La beauté des mots

**La beauté des mots dépend de l’éclat des sentiments

*citation de Mlle Cardouing

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*les chatteurs ont leurs codes

*Le langage spécifique des “chatteurs” en ligne, pour s’exprimer

La beauté des mots  645264

La communication en ligne utilise toutes les ressources du langage pour créer la curiosité et l’échange avec le partenaire virtuel. Nos messages écrits sont plus soignés, plus complets que de simples paroles.

Mais inversement, parce qu’on ne voit pas le visage de celui ou de celle avec qui on communique, on est privé de tous ces petits signaux instructifs sur l’état d’esprit de la personne en face : un froncement de sourcil, un début de sourire ou un mouvement de recul, qui encouragent ou, au contraire, dissuadent de s’engager dans une voie manifestement fermée. Des malentendus peuvent donc vite survenir.

Paradoxalement, les missives en ligne, si elles sont plus profondes dans le fond, s’embarrassent moins de la forme. Les “chatteurs” les plus aguerris utilisent bon nombre d’acronymes qu’il vous faut apprendre à décrypter avant de les employer à votre tour. Pour autant, n’en abusez pas. La beauté des mots participe à la séduction, la répétition des abréviations à l’exaspération!

:-I : l’indifférent

:-C : le mécontent

>:-> : le diabolique

(:-* : bisous

:’-( : je pleure

:-# : je ne dirai rien

:-’ : je fume

:-0 : je suis choqué

(:-# : j’aurai pas du dire ça

() : sans commentaire

A+ : à plus tard

BRB : je suis absent

RE : retour de BRB resalut

MDR, LOL : mort de rire

xxx : des bisous

viiiiiiii : oui de joie

NOP, NAN, NO: non

grrrrrr : mécontentement

PKOI : pourquoi

SNIF : tristesse

KOI DE 9 : Quoi de neuf ?

MIN : minute j’arrive

**

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le sourire

:-) ) : le rire

: le clin d’œil

: la tristesse

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La langue des chatteurs, c’est quoi ?
La langue des chatteurs semble très médiocre et illogique. C’est que le chat exige une certaine instantanéité et un mode d?expression vivant. C’est à partir de ces nécessités qu’est née la cyberécriture, langage qui mélange le discours oral et écrit. Il est plein de codes et d?abréviations et repose sur des règles d?écriture qui permettent la transmission rapide du message.
Pour ce qui est de la justesse du message transmis, il est évident que le médium écran/clavier ne peut exprimer tout ce que sous-entendent la voix et le regard. Toujours est-il que le premier objectif du langage des chateurs est d’assurer la compréhension du message dans son sens propre. Ainsi a-t-on créé la nétiquette, qui est un ensemble de conventions de bienséance régissant le comportement des internautes. Celle-ci spécifie, entre autres, que l?écriture en majuscules signifie que le locuteur hurle, mais un tel message pourrait être mal interprété.
Les smileys
Autres codes utilisés par les chatteurs : les binettes ou les smileys qu’on obtient grâce aux différents signes graphiques (tirets, parenthèses, points virgules, virgules, etc.).
Ces codes ont l?apparence de petits bonshommes, tantôt joyeux, tantôt tristes. On les aperçoit en inclinant la tête sur la gauche. Un exemple : Allô Farida :-( indique que l?on est content de voir arriver cette utilisatrice), alors que Bye Farida :-( signifie que l?on est navré qu?elle quitte la discussion). L?idée de ces petits bonshommes est celle d?un Américain, Scott Falhman, en 1981. À l?origine, ses smileys devaient seulement servir à colorer les échanges internes entre les collègues du campus de l?Université Carnegie-Mellon. Aujourd?hui, il existe un grand nombre de binettes représentant des individus, mais aussi des animaux, des objets, des personnages populaires, etc.
Une langue avec peu de mots
Pour avoir un rendement plus efficace et plus rapide, les utilisateurs du chat emploient des mots qu?ils dénudent. Ils abrègent les termes de façon à raccourcir le temps d?écriture et à accélérer le temps de transmission du message. La technique la plus connue est l?élimination des voyelles. On écrira, par exemple, slt pour salut.
Les chateurs ont, en outre, pris l?habitude d?éliminer les apostrophes et les accents. Tout cela fait de la cyberécriture un langage situé à la limite entre «la réduction qui permet d?accélérer la vitesse de frappe au clavier et le niveau en deçà duquel [elle] deviendrait incompréhensible pour les destinataires».
Beaucoup de fautes
Ajoutons à cela que de nombreuses inversions ou fautes de frappe apparaissent dans les discussions.
Il y a aussi des fautes de français et, en chatant, comme on le fait souvent à l?oral, il n?est pas question de se corriger car on n’a pas le temps. Les contraintes physiques semblent expliquer à elles seules l?élaboration de la cyberécriture.
Par exemple, le nombre de chateurs présents dans un même cyberespace influence le rythme de la discussion : une sorte de compétition s?installe pour capter l?attention des autres.
Il faut alors savoir répondre rapidement aux questions et aux commentaires !
S’exprimer dans la même langue
Les rencontres entre gens de différentes nationalités sur le Net sont possibles, même fréquentes. Une seule condition : ils doivent s?exprimer dans la même langue. Ainsi, les francophones ont l?habitude de se regrouper dans les mêmes canaux, et il en va ainsi des germanophones, des anglophones, etc.
Ensuite, ces mêmes communautés linguistiques se subdivisent en sous-groupes correspondant à leur situation géographique (par exemple, Québec, France, Algérie).
Le «jargon du Net»
D’une façon générale, le «jargon du Net» est compris et utilisé par la majorité des locuteurs d?une même langue.
Ainsi, ASV signifiera toujours, pour les francophones, Age ? Sexe ? Ville ? On ne peut donc pas vraiment parler d?un langage totalement universel, mais on remarque que les codes ou les abréviations se construisent partout grâce aux mêmes techniques.
À titre d?exemple, l?abréviation anglaise LOL (Laughing out loud) trouve son équivalent français en MDR (Mort de rire).
En fin de compte, le langage des chateurs n’est pas si médiocre et illogique qu?il ne semble.
Il est un phénomène langagier des plus passionnants. Plusieurs personnes, dont les jeunes, l?exploitent habilement ; d?autres n?y comprennent pas toujours grand-chose? **Info Soir- le 25 – 07 – 2003

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Règles et langages des communautés

Du morse au chat, le langage SMS, les abréviations (WOW pour world of warcraft), le vocabulaire spécifique est une des particularités des communautés.

Les skaters “rident” dans un “spot”, les chatteurs ont leurs codes également (lol, asv, ptdr etc.), chaque communauté  a ses abréviations, codes et mots spécifiques et il parait difficile d’animer une communauté sans parler la même langage qu’elle.
Inutile d’en faire trop mais difficile de passerà coté sans prendre le risque d’être décrédibilisé par sa communauté, car un animateur, un “community manager”, doit avoir une légitimité et une connaissance du domaine pour pouvoir savoir ce qui plait à la communauté, pouvoir échanger avec elle, et la chouchouter :) **deuxmainsgauches

 

**********la nétiquette

netiquette

Chaque communauté entretient son lot d’us et coutumes. Celle des internautes ne déroge pas à la règle. Les premiers utilisateurs d’e-mails, listes et autres forums ont progressivement constitué un guide collectif de comportement sur
Internet: la nétiquette. Pour participer harmonieusement à la vie sur Internet, connaître cet ensemble de règles est parfois une question? de survie.

La nétiquette est issue d’un néologisme anglais: netiquette. C’est une contraction de Network Etiquette, qui signifie «convenance, bon usage du Réseau». En français, on parle parfois de Net-étiquette. Le terme nétiquette désigne des règles de politesse et de savoir-vivre à appliquer sur les réseaux, notamment les e-mails, listes de diffusions et forums.
Au début était Internet, austère, non graphique et peuplé d’un nombre restreint de techniciens. Ces pionniers connaissaient les protocoles et détails techniques, et avaient donc conscience de la charge qu’ils imposaient aux
réseaux. Avec l’augmentation du nombre d’internautes s’est développée petit à petit une «culture Internet»: pour faire cohabiter sans heurts tout ce petit monde, quelques règles de vies ont émergé et accompagné le bon sens: la
nétiquette était née.
Ensuite, la porte vers Internet a été largement ouverte. Parmi les nouveaux citoyens du Web, très peu connaissent désormais la nétiquette, si ce n’est de nom. N’ayant plus conscience des processus informatiques sous-jacents, ils peuvent difficilement imaginer l’impact de certains de leurs comportements. Pour les aider, découvrons quelques règles de la nétiquette, avec leur justification «en contexte». Sans trop entrer dans les détails techniques?

netiquette

Envoyer un message
Lors de l’envoi d’un premier e-mail, le bon sens et la nétiquette conseillent ceci:

**- Sujet du message
Il est important de bien choisir le sujet de l’e-mail, et de ne surtout pas le laisser vide. En effet, beaucoup de gens reçoivent de très nombreux e-mails par jour, en particulier les informaticiens et autres administrateurs, mais aussi les abonnés à des listes de diffusion actives. C’est généralement la ligne subject qui détermine l’attention que le lecteur apportera à l’e-mail: un message sans sujet a toutes les chances d’être purement et simplement ignoré.
D’autres détails
facilitent la vie du récepteur de l’e-mail. Si l’e-mail est assez «long» (dès la centaine de lignes environ), il est recommandé d’ajouter la mention «[long]» dans le sujet. Un autre détail à connaître est que l’usage d’accents ne pose
presque plus problème dans le corps des messages, mais en pose encore parfois dans le sujet. En effet, un e-mail transite par des machines variées et multiples, utilisant chacune des conventions différentes -tout le monde
n’utilise pas un Mac ou un PC sous Windows?, surtout les opérateurs d’Internet. Lors de son voyage, l’e-mail est parfois «traduit» d’un codage à un autre. D’où, certains problèmes.

**- Destinataire du message
Il faut être très attentif au destinataire du message, surtout lorsque l’on répond à un autre. En effet, essentiellement dans le cas des listes de diffusion, il est aisé d’envoyer son message à toute la liste alors qu’on voulait répondre à l’émetteur uniquement. Pour éviter la gêne d’avoir posté un message personnel à une liste d’inconnus, il suffit de bien regarder les champs «To:» et «Reply-to:» de son logiciel de courrier électronique
**Corps du message
Un des gros problèmes affectant le corps du message concerne sa forme. Les protocoles utilisés pour le courrier électronique ont été créés pour véhiculer du texte brut, au sens informatique du terme (format du genre «txt»). Il s’agit d’un format sans mise en forme (pas de gras, italique, souligné, ?), tel que celui qui est utilisé par le bloc-notes de Windows (notepad), l’éditeur du Dos (edit) ou celui du Mac (SimpleText).
Outre le fait qu’un message passe par de nombreux hôtes intermédiaires pour atteindre son destinataire, un problème concerne le logiciel de courrier utilisé à l’autre bout du câble: il en existe une multitude, avec des caractéristiques diverses -eh oui, Internet est un phénomène mondial. Ceci justifie amplement le fait de se limiter au format texte brut dans l’envoi d’un message.
Concrètement, cela signifie que de nombreux internautes voudraient bannir l’utilisation d’e-mails au format HTML (avec mise en forme), et plusieurs détruisent ces messages avant même d’en prendre connaissance. Plusieurs raisons l’expliquent. D’abord, tous les logiciels ne sont pas capables de l’afficher, et cela peut même en faire planter certains. Ensuite, le format HTML permet d’exécuter des programmes (scripts), qui sont parfois hostiles. Pensons aux très nombreux macrovirus présents dans les documents Word: ils sont souvent écrits en Visual Basic, langage utilisable avec HTML? Enfin, l’archivage d’e-mails rédigés en HTML pose souvent problème aux gestionnaires de listes.

**- Taille du message
La taille des messages envoyés a été prévue pour être relativement petite. C’est important lors de réponses aux messages. Il est recommandé de ne jamais inclure la totalité du message précédent dans une réponse. Il vaut mieux répondre par groupes de quelques lignes à la fois, en n’incluant du message original qu’un résumé très succinct de la question posée. Ainsi, celui qui lit la réponse ne sera pas obligé de relire l’intégralité de chacune de ses questions avant d’y trouver une réponse.
De plus, la lecture des e-mails tend à prendre du temps, que n’ont pas en suffisance les personnes qui en reçoivent beaucoup. La concision est généralement très appréciée, au contraire de longue prose verbeuse. Pour s’en convaincre, il suffit de recevoir un e-mail reprenant la totalité d’un très long message ennuyeux se terminant par une question, et de ne trouver comme réponse qu’un seul mot, comme «oui», «non» ou «d’accord».

**- Fichiers attachés
Les fichiers attachés posent des problèmes lorsqu’ils sont volumineux: soit une image de 250 Ko envoyée en attachement à un destinataire équipé d’une ligne modem classique (33 Kbits/s). Dans le meilleur des cas, ce
dernier aura la joie d’attendre une minute environ le téléchargement de cette image dans son logiciel de courrier électronique, pour un seul e-mail. Si 20 amis font de même, il est probable qu’il finisse par s’énerver: il paie -très
cher- la communication pour recevoir des images qui ne l’intéressent pas forcément.
Concrètement, il semble plus correct vis-à-vis du destinataire de
lui demander la permission d’envoyer un fichier attaché dès que sa taille dépasse 50 Ko environ (10 secondes à télécharger). Or, cette taille est très vite dépassée (les captures d’écran sont très «lourdes», ainsi que certains
documents Word).
Ces remarques deviennent vitales en ce qui concerne les listes de diffusion (même situation, mais multipliée par dix ou cent utilisateurs). Il est utile de savoir également que certains fournisseurs d’accès bloquent automatiquement les courriers de trop gros volume (souvent aux alentours de 1 ou 2 Mo). La solution est simple: utiliser les outils taillés sur mesure pour ces transferts. Il suffit que le fichier à trans­mettre soit en accès sur une page Web ou un serveur FTP (File Transfer Pro­to­col). Alors, il ne reste plus qu’à indiquer l’adresse où trouver le fichier plutôt que d’envoyer
le tout en attachement.
**- Signature du message
La nétiquette recommande une signature de quatre lignes au plus. À première vue, cela paraît drastique: pourquoi une telle limite? La réponse vient partiellement des listes de diffusion et forums. Si 20 personnes conversent sur une liste de diffusion en se répondant en séquence, (on appelle cela un thread), et que chacun inclut sa signature de 10 lignes, cela fait au moins 200 lignes inutiles à lire, sur un message qui n’en comporte peut-être que 15 intéressantes. Cela gaspille temps et bande passante, notoirement trop limités d’avance.
D’autres raisons sont simples. Il paraît inutile d’envoyer systématiquement ses coordonnées complètes, d’autant plus si les destinataires se connaissent assez bien. Dans le courrier classique, la signature se limite généralement aux noms et prénoms, accompagnés éventuellement de la fonction occupée, suivi du graphe de la signature. Une signature
électronique devrait comporter les mêmes éléments : nom, prénom, firme et fonction, suivi de l’adresse e-mail (qu’il vaut mieux inclure dans les listes de diffusion et forums, pour facilement identifier l’expéditeur d’un message dans
un thread).Une solution originale et élégante consiste à disposer d’une signature étendue, envoyée lors du premier contact avec une personne, et à utiliser la signature normale (ou uniquement son prénom) dans les autres cas.

@ Gérer ses messages
Voici enfin quelques remarques qui ont un rapport indirect avec la nétiquette.
D’abord, l’e-mail est aussi «dangereux» que tout écrit, dans la mesure où les interprétations du texte sont moins évidentes qu’à l’oral. Pour restreindre le risque qu’un lecteur interprète (trop) mal certains passages, on peut utiliser les smileys. Ce sont des symboles en quelques touches de clavier qui représentent une émotion, quand on le lit en
penchant la tête, comme le symbole suivant, signifiant un clin d’½il ;-)
Ensuite, l’e-mail n’a aucune confidentialité sur Internet: il voyage «en clair» sur le Réseau avant d’arriver à destination, sans compter que l’administrateur du serveur de courrier a la possibilité de tout lire. Une astuce: ne jamais rédiger un message qu’on ne voudrait pas voir au journal télévisé du soir. Sachant que les e-mails sont parfois retransmis et archivés, soigner sa rédaction et s’autocensurer est un atout: celui qui lira le mail est peut-être un futur employeur ou la personne qu’on vient de critiquer sauvagement?
Enfin, une remarque écologique. De nombreux novices impriment systématiquement tout leur courrier électronique. Généralement, ce n’est pas nécessaire. On gaspille beaucoup de papier, en particulier dans les firmes et établissements scolaires. Pour épargner quelques arbres de la forêt amazonienne, il existe d’autres solutions que celle de manger du castor? ;-)

*De l’étiquette à la nétiquette

Avant d’être ravigoté par Internet, il n’y avait plus guère que sur les parcours de golf que l’étiquette désignait un ensemble de rè­gles de courtoisie. C’est à l’époque lointaine de Philippe le Bon (1396-1497), duc de Bourgogne, que l’on fixa l’usage singulier du terme: l’étiquette vient du nom d’un formulaire dressé pour organiser l’emploi du temps du souverain, utilisant des étiquettes pour marquer les préséances. Déjà, à l’épo­que, même si l’e-mail n’existait pas, on avait inventé la nétiquette?

***Les dix règles de la nétiquette
(d’après http://www.chowan.edu/acadp/computer/netetiquette/corerules.html)

V. Shea a édicté dix règles de base de la nétiquette. Comment transformer ces règles sur le terrain de la pratique scolaire ou éducative? Un débat peut être mené en classe, en 10 sous-groupes chargés d’estimer la validité, la portée et la mise en projet concret de chacune de ces 10 règles.
- Règle 1: Rappelez-vous la part humaine d’Internet
C’est une règle d’or. Imaginez comment vous vous jugeriez si vous étiez devant l’écran de votre interlocuteur. Quand vous communiquez électroniquement, les mots -écrits- sont tout que vous avez. Il est facile d’oublier que votre correspondant est une personne, avec un vécu, des sentiments. On se comporte souvent au clavier comme au volant d’une voiture: insultes, gestes obscènes, etc. Demandez-vous toujours: «Dirais-je cela devant la personne?»
- Règle 2: Adhérez aux mêmes normes de comportement en ligne que dans la vie
Dans la vraie vie, la plupart des gens respectent les lois. Sur Internet, les normes et les lois peuvent être différentes, mais il faut aussi s’y tenir.
- Règle 3: Sachez où vous êtes dans le Cyberespace
Ce qui est parfaitement acceptable ici peut être grossier ailleurs. Par exemple, dans un newsgroups concernant les vedettes de la TV, le bavardage à vide est parfaitement envisageable. Mais le lancement de rumeurs dans une liste de diffusion pour journalistes vous rendra très impopulaire!
- Règle 4: Respectez le temps et la largeur de bande des autres
Il est de votre responsabilité de vous assurer que le temps de lecture de vos interventions n’est pas perdu. Quand vous envoyez par erreur cinq fois la même note au même newsgroup, vous gaspillez le temps des lecteurs qui vérifient chacune des cinq copies, et la largeur de bande, en exigeant d’elle que vos messages soient stockés. Vous ­n’êtes pas le centre d’Internet!
- Règle 5: Soignez vos interventions en ligne
Dans les réseaux -en particulier les groupes de discussion-, vous ne serez pas jugés sur la couleur de votre peau,
d’yeux, ou de cheveux, de votre poids, de votre âge, ou de votre habillement. Vous serez cependant jugés par la qualité de votre écriture.
- Règle 6: Partagez votre savoir
Partagez ce que vous savez. Mais quand vous posez une question dans un groupe au lequel vous ne rendez pas souvent visite, il est préférable de demander des réponses par e-mail. Quand vous obtenez beaucoup de réponses, préparez un sommaire et envoyez-le au groupe de discussion. De cette façon, chacun tire bénéfice des experts qui ont pris le temps de vous écrire.

- Règle 7: Ne déclenchez pas de polémiques inutiles
Contenez vos émotions. Se mettre en colère contre un correspondant anonyme, cela peut être amusant. Mais cela peut entraîner un effet boule-de-neige, et détruire la camaraderie d’un groupe de discussion.
- Règle 8: Respectez l’intimité des autres
Naturellement, vous n’ouvrez pas les tiroirs de vos amis. Ne lisez pas leurs e-mails non plus.
- Règle 9: N’abusez pas de votre pouvoir
Certains ont du pouvoir, sur Internet. Il y a par exemple les magiciens de l’informatique, ou les administrateurs de réseaux. Qu’ils n’en tirent pas profit. Par exemple, les administrateurs de réseaux ne devraient ne jamais lire les e-mails privés.
- Règle 10: Pardonnez les erreurs
Rappelons-nous, nous avons tous été des débutants. Quand quelqu’un commet une erreur (orthographe, question stupide, réponse trop longue, ?) soyez aimable. Si vous décidez d’informer quelqu’un de son erreur, avertissez-le de préférence par e-mail. Et donnez-lui le bénéfice du doute.

**source: carnets-multimedia.be

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**La Saveur des mots

Où trouver les mots pour écrire des poèmes ?

Ceux de la vie, de nos expériences suprêmes

Ces mots bleus de nos moments les plus savoureux

Mots de feux de ces instants combien délicieux.

Je préfère toute beauté des mots sincères

Et déteste l’expression de phrases vulgaires

Mais il existe aussi le parlé douloureux

Exprimant en cris la peine des moins chanceux.

Paroles d’or, de « merci » pour nos êtres chers

Ou celles très attendries les matins d’hier

De réconfort où se mêle toute souffrance

Même à la mort, en ce temps de désespérance.

Saveur de tous les mots d’amour et de passion

Grandeur de ces cadeaux, d’amitié, de pardon

Et mélancolie de tous les discours bien tristes

Mais aussi ces termes grossiers qui nous attristent.

La magie de jolis mots peut nous transformer

Provoquer en nous un sourire, nous combler

Parer notre vie du bonheur et de la joie

Afin qu’irradie notre grand cœur en émoi.

**josiane70.skynetblogs.be

********************La beauté dans le simple

La beauté est un multiconcept , le mien étant les choses simples. j’aime le simple. peut etre car dans ma tete tout n’est pas simple. je suis donc admirative du simple. du singulier. des details simples de la lumière , de l’ambiance, de la ‘vie’. en les extractant de leurs contextes il prennent une force qui rends sensible mes émotions d’humaine. le monochrome bleu Klein m’a marqué dans sa simplicité scientifique , une formule mathématique nous donne les clefs d’une nouvelle couleur. deux monde se rentrent l’un dans l’autre : l’art et les maths. et cela donne matiere à couleur. j’aime cette idée possible. je pense qu’il faut aussi l’avoir vu en vrai , pour réelement apprecier et se rendre compte de la matiere que donne cette couleur. on sucite subitement l’envie de la touché de la caresser elle est semblable a du velour volatile et fragile. je suis donc charmé par ce bleu qui a marqué mon esprit en 2007 a l’exposition du nouveau réalisme au Grand Palais a Paris.

*la beauté des mots

Chacals et chacalettes veulent croquer dans la galette.  chacalette est un MOT qui provient d’un rappeur s’appelant Don Choa , dans sa chanson : laisse moi foutre mon petit bordel. don cho place cette punchline dans le refrain. c’est donc de la que j’ai choisis mon mot. un mot qui n’existe pas vraiment car il n’est pas dans le dictionnaire et pas utilisé frequement par tout le monde. pour moi c’est un des exemple de l’évolution du langage à travers les generations. chacalette est donc un mot designant un personnage feminin et qui serait radin , et individualiste. comme le monde d’aujourdhui , un mot actuel pour l’actuel monde du moment. et c’est pour ca que je le trouve beau.

**lnegre.esarocailles.fr

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**Vous n’avez aucune répartie? Pas de panique, – ça se travaille.

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Il ne vous suffirait que d’un peu d’entraînement pour clouer le bec à certaines personnes. Dans son article, L’Express vous conseille tout d’abord « d’alimenter votre boîte à réplique ». Tendez l’oreille dans les lieux publics, entourez-vous de personnes qui ont de la répartie, repérez les phrases qui marquent, et ajoutez-les à votre vocabulaire. 

Ensuite, chaque jour, essayez de caser trois fois une formule choc dans vos conversations. Cette méthode vous permettra d’éliminer les répliques qui tombent à plat et à adopter à long terme celles qui fonctionnent.

Profitez également des réseaux sociaux pour vous entraîner. Twitter par exemple, de par son format très court – un tweet ne tient qu’en 140 caractères -, vous forcera a trouver la formule choc, au risque parfois de faire un bide.

Enfin, regardez un film, un série ou un débat politique en replay et stoppez la vidéo quand une personne s’apprête à répliquer. Mettez-vous à sa place et tentez de trouver la réponse parfaite avant de la comparer avec celle d’origine. Cette méthode vous poussera à être créatif et à vous préparer pour des situations réelles. Grâce à ces quelques conseils choisis, vous ne trouverez plus jamais la réplique qui tue cinq heures après dans votre lit! *7sur7/ Jeudi 24 Mars 2016 /

**Comment répondre du tac au tac?

*Riposter à des réflexions cinglantes ou rebondir sur des petites blagues ne s’improvise pas, même chez les « snipers » les plus talentueux. A vous de vous préparer, pour acquérir des automatismes. Et vous ouvrir à l’inspiration.

Avoir le sens de la répartie n’est pas réservé aux bêtes de scènes ni aux animateurs vedette de la télé. C’est une posture qui s’apprend. Au travail, mieux vaut avoir une vue constructive des propos échangés et rester dans la bienveillance afin de ne pas dégrader les relations, conseillent Bruno Adler et Stéphane Krief (1). Selon son intention – jouer, combattre, créer ou clasher - plusieurs outils sont possibles. Encore faut-il déstresser - quitte à respirer 10 secondes avant de répliquer – et s’aguerrir.

1. Alimenter sa boîte à répliques

Au cours de vos lectures, dans les salles obscures, dans les dîners, ou les transports en commun, détectez les dialogues qui fusent. Pensez à ceux d’Audiard, très savoureux. Entourez-vous de gens qui ont une bonne attaque et une bonne défense dans les joutes oratoires. Notez les termes employés, leur combinaison. Deux types de formulation vont enrichir votre besace. 

1/ Les phrases passe-partout. Le fameux « ou pas », très usité pour conclure en contrepied la phrase d’autrui (exemple : « Vous serez d’accord que… ». « Ou pas »), est une échappatoire efficace, qui déstabilise un contradicteur. En voici quelques-autres à vous mémoriser et à dégainer au bon moment tout en décochant un sourire : « Si tu le dis. » « Préviens-moi quand je dois rire ». « Tu es bête ou tu t’entraines ? ». « On n’est pas obligé de te croire ». « Moi aussi, je t’aime. » 

2/ Le gimmick. C’est le petit refrain facile, que tout le monde retient. Un truc répétitif qui détend. Il y en a de toutes sortes. A vous d’en dénicher, durant des discussions, dans la culture de l’entreprise, ou en reprenant des expressions qui ont marqué l’actualité. En 2012 c’était « Moi, président… », ou encore « Non, mais allô quoi… ». A la première occasion, vous pourrez placer votre gimmick, et les autres devraient vous relancer sur cette touche humoristique. 

2. S’entraîner sur les réseaux sociaux

Ce terrain est idéal pour tester ses premières saillies. devant l’écran, vous avez le temps de rédiger des messages-objections. On vous poste un commentaire, « ton idée là, elle est pas terrible ! ». Posez-vous pour élaborer une phrase bien sentie. L’objectif est de raccourcir, à chaque fois, les délais de réponse. Vous pouvez vous jeter à l’eau en rétorquant d’abord: « J’entends que pour toi ce n’est pas terrible, mais je suis d’un autre avis. Maniez aussi Twitter : 140 signes pour faire mouche, cela vous habituera à être concis. Créez un compte, si ce n’est déjà fait. Lancez-vous sans complexe, même si vous risquez de rater vos effets. 

3. Caser une formule choc trois fois par jour

C’est l’exercice de la boîte à « con-primés », préconisant une posologie matin, midi et soir. Il s’agit de repérer dans les conversations, une expression ou un slogan qui fait rire ou cloue le bec de l’assistance. Exemple : « on n’est jamais à l’abri d’un coup de chance ». Donnez-vous ensuite l’opportunité de réutiliser cette réponse avec diverses personnes dans la journée. Au bout de trois fois, vous l’aurez enregistrée, digérée, ancrée dans le cerveau. Ou vous aurez repéré s’il faut l’éliminer car elle tombe à plat. Appropriez-vous ainsi une nouvelle réplique, deux à trois fois par semaine.  

4. Stopper la vidéo pour répondre à la place de…

Séries TV, films, débats politiques, talk-shows… Visionnez des séquences en replay, podcast ou sur YouTube et mettez sur pause dès que le héros ou l’invité s’apprête à répliquer à une remarque acerbe ou décalée. Creusez-vous la tête : que diriez-vous, vous, dans une telle situation ? Essayez l’humour, la causticité, l’indifférence, la formule type. Ecrivez-les avec vos mots. Puis réenclenchez la vidéo. Comparez vos phrases et celles énoncées par les protagonistes. Exemple, Michel Onfray, réfutant une pique de l’animateur : « Ce sont vos chiffres, ce ne sont pas les miens »… « Je ne me reconnais pas dans ce message ». Cela vous poussera à être créatif et à trouver vos propres coups et revers. 

5. Pratiquer le questionnement avec des inconnus

Poser des questions est une excellente riposte : elle pousse l’autre dans ses retranchements. Alors, rodez-vous dans des situations sans enjeu. Face à un vendeur insistant dans un magasin, ou à commercial qui vous démarche au téléphone, contrez ses arguments : « Pourquoi cette proposition est-elle la meilleure offre ? », « En quoi votre produit serait-il intéressant pour moi ? », « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? ». Vous en serez, ensuite, d’autant plus à l’aise face à un chef ou à un pair qui cherche à vous impressionner. 

6. Relancer le ballon de « Coppola »

C’est une technique qu’utilisait Francis Ford Coppola avec ses comédiens avant de tourner une scène. Elle aide à mettre à distance ses émotions, à écouter, à comprendre, à transformer et à renvoyer. Le jeu se joue au moins à trois et peut s’effectuer dans le cercle amical ou familial. L’un tient un ballon imaginaire, petit ou gros, lourd ou léger et il le passe à un autre, en émettant un son -un claquement de langue pour une balle de tennis…- qui le reçoit avec le même son. A son tour il lance la balle, qu’il doit transformer (en boule de bowling, balle de ping-pong, etc.) et l’accompagnera d’un autre bruit, adapté au nouveau caractère de l’objet. Les joueurs peuvent accélérer ou ralentir la cadence. Au minimum, chacun effectuera cinq ou six passes.*lentreprise.lexpress.fr/r le 22/03/2016

(1) Auteurs de « Et si je répondais du tac au tac » (Eyrolles, janvier 2016). 

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*Je pense trop, que faire?

Vous prenez tout à coeur, zappez d’une idée à l’autre, ne pouvez vous empêcher de couper la parole… Bref, votre cerveau est en surchauffe et cela vous gâche la vie. Les conseils du coach Christel Petitcollin pour calmer le jeu.

Le cerveau est en effervescence, les pensées fusent tous azimuts, les sensations se bousculent, sans laisser aucun moment de répit. Ce n’est pas un moteur de recherche qu’il abrite, mais dix qui moulinent non-stop, même la nuit. L’individu qui se plaint de trop penser se sent décalé au travail, incompris, lassé de la conscience aigüe qu’il a des choses. Un mal qui toucherait 10 à 15% de la population. Pourtant, ceux qui en souffrent peuvent devenir d’excellents managers, humains et pédagogues, dès lors qu’ils ont les clés de leur propre fonctionnement et qu’ils savent se réfréner. Voici les quatre principales. 

1. Je suis vite envahi(e) par le doute

Un collègue vous lance « mais je n’ai jamais dit ça ! », vous pensez illico : « j’ai rêvé », « j’ai mal compris », « j’ai dû confondre ». Car vous êtes une usine à fabriquer des questions et des doutes. N’envisageant pas le mensonge ou la mauvaise foi, vous êtes vite déstabilisé lorsqu’un tiers conteste l’une de vos paroles ou actions. Du coup, vous essayez de faire coller sa réalité avec la vôtre. En outre, vous avez besoin de précisions, de détails pointus pour être réassuré, encore et encore, par peur de vous tromper ou de commettre une injustice. Résultat,vous peinez à décider. Une spirale de vérifications (ou d’autocritiques) infernale pour vous et les autres. 

Les atouts : la capacité à se remettre en cause ; l’ouverture à la nouveauté ; la tolérance et la vraie modestie. 

Le conseil : se cramponner aux faits, pour retrouver des certitudes, en se remémorant la situation : la date et l’heure, le lieu, les objets et personnes présentes, la météo du jour, etc. 

2. Je prends tout à coeur

Hypersensible, hyper-empathique, vous partagez à fond les émotions d’autrui. Hautement découragé, en colère ou bouleversé, vous avez honte de ce trop-plein qui vous assaille au bureau, où exprimer un fort ressenti reste mal vu. Le manager trop émotif passera pour un immature, ou un tyran, s’il le cache. Et en votre for intérieur, saisi par l’anxiété, vous imaginez les scenarios du pire. « Et si… » Votre ego est faible, vous avez besoin de chaleur, de sérénité. 

Les atouts : l’enthousiasme et la joie communicative ; la bienveillance ; une grande qualité d’écoute. 

Le conseil : dédramatiser en se disant, « ce n’est qu’un coup de fil », « ce n’est pas si grave » ; « si ça ne m’arrive qu’une fois sur dix, c’est un taux normal! » ; se mettre à la place d’un ami qui vous réconforterait, et adopter les mots qu’il emploierait. 

3. Je zappe sans cesse d’une idée à l’autre

Votre pensée n’est pas linéaire, séquentielle, mais elle surgit en arborescence ou crépite tel un feu d’artifices : une idée en appelle 1000 autres, qui en appellent autant… Vos explorations cérébrales sont infinies. En rédigeant un rapport, ou en préparant une réunion, vous vous éloignez du sujet central. A l’oral, face à vous, vos interlocuteurs ont du mal à suivre votre logique. Ce qui est évident pour vous, ne l’est pas pour eux. De fait, vous avez besoin de choses compliquées pour être performant. 

Les atouts : une grande créativité ; la capacité à explorer maintes pistes simultanément et à avoir des éclairs de génie. 

Le conseil : s’observer en train de penser afin de ralentir le flux ; se reposer la question de base, « Quel est le but de cette tâche ? » ; utiliser le « mind mapping » pour étaler ses idées, en visualiser le trajet, dégager une cohérence, et hiérarchiser ses priorités. 

4. Je ne peux pas m’empêcher de finir les phrases de mon interlocuteur

Parce que l’expérience, le vécu, l’aptitude à capter une foule de petits détails vous amène à la vitesse grand « V » à la conclusion que l’orateur n’a pas encore formulée, vous le coupez avant qu’il n’ait achevé son raisonnement. Rien ne vous échappe, la tenue, le langage non-verbal, l’intonation. Vous devinez un état émotionnel, des attentes. Vous lisez les pensées des gens. Ce qui crée un malaise chez eux, d’autant plus que vous les regardez de façon intense, perçante. Il se sentent « mis à nu ». Et parfois, vous percevez les embûches ou crises à venir. 

Les atouts : la possibilité d’anticiper les situations et donc de les prendre en compte. 

Le conseil : se taire et écouter l’autre jusqu’au bout ; apprendre le regard socialement acceptable, ni scrutateur, ni perdu, mais franc ; laisser aux gens le temps d’éprouver leurs solutions, en avertissant des risques au bon moment et en douceur : « C’est un bon projet ! Ne penses-tu pas que… ? » ou  » Comment vois-tu la suite? » **lentreprise.lexpress.fr/ le 21/12/2015

 *Christel Petitcollin est l’auteure de « Je pense trop et « Je pense mieux », publiés respectivement en 2010 et 2015 chez Guy Trédaniel Editeur 

**Cinq citations pour décider vite et bien 

*Clemenceau, Valéry, Camus, Nietzsche… Ces grandes figures ont dit ou écrit toute la difficulté mais aussi l’intérêt à trancher, statuer, arbitrer. Démonstration par Patrick Amar, psychologue et coach de dirigeants chez Axis Mundi.

La prise de décision est capitale pour qui veut bien gouverner, asseoir son autorité et naviguer dans un monde rempli d’incertitudes. Un thème central du leadership qui a mobilisé politiques, écrivains et philosophes de toute époque. Au travers de phrases courtes et évocatrices, ils nous ont livré un concentré d’expériences qui nous éclaire encore aujourd’hui. Florilège commenté. 

1. « La décision est souvent l’art d’être cruel à temps« , Henry Becque (dramaturge français) 

Trancher, décréter, ordonner, fixer, supprimer, se séparer de… est un acte managérial qui exige du courage. Ce faisant le leader interdit, clarifie le flou, dévoile l’insuffisance d’un travail ou la familiarité d’un comportement. Désormais, tout ce qui a été ne sera plus. L’implicite devient explicite, le toléré intolérable, et ça peut faire mal pour le(s) collaborateur(s). Mieux vaut alors réagir tôt, sans laisser pourrir la situation. C’est conserver le statu quo qui serait coupable.  

*Conseils. Ne projetez pas votre propre histoire sur l’autre, ce qui vous freinera ; réalisez des feedbacks critiques fréquents tout en veillant à ce que vos propos soient bienveillants, vous placerez ainsi le salarié dans les meilleures conditions pour se retourner, rebondir. 

2. « Que de choses il faut ignorer pour agir« , Paul Valéry 

Choisir, c’est renoncer. S’acharner à récolter toutes les informations pour aboutir à la meilleure décision est inefficace. Car en la matière, l’exhaustivité ou la perfection est impossible. Et il y a un point où cette quête devient vaine et paralysante. Le manager se retrouve piégé dans « l’illusion du contrôle », pensant qu’il peut maîtriser tous les paramètres. Il cherche ainsi à se rassurer devant l’inconnu. Mais plus il tarde, plus il favorise des arbitrages tacites de la part de l’équipe, et moins sa décision a d’impact (1). 

**Conseils. Acceptez de vous déterminer avec 70% ou 80% des documents utiles seulement. Ayez conscience que toute résolution comporte une part d’irrationnel (intuitionémotions, ressenti…). 

3. « Pour décider, il faut un nombre impair de personnes, et trois c’est déjà trop« , Georges Clemenceau 

Le processus de prise de décision doit s’adapter aux situations. En cas d’urgence ou de crise aigüe – la guerre pour Clemenceau – il faut agir vite, sans temporisations excessives. Le style participatif, visant la pêche aux idées et le consensus, ne convient donc pas. Il faut trancher dans le vif, en solo, quitte à repenser son choix plus tard, avec le collectif, en analysant comment l’entité aurait pu faire mieux et/ou autrement. Le style directif est recommandé aussi pour superviser des tâches répétitives ou des personnes peu autonomes. 

**Conseils. Autorisez-vous à être flexible, en vous libérant des stéréotypes sur le rôle du leader qui, selon vos schémas de pensée, doit être autoritaire, ou cool, à tout moment. 

4. « N’attendez pas le jugement dernier, il a lieu tous les jours« , Albert Camus 

Le plan d’actions décisif, bien huilé, qui laisse le manager tranquille pour trois à cinq ans n’existe pas. Nulle situation n’est figée, surtout pas dans un monde incertain. On ne gagne pas ses galons de super manager – et la satisfaction qui va avec – en fin de mission pour en avoir bien bordé les étapes en amont ou osé des ruptures. On les gagne tous les jours, par une suite de microdécisions et d’ajustements successifs. 

**Conseils. Evitez de vous mettre en sous-régime entre deux changements majeurs que vous aurez impulsés, ce serait dormir sur ses lauriers. Risqué! 

5. « Une fois la décision prise, il faut fermer l’oreille aux meilleures objections, c’est là le signe d’un caractère ferme« , Friedrich Nietzsche 

Dirigeants et managers ont peur du désamour, de l’impopularité. Le danger se situe à deux pôles extrêmes: l’éparpillement, en écoutant tous les avis, et la persévération qui rend sourd et aveugle aux thèses adverses dans un contexte qui a changé. A chaque décision, le chef se heurtera à de la résistance et à d’excellents arguments pour ne rien bouger. Souvent la première réaction des troupes est « c’est ridicule », puis vient la colère avant l’acceptation. Le leader doit s’attaquer à l’inertie du groupe avec une belle énergie et laisser passer la vague de protestation. 

**Conseils. Appuyez-vous sur les quelques convaincus dans l’équipe qui rallieront les incertains ; blindez-vous face à la désapprobation. Vous avez une intime conviction, tenez-la, il en va aussi de l’image de soi. *lentreprise.lexpress.fr/ le 20/07/2015

*Patrick Amar est l’auteur de « 300 citations pour manager » Dunod, novembre 2012 

(1) Selon les travaux des chercheurs danois Kristian Kreiner et Soren Christensen 

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Un commentaire

  1. H. C. Cardouing dit :

    La beauté des mots dépend de l’éclat des sentiments.

    Cette phrase est une citation que j’ai écrit il y a un peu plus de deux ans, et elle est donc ma phrase. Si vous le voulez bien, quand vous empruntez une phrase à un écrivain, veillez à citer la source.

    Cordialement,
    Mlle Cardouing

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