Barack Obama-2

  Une nuit « inimaginable »Sur le campus de la George-Washington University, situé au coeur de la capitale fédérale américaine, la fête va durer jusqu’au bout de la nuit. Les étudiants, qui pour la plupart votaient pour la première fois, entendent bien vivre pleinement cette élection « historique« . Même côté républicain, on reconnaît qu’en choisissant Barack Obama, « le pays a fait un grand pas en avant« .flech5.gif />Obama, Japon</b> Dans cette ville japonaise qui porte le même nom que le futur président américain, on fête la victoire en dansant et en chantant. » height= »243″ /></font></strong></p>
<p><font face=« Yes we did« .  Les étudiants démocrates de la George-Washington University ont du mal à y croire. C’est pourtant une certitude: les Américains viennent d’élire Barack Obama. Le 44e président des Etats-Unis est noir. A 23 heures, quand le bandeau annonçant la victoire du démocrate s’est affiché sur l’écran géant de la salle de bal, des cris de joie ont fusé, entre « yes we can » et « USA, USA« . Et les larmes ont rapidement coulé. « Je n’arrive pas à y croire, c’est tellement beau« , lance Mark, membre du Collège des étudiants démocrates. Les badges « Obama president party » (la fête pour le président Obama, ndlr) circulent de mains en mains. « Amazing« , « exciting« , « energizing« , les adjectifs manquent pour qualifier cette victoire que tous ici s’accordent à qualifier « d’historique« .
L’émotion est vive. Palpable. Certains ont encore du mal à réaliser. Notamment les étudiants afro-américains. Ils ont tellement attendu ce moment, ils y ont tellement cru. Et pourtant, la victoire annoncée, ils ont du mal à réaliser.  » Je vis le meilleur moment de ma vie« , lance tout de même l’un d’entre eux, téléphone portable à la main pour partager sa joie avec sa famille. « C’est inimaginable. Tellement inimaginable que j’ai peur de me réveiller et de me rendre compte que McCain a été élu. J’attendais ça depuis tellement longtemps et maintenant, on l’a… Vous vous rendez compte? Les Etats-Unis ont un président noir« , ajoute une autre, en pleurs, avant de tomber dans les bras de son amie. Et d’ajouter, dans un souffle: « Je suis tellement fière d’être noire!« 
« L’Amérique est enfin unifiée« 
Et alors que Barack Obama livre son premier discours de président des Etats-Unis depuis le Grant Park de Chicago, tous évoquent la concrétisation future des espoirs suscités par ces neuf mois de campagne acharnée. Ils ne le cachent pas, ils attendent beaucoup du démocrate. Byron, par exemple, compte sur lui « pour sortir les Etats-Unis d’Irak« . Awan, musulmane et voilée, lui demande d’être « le président de tous les Américains« , et mieux, qu’il transforme cette victoire en « un nouveau départ pour l’Amérique« . Mais elle n’en doute pas. Comme son amie Helena, pour qui « l’Amérique est enfin unifiée« . C’est une certitude, la victoire de Barack Obama nourrit un fol optimisme. L’aspect « historique » de cette victoire est pleinement vécu par les étudiants de la GWU. Et même chez les républicains, on reconnaît que l’accession de Barack Obama à la Maison blanche est « un grand pas en avant pour l’Amérique« , dixit John Wilson, 18 ans. Certains ont tout de même la victoire amère. Dans la salle réservée aux étudiants républicains, on plie déjà bagages. Un jeune homme, de rage, crève les ballons rouges, couleur du Grand Old Party. Dès 21h30 et l’annonce de la victoire de Barack Obama dans l’Ohio, Etat-clé toujours remporté par le président élu, nombreux sont les étudiants républicains qui ont préféré rentrer chez eux.
Des pleurs côté républicain
Kathleen, elle, est restée jusqu’au bout. Et avec la victoire de Barack Obama, elle dit craindre pour « les valeurs de l’Amérique« . La bague de virginité qu’elle porte au doigt explicite cette déclaration. L’heure est également à la déception pour les « democrats McCain », comprenez les démocrates qui soutenaient John McCain. « Toute ma famille est démocrate, je suis démocrate, mais je n’ai pas pu voter pour quelqu’un d’aussi inexpérimenté« , témoigne Michelle, 18 ans.  Ashley, elle, n’a « pas pu s’empêcher de pleurer« . « J’étais très engagée pour les deux élections de Bush. Jusqu’ici, je n’avais jamais connu la défaite. C’est dur d’être du côté des perdants« , reconnaît-elle. Mais elle admet qu’ « Obama est très charismatique » et comprend que les jeunes de son âge « ait eu du mal à s’identifier à un candidat âgé de 72 ans« . L’insouciance de la jeunesse prend rapidement le dessus, alors que, pour l’appareil photo de son amie, elle prend la pose, devant une affiche de John McCain, en faisant semblant d’essuyer des larmes. Et puis, lance-t-elle, « qui voudrait être élu président en des temps si durs, » . -  »Obama« , répond sa voisine, avant d’ajouter: « Tu vas voir« . Barack Obama est attendu.
 source le JDD 

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Bouteflika félicite Obama

Le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika, a adressé ses «félicitations les plus chaleureuses» à M.Barack Obama pour sa victoire à l´élection présidentielle américaine.
«Votre brillante élection m´offre l´occasion de vous présenter, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu´en mon nom personnel, mes félicitations les plus chaleureuses ainsi que mes voeux sincères de succès dans votre mission», a écrit le chef de l´Etat dans un message à M.Obama. «Je me réjouis de la perspective de travailler avec vous pour poursuivre et intensifier les échanges politiques entre nos deux pays et porter notre coopération bilatérale à la hauteur du potentiel qui s´offre à son développement», a ajouté le président Bouteflika. «A l´heure où la communauté internationale est confrontée à de profondes mutations et de réels défis, je ne doute pas que vous saurez mettre les formidables atouts et l´énergie de votre pays au service de la promotion des idéaux de paix, de stabilité et de progrès partagés dans le monde», a souligné le chef de l´Etat.

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Deux ou trois choses<br />que l’on (ne) sait (pas) de lui<br /> » height= »160″ class= »EC_photo » /></a></p>
<p><font face=Historique! Le nouveau président américain hérite d’une situation économique extrêmement difficile où les Etats-Unis et le monde dans leur sillage, traversent la plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le rêve devient réalité. Le sénateur Barack Obama, 47 ans, est devenu mardi le 44e président des Etats-Unis. Il est le premier Noir à occuper la Maison-Blanche. Désormais, la barrière raciale est tombée. Dorénavant, il y aura l’avant et l’après-4 novembre 2008. Une date historique et référentielle. Avec plus de 340 mandats des 538 grands électeurs, Barack Obama a nettement battu son adversaire républicain, le sénateur de l’Arizona, John McCain. Il a aussi remporté la majorité du vote populaire, pour la première fois pour un démocrate depuis Jimmy Carter en 1976 et avec le meilleur score depuis Lyndon Johnson en 1964. Près des deux tiers des électeurs inscrits ont participé au scrutin au niveau national, soit 64,1%. Ce résultat prouve que les craintes concernant un possible effet Bradley ne se sont pas concrétisées. 85% des démocrates blancs affirmaient vouloir voter Obama. 90% des républicains blancs annonçaient vouloir voter républicain. Ainsi au pays des miracles, tout est possible. «Si jamais quelqu’un doute encore que l’Amérique est un endroit où tout est possible, qui se demande si le rêve de nos pères fondateurs est toujours vivant, qui doute encore du pouvoir de notre démocratie, ce soir est la réponse», a lancé Barack Obama lors de son premier discours de président élu. «Le changement est arrivé en Amérique», a-t-il déclaré, en soulignant la portée du symbole et en appelant à l’unité de la nation américaine: «Les Américains ont envoyé un message au monde. Nous sommes tous ensemble les Etats-Unis d’Amérique.» Pour les analystes, cette victoire annonce un virage pour les Etats-Unis, en particulier, et pour le monde, en général, après 8 ans d’ère Bush, devenu le président américain le plus impopulaire. Au-delà de vouloir minimiser la victoire éclatante de Barack Obama, il y a lieu de signaler l’échec de John McCain. En effet, en voulant perpétuer la politique de George W.Bush, le sénateur de l’Arizona s’est attiré la foudre des électeurs. Si après les attentats du 11 septembre 2001, les Américains étaient majoritairement derrière le président Bush pour les interventions en Afghanistan et en Irak, le nombre de soldats morts au combat a choqué le pays. Aujourd’hui, Bush est impopulaire. En outre, et même si aux derniers jours de sa campagne électorale, le républicain McCain a voulu se démarquer de la politique prônée par Bush, il s’est desservi en prenant Sarah Palin dans son attelage, alors qu’il est lui-même pour l’avortement. McCain s’est renié. Une erreur stratégique. Barack Obama, pour sa part, a choisi l’expérience, avec Joe Biden. Choix gagnant.
D’autant que toutes les attaques du ticket McCain-Palin essayant de dépeindre Obama comme différent de l’Américain moyen, comme un «autre» dangereux, un «socialiste» qui «pratique le copinage avec des terroristes», ont échoué. Tout comme a chuté sa vision économique à l’image de la Bourse américaine et, dans son sillage, le dollar par rapport à l’euro. McCain ne pige mot, apparemment, aux théories économiques, lui, qui est prêt à rester «100 ans en Irak». Or Obama a su parler au peuple. Certes, son programme économique n’est pas forcément mieux ficelé que celui de McCain, mais il demeure, selon la classe moyenne américaine, le plus approprié au contexte actuel: un rôle régulateur de l’Etat, une politique fiscale qui vise à combattre l’inégalité, des plans pour doter les Américains d’une couverture médicale. Il a promis de réduire les impôts. Un argument suffisant pour convaincre. Barack Obama doit sûrement s’arracher les cheveux pour trouver l’argent nécessaire au financement de son programme socio-économique… L’espoir est permis. Les défis également. Les Etats-Unis traversent leur plus grave crise financière depuis celle de 1929. La récession menace, le chômage atteint 6,1% de la population active et le déficit public est proche des 500 milliards de dollars.
«A l’heure où nous célébrons la victoire ce soir, nous savons que les défis de demain sont les plus importants de notre existence – deux guerres, une planète en péril, la plus grave crise financière depuis un siècle», a-t-il souligné dans son discours. Obama n’est certes pas un sauveur. Il ne va pas changer le monde – d’ailleurs personne ne pourra jamais le faire. Mais il y aura certainement des déceptions… et des incompréhensions.   l,Expression du 06.11.08

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La ville d’El Kader célèbre le nouveau rêve
El Kader se réveille en ce 4 novembre 2008 sous un ciel bleu et un doux climat, un été indien. Entourée de petites collines et de môles, cette ville de près de 2000 habitants, lovée au coeur de la vallée du Mississipi, porte le nom de l’Emir Abdelkader, la seul ville aux Etats-Unis à avoir ce privilège de porter le nom d’un musulman. A sa manière, El Kader célébre la nuit de l’élection. Fethi Boudaouni, un Algérien originaire de Kouba propriétaire d’un restaurant, le Schera’s, a été derrière l’idée de cette célébration. «Habituellement nous ne travaillons pas les mardis mais nous avons décidé de passer une nuit avec les clients et de suivre les résultats de ces élections», explique Fethi totalement engagé dans la campagne électorale pour Obama. Durant les deux derniers jours de la campagne, il a carrément offert une partie de son restaurant à l’équipe de campagne de Barack Obama. Marie Harstad, une des chargées de la campagne électorale, presse le pas. Elle porte dans une main un paquet de posters du candidat Obama à coller sur les portes et dans l’autre main une liste de personnes qui n’ont pas encore voté. Elle n’a que quelques heures avant la fermeture des bureaux de vote. Sa tâche consiste à sensibiliser ceux qui n’ont pas encore voté, d’aller le faire. Sans relâche, sans répit, on ne s’arrête pas, on ne lâche rien, ainsi va la campagne électorale aux Etats-Unis qui ne s’arrête pas même lors du déroulement du vote. Il est 17 heures alors que les premières prévisions sont diffusées par les chaînes de télévision, les clients commencent à affluer vers le restaurant Shera’s. Ils se saluent, se congratulent, la crainte, le stress et la peur se lisent sur des visages fatigués par une campagne effrénée. La ville d’El Kader où le pourcentage des Noirs est pratiquement insignifiant, est totalement acquise à Barack Obama. Comme dans un stade de football, à chaque action, les cris fusent d’une assistance saisie de fièvre. Les premiers cris de joie retentissent quand le speaker de la télévision annonce que l’Etat de l’Ohio a été remporté par le candidat Obama. «C’est le début de la victoire, on a vaincu le signe indien», annonce un démocrate. Lors de l’élection de 2004, c’est cet Etat qui a donné la victoire à Bush. Les visages se dérident, le candidat démocrate a pris une longueur d’avance sur son rival à l’ annonce, de 192 grands électeurs pour Obama contre 76 pour McCain. Le terme de la course est d’arriver a décrocher au moins 275 grands électeurs pour enfin gagner cette élection que le monde entier suivait en direct. Une offensive à l’Est et Obama creuse l’écart, il atteint 195 grands électeurs alors que son rival traîne la patte à 76 et le Schira’s est encore envahi par des cris de joie mais timides.
Entre deux annonces et un spot publicitaires, la télévision montre les images du méga, meeting de Chicago, une ville qui a sombré depuis une semaine dans une sorte d’hystérie obamaniaque sans égale dans l’histoire de l’Illinois. Il n’est que 20h 45 et l’attente se poursuit, la partie est loin d’être gagnée, à moins d’un K.O. qui sera asséné par l’un des candidats à son rival. Toujours offensif, Obama fait dérider les visages, il creuse encore l’écart pour supplanter son rival. Avec 200 électeurs, les démocrates y croient réellement. Il ne reste plus que 75 grands électeurs à prendre. Il est 21h 45 quand le franc-tireur relève la tête et fonce vers sa cible. McCain passe en dix minutes de 76 à 90, une percée qui donne des sueurs froides aux démocrates et le syndrome de Bradley refait surface. C’est le début du doute. Et si McCain l’emportait? s’interroge-t-on en silence. Au restaurant Schera’s, les visages se crispent, les yeux écarquillés, on s’agrippe à son verre. Puis, le démocrate contre-attaque dans le fief même des républicains. Quelle grande avancée vers le sacre! Obama gagne un des Etats habituellement acquis aux républicains. Il s’agit de l’Etat de l’Iowa, l’Etat où se trouve la ville d’El Kader, «On ne va quand même pas laisser passer comme ça ce succès de notre Etat! Allez, applaudissons notre Etat», recommande un client du restaurant et les El-kadériens s’appliquent à applaudir. «Good job, Keith», lance le sénateur Brian Schoenjahn à un jeune qui venait de rejoindre le Schira’s. Keith a très activement participé à la campagne d’Obama. La pression baisse et la télévision annonce un break de 10 minutes avant de poursuivre à dévoiler les résultats. Juste le temps de reprendre son souffle et c’est reparti, mais de quelle manière! C’est fulgurant, un coup de maître, un K.O. au moment inattendu!
Obama défonce la barre des 275 pour atteindre les 280 et les clients se libèrent de leur angoisse et laissent éclater leur joie à l´annonce de la victoire du démocrate Barack Obama. Même dans cet élan de joie, Julie Gram pense déjà au deuxième mandat: «Je vous donne rendez-vous pour un deuxième mandat», a-t-elle promis avant de prendre congé du groupe, car demain il faut aller travailler. –
Envoyé spécial de l,Expression à El Kader (Iowa) Brahim TAKHEROUBT 

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Réactions des Américains de la ville d’El Kader

Brian Scoenjahn, sénateur de l’Etat de l’Iowa
«On a attendu trop longtemps pour que ce changement arrive, cette chance est très bien pour l’Amérique. L’opinion internationale va immédiatement changer de vision envers notre pays avec l’élection de Barack Obama. On peut montrer au monde que s’il nous arrive de nous tromper, nous avons la possibilité de changer et de corriger nos erreurs. C’est ce qu’il y a de merveilleux dans la politique américaine, on peut changer de direction quand ça ne marche pas. C’est extraordinaire de voir Obama élu président des Etats-Unis d’Amérique.»
Roger Thomas sénateur et vétéran de la guerre du Vietnam
«C’est une soirée grandiose, c’est une nouvelle page de l’histoire qui est en train de s’écrire. Je n’arrive pas à réaliser ce qui arrive moi qui avais assisté aux marches des Noirs durant les années 60 et qui revendiquaient leurs droits civiques, c’est incroyable d’assister à un pareil changement en 40 ans. Je suis convaincu que le changement viendra mais pas avec le président Obama tout seul, il faut que tout le staff et les gens qui l’entourent s’y mettent. Après deux années de rude campagne, on a adopté Obama, il est devenu comme un membre de la famille et je n’arrivais pas à concevoir l’élection d’un autre que lui. Notre réputation dans le monde joue un rôle important, en plus, cette crise financière mondiale nous met tous dans le même sac, tous les pays sont concernés.»
Brain Rodenberg, responsable des écoles et ancien professeur d’histoire
«C’est une soirée magnifique que d’avoir un président noir. Les Noirs n’ont acquis le droit de vote qu’il y a juste 88 ans. La femme du président Obama est descendante directe d’esclaves, y a-t-il plus extraordinaire que de voir cette femme avec de telles origines devenir la Première Dame des Etats-Unis d’Amérique? J’ai une grande confiance dans le système électoral américain, car si Obama n’est pas le président qu’il faut pour l’Amérique, s’il n’est pas compétent, on le change.»
Julie Gram
«Je suis la femme la plus heureuse de la planète car Obama a été élu et mes démarches pour adopter une fille d’un orphelinat en Ethiopie avancent convenablement bien. Je dois m’y rendre vers le mois de janvier pour la ramener ici et j’espère qu’elle deviendra présidente des Etats-Unis. Quand Obama est venu ici à El Kader et que je l’ai vu, je me suis tout de suite engagée dans sa campagne, il y a quelque chose en lui qui m’a inspirée. Durant tous les mois de la campagne, je n’ai, à aucun moment, douté de sa victoire. Mon espoir est que la nation et le monde se ressoudent et le président Obama a la possibilité de le faire, il a une grande capacité d’écoute et la qualité de rassembleur.»
Marie Harstad, avocate
«C’est une bonne chose qui arrive aux Etats-Unis. Avec ça nous pouvons espérer freiner un peu le racisme en Amérique. Ce racisme existe toujours, il est là, latent et il travaille notre pays en profondeur. Il y a une semaine; des jeunes voulaient assassiner Obama parce que c’est un Noir. Qui sont ces gens-là? D’où viennent-ils? Combien sont-ils ces racistes? Ce sont autant de questionnements qui me font peur.»
Louise Thurn, ex-enseignante en sociologie et histoire
«C’est la plus belle élection à laquelle j’ai assisté dans ma vie. Quand je suis allée voter, j’ai pris une photo, vous savez pourquoi? C’est pour la montrer à mes petits-fils et leur dire: voilà, votre grand-mère a participé à faire l’histoire de l’Amérique. Je veux qu’ils sachent, qu’ils croient à notre démocratie et au bien-être des peuples du monde entier. Nous pouvons semer la fraternité à travers le monde, ´´Yes we can´´» (Oui, nous pouvons) a dit notre président.»  l’Expression

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L’agenda des premières semaines de Barack Obama

Nominations, briefings, déménagement personnel et professionnel : le futur président a 76 jours d’ici à sa prestation de serment pour organiser la transition. Barack Obama fait bien de reprendre des forces auprès de sa famille jusqu’à la fin de la semaine. Les prochains jours s’annoncent en effet particulièrement remplis pour le futur locataire de la Maison-Blanche. Le 44e président dispose de deux mois et demi pour superviser la désignation d’une centaine de personnes pour former ses équipes et constituer son prochain gouvernementPour ce faire, Barack Obama n’a pas pris exemple sur ces deux prédécesseurs, mais sur le 40e président, Ronald Reagan, dont la transition est restée un modèle d’efficacité dans l’histoire. Son équipe, chargée de préparer la transition, était en réalité en fonction depuis «plusieurs mois». Elle est coprésidée trois personnalités dont John Podesta, secrétaire général de la Maison-Blanche auprès de Bill Clinton de 1998 à 2001 et aujourd’hui président du Center for American Progress, un «think tank» de gauche. L’une des premières tâches de ce nouveau staff sera de lancer dès jeudi le site Internet de transition www.change.org.  Plus concrètement, en attendant de prendre possession de la Maison-Blanche le 20 janvier prochain, cette équipe de transition s’installera, non pas à Chicago comme son QG de campagne, mais dans le centre de Washington. Ce bâtiment de 3500 mètres carrés, mis à disposition par l’Administration Bush, peut accueillir environ 500 personnes.  Au Pentagone, des bureaux ont également d’ores et déjà été libérés pour laisser la place à une cinquantaine de membres de l’équipe de transition d’Obama. 

Briefing quotidien des services de renseignement

Par ailleurs, même s’il entend se reposer dans les jours à venir, Barack Obama participera tout de même dès jeudi matin à son premier briefing quotidien des services de renseignement sur la sécurité. À compter de ce jour, les agences fédérales, et principalement la CIA, lui délivreront les mêmes informations top secret qu’à George W. Bush. Barack Obama, qui devrait s’exprimer publiquement d’ici à la fin de la semaine, devra également dans les semaines à venir préparer, en collaboration avec George W. Bush, le sommet du G20 sur la crise économique et financière, qui se tiendra le 15 novembre. On ignore encore s’il y participera directement, mais le président sortant lui a promis la «coopération la plus complète de son gouvernement» au cours du passage de relais.  La conférence des Nations unies sur le réchauffement climatique, qui se tiendra à Poznan, en Pologne, du 1er au 12 décembre, pourrait lui offrir une autre chance de faire un premier pas sur la scène internationale. Enfin, Barack Obama devra aussi prendre des décisions au plan personnel, dans les jours à venir, comme déterminer la date de son déménagement à Washington et le changement d’école de ses filles.  Il devrait également se rendre à Hawaï pour assister aux obsèques de sa grand-mère maternelle, décédée lundi dernier – ( le Figaro du 06.11.08)

 



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