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Malaise social chez France Télévisions

Pour le moment, la direction a suspendu les mouvements de personnes et se concentre sur l'organisation de l'entreprise.
Pour le moment, la direction a suspendu les mouvements de personnes et se concentre sur l’organisation de l’entreprise.

Une commission d’enquête s’est réunie mercredi  10.11.2010.. Plusieurs rapports de la direction et des organisations professionnelles mettent en avant les risques psycho-sociaux dans l’entreprise. 

Malaise social chez France Télévisions   coeur- La pression monte à France Télévisions. Et la nouvelle direction n’est pas loin de déclarer l’état d’urgence. Plus que tout, l’état-major de Rémy Pflimlin a la hantise de voir la télévision publique atteinte d’un syndrome France Télécom. Et pour cause: au cours de ces derniers mois, l’entreprise a connu un cas de suicide d’un médecin du travail chez France 3 Alsace, la mort d’un salarié de RFO que ses confrères continuent de trouver suspecte, et plusieurs cas de personnes ayant attenté à leurs jours à RFO ou à France 3.

La situation est suffisamment grave pour que le social soit devenu la priorité de la nouvelle direction. Elle a mis en place une commission qui s’est réunie mercredi dernier et dont la mission est autant d’enquêter sur ces différents cas que de trouver des solutions à un malaise social qui fait courir «des dangers graves et imminents» aux salariés les plus fragiles de l’entreprise. Un mois après son arrivée, Patrice Papet, le nouveau directeur des ressources humaines, a commandé un rapport au cabinet Entreprise & Personnel aux conclusions sans appel.

Élections professionnelles

L’expert estime l’«état du corps social préoccupant» et le juge «fatigué physiquement et psychiquement». Il fait le «constat indéniable et unanime d’un sentiment de malaise». Ce constat vaut pour tous les échelons de l’entreprise, y compris les fonctions hiérarchiques les plus élevées puisque le rapport relève que «les managers eux-mêmes sont en difficulté». Les fonctions administratives seraient particulièrement atteintes. Ainsi le rapport dénonce «des RH de proximité débordés», un «sentiment d’impuissance», «trop de réunions, trop de messages». Le point central porte sur la nouvelle organisation mise en place au 1er janvier 2010. Le rapport affirme que c’est «une logique qui passe mal», et donne aux salariés le «sentiment d’un travail empêché».

Ce constat alarmant avait déjà été dressé dans un rapport commandé au cabinet Cédaet par les représentants des comités d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) de France 2, France 3, RFO, et France 4 à l’occasion des premiers déménagements et de la mise en place du nouveau «fonctionnogramme» de l’entreprise. Datant du 6 septembre dernier, ce rapport dénonce «l’appauvrissement du contenu du travail», celui du «rôle professionnel», ou encore du «champ relationnel», «la réduction du champ des prérogatives au profit d’une logique de contrôle» , ainsi que «la dilution des collectifs de travail et des collaborations». Des avertissements qui ont incité la direction à suspendre les mouvements de personnes et de se repencher sur l’organisation de l’entreprise et de ses besoins humains.

La fébrilité sociale est telle que Patrice Papet n’a pas hésité, mercredi dernier, à reprocher aux organisations syndicales leurs tensions et à les inviter à plus de sérénité. «Cette situation est notamment à mettre sur le compte des prochaines élections professionnelles qui auront lieu en février 2011», souligne-t-il. Jean-François Téaldi, le secrétaire général SNJ-CGT de France Télévisions, lui réplique: «Je ne crois pas qu’il soit des prérogatives d’une direction de régler les relations qu’entretiennent les syndicats entre eux.» Pour éviter toute interférence, France Télévisions a décidé d’«arrêter la pendule» des négociations sur la convention collective qui aurait dû être discutée d’ici au 7 février. Elles ne reprendront qu’après les élections professionnelles. (Le Figaro-12.11.2010.)

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**La directrice générale de France Soir écartée

Le propriétaire russe, Alexandre Pugachev, succède à Christiane Vulvert à la direction générale du quotidien.

coeur-Coup de semonce à France Soir. Christiane Vulvert, la directrice générale déléguée du quotidien, a été limogée, a annoncé mardi la direction du journal, propriété du Russe Alexandre Pugachev. Ce dernier «reprend personnellement la direction générale». Alexandre Pugachev a précisé, dans le même temps, qu’il souhaite «donner une nouvelle impulsion au journal», selon le communiqué du groupe qui précise que «l’actionnaire de France Soir continuera à investir dans un renforcement de la rédaction et soutiendra la croissance du titre».

Selon La Correspondance de la presse de mardi, le licenciement de Christiane Vulvert était envisagé en raison de «la dégradation des résultats du titre». Début septembre, le quotidien avait annoncé la nomination de Rémy Dessarts au poste de directeur de la rédaction, succédant à Christian de Villeneuve, écarté en août. La diffusion France payée de France Soir a atteint 76.078 exemplaires de janvier à septembre derniers, selon les déclarations déposées à l’OJD.

Ce changement de direction à France Soir intervient alors le milliardaire russe Sergueï Pugachev, le père d’Alexandre Pougatchev, serait au bord de la faillite. Celle-ci pourrait être prononcée à la fin mois. (Le Figaro-09.11.2010.)

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«Les institutions ont plus recours à la com corporate»

Pierre Siquier, président du groupe indépendant Ligaris, est l’invité du Buzz Média Orange-Le Figaro.

coeur- Spécialiste de la communication institutionnelle, dite « corporate », Pierre Siquier a été le fondateur de l’agence Siquier Courcelle, de l’enseigne DDB & Co, et le président du pôle corporate de TBWA France. Fin 2003, il a fait le pari de créer le groupe indépendant Ligaris qu’il préside.Le groupe Ligaris compte une centaine de collaborateurs à ce jour. Pierre Siquier détient 75% du capital du groupe, les 25% restants étant détenus par la société des managers et la société des collaborateurs du groupe. Comment se fait-on une place sur le marché de la communication institutionnelle, dominé par des géants comme Publicis, Havas ou encore TBWA? «Ce n’est pas facile, c’est un combat de tous les jours. Mais il y a avait une place à prendre face à cette grande présence des grands groupes dans le monde du corporate aujourd’hui. Le marché a énormément chang », souligne le président-fondateur du groupe Ligaris. Et de préciser: «Il y a deux grands facteurs aujourd’hui: la fragmentation des opinions – un consommateur peut être citoyen, membre d’une association, d’un club sportif… et exercer donc une influence sur les marques ou les entreprises de manière forte et différenciée – et le Web 2.0, qui révolutionne notre métier et notre business model. Les campagnes «descendantes» comme il y a 10 ou 20 ans, où l’entreprise délivrait un message à une cible, c’est fini. Aujourd’hui, la participation des différents publics complexifie les plans de communication. Notre rôle, c’est de faire en sorte que l’ensemble des messages soit optimisé autour des contenus de la marque. Nos équipes étant habituées à faire de l’éditorial depuis longtemps, notre spécificité, c’est de faire du corporate et du contenu en même temps.»

Le groupe Ligaris, qui compte une centaine de collaborateurs, dégage aujourd’hui «un peu plus de 10 millions d’euros de marge brute ». Parmi ses grands clients se trouvent «la Commission européenne, sur des sujets de société comme l’alcool et le tabac, ou encore la Mairie de Paris sur les problèmes d’environnement et de déchets (…). Côté privé, nous travaillons pour le groupe Vinci, [l'opérateur de transport public de voyageurs] Transdev, [le groupe agro-industriel] Tereos, et EcoFolio sur la partie recyclage des papiers, détaille Pierre Siquier. C’est très varié.»

Si la communication corporate a, elle-aussi, souffert de la baisse des investissements publicitaires des marques selon Pierre Siquier, « les institutions publiques ont beaucoup compensé. En maintenant leurs investissements, elles ont permis une certaine stabilité des agences corporate». Motif ? «La santé, l’alcool, le tabac, la sécurité routière: toutes ces préoccupations sont devenues des sujets de société». Ce qui expliquerait que les institutions publiques aient de plus en plus recours à la communication corporate, «notamment au niveau local».

Pierre Siquier a également implanté une filiale de Ligaris Europe, à Bruxelles. «C’est un de nos positionnements «plus». Aujourd’hui, les sujets de société ne sont plus franco-français. Tous les grands sujets de société sont européanisés. En matière d’environnement, par exemple, le nuage de Tchernobyl ne s’arrête pas aux frontières de l’Hexagone. De même en matière de santé, avec la vache folle. Notre présence à Bruxelles nous apporte donc un plus. C’est une agence complète comme à Paris, mais avec le réseau indépendant international Worldcom auquel nous appartenons, présent dans les 27 pays de l’UE. Nous travaillons avec Worldcom à Paris et à Bruxelles pour bien nous implanter dans cette vision internationalisée des sujets de société», explique-t-il.

Pierre Siquier a initié de nombreuses études, dont récemment celle consacrée aux tendances éditoriales des rapports annuels ou encore celle des publics jeunes en Europe. «Notre prochain sujet, lié à notre cœur de métier et qui sera publié d’ici à 15 jours, sera l’engagement. Face aux sociétés et aux institutions, les publics demandent aujourd’hui un engagement, aussi bien environnemental que sociétal, social, éditorial. Il faut donc établir, par exemple, des chartes éditoriales pour ces grandes sociétés, qui doivent s’engager maintenant face à leurs différents publics», assure-t-il. (Le Figaro-10.11.2010.)

 

 

de l’interdiction de fumer à l’interdiction de penser

*Les politiques de lutte contre la drogue ont échoué. Il faut avoir le courage de traiter la question sous l’angle de la santé publique et non de la guerre.

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Image . Dans un coffee shop aux Pays-Bas Aux Etats-Unis, 76% de la population considère que la guerre à la drogue est un échec. Une majorité aussi écrasante pense qu’on ne peut pas changer les politiques qui sous-tendent la guerre à la drogue: interdiction de produire, d’importer et de consommer de la drogue. Cette contradiction n’est pas propre aux Etats-Unis.Les enquêtes révèlent que ces idées sont partagées par une grande proportion de la population de beaucoup de pays: pauvres ou riches, exportateurs ou importateurs de drogues, démocratiques ou autoritaires, asiatiques, européens ou latino-américains.

Comment expliquer cette irrationalité? Comment peut-on être opposé au changement d’une politique publique dont on sait qu’elle est inefficace? Ma réponse est la suivante: l’interdiction de tout ce qui a trait à la drogue a créé un climat où il est également défendu de réfléchir librement aux alternatives à la prohibition.

Un sénateur américain, sous couvert de l’anonymat, m’a confié: «J’ai beaucoup de collègues qui, comme moi, savent que les efforts mis en œuvre pour combattre le trafic de drogue sont non seulement inutiles, mais également contreproductifs. Mais, politiquement, c’est une prise de position suicidaire. Si je dis cela publiquement, c’est presque sûr que je perdrai les prochaines élections».

Les responsables politiques ne sont pas les seuls à blâmer. En effet, «pourquoi en dépit des efforts déployés la situation en Afghanistan s’est-t-elle autant détériorée? A mon sens, la cause principale réside dans le narcotrafic. Il s’agit incontestablement de la force économique qui favorise la résurgence des talibans… Lorsque j’étais dans le pays en 2006, on ne pouvait même pas mentionner ce sujet. C’était une affaire dont personne ne souhaitait parler». Ce sont les paroles du général James Jones, commandant du Corps des Marines de 1999 à 2003 et commandant suprême de l’OTAN de 2003 à 2006. Il convient de noter qu’il avait fait cette déclaration plusieurs mois avant de savoir qu’il serait nommé Conseiller à la Sécurité nationale par Barack Obama.

L’approche qu’adopte le monde face au problème du trafic et de la consommation de drogues est indéfendable. Tous les analystes un tant soit peu objectifs qui se sont penchés sur la question tirent la même conclusion. Le régime actuel nécessite une réforme urgente et profonde. Hélas, toutes les propositions qui vont dans ce sens sont systématiquement contestées et taxées de naïveté, de complaisance, voire de complicité avec les dealers. Pourtant, la réalité et les chiffres sont éloquents. Malgré les immenses efforts, il n’y a aucun signe indicateur de la baisse de la production ou de la consommation de drogues.

Récemment, le gouvernement britannique a indiqué que la cocaïne abonde tellement en Grande-Bretagne qu’elle coûte moins cher qu’une bière ou qu’un verre de vin. Aux Etats-Unis, un citoyen sur cent est en prison - la majorité pour détention de stupéfiants. (Chaque prisonnier coûte à l’Etat 34.000 dollars [environ 24.000 euros] par an, alors que le coût annuel des soins d’un toxicomane est de 3.400 dollars [quelque 2.400 euros]. La violence qui sévit au Mexique, en Colombie ou dans tous les bidonvilles d’Amérique latine est, dans une large mesure, un effet collatéral de la guerre à la drogue. Cette situation est intenable; il est indispensable d’adopter une nouvelle approche.

C’est l’objet de la proposition de la Commission latino-américaine sur les drogues et la démocratie, un groupe de 17 Latino-Américains dont je fais partie. Présidée par trois ex-présidents très respectés, Fernando Henrique Cardoso (Brésil), César Gaviria (Colombie) et Ernesto Zedillo (Mexique), la commission a livré ses recommandations au terme de près d’un an d’étude. Son travail s’appuie notamment sur l’examen des meilleures preuves disponibles et sur des larges consultations avec des scientifiques, des responsables politiques, des médecins, des militaires, des maires et des spécialistes de la santé publique. Je vous invite fortement à consulter le rapport de la commission, disponible sur le site Internet www.drogasydemocracia.org.

La commission ne croit pas qu’il puisse exister des politiques alternatives à la prohibition exemptes de coûts et de risques. En revanche, elle est convaincue qu’il faut envisager et expérimenter d’autres approches qui traitent le problème de la drogue davantage comme une affaire de santé publique que comme une guerre.

Prôner d’une façon très générale la « légalisation des drogues» est une démarche superficielle et irresponsable dont le seul effet est de banaliser le débat et de le mettre au point mort. Mais interdire le débat rationnel à propos des coûts et avantages d’une dépénalisation de la possession de marijuana pour une consommation personnelle, par exemple, est encore plus irresponsable.

La consommation de drogues est un fléau qu’il faut absolument combattre. Mais il faut le faire efficacement. Or, ce ne sera pas possible tant qu’il sera interdit de penser librement sur ce que signifie le faire efficacement. (Slate.fr.-28.08.09.)

****A qui profite le crime?

 Je ne crois pas bien que vous soyez au fait de quoi vous parlez quand vous dites que le phénomène ne tue pas notre société. Depuis que la guerre en Afghanistan a été déclaré, la production d’héroïne a augmenté de 189%. L’importation de cocaïne en Espagne est telle qu’à Barcelone l’institut chargé de vérifier l’air déclare des alertes à la cocaïne au même titre qu’elle déclare un taux trop élevé de monoxyde de carbone. 90% des billets en circulation aux Etats Unis présente des traces de cocaïne pour 50% dans les années 80. L’augmentation des accidents mortel en France est dût principalement au mélange cannabis/alcool. Les taux de THC dans le cannabis atteignent des stades dangereux qui sont entrain de faire passer ce produit au stade de la drogue dure. Ainsi la White Widow, produit aux Pays Bas, contient 70% de THC, or à 100% une souris meurt. Et les bénéfices net globaux produit par la drogue dans le monde s’élèverait à 40 milliards de dollars selon le FBI, 40 milliards de dollars au seul bénéfice des mafias. Or on sait parfaitement aujourd’hui qu’une bonne part de toute les nations dans le monde ne pourrait survivre sans l’argent des dites mafia. En Italie par exemple, 3% du PIB est injecté par Cosa Nostra, la même Cosa Nostra qui a affectueusement baptisé la Costa del Sol « Costa Nostra ». En résumé ce n’est pas seulement la question sanitaire qui est en jeu mais la question sociétale et financière. La consommation de cannabis en France répond à la loi de 70. En 1970 quand cette lois stupide a été voté on comptait 657 cas de condamnation pour usage ou trafique de cannabis. Aujoud’hui nous avons un million d’usager régulier, OCB vend librement et en toute illégalité selon les termes de la loi des feuilles Slim dans tous les bureaux de tabac et les hôpitaux psychiatrique accueillent de plus en plus d’usager de cannabis. Et pour cause…
Et pour cause puisque les produits ne sont pas stabilisé à un seuil acceptable de THC, que la consommation est sauvage et touche en particulier les jeunes, mais aussi les moins jeunes et une bonne part de ceux qui sont en désérrence dans les cités. Et dans les cités justement, la popérisation des populations, le taux de chômage, parents enfants, a mené à la constitution d’une économie souterraine telle qu’à Nanterre une cité est surnommé Auchan au regard de la quantité qu’elle fournit. Une économie dont dépend aujoud’hui nombre de famille.
Dans les années 80 un gramme de cocaïne coûtait 114 euros environs, aujourd’hui il en coûte 40… et les moyens policiers face au go fast ne suivent pas et ne pourront jamais suivre d’autant moins quand la production concentré hier entre la Colombie et la Bolivie s’étend aujourd’hui jusqu’au Mexique où les narco trafiquants ont de tel moyen militaire, financier et politique qu’ils peuvent directement défié le pouvoir. Et que la situation permise par Shengen et l’entrée de certain pays de l’est permet aux afghans de s’appuyesur la mafya, les babas turcs pour alimenter leurs distributeurs italiens et monténégrains. Et pire avec parfois les applaudissement de l’OTAN, puisque ce n’est plus une secret que d’affirmer que l’UCK est largement financé par les cammorristes.

Donc oui, définitivement la drogue tue à petit feu notre société et beaucoup plus sûrement que ne l’aurait fait l’alcool. En 1914 la cocaïne a été prohibée en France, en 1922 ça été au tour du cannabis aux Etats Unis. Pour ce dernier les motifs n’étaiten nullement la santé mais l’économie. Le chanvre faisait de l’ombre à l’industrie du bois et à celle du coton, les uns pour le papier les autres pour le tissus puis le Nylon. Or le chanvre est beaucoup moins coûteux en terme d’eau que le bois, et il pousse dans à peu près n’importe quelle condition (pour autant les plans mâles ne contiennent pas de THC). La santé a été invoquée par les associations puritaines, les mêmes qui avait fait amendé la prohibition sur l’alcool et ils visaient les principaux consommateur d’alors, les populations noires. Cette prohibition dure toujours, or la prohibition sur l’alcool a boosté la Cosa Nostra américaine. Avec elle elle est passé de l’association de malfaiteur au trust, un trust qui a littéralement explosé avec l’arrivée sur le marché mondiale de l’héroïne dans les années soixante et soixante dix. Marché qui a permit également aux mafias chinoises de s’épanouir, mafias qui du reste avaient déjà un sérieux historique avec le trafique d’opium, en association avec la Compagnie des Indes. Et à tout cela on n’a jamais sut répondre que par la prohibition et par la guerre sachant que cette prohibition est elle-même la source du mal. Il n’y a pas de réponse simple à ce sujet, la dépénalisation complète ou la tolérance comme au Pays Bas n’est ni souhaitable, ni possible, le contrôle d’état serait déjà un premier pas, mais surtout un travail au cas par cas par pays et en fonction de son contexte national et géographique. Mais la question reste à savoir si les volonté sont vaiment là… A qui profite exactement le crime quand une bonne part des 40 milliards de dollars sont réinjecté dans l’économie légale. Qui risque de perdre de l’argent ? On voit déjà que les cartel mexicain voient d’un mauvais oeil la légalisation qui se profile en Californie sur le sujet du cannabis. Le cannabis et l’héroïne ont financé la guerre au Liban et en Afghanistan, l’opium la guerre civile en Chine, la cocaïne arme les FARC, qui n’a pas intérêt à ce que le status quo à ce sujet ne soit pas rompu ? Qui préfère faire voter des budgets pour la DEA plutôt que de permettre une production régulée et surveillée de la coca et du chanvre ?
Il ne s’agit pas seulement d’une prise de risque politique au regard des populations traditionnellement et culturellement liées à l’alcool, il s’agit également d’une prise de risque vis à vis d’une manne phénoménale, inépuisable, d’argent dont on ne peut avoir réellement la trace, d’argent et de pouvoir souterrain. Pourtant quand les intérêts sont autre les volontés de fermer les yeux ne se font jamais attendre. En 2004 l’armée américaine a tenté d’interdir la consommation ancestrale du qat en Somalie, pays obéissant à la charia au fait qu’il s’agit d’une drogue, et a froler la guerre totale. Le qat se consomme et s’offre toujours en Somalie de fait comme depuis des centaines d’années. Donc la question reste posée, qui n’a pas réellement intérêt à ce que ça bouge ? pourquoi la France qui consomme plus d’antidépresseur que toute l’Europe et dont la seconde cause de mortalité est le suicide refuse de reconnaitre les vertus thérapeutique du cannabis au sujet du cancer, du glaucome, du sida, de la sclérose, de l’autisme ? Comme l’a fait la Californie ou la Suisse, pourquoi restes on à cette loi totalement dépassé pendant que l’Espagne, la Suisse toujours, l’Italie assouplissent leur juridiction et que le Marinol (médicament à base de cannabis) est vendu au Royaume Uni ? Doit on y voir un lien avec le Maroc dont le même cannabis est le second revenu après le tourisme ? Je ne sais pas, mais une chose est sûr en l’état on va dans le mur, et on y va plus vite qu’on ne le laisse croire.(réaction d’un internaute)

 

 

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