mort du diplomate algérien a jeté l’émoi dans l’establishment politique et médiatique américain. Il est rare dans cet immense pays où les stars se comptent par milliers, qu’une personnalité non américaine soit à ce point adulée pour mériter autant d’éloges posthumes. Et c’est le premier Algérien qui reçoit un hommage aussi appuyé pour ses qualités et son entregent dans le très sélectif landerneau américain. Du Washington Post au New York Times en passant par le Los Angles Times et le Chicago Tribune, The Boston Globe et toutes les chaînes de télé américaines, la mort de Chérif Ali Guellal a eu l’effet d’un événement presque national aux Etats-Unis. La nouvelle de sa mort a également déchiré la Toile du net. Sous la plume du célèbre réalisateur Adam Bernstein, la vie, le parcours intellectuel et la carrière diplomatique du diplômé de l’université d’Aix-en- Provence ont brillé de mille feux sur les colonnes du Post. Cet article- hommage d’environ une page intitulé « Chérif Guellal, un combattant et diplomate algérien » a été repris par tous les sites internet américains et les journaux nationaux et ceux des Etats. On y apprend ainsi qu’il était un « combattant de la résistance algérienne contre l’armée française, un homme d’affaires et un diplomate chevronné ».Compagnon de Miss America…Mieux encore, le Washington Post élève le défunt Chérif Guellal au rang de « figure glamour de la haute société à Washington ». L’auteur, Adam Bernstein, évoque notamment sa liaison de longue date avec la célébrissime Miss América des années 1950, Yolande Fox, qu’il avait aidé à élever sa fille. Dans ses mémoires intitulées Laughing All the Way publiées en 1973, l’écrivaine Barbara Howar a décrit Chérif Guellal comme « un jeune combattant des libertés et intellectuel bourlingueur », devenu une « icône parmi l’élite du corps diplomatique accrédité à Washington ». Il y est également écrit que son « look basané l’a rendu tellement séducteur qu’il est à chaque fois invité aux conférences académiques et aux soirées select ». Adam Bernstein rappelle ainsi sa fameuse déclaration faite en 1964 devant un parterre d’hommes politiques, d’acteurs sociaux et de scientifiques américains à l’université de Georgetown : « Nous souhaitons être maîtres dans notre pays et non pas de petits partenaires des grandes puissances » dans son discours sur l’avenir de l’Algérie indépendante. Après six années de loyaux services à Washington, Chérif Guellal a été nommé représentant de Sonatrach aux Etats-Unis, un poste dans lequel il avait joué un rôle crucial, notamment durant la crise du pétrole des années 1970. Mais avant d’atterrir à Washington, Guellal Ali Chérif a fourbi ses armes diplomatiques en France lorsqu’il rejoint directement le GPRA en provenance de l’université d’Aix-en-Provence. Il prend par la suite la route des Indes pour y dénicher des soutiens au mouvement de libération nationale et donner un écho international à la révolution algérienne. Ce ne fut donc que justice rendue à ce jeune de 30 ans, qui fut nommé en 1962, premier ambassadeur d’Algérie à Washington. Que sa mort, il y a une semaine, fasse l’événement au pays de Barack Obama et occupe la « une » des principaux journaux, n’est donc pas étonnant. Ce qui est en revanche absurde, c’est le fait que la disparition de ce grand diplomate algérien soit liquidée par une dépêche. Eh oui, nul n’est prophète en son pays…(El Watan du 16.04.09.)******************************** * Après la dernière présidentielle … 12 ministres partent; Ouyahia reste - Dès les lendemains de la dernière présidentielle, la question était sur toutes les lèvres: que fera Bouteflika d’une telle majorité? Pourquoi avait-il tant insisté sur un vote massif et populaire? Les premières réponses sont déjà «imminentes», affirment des sources généralement bien informées. «Bouteflika avait besoin d’un plébiscite justement pour avoir les mains libres» nous explique une source. A terme, un retour à un Pouvoir ultra-présidentiel que ses détracteurs qualifient de dictature institutionnelle et que ses partisans expliquent être le seul moyen de centraliser la décision en Algérie. Un pays qui a souffert dès la mort de Boumediene Houari, d’un éclatement des centres de décision au point de bloquer le pays et de provoquer ses nombreuses crises de successions et de nomination depuis cette date. Abdelaziz Bouteflika et dès son arrivée en 1999 n’avait pas caché son «allergie» pour le système pluris-exécutif que l’Algérie et sa volonté de refaire le texte de la constitution. Cette «dyslexie» dans les voix de l’Etat s’était même illustrée par des cas exemplaires après la «démission» d’Ahmed Benbitour ou le départ de Belkhadem, donnant à voir cette obligation qu’avait le chef de l’Etat de «passer» par l’APN ou de remanier tout un gouvernement pour «corriger» une équipe. La reprise en main se fera donc d’abord, en premier épisode par la nouvelle constitution qui revient à la formule du «Premier ministre», à la place du chef de gouvernement, soulignant le plein pouvoir du Président sur les actions, les nominations et les programmes du gouvernement, à la place de l’APN. Le texte réintroduit et rééquilibre la notion de souveraineté de décision entre le Palais d’El Mouradia et les deux chambres. Ce rééquilibrage avait cependant, aux yeux de ses architectes, besoin d’un dernier acte. Ce sera celui de la majorité électorale pour soutenir la politique de recentralisation des Pouvoirs dans les mains d’un Président fort d’une légitimité populaire directe. Les dernières présidentielles «libéreront les mains du Président» vis-à-vis de beaucoup de cercles et d’oppositions internes. Les premières décisions seront d’abord un réaménagement des textes régissant les relations entre l’APN, le gouvernement et la Présidence qui en reprendra les règnes et les pouvoirs de nomination directe. Selon d’autres sources très proches, un remaniement profond de l’actuel gouvernement est imminent. Tout en préservant le poste d’Ahmed Ouyahia, actuel Premier ministre, la nouvelle liste va «toucher» un quota de 12 ministres et portefeuilles appelés à un changement de personnel. Certains parlent déjà d’un choix de plus grand nombre de nomination féminine mais rien ne semble aller dans le sens de cette hypothèse. Ce remaniement du gouvernement semble non seulement tomber sous le sens et s’imposer pour répondre d’abord aux urgences nationales mais aussi pour donner corps aux promesses électorales de Bouteflika. Le premier ministre y a déjà fait allusion dans ses premières déclarations post-élection. Les algériens n’en attendent pas moins de Bouteflika justement pour répondre aux vives tensions sociales qui s’annoncent, aux crises alimentaires et d’emploi qui sont déjà là et surtout pour rajeunir et «signer» la rupture avec d’anciennes figures que les algériens associent à la formule du «Bon Président avec un mauvais entourage». Rien n’a pourtant filtré sur la nouvelle liste et chacun y va de ses hypothèses, selon ses lectures, selon les rumeurs ou selon la logique des bilans des ministres selon leurs secteurs. (Le Carrefour D’algérie du 16.04.09.)

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*  Marchés pleins…couffins vides – Les prix des fruits et légumes sont toujours des plus élevés malgré quelques réductions enregistrées pour certains produits de première nécessité constatées à travers les marchés d’Alger. Au marché Ali Mellah, Place du 1er Mai et au marché communal d’Hussein-Dey, les prix n’ont pas beaucoup changé «après le vote », démentant les rumeurs qui prédisaient le contraire… La pomme de terre, qui avait dépassé les 100 dinars la semaine dernière, était cédée ces deux derniers jours entre 75 et 80 dinars le kilo. Ainsi, la reine de la table algérienne est devenue inaccessible, pas seulement aux petites bourses mais également pour les familles à revenu moyen. Quant à la tomate, elle est devenue un fruit précieux, exposée sur les étals des marchés entre 90 et 120 dinars le kilo, les carottes sont à 60 dinars ainsi que les fèves, les petits pois et la courgette. Si on est en train de parler des prix exotiques de légumes par rapport aux capacités des citoyens, les fruits restent un rêve loin d’être réalisé. D’ailleurs, pour garnir la table avec un panier de fruits il faut penser mille et une fois avant de s’approcher des vendeurs du moment que les prix ne sont pas loin de ceux des légumes. Il ne s’agit pas seulement des fruits importés mais aussi des fruits de saison. C’est à la sueur de son front que le simple citoyen algérien peut acheter les oranges à 190 DA/kilo, les bananes à 150DA et les pommes à 140 DA. De plus, les fruits ne sont achetés dernièrement qu’ « en visitant un malade ou pour garnir la table d’un invité », nous a déclaré une dame. Interrogé sur les raisons de cette hausse de prix, un commerçant nous a appris que « c’est les commerçants de gros qui ont gonflé les prix. Ils savent très bien que les autorités sont occupés par les élections et les contrôleurs ne passeront pas alors, ils ont profité de l’occasion ». S’agissant de la vente des produits installés, notre interlocuteur a affirmé que « malgré les prix élevés les produits indispensables se vendent le plus normalement du monde. Bien sûr quelques produits restent mais ce n’est pas en grande quantité ». Concernant les contrôleurs des prix, un commerçant au marché communal de Hussein Dey nous a confié que les autorités concernées ne sont pas venues sur les lieux il y a plus que deux mois en conséquence, « tous les commerçants d’Alger ont profité pour se faire des fortunes ». Malgré que le pouvoir d’achat de la plupart des familles algériennes est faible, les commerçants se permettent de laisser les gens mourir de faim pour un peu plus de bénéfice. Une mère de quatre enfants qui travaille comme femme de ménage dans une société privé, nous a confié qu’elle n’arrive plus à nourrir ces enfants orphelins car sa paye de 1500DA ne lui suffit pas jusqu’à la fin du mois. Cette dame n’est pas la seule dans cette situation. au marché Ali Mellah où on a rencontré Mohamed, un homme de 35 ans entrain de faire des courses, il nous a dit qu’il n’a qu’un seul garçon mais son maigre salaire lui suffit à peine pour terminer le mois sans emprunter de ses amis. Un commerçant nous apprit dans ce contexte qu’il est obligé d’accorder des crédits à ses voisins et ses amis la dernière semaine de chaque mois « puisque il ne leur reste plus d’argent ». Face à cette situation, les autorités concernées ne réagissent plus malgré le mécontentement des citoyens et les dépassements des commerçants. La question qui reste posée : est-ce que la réélection du président Abdelaziz Bouteflika changera la situation sociale des citoyens ? (Le Courrier d’Algérie du 16.04.09.)

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*  » Etat absent  » -  Nous en sommes donc à la mi-avril et les prix des fruits et légumes ne baissent toujours pas. Les déclarations rassurantes de certains de nos ministres, soit coupés de la réalités, soit trop portés sur la politique politicienne, étaient donc erronées. Ils avaient annoncé en effet, histoire de ne pas éloigner les citoyens du chemin des urnes, que les prix baisseraient de nouveau dès ce mois d’avril. Or, non seulement il n’en a été rien, mais en plus tous les indices portent à croire que la tendance restera encore à la hausse. Quel impact auront dès lors les prochaines hausses dans les salaires, de l’ordre de quelques milliers de dinards, lorsque l’on se rend compte que l’État, ou ses supplétifs, reprennent de la main gauche le double ou le triple de ce qu’ils viennent de vous accorder de la main droite. Ce n’est pas tout. Comme nous n’avons pas eu de cesse de le répéter, ce fameux « État régulateur », voire même « répressif » lorsqu’il y a spéculation ou surfacturation, cet État-là est définitivement et résolument absent. L’urgence est signalée. Elle l’est simplement parce que le peuple, à trop supporter cet état de fait, au moment où les caisses débordent d’argent, et où des fortunes immenses sont étalées au grand jour de manière ostentatoire, finira sans doute par éclater. Par dire « basta ».(Le Courrier d’Algérie du 16.04.09.)  

 



6 commentaires

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