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échos des médias.13

****échos des médias.13 ****

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*Chahreddine Berriah, journaliste d’El Watan à Tlemcen, a reçu des menaces graves après la parution, mercredi 17 avril 2019, de son article « Tlemcen : Main basse sur le foncier ».

Notre journaliste a reçu des appels anonymes et du téléphone fixe la wilaya où on l’a menacé de porter atteinte à son intégrité physique. « Ça ne peut être que des énergumènes ayant une relation avec le reste de la mafia qui sévit à Tlemcen. Mais, ce qui me rend fier, c’est tous ces jeunes de Tlemcen, Maghnia et d’autres communes de la wilaya qui disent être mes garde du corps contre cette mafia, des avocats, pour me défendre. Avec tout ce soutien, je ne peux pas avoir peur », a déclaré Chahreddine Berriah à Elwatan.com.

Lire l’article : Tlemcen : main basse sur le foncier »

Les révélations de l’ancien député, Abdelkader Bekioui, originaire de la commune côtière de Marsat Ben M’hidi, sur la dilapidation du foncier dans une zone touristique, sont fracassantes.

Des terrains stratégiques, situés à Moscarda, plage édénique de la localité, ont été cédés sous forme de concessions à des personnalités qui ont pignon sur rue et des accointances avec de hauts responsables de l’Etat, dont des ministres.

C’est loin d’être un secret, sauf que pendant le règne de Bouteflika, dont les tentacules agissent toujours dans l’ombre, les pauvres autochtones ne pouvaient affronter la mafia sous peine de représailles. «J’ai beau interpeller les responsables à tous les niveaux sur la dilapidation des terres appartenant à l’Etat et aux privés, mais aucune oreille ne semble encline à m’écouter.

Le wali de Tlemcen a refusé de me recevoir, la Direction générale de la Sûreté nationale n’a pas réagi à mes écrits, d’où le recours à un huissier de justice pour l’en informer, rien, aucune réponse. Pourtant, j’ai bien cité nommément les commissaires de Marsat Ben M’hidi et un autre à la sûreté de wilaya, avec des preuves, aucune réaction !»

Concernant la concession récente des terres surplombant la mer, M. Bekioui cite des noms, également : «Je n’ai pas peur, j’ai des preuves, documents à l’appui. En cette période de protestations populaires, certains responsables de haut niveau, avec la complicité de responsables de la wilaya, en profitent pour effectuer des transactions illégales.»

Notre interlocuteur, qui reçoit des menaces, pense s’exiler, mais en appelle à «ceux qui veulent du bien à ce pays pour ouvrir une enquête avant qu’il ne soit trop tard». A Marsat Ben M’hidi, deux personnalités ont, récemment, bénéficié de 3 hectares chacun. Un autre de 1700 mètres carrés, en plein centre de la localité.

«Où est l’Etat, ces transactions se font au su et au vu de tout le monde ?», s’interroge-t-il, en colère. Les spoliations des terres domaniales et du privé sont monnaie courante ces dernières années, notamment à Chetouane, dans le grand Tlemcen, à Ouled Mimoun, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, à Honaïne, station balnéaire, à Dar Yaghmoracen, dans la daïra de Ghazaouet, et à Maghnia, où l’hippodrome a été partagé comme une boîte de fromage. Une association de Maghnia s’organise pour déposer plainte contre les spoliateurs. Nous y reviendrons !

**Chahreddine Berriah, elwatan- mercredi 17 avril 2019

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Les rotatives de France Soir ne tourneront plus

*Clap de fin pour «France Soir» après 67 ans d’une histoire exceptionnelle

Le quotidien arrête sa version papier et ne continuera d’exister que sur internet…

Des employés de France-Soir manifestent pour la survie du journal, le 14 octobre 2011 à Paris

Les rotatives de France Soir ne tourneront plus pour l’impression d’un journal mythique, passé en trente ans de leader des quotidiens français à première victime d’une ère numérique incertaine.

L’aventure du tout numérique

 Malgré une bataille de procédure entre syndicats et direction, le propriétaire du titre, Alexandre Pougachev, a décidé d’appliquer son plan: arrêter définitivement l’édition papier et tenter l’aventure d’un site internet France Soir gratuit, en supprimant au passage 89 emplois sur 127.

 Les dernières semaines du quotidien ont été ponctuées par des manifestations et des actions syndicales pour tenter de dissuader M. Pougachev. En vain. Plusieurs actions en justice ont été engagées contre la direction, les représentants du personnel estimant que M. Pougachev n’a pas respecté les procédures vis-à-vis du Comité d’entreprise pour mettre son plan à exécution.

Plus de 400 journalistes dans les années 60

 Les derniers tours de rotatives à Evry (Essonne) signent la fin d’un journal à l’histoire exceptionnelle, de sa création par des résistants à une période particulièrement faste avant d’être balloté de mains en mains dans un contexte de crise. France Soirparaît pour la première fois en novembre 1944 et devient rapidement le premier quotidien de la Résistance, puis le premier journal français, franchissant le million d’exemplaires en 1953. Un bandeau en Une proclame «Le seul quotidien vendant plus d’un million d’exemplaires» jusqu’au début des années soixante.

A la grande époque, France Soir publie sept éditions par jour, plus de 400 journalistes sont sur la brèche au siège Rue Réaumur, au coeur de Paris. Des centaines d’ouvriers, de cyclistes et de chauffeurs concourent 24 heures sur 24 au succès du titre. Camelots et vendeurs à la criée vont et viennent au gré des éditions successives. La réactivité du titre est impressionnante, il faut moins de deux heures pour qu’un nouveau journal paraisse en cas d’événement marquant. La Guerre d’Algérie constitue un moment particulièrement fort avec des tirages allant jusqu’à 1,5 million d’exemplaires au moment du putsch.

 

Symbole d’une presse moderne «à l’Américaine» -grandes photos, titres «choc», infos-services et bandes dessinées-, France Soir commence pourtant à voir ses ventes reculer. Un record sera cependant battu avec la mort du Général de Gaulle avec plus de 2,2 millions d’exemplaires vendus à cette occasion en novembre 1970.

 

 Ventes et rachats

 Pierre Lazareff, son charismatique directeur, disparaît en 1972. Henri Amouroux qui prend les rênes du journal en 1974 ne parvient pas à enrayer le déclin. Le groupe Hachette vend France Soir en 1976. Robert Hersant, «le Papivore», le reprendra un peu plus tard mais échouera à le relancer. Le journal changera encore de main à plusieurs reprises, racheté ou repris au Tribunal de Commerce par des hommes d’affaires ou des investisseurs mais plus jamais par des hommes de presse.

 Dernier rachat en 2009 par Alexandre Pougatchev: le jeune milliardaire russe injecte 75 millions d’euros à fonds perdus, auxquels s’ajoutent une dizaine de millions d’aides publiques. Un sursaut des ventes qui passent de 20.000 à 80.000 exemplaires pendant quelques mois sera suivie d’une valse de dirigeants et de changements de ligne éditoriale. Alexandre Pougachev, las de renflouer les caisses, finit par jeter l’éponge.(AFP-14.12.2011.)

 

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