Archives pour la catégorie Non classé

échos des médias.14

   ***échos des médias.14 ***

****************************

Résultat de recherche d'images pour "atteintes à la liberté d'expression"

* ils subissent de graves entraves au droit d’informer :

Les professionnels des médias se solidarisent

Une réunion s’est tenue hier à Alger, samedi 9 novembre 2019- réunissant une vingtaine de professionnels des médias, de la radio, de la presse électronique et écrite, afin de constituer un front commun de défense des journalistes et de l’acte d’informer.

L’idée, bien qu’embryonnaire, est de s’unir afin de faire front à ce qui se présente comme une tempête menaçant le secteur des médias, de se solidariser avec les journalistes de la Radio nationale et de clamer le droit d’exercer la mission de «service public» qui leur est assignée. La réunion a rassemblé une vingtaine de journalistes de toutes les générations, tous les horizons, toutes les tendances ainsi que tous les secteurs (publics, privés).

Parmi les propositions faites au cours de cette réunion figure notamment l’idée de créer un site et une page sur les réseaux sociaux pour dénoncer les entraves auxquelles font face les journalistes, la publications des écrits censurés et la mise en place de plans pour contrer les menaces ainsi que la création d’un carré de journalistes dans les marches du vendredi.

Cette initiative intervient après le lancement d’une pétition de soutien aux journalistes de la Chaîne 3 empêchés de «faire leur travail dans le respect de l’éthique et du professionnalisme», faisant référence notamment à la suspension de l’émission «Actuel» par le nouveau directeur de la chaîne francophone de la Radio nationale. «Des journalistes et producteurs de différentes chaînes de la Radio nationale ont, en effet, avec un courage remarquable, remis au goût du jour la notion fondamentale de “service public”, question posée par le Mouvement des journalistes algériens (MJA) à la fin des années 1980, mais qui a pratiquement disparue dans les années 1990», notent les pétitionnaires.

Et d’ajouter : «C’est un enjeu essentiel. Il recouvre le droit des Algériens à une information crédible, sérieuse et équilibrée. Des journalistes de la Radio nationale se sont efforcés au cours des derniers mois de s’acquitter de leur mission de service public qui signifie, dans le domaine qui est le leur, informer honnêtement et permettre les expressions plurielles et diverses.» C’est que le travail des journalistes en Algérie se fait dans un climat peu favorable.

La liberté d’informer demeure fortement menacée. Si les médias publics, tels que les journalistes de la Radio Chaîne 3,  subissent des entraves au droit de couvrir l’actualité politique de leur pays, leurs confrères des sites électroniques subissent des blocages et la presse privée, qui tient à son indépendance, fait face à un chantage à la publicité.

En l’absence d’un syndicat regroupant les professionnels de la presse, il est aujourd’hui impératif pour les médias algériens en ces temps troubles de se montrer solidaires.*elwatan- dimanche 10 novembre 2019

Résultat de recherche d'images pour "entraves au droit d’informer"

************************************************

L’histoire secrète du décret de mise à la retraite d’Ahmed Gaid Salah !

Toufik Khelladi occupait depuis le 13 Février 2012 le poste de Directeur Général de la télévision, après avoir dirigé la radio nationale au siège de l’Entreprise Nationale de la Télévision (ENTV), situé au 21 Boulevard des Martyrs à Alger.

Ancien journaliste au sein du journal Alger Républicain, Khelladi qui a passé le plus clair de son temps à Algérie Presse Service (APS), dont il a été le chef de bureau à Bruxelles au milieu des années 1990 avant de revenir en Algérie au début des années 2000.

Cet homme de confiance de Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ex Président Bouteflika, a été propulsé, en guise de remerciement, en 2004 directeur de l’information à la présidence de la république, poste resté vacant depuis l’accession de l’ex chef de l’Etat à la magistrature suprême.

*Toufik Khelladi – Ex DG de l’ENTV

Il faut dire que Toufik Khelladi faisait partie du premier cercle influent et dynamique au sein du staff de communication d’Abdelaziz Bouteflika, lors de sa première campagne présidentielle.

Son épouse Mounia Mosli Khelladi, propriétaire de l’agence de communication Myriade, s’était également distinguée en s’impliquant dans la campagne électorale du 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, comme nous l’avions déjà rapporté sur notre média.

Mais tout à une fin et le conte de fée prend fin le 25 Mars 2019. Toufik Khelladi, a été démis de ses fonctions avant d’être remplacé par M. Lotfi Cheriet.

échos des médias.14 lotfcheriet

**Lotfi Cheriet.* Ex DG de l’ENTV

Pour rappel, Lotfi Cheriet avait été poursuivi en justice en 2006, suite à la diffusion des caricatures danoises portant atteinte au prophète Mohammed dans l’un des JT de la chaîne publique Canal Algérie, dont il a été limogé en 2007.

En avril 2009, membre de la direction de communication de la campagne de Abdelaziz Bouteflika.

Il reprendra du service à la télévision nationale en 2011 à la direction des informations avant d’en être écarté à la suite d’un différend interne avec son adjoint.

En 2014, il fera partie de l’équipe qui a dirigé la chaîne propagandiste « El Wiam », lancée par Ali Haddad pour faire la promotion du 4e mandat du chef de l’Etat.

Désigné membre de l’ARAV depuis sa création en juin 2016, Cheriet n’hésitera pas à exercer d’autres activités, alors que la loi n° 14-04 sur l’activité audiovisuel le lui interdit (art. 61 et suivant). Le clan Bouteflika décide de fait appel à lui pour manager la chaîne mort-née El Istimriaria.

C’est lui qui avait réalisé le sinistre reportage “pour que nul n’oublie ” en 2017 où les téléspectateurs Algériens avaient été choqués de voir des images insoutenables sur la décennie noire.

Alors qu’il contrevient clairement aux dispositions du décret exécutif n° 16-222 du 11 aout 2016 fixant les règles imposables à tout service de diffusion télévisuelle ou de diffusion sonore, le message que voulaient faire passer les dirigeants de l’époque était le maintien du régime ou la chaos islamiste…un chantage insupportable !

Après seulement deux mois à la tête de l’Entv, Lotfi Cheriet, a été démis de ses fonctions le 25 mai 2019.

Le Chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a alors nommé à la tête de l’«Unique» : Salim Rebahi, qui était jusque-là Directeur de communication au Conseil de la nation que présidait … Bensalah. Nous sommes encore dans une cooptation clanique.

Salim-Rebahi-2

*** Salim Rebahi

Pour revenir à Toufik Khelladi, si aucune raison officielle n’avait été donné suite à son éviction, les médias avaient unanimement relayés l’information selon laquelle Khelladi serait à l’origine de l’impartialité du média lourd. D’autres médias amplifiaient des accusations, portées à son encontre par les journalistes, concernaient l’absence de réelle couverture des manifestations anti-régime.

C’est ce qu’ont tenté de faire croire aux algériens, avec un certain succès il faut avouer, les partisans de l’homme fort actuel de l’armée.

Les prérogatives même d’un DG de la télévision publique sont de veiller à l’image du chef de l’Etat et le respect des exigences de l’unité nationale, de la sécurité et de la défense nationales, de l’ordre public ainsi que des intérêts économiques et diplomatiques de la Nation, comme l’expriment si clairement les articles 7 et 8 du décret exécutif du 11 Aout 2016 portant cahier des charges générales, fixant les règles imposables aux services de diffusion télévisuelles et sonores.

Alors quelles sont les véritables raisons qui ont contribué à la disgrâce de Toufik Khelladi ?

Nous avons interrogé plusieurs personnalités politiques et militaires au fait de cet épisode peu connu, et nous sommes arrivés à la conclusion que la vérité sur la mise à l’écart de Toufik Khelladi était bien plus grave…

Avant la démission d’Abdelaziz Bouteflika de la présidence de la République le 02 Avril 2019, un véritable bras de fer opposait la Présidence à l’Etat Major de l’Armée.

La pression imposée par les algériens, mobilisés chaque vendredi et Mardi depuis le 22 février 2019, avait été vue comme une opportunité par le chef d’état-major, le général Gaïd Salah, afin de se positionner comme le véritable décideur du pays, tout en appelant à protéger le peuple  »d’une poignée de personnes qui s’est indûment accaparée des richesses » du pays…

Bachir Tartag, le coordinateur des services de sécurité à la présidence et Said Bouteflika s’opposaient frontalement à la démarche de chef des armées, omniprésent sur les médias lourds et adepte de la continuité du régime, au point d’en devenir, aujourd’hui encore, un poids encombrant de par son ingérence dans la vie politique.

De son côté, Ahmed Gaid Salah, fidèle à Bouteflika qui l’avait repéché alors qu’il devait être admis à la retraite en 2003, multipliait les pressions pour faire partie du centre de décisions quant au choix du successeur d’Abdelaziz Bouteflika, à un point tel qu’il était devenu la bête noire des partisans du 5éme mandat, soutenu par un gouvernement corrompu et de puissants oligarques.

Pourtant de tout temps, c’en était ainsi. C’était à ce pouvoir triptyque, composé de l’armée, des services de sécurité et de la présidence, que revenait la décision du choix du futur de l’Algérie.

Sauf que cette fois, ce qui allait constituer le point de rupture de cet équilibre des pouvoirs entre la Présidence, le DRS et Ahmed Gaid Salah, était un document. Un simple document aux conséquences désastreuses pour l’Algérie.

En ce 25éme jour du mois de mars de l’année en cours, Said Bouteflika et Bachir Tartag réunis à la résidence d’Etat, avaient longuement informé le Président sur les conséquences d’une dérive autoritaire du chef des Armées au détriment du pouvoir civil, avant de soumettre l’idée d’écarter définitivement le Général Major Ahmed Gaid Salah.

Après quelques heures d’échanges et de consultations menées par Said et Bachir Tartag, Abdelaziz Bouteflika se résigne à signer un décret présidentiel mettant à la retraite Ahmed Gaid Salah.

Dans les minutes qui suivent, Said Bouteflika transmets le document à son ami Toufik Khelladi et l’appelle dans la foulée pour lui demander de rendre l’information publique.

Toufik Khelladi, soumis à une pression terrible, hésite quelque peu. Car ce dernier savait que l’information avait été interceptée par les services d’écoutes de la sécurité de l’armée qui en avaient immédiatement informé le haut commandement.

Un appel arrive sur le téléphone de Khelladi à qui on explique que l’Etat Major de l’Armée lui demandait de ne rien faire de ce qui était prévu par Said Bouteflika.

Quelques minutes plus tard, ce sont trois hauts gradés de l’armée qui investissent le bureau du Directeur Général de l’ENTV. Ils se saisissent de son portable, de son micro-ordinateur et le somment de les suivre pour une audition, avant d’être, le jour même, officiellement écarté de la tête de l’ENTV. Sans explication officielle.

********************

APS-Kheladi

*******************

Voilà comment dans notre pays, la mise à la retraite Général de corps d’Armée, signée par le Président de la République, aura été ignorée par Gaid Salah et savamment passée sous silence pour sauver le régime.

Dès le lendemain 26 Mars, Gaid Salah lance un appel pour le départ de Bouteflika et pour un changement radical de tout le régime en place et au respect de la volonté du peuple. Discours qu’il réitère le 30 du même mois en faisant référence aux articles 7 et 8 de la Constitution qui consacrent la souveraineté du peuple…

Bouteflika, annonce le 1er avril qu’il allait quitter le pouvoir avant la date fatidique du 28 avril tout en affirmant  »qu’il prendrait des mesures importantes avant de partir » faisant vraisemblablement allusion au remplacement de Gaid Salah nous assurent nos sources.

Comprenant qu’il allait être écarté, Si Ahmed comme l’appellent ses proches collaborateurs, décide de ne pas reconnaitre le dernier communiqué présidentiel qui, d’après lui  »émanait d’entités non constitutionnelles et non habilitées ».

Et c’est dans ce contexte explosif que le Vice-Ministre de la Défense, qui n’est guère dans ses prérogatives constitutionnelles, appelle à appliquer l’article 102. Tout comme il exige aujourd’hui encore, toujours dans l’illégalité constitutionnelle, de convoquer le corps électoral pour le 15 Septembre 2019.

Une perpétuation anticonstitutionnelle de la fameuse supériorité du militaire sur le politique avec l’aval de Bensalah, de Karim Younes et tant d’autres…

Une question nous a longuement taraudé à la suite de ces révélations était : Ahmed Gaid Salah, aurait-il été l’auteur d’un coup d’Etat après avoir refusé de respecter une décision Présidentielle ?

Certains seraient tentés de penser que le plus vieux soldat du monde, à la tête de la jeune armée algérienne, avait raison en ne reconnaissant pas ledit décret présidentiel comme émanant du Président légitime.

Certes, une mascarade de pouvoir se jouait sous nos yeux. On savait la maladie du Président de la République handicapante, ne lui permettant plus de diriger un pays confronté à des aspirations sociales, économique et politiques légitimes.

Nous sommes pourtant tous convaincus que tôt ou tard, il fallait faire cesser la main mise d’oligarques véreux et certaines personnalités corrompus sur la maison d’El Mouradia.

lsactu-indignation-massive-et-rejet-de-lagenda-electoral-16a29

Mais dans ce cas, pourquoi  »El Gaid » a-t-il laissé faire cette « bande » qui aurait ainsi usurpée le fauteuil présidentiel, sans réagir auparavant ? Un silence que d’aucuns qualifieraient de complice.

En l’occurrence, ce seraient d’ailleurs des centaines de décisions présidentielles qui devraient légitimement être remise en question finalement. Un cataclysme à l’échelle de la Nation, sans que le sauveur à la tenue kaki n’ait rien tenté pour faire cesser le massacre ? Difficile à croire…

En prenant en considération ces graves informations découvertes lors de notre enquête, et à supposer que Bouteflika ait été illégalement forcé à la démission par son vice-Ministre de la Défense, c’est toute la légitimité des décisions inspirées, cette fois-ci, par Gaid Salah qui seraient à leur tour hors la loi.

Bensalah Président, Incarcération des détenus d’opinions, nominations de hauts cadres, l’Instance nationale de dialogue et de médiation, les ISTN, la nomination de Zeghmati… En somme, tout ce qui a été décidé par Gaid Salah depuis le 2 Avril 2019 et appliqué par ceux qui ont pris l’habitude d’obéir.

Si aujourd’hui le chef des armées œuvre avec autorité et insistance pour l’élection d’un Président fantoche, probablement Abdelmadjid Tebboune comme le prédisent certains, c’est uniquement dans le but de faire élire, coûte que coûte, un Président qui le réconforterait dans un rôle central et inamovible au sein du sérail, par un titre et un pouvoir qu’il sait pertinemment ne plus posséder.

Car tant que le décret présidentiel le démettant de ses fonctions existe, tant que les élections qu’il veut imposer à la rue par des injonctions anticonstitutionnelles continueront, tant que la voie plus sage d’une constituante doublée d’une période de transition sera ignorée, Gaid Salah le sait, il ne sera rien d’autre pour l’histoire qu’un simple dictateur.

C’est au peuple de choisir librement son Président, dans le cadre de règles transparentes permettant à des personnalités honnêtes et compétentes de se distinguer pour mener le pays loin de l’illégitimité du pouvoir qu’on veut lui imposer à partir d’une caserne, ou d’une tout autre officine du régime. L’Algérie et les algériens méritent bien mieux que ces intrigues d’un temps révolu.

**algeriepart.com/ mardi 03 septembre 2019

***************************

échos des médias.13

****échos des médias.13 ****

************************************

Forum des journalistes libres : Halte aux intimidations !

Le vendredi 28 juin 2019, le rédacteur en chef, Mustapha Bendjama, du journal régional « Le Provincial », édité à Annaba, a été interpellé par la police alors qu’il couvrait la manifestation populaire hebdomadaire.

Conduit au commissariat, il a été brutalisé et a subi une terrible humiliation, les policiers l’ayant contraint, témoigne-t-il, à se dénuder complètement devant eux.

Le même jour, à Alger, le journaliste Bouzid Ichallalene du site Inter-lignes a également été interpellé par la police alors qu’il réalisait une interview de la députée RCD, Me Fetta Sadat. Conduit au commissariat, il sera relâché quelques temps après.

Ces interpellations et brutalités policières à l’encontre des journalistes interviennent au moment où le pouvoir a remis la chape de plomb sur les médias.

Le forum des journalistes libres (FJL), dont l’un des principes fondateurs est la défense des libertés de la presse et d’expression, dénonce avec énergie ces interpellations ciblant des journalistes dans l’accomplissement de leur mission.

Il s’élève également avec force contre toutes les formes d’intimidation à l’encontre des professionnels des médias et appelle à la cessation immédiate des pressions qui visent à empêcher les médias et les journalistes d’informer objectivement sur ce que vit le pays.**Alger- 28 juin 2019 

**************************************

Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique dénonce la censure (communiqué)

échos des médias.13 AG-SAEPEAssemblée générale des éditeurs algériens de la
 

19 JUIN 2019

Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique a appelé, dans un communiqué, à « la levée immédiate de la censure sur TSA et sur les autres médias concernés par les mesures de blocage ». Voici le texte intégral du communiqué du (SAEPE) :

«  Depuis le 22 février le peuple algérien a engagé une mobilisation pacifique historique en faveur d’un changement démocratique pour l’Etat des libertés et du droit. Dans un tel contexte, nous éditeurs et journalistes de la presse électronique algérienne, partie du peuple et des acteurs de la société civile algérienne, avons pris notre part de responsabilité pour rendre compte de la manière la plus loyale et professionnelle de ce mouvement sans précédent. Nous avons choisi, en ces mois décisifs pour l’avenir du pays, de laisser en arrière plan l’expression de nos revendications liées à notre activité pourtant essentielles pour l’avancée des libertés que réclament les Algériens. Ce choix citoyen a été manifestement mal compris par la machine autoritaire toujours en marche face aux citoyens en mouvement.

-Le syndicat algérien des éditeurs de la presse électronique, SAEPE,  a pris acte des quelques promesses d’ouverture faites, en mars dernier, par le gouvernement sur un prochain traitement équitable des médias et la légalisation des syndicats et associations en instance. Nous devons constater qu’en réalité la situation n’a fait, depuis, que se dégrader sur le front de la liberté de la presse. Des journalistes ont été interpellés plus d’une fois dans l’exercice de leur fonction, les vendredis et les mardis. Les revendications soutenues de nos collègues des médias publics  (APS, ENRS, EPTV) pour une réforme du service public de l’information continuent d’être ignorés et leurs animateurs intimidés. La presse électronique est maintenue dans la même situation d’exclusion qu’avant le 22 février. Pire encore, la censure brutale et directe est de retour comme durant la période du président Bouteflika.

-Six sites algériens étaient inaccessibles à partir de l’Algérie le week-end dernier. Cette situation est intolérable. En réunion ce lundi 17 juin à Alger, le comité préparatoire de l’AG du SAEPE  a fait le point sur les sites qui continuaient à subir une censure. Il a entendu le représentant du journal en ligne TSA au sujet du blocage d’accès dont il est à nouveau la cible. TSA est inaccessible au public algérien depuis le jeudi 12 juin. Les autorités ne donnent aucune explication sur cette nouvelle mesure de censure. Le journal a déjà été bloqué en octobre 2017, pendant plusieurs semaines.

-Nous médias membres du SAEPE, solidaires des combats  pour la liberté de la presse en Algérie dénonçons avec force le retour à de telles pratiques de censures qui incarnent le régime autoritaire et corrompu avec lequel les Algériens sont décidés de rompre. Aucun journal électronique ne doit être l’objet de mesure de blocage. Cela équivaut aux pires mesures de l’imprimatur des années de la presse du parti unique. C’est un réflexe anachronique en sens inverse du cours de l’Histoire que les citoyens algériens sont entrain d’écrire depuis le 22 février. Nous appelons à la levée immédiate de la censure sur TSA et sur les autres médias concernés par les mesures de blocage.

-Le SAEPE est aujourd’hui à nouveau en configuration de défendre les intérêts d’une presse forte et indépendante, dans laquelle les médias digitaux auront à jouer un rôle nouveau.  La situation exceptionnelle que nous vivons, nécessite une démarche unitaire de tous les acteurs de la presse nationale, y compris des collègues qui conduisent une lutte importante pour la  libération du service public des servitudes politiques. Le SAEPE appelle à la convergence des dynamiques entre éditeurs, journalistes libres, syndicats de la presse écrite, différents acteurs de la filière afin  de défendre l’exercice du droit d’informer, de protéger les journalistes dans l’exercice de leur métier et d’engager la transformation du secteur de l’information en conformité avec les attentes du mouvement populaire.  Il n’ y aura pas de nouvelle république respectueuse du droit et des libertés sans presse libre. Il n’ y aura pas de presse libre sans presse électronique professionnelle, forte et indépendante »- elwatan- mercredi 19 JUIN 2019

*****************************************

Sans-titre-1-94

*procès de la journaliste sahraouie Nazha El Khalidi à El Ayoun occupée 

Le Maroc empêche de nouveau la présence d’avocats

Ces expulsions d’avocats et d’observateurs surviennent après celle, enregistrée le 19 mai dernier, d’une autre délégation d’avocats espagnols qui devait se rendre au Sahara occidental occupé pour assister au procès, prévu le 20 mai, de la journaliste sahraouie.

Les autorités marocaines ont empêché l’accès à El Ayoun occupée aux avocats espagnols Miguel Angel Jerez, Jose Maria Costa et Ines Miranda, a rapporté hier l’APS citant les médias espagnols.

Ils sont accrédités par le Conseil général du droit espagnol (CGAE) pour assister au procès de la journaliste sahraouie Nazha El Khalidi, prévu hier, 24 juin. Elle est poursuivie pour ses activités de défense des droits de l’homme dans les territoires sahraouis occupés.

Arrivés dans la capitale du Sahara occidental occupé en provenance de Las Palmas de Gran Canaria, les juristes espagnols ont été empêchés par la police marocaine de descendre de l’avion et ont dû rentrer le même jour aux îles Canaries, ont poursuivi les mêmes sources.

Selon le site d’information sahraoui Equipe Media, deux autres observateurs internationaux n’ont pas aussi été autorisés samedi à se rendre à l’aéroport de Casablanca (Maroc) pour assister au procès de la journaliste sahraouie.

Ces expulsions d’avocats et d’observateurs surviennent après celle, enregistrée le 19 mai dernier, d’une autre délégation d’avocats espagnols qui devait se rendre au Sahara occidental occupé pour assister au procès prévu le 20 mai contre la journaliste sahraouie, avant d’être reporté au 24 juin.

Il s’agit de cinq avocats espagnols, en l’occurrence Ramon Campos Garcia, Maria Lorettis Barron, Ruth Sebastian Garcia, Maria Dolores Traviso et Sidi Talib Bouya Hassan, ainsi que de deux observateurs norvégiens d’une organisation non gouvernementale (ONG), Vigard Fuso Semifole et Kirsty Brevik Miller, qui ont été contraints de rester dans le hall de l’aéroport de Madrid pendant cinq heures jusqu’à leur vol à destination de Casablanca, avant d’être expulsés par les autorités marocaines vers leurs pays d’origine.

Le procès de la journaliste Nazha El Khalidi aurait dû se tenir le 20 mai, mais le tribunal de première instance d’El Ayoun a reporté l’audience pour vérifier le contenu du téléphone de la journaliste, saisi par la police marocaine alors qu’elle assurait la couverture médiatique d’une manifestation de Sahraouis.

L’arbitraire légal

Les Nations unies ont exprimé de «sérieuses préoccupations» à propos de cette affaire. La vice-présidente du groupe de travail sur la détention arbitraire Elina Steinerte, le rapporteur spécial pour la promotion du droit à la liberté d’opinion et d’expression, David Kaye, le rapporteur spécial sur la torture et autres traitements dégradants, Nils Melzer, ont envoyé une lettre au gouvernement marocain dans laquelle ils ont exprimé leur préoccupation pour l’arrestation de la journaliste sahraouie et exigé l’abolition de la législation qui criminalise les personnes pour pratique du journalisme sans autorisation préalable.

Ils ont déclaré que l’article 238 du code pénal marocain, qui accuse Nazha Al Khalidi d’exercer le métier de journaliste sans s’être déclarée au préalable, est contredit par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, signé et ratifié par le Maroc. Ils ont invité Rabat à répondre aux questions sur la torture pratiquée sur la journaliste.

Des organisations internationales, dont Reporters sans frontières (RSF), ont récemment dénoncé le fait que le Sahara occidental est «l’un des lieux les plus fermés au monde» aux journalistes, dénonçant «des détentions arbitraires, du harcèlement, des tortures, des emprisonnements et des condamnations lourdes et injustes».

De leur côté, les ONG Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International ont contesté le procès de la journaliste sahraouie, qu’elles jugent «incompatible avec le droit de rechercher, de recevoir et de diffuser des informations et des idées garanti par la Déclaration universelle des droits de l’homme».*elwatan- mardi 25 juin 2019

*********************************************

Algérie Part a été censuré par Algérie Télécom depuis l’Espagne

Les lecteurs et lectrices d’Algérie Part ne peuvent plus accéder aux articles du site depuis bientôt trois jours en raison d’une véritable censure qui a été décidée par Algérie Télécom. A la suite de nos recherches techniques, nous avons pu démontrer que l’opérateur étatique Algérie Télécom a procédé au blocage de notre site en Algérie depuis une adresse IP attribuée à l’opérateur étatique algérien par l’opérateur Espagnol Téléfonica. 

L’hébergeur de notre site Algériepart.com a confirmé également cette cybercensure. Les lecteurs et lectrices de notre média ne peuvent plus accéder à notre contenu sauf s’ils utilisent des VPN qui leur permettent de détourner ce dispositif de filtrage d’internet déployé ces jours-ci par Algérie Télécom. Et pour procéder à ce filtrage afin d’empêcher les Algériens d’accéder à certains médias en ligne jugés « subversifs » parce qu’ils dérangent ou font peur au régime algérien, Algérie Télécom a recouru à une adresse IP que nous avons localisé en Espagne.

Nos techniciens ont utilisé un traceroute, un outil qui nous permet de situer le niveau du blocage exact qui empêche nos lecteurs et lectrices d’accéder à Algeriepart.com. C’est, effectivement, au niveau l’adresse IP 213.140.29 que ce blocage a pu être effectué pour bannir Algeriepart.com du web algérien. D’après nos vérifications, cette adresse IP appartient à Telefonica International Wholesale Services IL S.L.U. Et il s’avère enfin que cette adresse IP a été attribuée, vendue ou louée, par cette filiale de Telefonica à Algérie Télécom. Il s’agit donc d’un dispositif technique complexe qui soulève bien des interrogations sur les intentions politiques de ses responsables car nous avons découvert que d’autres sites internet notamment des médias en ligne sont bloqués de la même sorte en Algérie.

Il s’agit-là donc d’une très dangereuse et inacceptable dérive qui porte atteinte à la liberté d’expression en Algérie. Par cette attitude, les autorités algériennes démontrent qu’elles veulent contrôler Internet, l’outil essentiel par lequel s’organise le Hirak et les manifestants algériens engagés sur le terrain pour le départ de ce régime vermoulu. La rédaction d’Algérie Part se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre d’Algérie Télécom et toute autre institution ou organisme du gouvernement algérien dont l’implication sera prouvée dans ce dispositif de censure.

Par Abdou Semmar -Algérie Part -samedi-15/06/2019

*********************************************

Les « mouches électroniques », ces trolls qui s’attaquent aux opposants algériens

DOUBAB

*Des comptes anonymes mènent une contre-révolution numérique en Algérie sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook. 

Des « mouches électroniques », traduction littérale de doubab en arabe, sont très actives sur les réseaux sociaux. Leur objectif : casser la dynamique du Hirak, ce mouvement révolutionnaire à l’origine de la démission (forcée) de l’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika. Leurs cibles : les opposants, les activistes, les personnalités…et aussi la France responsable, selon eux, de tous les maux en Algérie. Leurs méthodes : diffusion d’infox, commentaires virulents, attaques personnelles et/ou basés sur l’ethnie.

« En plus des milliers de profils créés sur Facebook (un peu moins sur Twitter, moins utilisé par les Algériens), des centaines de pages, dont beaucoup se revendiquent du « hirak » ont été créées pour polluer les débats. Les « mouches » sont surtout présentes sur Facebook, car c’est de là que partent les initiatives et convergent les projets et idées de la société et, surtout, c’est de là que sont partis les milliers d’appels anonymes à manifester partout en Algérie le vendredi 22 février contre le cinquième mandat de Bouteflika »,explique TSA.

Selon la presse algérienne, ces « mouches«  investissent les réseaux sociaux pour obtenir la tenue (compromise) de la présidentielle le 4 juillet prochain et pour soutenir le chef de l’état-major, le général Gaïd Salah.

« Ce sont ces facebookers, qui sont identifiés comme étant des « mouches électroniques », des « agents » recrutés par des cercles « occultes » afin d’investir les réseaux sociaux pour tenter de provoquer des divisions au sein du hirak en s’appuyant sur les sensibilités et divergences qui existent dans la société. Et cette « contre-révolution » ne date pas d’hier », analyse El Watan.

Des internautes ont contrattaqué les « mouches » avec un manuel « insecticide ». Comment reconnaître une « mouche électronique » ? Nouveau compte, peu ou pas d’amis, mêmes commentaires violents partagés sur de nombreux comptes pro-hirak, etc. L’opposition accuse l’Etat algérien d’être à l’origine de la création de ces « mouches ». « La constitution, par le pouvoir, d’armées d’internautes dénommées « mouches électroniques »’ par les citoyens, chargées de semer les haines, de polluer le débat, d’invectiver ou de menacer toute personne hostile à la normalisation entreprise sous la houlette de l’état-major de l’armée n’ont pas eu d’effet sur la détermination des populations à reprendre en main leur destin », s’indigne le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).

Source : Franceinfo Afrique +Algérie Part -27/05/2019

***************************************************************

*Chahreddine Berriah, journaliste d’El Watan à Tlemcen, a reçu des menaces graves après la parution, mercredi 17 avril 2019, de son article « Tlemcen : Main basse sur le foncier ».

Notre journaliste a reçu des appels anonymes et du téléphone fixe la wilaya où on l’a menacé de porter atteinte à son intégrité physique. « Ça ne peut être que des énergumènes ayant une relation avec le reste de la mafia qui sévit à Tlemcen. Mais, ce qui me rend fier, c’est tous ces jeunes de Tlemcen, Maghnia et d’autres communes de la wilaya qui disent être mes garde du corps contre cette mafia, des avocats, pour me défendre. Avec tout ce soutien, je ne peux pas avoir peur », a déclaré Chahreddine Berriah à Elwatan.com.

Lire l’article : Tlemcen : main basse sur le foncier »

Les révélations de l’ancien député, Abdelkader Bekioui, originaire de la commune côtière de Marsat Ben M’hidi, sur la dilapidation du foncier dans une zone touristique, sont fracassantes.

Des terrains stratégiques, situés à Moscarda, plage édénique de la localité, ont été cédés sous forme de concessions à des personnalités qui ont pignon sur rue et des accointances avec de hauts responsables de l’Etat, dont des ministres.

C’est loin d’être un secret, sauf que pendant le règne de Bouteflika, dont les tentacules agissent toujours dans l’ombre, les pauvres autochtones ne pouvaient affronter la mafia sous peine de représailles. «J’ai beau interpeller les responsables à tous les niveaux sur la dilapidation des terres appartenant à l’Etat et aux privés, mais aucune oreille ne semble encline à m’écouter.

Le wali de Tlemcen a refusé de me recevoir, la Direction générale de la Sûreté nationale n’a pas réagi à mes écrits, d’où le recours à un huissier de justice pour l’en informer, rien, aucune réponse. Pourtant, j’ai bien cité nommément les commissaires de Marsat Ben M’hidi et un autre à la sûreté de wilaya, avec des preuves, aucune réaction !»

Concernant la concession récente des terres surplombant la mer, M. Bekioui cite des noms, également : «Je n’ai pas peur, j’ai des preuves, documents à l’appui. En cette période de protestations populaires, certains responsables de haut niveau, avec la complicité de responsables de la wilaya, en profitent pour effectuer des transactions illégales.»

Notre interlocuteur, qui reçoit des menaces, pense s’exiler, mais en appelle à «ceux qui veulent du bien à ce pays pour ouvrir une enquête avant qu’il ne soit trop tard». A Marsat Ben M’hidi, deux personnalités ont, récemment, bénéficié de 3 hectares chacun. Un autre de 1700 mètres carrés, en plein centre de la localité.

«Où est l’Etat, ces transactions se font au su et au vu de tout le monde ?», s’interroge-t-il, en colère. Les spoliations des terres domaniales et du privé sont monnaie courante ces dernières années, notamment à Chetouane, dans le grand Tlemcen, à Ouled Mimoun, à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, à Honaïne, station balnéaire, à Dar Yaghmoracen, dans la daïra de Ghazaouet, et à Maghnia, où l’hippodrome a été partagé comme une boîte de fromage. Une association de Maghnia s’organise pour déposer plainte contre les spoliateurs. Nous y reviendrons !

**Chahreddine Berriah, elwatan- mercredi 17 avril 2019

***************************

12345...7

leprieuremoret |
le site consacré a de tout ... |
bière et brasseries de Moselle |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | SuperKill3000
| salomecasta
| Univers Manchettellesque