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* Une punition divine« Ceux qui voulaient nous enfoncer dans une crise à propos du dossier nucléaire sont aujourd’hui punis par Dieu avec une récession ! ». Vendredi dernier, Ahmad Khatami, le leader de la grande prière hebdomadaire n’y est pas allé de main morte, à Téhéran, en comparant la crise financière américaine actuelle à … une punition divine. Il n’est pas le seul à partager ce point de vue. Capitulation du capitalisme, échec de la démocratie libérale, revanche de Dieu… Cette semaine, les dirigeants iraniens y sont tous allés de leur petite phrase en se gaussant de la crise qui affecte aujourd’hui l’économie du “Grand Satan” américain.Pour Mahmoud Ahmadinejad, le président  très populaire, et grand défenseurs des idéaux de la révolution islamique, cette crise n’est autre que le reflet de « la fin du capitalisme ». La débâcle financière est, dit-il, un signe divin que « les tyrans et les corrompus seront remplacés par les gens pieux et croyants ». D’après lui, « la raison de leur défaite » est « qu’ils ont oublié Dieu et la piété ». Sa solution ? Créer un système bancaire islamique qui « nous aiderait à survivre à la crise économique actuelle ». Dés lundi, le guide suprême en personne, l’ayatollah Ali Khamenei, avait donné le ton en disant que cette crise est à ranger dans l’histoire sur le même plan que la fin de l’URSS. « L’école du marxisme s’est effondré et le son des craquements de la démocratie libérale occidentale se fait maintenant entendre », a-t-il déclaré. Quant à Manouchehr Mottaki, le ministre des affaires étrangères, il voit, lui aussi, dans la cause de la récession actuelle « l’hégémonie de l’économie américaine ». « Malheureusement, une seule économie dans le monde continue de percevoir des revenus, alors même d’autres régions du monde souffrent de la crise. Nous pensons que la seule façon de s’en sortir est de créer un système financier international juste”, a-t-il souligné. Jusqu’ici, la Bourse de Téhéran est restée insensible à la crise, confortant ainsi les responsables iraniens dans leurs accusations en direction de l’Amérique.

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           *La France veut capter les capitaux «halal»

- La France de la laïcité veut se mettre à l’heure de la «finance islamique».
Au moment où la tempête financière souffle sur les places financières du monde, le législateur cherche à créer les conditions réglementaires afin de permettre aux banques hexagonales de capter les capitaux «halal». Une ressource dont le volume ne cesse, depuis une dizaine d’années, de prendre de l’ampleur dans les flux internationaux. En pleine mobilisation planétaire contre les effets de la crise financière et bancaire, Paris a choisi de donner à cette question les allures d’un débat public. Le Sénat, dont les travaux nourrissent souvent les politiques publiques, vient de rendre public un rapport à l’intitulé original : «La finance islamique en France : quelles perspectives ?» Initié par la Commission des finances dirigée par l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Jean-Arthuis, le rapport érige la question des capitaux dits islamiques au rang de priorité économique. Les conclusions émises en guise de recommandations à l’intention du gouvernement ne laisse guère de doute. Le législateur cherche à faire de la France une place financière dédiée également à la finance islamique. «Il conviendrait d’envisager le développement de la finance islamique en France au regard de l’importance de la communauté musulmane présente sur le territoire national», plaide la Mission Arthuis. Laquelle pointe, sur le ton du regret, le regard de la France dans ce registre comparativement à la Grande-Bretagne, à l’Allemagne, aux pays scandinaves et à l’Amérique du Nord. Vieille d’une quarantaine d’années – les premières activités de ce type sont nées dans les années 1970 dans les monarchies du Golfe -, la finance islamique a fini par prendre pied dans le système bancaire occidental. Premier pays de l’Union européenne à s’y intéresser, la Grande-Bretagne a vu l’ouverture de sa première banque islamique en 2004. Depuis, elle «fait figure de pionnière» dans le Vieux Continent pour avoir adopté rapidement des mesures juridiques et économiques. Objectif de cette compétition bancaire non déclarée : faire de la City un place forte de la finance islamique. Forte de la présence sur son territoire d’une importante communauté musulmane d’origine turque, l’Allemagne n’est pas en reste. Selon la commission des finances du Sénat français, la prise en compte de ce marché y «est effective, comme le démontrent les initiatives prises sur le marché des sukuks (produit obligataire islamique) ou du takaful (assurance)». A en croire des estimations financières concordantes, la finance islamique constitue, à l’heure actuelle, un véritable marché qui pèserait quelque 700 milliards de dollars. Ces indicateurs semblent recouper une situation réelle, selon les auteurs du rapport sénatorial français. Le taux de croissance annuel de l’activité bancaire islamique est estimé à entre 10 et 15%, croit-on savoir de même source. Autre chiffre qui n’a pas échappé à la curiosité de la Mission Arthuis, «le total des actifs gérés par les banques et les compagnies d’assurance se serait élevé à 500 milliards de dollars fin 2007″. De quoi conférer un argumentaire de taille à ceux – de plus en plus nombreux en France – qui militent pour l’entrée des capitaux islamiques dans la place financière française. Le rapport trouve anormal que la France, un pays a forte communauté d’origine musulmane, reste en marge de cette nouvelle déclinaison de la finance internationale. «La France connaît la première communauté musulmane d’Europe avec près de 5,5 millions de personnes, contre 2,5 millions en Grande-Bretagne», note la Mission Arthuis. Elle y voit, ce faisant, une «opportunité» pour «renforcer l’attractivité de la place financière de Paris, et plus précisément de bénéficier d’une poche de liquidités dont le volume ne cesse de croître». La mission souligne une «certaine inertie» de la France dans le registre de la finance islamique. «En dépit d’une attention, au demeurant récente, des pouvoirs publics sur cette question, les professionnels concernés n’apparaissent pas aussi «pro-actifs » que leurs homologues d’outre-Manche, que ce soit dans le développement de la banque d’investissement, de financement ou de détail». A défaut d’en faire un produit de tous les jours sur le territoire hexagonal, les banques françaises s’y adonnent à l’étranger. Le rapport sénatorial constate que «la plupart des groupes bancaires français ont ouvert des filiales spécialisées sur le créneau de la finance islamique au Moyen-Orient afin de profiter de cette source de liquidités». En France, leur activité dans ce domaine est «plus que balbutiante», se plaint la Mission Arthuis. «Cet attentisme apparaît paradoxal, dans la mesure où le développement de la finance islamique en France ne nécessiterait pas un « bouleversement » du droit positif d’une part, et pourrait s’appuyer sur deux atouts majeurs, à savoir une place financière d’ores et déjà compétitive et la présence d’une communauté musulmane importante, d’autre part». ( le Q.d’Oran du 22.10.08)

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   * USA, un colosse au pied d’argile ! ?

La crise financière internationale, loin d’être jugulée, est encore lourde de menaces sur le sort du monde. Elle aura, au passage, révélé les Etats-Unis comme un colosse aux pieds d’argile. Voilà, en effet, un pays que sa puissance démesurée n’a pas préservé d’une quasi asphyxie financière qui aurait eu de graves conséquences. Pour conjurer ce péril, les Etats-Unis ont dû recourir à un plan de sauvetage. Personne, dans le feu de l’action, n’a posé la question de savoir si un tel plan était aussi nécessaire que cela. Car enfin, il est difficile de ne pas se rappeler que les Etats-Unis dépensent sans compter pour soutenir leur effort de guerre en Afghanistan et en Irak. Les dépenses militaires représentent 65% du budget des Etats-Unis. Entretenir des corps expéditionnaires, rester au premier rang en matière d’armement coûte très cher. Mais cet argent est prélevé sur le contribuable américain. Et c’est le puissant complexe militaro-industriel qui en tire avantage. Tant qu’il y aura des guerres, il faudra construire encore plus d’avions et de navires de combat. Là est le paradoxe américain d’une nation qui a toujours le doigt sur la gâchette au nom d’un impératif de sécurité nationale qui transcende le principe de liberté. L’argent de la guerre ne serait-il pas mieux utilisé à financer les catégories les plus démunies de la population américaine ? C’est un postulat qui n’agrée pas aux idéologues qui pèsent, depuis longtemps, sur les décisions de la Maison-Blanche. Les présidents qui se sont succédé ont assumé avec constance cette propension américaine à vouloir dominer le monde. Avec, il faut le dire, l’assentiment d’alliés européens qui n’ont jamais remis en question cette hégémonie tutélaire des Etats-Unis. De sorte que lorsque l’Amérique éternue, c’est l’Europe toute entière qui est saisie par la fièvre. Pas une voix ne s’est élevée, parmi les dirigeants de la planète, pour souligner que le monde irait beaucoup mieux si l’Amérique affichait moins de velléités guerrières et nourrissait de plus grands soucis humanistes. Il est peu probable que le prochain président qui succédera à George W. Bush amorce un changement de cap à cet égard. Le rapatriement des troupes américaines, le démantèlement des bases établies à l’étranger, la réduction conséquente de l’arsenal de guerre ne figureront sans doute pas à l’ordre du jour. Au contraire, le dogme de la guerre préventive a encore de beaux jours à vivre, car les Etats-Unis cultivent l’art de s’inventer des ennemis pour être en mesure de faire tourner les usines d’armement et de matériel militaire. Force est de constater que sur ce terrain, les Etats-Unis ne connaissent pas la crise. Il est plus facile, dans ce pays, de mobiliser les fonds servant à la fabrication de plusieurs porte-avions ou sous-marins hyper sophistiqués, que de soutenir un programme de logements sociaux en faveur de travailleurs américains criblés de dettes auxquels il manquera toujours un cent pour faire un dollar. Ce sont d’ailleurs eux que la crise financière a davantage appauvris et jetés à la rue. Ils auront eu l’occasion de vérifier, une fois de plus, qu’on ne prête qu’aux riches. (El Watan du 23.10.08)

fleu3.jpgflech5.gif* Le yen, grand gagnant de la crise – S’il leur fallait désigner un gagnant de la crise sur le marché des devises, les cambistes mentionneraient sans aucun doute le yen. Et pour cause. La monnaie apparaissait depuis des années, avec le yuan, comme une monnaie sous-évaluée. Portée parfois au tapis par le mécanisme du carry trade, un curieux mécanisme qui avait durant des années fait les beaux jours de la finance mondiale. Or c’est un fait : le Yen est en nette appréciation depuis début septembre face à un panier de devises étrangères, qu’il s’agisse de l’euro, du dollar américain et australien, de la livre sterling ou encore de la couronne suédoise. Mardi, l’euro oscillait entre 130,59 et 136,37 yens, dans une tendance globalement favorable à la monnaie japonaise. Qu’il s’agisse de l’euro, du dollar australien, ou de la couronne suédoise, les monnaies sont affaiblies du fait des craintes d’une récession à l’échelle mondiale. Les opérateurs estiment que les gouvernements européens ont du mal à juguler la crise, c’est pourquoi les investisseurs fuient l’euro et la couronne suédoise. Quant à sa cousine, la couronne islandaise, est à l’agonie. En cette période d’incertitude économique et de crise financière, une tendance s’est clairement dessinée : l’aversion au risque. Dans ce contexte de crainte généralisée, les cambistes se tournent vers les valeurs-refuges. Autrefois, le franc suisse pouvait jouir d’un tel statut. C’est désormais moins le cas, ce qui profite notamment au yen, et dans une moindre mesure au dollar. Il faut dire que les investisseurs délaissent les mouvements de spéculation sur le « carry trade ». Cette technique consiste à emprunter de l’argent à faible rendement (au Japon par exemple) pour l’investir dans des économies où les rendements sont meilleurs, à l’image des Etats-Unis, de l’Europe, ou, mieux encore, de l’Islande, de l’Australie ou de la Nouvelle Zélande. C’est dans ces trois pays que se trouvaient la majorité des fonds investis en « carry trade ». Or le retournement du marché islandais, dont le pays est au bord de la faillite, et les difficultés économiques mondiales ont complètement renversé la tendance. Les cambistes qui avaient emprunté des yens, parfois pour les placer en couronnes islandaises à des taux supérieurs à 10 %, sont en train de rapatrier en masse ces mêmes yens afin de dénouer leurs positions de « carry trade ». Le yen a par ailleurs assit son raffermissement face aux autres monnaies depuis les propos du président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, qui avait averti que la reprise de l’économie américaine n’était pas pour « tout de suite ». Le dollar se porte également bien par rapport aux autres devises du tableau ci-dessus, la monnaie américaine reprenant son rôle de valeur-refuge, à l’image de ce qui se passe avec l’or. (21.10.08)

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* L’économie chinoise toussote, elle est touchée par la crise. Le taux de croissance est passé sous la barre des 10%, au cours des trois premiers trimestres 2008. Selon le Bureau national des statistiques (BNS), il a tout juste atteint 9 % au troisième trimestre. Il faut remonter à 2002 pour retrouver une croissance sur une année complète inférieure à deux chiffres. Sur l’ensemble de 2007, le PIB avait grossi de 11, 9 %. Pékin reconnaît désormais que la crise internationale affecte la Chine. « Il y a des facteurs croissants d’incertitude et de volatilité, qui commencent à avoir un impact négatif sur notre économie » a déclaré le porte-parole du BNS, Li Xiaochao. Bien sûr, ces 9 % feraient rêver partout ailleurs qu’à Pékin. Mais ici, ce n’est pas seulement la croissance qui est en jeu, mais la stabilité sociale. Le chiffre de 9 % de croissance est considéré comme le seuil critique en deçà duquel ne pourront plus être créés les 10 à 15 millions d’emplois nécessaires chaque année pour absorber l’augmentation de la population active dans les villes. Sur ce registre de l’emploi, un autre événement symbolique s’est produit ce week-end, quand des milliers de salariés remerciés par l’entreprise Smart Union ont manifesté dans le sud du pays à Zhangmutou. Que l’un des plus grands fabricants de jouets chinois, emblématique du « made in China » et fournisseur du géant Mattel, puisse vaciller a créé un choc. « Nous n’avons pas fini de subir les effets indirects de la crise sur l’économie réelle, explique Yi Xianrong, de l’Académie des sciences sociales de Chine, ils joueront à plein en 2009 et le ralentissement des exportations s’accentuera encore. Or, la Chine a un problème structurel de faiblesse de consommation intérieure. » Elle compte pour moins de 40 % du PIB chinois, contre environ 70 % dans les pays occidentaux. L’antienne actuelle est donc la bataille pour la consommation intérieure, afin de diminuer la dépendance vis-à-vis d’économies occidentales chancelantes. Un combat qui passe nécessairement par une diminution du taux d’épargne, de loin le plus élevé de tous les grands pays. Les citadins économisent plus de 50 % de leurs revenus, par précaution, pour pouvoir payer leurs soins, leur retraite, l’éducation des enfants. D’où, ces derniers jours, une rafale d’annonces de réformes et de mesures de relance. Les autorités entendent aussi jouer sur toute une série de mesures fiscales et monétaires, alors que la maîtrise de l’inflation – en partie obtenue – occupait le devant de la scène il y a encore peu. Les taux d’intérêts ont été baissés deux fois en trois semaines. Les taxes à l’exportation devraient encore être réduites tandis que les banques sont incitées à prêter plus aux PME. Les investissements vont aussi être musclés. L’enjeu est global, la Chine assurant une part essentielle de la croissance mondiale. Quatrième économie de la planète elle devrait, en dépit de son ralentissement, bientôt doubler l’Allemagne et se hisser au troisième rang. (21.10.08) le figaro

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* les paradis fiscaux dans le collimateur La Suisse est sortie de ses gonds hier pour défendre son secret bancaire après les propos virulents tenus la veille par le ministre allemand des Finances, Peer Steinbrück, appelant l’OCDE à la mettre sur la « liste noire » des paradis fiscaux. « Le Conseil fédéral (gouvernement, ndlr) est mécontent » des propos tenus par M. Steinbrück et a décidé de convoquer le jour même l’ambassadeur d’Allemagne à Berne, a rapporté le chef de la diplomatie, Micheline Calmy-Rey. La réaction est inhabituelle pour la Suisse qui assurait lundi encore qu’il n’y avait « pas de raison de réagir ». Mais le Conseil fédéral, réuni dans la matinée, a été particulièrement irrité par « le choix des mots » du ministre allemand. M. Steinbrück, dont le pays est secoué par un scandale de fraude fiscale vers le Liechtenstein, n’y est en effet pas allé par trente-six chemins à la réunion de 17 pays membres de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) à Paris, à laquelle Berne a refusé de participer. « La Suisse mérite de figurer sur la liste noire » de l’OCDE des mauvais élèves en matière fiscale et judiciaire, car « elle propose des conditions de placement qui incitent certains contribuables allemands à pratiquer l’évasion fiscale », a-t-il dit. Il est allé jusqu’à menacer de « manier le bâton » contre les pays qui, comme la confédération, encouragent, selon lui, l’évasion fiscale. Des termes qui ont fortement déplu. Le ministre français du Budget, Eric Woerth, a surenchéri : « Le secret bancaire doit trouver ses limites. La Suisse a fait des progrès, mais sa définition de la fraude fiscale est beaucoup trop réduite. » La confédération, leader mondial de la gestion de fortune privée, considère avoir déjà lâché du lest sur le sujet, payant annuellement des impôts aux pays d’origine des citoyens de l’Union européenne qui possèdent un compte en Suisse, en vertu d’accords bilatéraux. Elle continue de défendre bec et ongles son secret bancaire qui fait sa fortune, mais qui ne cesse d’être mis en cause par ses voisins.« Ces attaques sont intolérables », a commenté à l’AFP un porte-parole du Parti radical démocratique (PRD, droite), renvoyant le problème à l’Allemagne qui « n’arrive pas à offrir de bonnes conditions fiscales à ses entreprises ». (23.10.08)

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 *  ” Pour un système transparent” - La crise financière internationale est l’un des thèmes majeurs développés par le président de la République Abdelaziz Bouteflika lors de son intervention au 12ème sommet de la Francophonie au Québec. Tout en plaidant pour un système financier « transparent, juste et équitable », le Chef de l’Etat n’a pas omis d’appeler la communauté internationale à formuler une nouvelle politique pour une relance durable de l’économie mondiale. Tout en remontant aux origines de la crise «qui rappelle, par certains de ses aspects, les prémices de la grande dépression de 1929 » et qui « s’est propagée, tel un incendie », Bouteflika a estimé qu’elle a entraîné « la dérégulation du marché financier, en général, et celui du crédit bancaire en particulière, crise qui a donné libre cours à un libéralisme débridé et à une spéculation financière telle qu’elle menace à la fois l’économie réelle et l’équilibre de l’ensemble des sociétés humaines ». A cet effet, estimant qu’ « il est utile de tirer les enseignements de la crise et de focaliser notre attention sur les responsabilités de la communauté internationale pour donner un sens et une consistance à l’objectif de gouvernance financière mondiale », le chef de l’Etat a plaidé pour la mise en place d’une instance internationale de régulation et de surveillance qui veillerait à maintenir éloignés les désordres et les risques systémiques quels qu’en soient les auteurs et les causes. « Une telle instance ne serait que la traduction honnête et conséquente des très nombreux engagements de la communauté internationale » a-t-il dit. La tenue, le mois prochain à Doha, de la conférence chargée d’examiner la mise en oeuvre du consensus de Monterrey, semble pour le président de la République, « une excellente opportunité de progresser vers cet objectif » qui ne saurait cependant se faire sans la participation « pleine et entière des pays en développement ». Ceci n’est pas seulement pour Bouteflika « une exigence d’équité et d’équilibre entre les intérêts et les problématiques des pays industrialisés et ceux des pays en voie de développement, c’est aussi un impératif de réalisme et d’efficacité », a-t-il affirmé en souhaitant « que cela soit l’occasion tant attendue de mettre en place un système monétaire et financier international transparent, juste et équitable où chacun aurait sa place et qui permettrait aux pays en développement, notamment africains, de bénéficier, enfin, des bienfaits de la mondialisation et plus concrètement, de recevoir plus d’aide publique et plus d’IDE, pour faire face plus efficacement à leur entreprise de développement et lutter avec plus de succès contre la maladie, l’ignorance et la pauvreté», eux qui, a rappelé le Président, « il y a quelques années déjà, appelaient à l’instauration d’un nouvel ordre économique international bâti sur la justice, le partage et l’équité. » C’est pourquoi, il est urgent selon le président, que « les pays en développement soient pleinement associés à cette démarche nouvelle qui se trouve dans la nécessaire réforme globale du système des Nations unies, tant dans son contenu politique qu’économique. » Cette réforme, aux dires de Bouteflika « devrait être relancée et menée à terme, afin d’assurer, pour les années à venir, la paix et la stabilité tant recherchées.» Dans le même ordre d’idées, considérant que la gouvernance économique qui « constitue, quant à elle, un thème crucial, en particulier pour les pays en développement, dans la mesure où elle conditionne l’amélioration des fondamentaux de leurs économies et, partant, des indices de développement humain », le président de la République a évoqué le processus colossal de réformes à même de permettre le passage à une économie de marché et partant de s’intégrer dans l’économie mondiale, ce qui est entrepris par l’Algérie..( source : le courrier d’Algérie du 20.10.08)

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 Les associations craignent l’arrivée de nouveaux pauvres -  Plusieurs organisations d’aide aux démunis constatent un nombre croissant d’appels à l’aide «de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas». L’association parisienne La Mie de Pain compte sur un nouvel élan de générosité pour faire face à la hausse des prix des denrées alimentaires. «On est habitué à se serrer la ceinture. Depuis quelques semaines, on se la serre un peu plus encore, c’est tout !» . Pourtant, avec son RMI, ses deux parents malades, sa fille qui n’est pas encore autonome, et la jeune femme qu’elle héberge, car «sinon elle serait à la rue», difficile de joindre les deux bouts. Cette militante active d’ATD Quart-Monde et adepte forcée des files d’attente des Restos du Cœur d’Epinal, livre un constat sans appel : «Chez les plus démunis, c’est moins marquant, mais il y a une très nette augmentation des appels à l’aide de personnes qui ne pensaient pas tomber aussi bas». C’est-à-dire ? «Des jeunes couples qui viennent de s’installer, des étudiants, des gens qui travaillent et qui ont des crédits… On le voit bien, ils n’y arrivent plus ces derniers temps !» Les associations de soutien sont d’accord avec ce constat : déjà touchés par la baisse du pouvoir d’achat et la hausse du chômage, ces «nouveaux pauvres» risquent de voir leur situation s’aggraver avec les répercussions de la crise financière mondiale. Le Haut commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a d’ores et déjà convié les associations concernées à une réunion de travail sur les effets de la crise fin octobre. Une annonce qui tombe à pic, deux jours avant la Journée mondiale du refus de la misère, le 17 octobre, dont ATD Quart-Monde est à l’origine. Son délégué national, Bruno Tardieu, est amer : «Les pauvres se sont faits berner, on les a poussés à consommer, et maintenant il faut voir les chiffres du surendettement (qui a augmenté de 33% de 2002 à 2006), on a créé la méfiance». Le dirigeant d’ATD évoque des conséquences qui sont «plutôt de l’ordre du ressenti» pour l’instant. Mais le Secours populaire, de son côté, chiffre une hausse des appels à l’aide de 15 à 20% dans ses permanences en un an. Avec, comme le pressentait Marie-France Ziemer, une augmentation très nette des jeunes et des travailleurs pauvres. La crise économique risque aussi d’avoir des conséquences sur les associations elles-mêmes. C’est en tout cas ce que craint André Hochberg, président de France-Bénévolat : les associations de soutien sont sous pression, craignant «de servir de variable d’ajustement» dans cette période de restrictions financières, avec une baisse des subventions publiques. ( le figaro)



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