La rumeur, un mal incontrôlable

*Comment la rumeur se propage sur les marchés comme une traînée de poudre.

 - Il a suffi d’une fausse rumeur pour «massacrer» le titre de la Société générale, mercredi 10.08.2011.. Enquête sur un mal incontrôlable…

 La rumeur, un mal incontrôlable

Les marchés financiers et les «on-dit» sont comme cul et chemise. Indissociables. «Des rumeurs, il y en a tous les jours», confirme un analyste financier. Et bien souvent, elles se répandent comme une traînée de poudre. Difficile de localiser leur provenance. L’information circule entre les opérateurs de marchés à la vitesse grand V.Chat et Twitter«Les vendeurs sont en contact direct avec les clients, les collègues et les homologues d’autres établissements via des messageries instantanées. A la moindre nouvelle, tout part très vite», explique un trader.A cela s’ajoutent les intervenants connectés en continu à leur compte Twitter où circulent quantité d’informations plus ou moins fondées. «C’est le meilleur moyen de propager des ragots. Il faut arrêter d’utiliser ces outils», enrage un analyste.Car parfois, les conséquences sont très lourdes. Mercredi, le titre de la Société générale a dévissé de plus de 21% en séance avant de clôturer en repli de 14,74%. Une ampleur qui s’explique aussi par le contexte estival. «Les cours sont plus faciles à faire bouger durant l’été. Les marchés sont moins profonds, les intervenants étant moins nombreux», explique Cédric Lubrano, responsable des  ventes actions chez Aurel BGC.La presse en causeCette fois, tout est partie d’un article du Daily Mail publié dimanche. Selon le tabloïd, la banque serait au bord du désastre. Une information finalement démentie par le quotidien. Mais la machine s’emballe, relayée par la presse française. Mercredi, la panique s’empare des investisseurs. Aggravée par la réunion organisée dans la matinée par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, officiellement pour évoquer, avec plusieurs ministres, la situation économique.A ce moment là, des rumeurs laissent entendre que la rencontre avait plutôt pour but d’organiser un sauvetage de la Société générale en présence du patron de la banque, soulignent plusieurs sources interrogées par 20 Minutes. Pour les marchés, «il y avait anguille sous roche», résume Raphaël real Del Sarte, directeur général de la société de courtage Global Equities.Dans la foulée, la banque dément «catégoriquement toutes les rumeurs de marché». «Non, nous n’avons subi aucune perte particulière et nos performances à date sont satisfaisantes», martèle jeudi Frédéric Oudéa dans Le Figaro. Le patron de la Société générale demande également à l’Autorité des marchés financiers (AMF) d’ouvrir une enquête sur l’origine de ces rumeurs. Dans l’après-midi, le gendarme de la Bourse met d’ailleurs en garde les opérateurs contre la propagation des rumeurs. Une pratique susceptible de sanctions, rappelle-t-il.«Le marché s’est monté le bourrichon»«Le marché s’est monté le bourrichon, de ma vie, je n’ai jamais vu autant d’irrationalité», s’exclame un intervenant. Dans cette affaire, un analyste accuse les investisseurs d’avoir oublié leur métier de base. «Dans ce genre de situation, il faut prendre un tout petit peu de recul. Les fondamentaux du groupe ne sont pas mauvais. Rien ne pouvait justifier une telle débâcle».«La SocGen était une cible facile. Elle est plus sujette aux rumeurs car elle a beaucoup déçu avec l’affaire Kerviel et ses derniers états financiers», remarque Raphaël Real Del Sarte.

rumeur

Au deuxième trimestre, elle a ainsi dû passé une dépréciation avant impôts de 395 millions d’euros après avoir appliqué une décote de 21% sur ses titres souverains grecs arrivant à échéance avant fin 2020. Du coup, le résultat net était ressorti à 747 millions d’euros, en chute de 31,1%.

Mais pour Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des économistes, toutes ces rumeurs ne sont pas innocentes. «Des fonds ont joué le titre à la baisse et à la hausse et se sont fait beaucoup d’argent. J’espère qu’une enquête rapide sera menée», demande-t-il.

Signe de l’extrême nervosité, plus de 28 millions de titres de la SocGen ont été échangés mercredi et même 29 millions ce jeudi, contre seulement 11,5 millions lundi. (20Minutes-11.08.2011.=

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La-rumeur

*Maîtriser la rumeur dans l’entreprise

 La rumeur ? Une information invérifiable qui se propage comme une traînée de poudre. Et l’entreprise est un sol fertile pour faire la courir. Malheureusement, cela peut occasionner de graves dommages et résulte souvent d’un dysfonctionnement dans la communication interne. Explications et conseils de deux experts.

*Rester attentif aux bruits de couloir

« La rumeur est insidieuse », confie Laurence Houdeville, directrice du pôle communication de la société de conseil Inergie. Une fois lancée, difficile en effet de l’arrêter et d’en retrouver l’origine. Afin d’être très réactif face à ce type de phénomène, il faut donc garder les yeux – et les oreilles – grand ouverts.

L’inconnu, source de toutes les rumeurs

Lorsque l’entreprise vit des moments troublés, la diffusion de l’information se fait parfois de façon anarchique. Une fusion, une cession, un changement majeur, créent un sentiment d’insécurité chez les salariés. « Il existe des situations dans lesquelles l’entreprise ne veut ou ne peut pas communiquer. Ce sont souvent des périodes de changement. Les rumeurs se propagent alors en réaction aux peurs des salariés », explique Laurence Houdeville.

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« Parfois, la rumeur gonfle via les partenaires sociaux

Dans ces moments là, détaille-t-elle, « la rumeur part généralement d’un élément d’information mal transmis. Il fait l’objet d’interprétations variables, qui vont, viennent et s’amplifient. C’est en fait le symptôme d’une non-communication de la part de l’entreprise. » Les salariés cherchent alors à trouver les informations en dehors du circuit officiel. « Parfois, la rumeur gonfle via les partenaires sociaux qui se trouvent en possession de beaucoup d’informations et qui ont des canaux de communication beaucoup plus souples que l’entreprise. » Dans ce cas, la rumeur a des chances de se révéler vraie.

Reconnaître la rumeur en voie de prolifération

Laurence Houdeville recommande de mettre en place des stratégies de veille, en amont, afin de savoir ce qui gronde dans l’entreprise. Cela ne se fait pas simplement en prêtant l’oreille aux discussions de cafétéria ou de la salle fumeurs. Il s’agit de mettre en place des espaces et des moments de discussion qui permettront de révéler au grand jour les doutes ou les interrogations de ses salariés. Il faudra alors garder à l’esprit que les différents groupes en présence dans l’entreprise (par exemple les cadres et les ouvriers ou les créatifs et les commerciaux…) n’ont ni les mêmes attentes, ni les mêmes informations et craintes. Et de se rappeller que les rumeurs les plus redoutables sont celles qui sont assez crédibles pour convaincre le plus grand nombre. (source:LeJournalduNet)

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 Le phénomène de la rumeur vu par un sociophysicien

Serge Galam, chercheur au CNRS et à Polytechnique, applique les lois de la physique aux sciences humaines. Il décrypte ainsi les phénomènes de propagation des rumeurs : « L’information communiquée dans une rumeur n’est pas démontrable, c’est aux individus de se forger une opinion. Pour la valider, ils en discutent en petits comités informels. Ces rencontres amènent les groupes à établir un consensus en fonction des arguments de chacun. Et lorsque les groupes n’arrivent pas à se départager, ils vont inconsciemment faire appel à un ensemble de croyances collectives qui va aider à faire pencher la balance dans un sens ou dans l’autre. Après plusieurs rencontres, une opinion majoritaire va progressivement se dégager. »

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**Prévenir par la communication

Instaurer un climat de confiance

Pour Laurence Houdeville, « certaines cultures d’entreprise sont plus propices que d’autres à propager des rumeurs d’ampleur. De même pour l’organisation : dans une structure très hiérarchique, il est habituel de recevoir des informations et de les retransmettre. A l’inverse, dans une organisation transversale, l’information est plus difficile à saisir, elle suit des chemins plus hasardeux. »

« Si trop peu de gens prêtent foi à la rumeur, elle cessera d’elle-même »

Serge Galam, physicien au CNRS et chercheur à l’Ecole Polytechnique, analyse de son côté le poids des relations employeurs-employés : « La culture des employés vis à vis de la direction peut inspirer un climat de confiance ou au contraire une ambiance de manipulation qui vont jouer sur l’opinion des gens ». Cet arrière-plan culturel aura un impact direct sur la prise de la rumeur. « La proportion initiale de personnes qui prêtent foi aux dires de la rumeur est importante car si un certain seuil est dépassé alors on ne pourra pas les empêcher de convaincre la grande majorité. Par contre, s’ils sont trop peu nombreux, la rumeur cessera d’elle-même ! », explique-t-il.

Améliorer la communication managériale

Les managers se trouvent en situation de recevoir de l’information stratégique et de devoir la répercuter aux collaborateurs en suivant une double contrainte : taire les éléments confidentiels et adapter leur discours à l’activité de l’équipe. Or, comme le fait remarquer Laurence Houdeville, « cela nécessite un important effort rédactionnel car le langage de la direction est souvent éloigné de celui de opérationnels. Pour être comprise, l’information doit donc être traduite et argumentée. » Pour cela, elle conseille aux managers d’imaginer toutes les questions, interprétations et rumeurs qui peuvent être générées par la communication afin d’y répondre avant qu’elles n’apparaissent. « Et surtout, il faut éviter la langue de bois ! »

« Le langage de la direction est souvent éloigné de celui de opérationnels »

Certaines entreprises, à l’instar d’Alcan lors de la fusion avec Pechiney, mettent place des modes de communication – chat ou blog – propres à désamorcer les tensions susceptibles de générer des rumeurs. Les chats en interne permettent par exemple de répondre à des questions insoupçonnées et font ainsi dégonfler immédiatement l’inquiétude des salariés concernés.

Ne pas avoir peur de dire « je ne peux pas vous donner cette information »

En période de mouvement pour l’entreprise, certaines informations ne peuvent être révélées. Il n’en reste pas moins nécessaire de communiquer auprès des équipes sur l’avancement des négociations et les dates auxquelles ils pourront en savoir plus. Il s’agit alors de rassurer les salariés en leur apportant preuve de la bonne volonté de l’entreprise. (source:LeJournalduNet)

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**Agir en période de crise

Répondre dans tous les cas

Parfois, la question se pose de savoir s’il est vraiment stratégique de répondre à une rumeur, au risque de la rendre publique à un plus grand nombre encore. Il faut effectivement réagir proportionnellement à la menace, en répliquant par exemple au niveau d’une équipe, d’un établissement, d’un département ou de l’entreprise. L’interlocuteur ne sera pas le même : il pourra s’agir d’un simple manager, du service de la communication interne ou encore de la direction, si la situation est grave. Selon Laurence Houdeville, « s’il ne faut pas prendre une position d’accusé, la règle reste quand même de communiquer ». Et surtout, « répondre rapidement et rester le plus factuel possible »… afin d’étouffer la rumeur dans l’œuf.

Adapter sa réaction

Laurence Houdeville cite l’exemple d’une société qui connaissait une rumeur sur les effets d’un gaz manipulé dans l’entreprise. « Dans ce cas, il est inutile de faire intervenir la direction car elle sera incapable de convaincre, étant juge et partie. Nous avons fait appel à un expert métier qui a eu un rôle de caution. »Si la rumeur prend vraiment de l’ampleur et devient un réel handicap, il faut créer une « cellule de crise » rassemblant la direction et des experts en communication, afin d’établir un plan d’action dans la durée.DémystifierLorsque la rumeur s’installe, on va tenter d’identifier les croyances collectives qui la sous-tendent, du type ‘les patrons ne cherchent qu’à améliorer leur rentabilité’, ‘les fonds d’investissement veulent juste gagner de l’argent rapidement’, ‘lors d’une fusion, il y a toujours des licenciements’… « Il faut ensuite faire prendre conscience aux salariés que ces croyances les ont influencés », explique Serge Galam.Ce qu’il ne faut pas faireJouer à la marge peut être une solution de court terme mais ne permet pas de résoudre une rumeur de forte ampleur ni d’empêcher sa réapparition. Ainsi surveiller ou limiter ‘les lieux où l’on cause’ risque d’avoir plus d’effets négatifs que positifs. « Je ne pense pas que le fait de travailler en open-space ou dans des bureaux fermés influe sur la propagation des rumeurs. De même, il me paraît peu efficace de chercher à limiter les lieux de sociabilité. Certes, les rumeurs se communiquent dans les lieux informels tels que la cafétéria, mais ‘fliquer’ les gens n’est pas suffisant pour les stopper… Cela déplacera juste les lieux d’échange », expose Laurence Houdeville.(source:LeJournalduNet)

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*Et si vous êtes la victime…

Rester rationnel

« Il faut savoir écarter les opposants »

Un seul mot d’ordre : garder son calme ! Être l’objet de fausses informations – rarement glorieuses – n’est jamais plaisant. Il n’en reste pas moins indispensable de se dégager de tout affect. Là encore, la meilleure chose à faire, c’est de rétablir la vérité en fournissant des éléments factuels venant contrecarrer l’information qui circule.

Si la source de la rumeur est identifiée, la prudence est également de mise. Il s’agit probablement d’une stratégie individuelle visant à vous amoindrir, par jalousie ou suite à un désaccord sur un projet. « Il faut savoir écarter les opposants, ceux qu’on ne pourra pas rallier à sa cause », note Laurence Houdeville. Autrement dit, faites votre maximum pour isoler cette personne et l’éloigner du projet en cours. La consultante met toutefois en garde : « cette personne peut être dans votre camp sur un autre projet… »

Rappeler les règles

Si toutefois la manœuvre s’avère être réellement nocive ou récurrente, il est bon de rappeler les règles de bonne conduite. Une sanction peut être envisagée, il est même possible de porter le différend devant les ressources humaines afin de l’officialiser et de faire réaliser au colporteur de rumeurs l’impact de ses propos. .(source:LeJournalduNet)

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 La rumeur sur le Web

 Flux RSS

Un souci majeur sur Internet concerne la rumeur, vraie ou fausse, qui est véhiculée comme une traînée de poudre. Les blogs et sites qui s’attachent à la vie des célébrités se livrent à une véritable bataille du « buzz » afin de drainer le plus de trafic possible en relayant les frasques des personnalités publiques.
La rumeur glisse sur Internet sans aucun contrôle, même juridique. Les mots et les images de célébrités font le tour du Web, souvent au détriment de la réputation de ceux qui sont visés par la rumeur. Le « buzz » est un mot à la mode pour simplement signifier la puissance du bouche-à-oreille qui se propage à une vitesse hallucinante sur le Web. Certains sites se spécialisent dans le buzz, comme l’inévitable Chauffeurdebuzz.com qui me sidère quand je regarde son énorme trafic et le compare à la pauvreté de son contenu. C’est tout à fait le magazine Voici sur Internet et le peu de considération qu’il faille avoir pour Voici peut être étendu à ses homologues en ligne. La presse people est la pire espèce qui soit et Internet ne fait que confirmer cette tendance qui veut que les gens se passionnent pour les frasques de leurs célébrités préférées. C’est affligeant de savoir que la recherche qui aura fait exploser les serveurs et les statistiques concernent les photos de Laure Manaudou nue. La pauvre Manaudou a bien essayé de lancer son avocat à l’assaut des sites qui la présentait dans le plus simple appareil et des positions peu flatteuses, mais le mal est fait car il est toujours possible de trouver les photos compromettantes. Le basketteur français des San Antonio Spurs, Tony Parker, a aussi été victime du buzz puisque X17online.com faisait part d’une supposée liaison entre Parker et un mannequin. Cette rumeur déplacée se propageait juste après son mariage, engageant la colère de la victime qui réclame 28 millions d’euros à x17online.com. Il faut aussi citer Carla Bruni et Nicolas Sarkozy dont la liaison a habilement éclipsé les dégâts de la visite de Kadhafi, mais cette rumeur est d’un autre genre puisqu’elle est manipulée par l’équipe de Sarkozy qui utilise le premier précepte de la manipulation de l’opinion publique : la diversion.
La rumeur peut être éphémère comme la liaison Sarkozy / Bruni qui n’a tenu qu’une semaine sur le Web ou perdurer comme les photos de Laure Manaudou nue ou les vidéos privées de Paris Hilton. La déferlante de la rumeur « people » sur Internet ne se tarira certainement pas en 2008 et les années suivantes. Ça donne une idée du misérable niveau de ce qui passionne les internautes. (source: Adicie.com-25.12.2007.)

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**Faire taire la rumeur

Rumeur, désinformation, dénigrement… peuvent se répandre comme une traînée de poudre et causer de lourds dommages à l’image d’une entreprise, d’une marque ou d’une personne. Pour faire face, voici les conseils de Stéphane Allard, directeur général associé chez Via Nova Spheeris, agence de relations publiques interactives.

Etouffer la rumeur dans l’œuf

Une rumeur naît d’un commentaire, d’une photo ou d’une vidéo publiés sur un blog, dans un forum de discussion, dans un e-mail ou un sms ensuite transférés à d’autres personnes. Petit à petit se crée un véritable buzz. L’information n’est pas forcément vérifiée ni vérifiable, mais comporte des éléments crédibles. Enfin, les journalistes, à l’affût des scoops et nouvelles tendances, risquent de la propager rapidement. C’est pourquoi il faut, sans attendre, traquer les informations potentiellemment sources de rumeurs.

Effectuer une veille soutenue…

« Deux jours suffisent à une rumeur pour atteindre une masse critique »

Le meilleur moyen de voir venir une rumeur est d’effectuer une veille active dans la presse comme sur Internet. Pour cela, il faut définir précisément ce que l’on va surveiller : ce qui est dit sur les marques de l’entreprise ou des concurrents, sur le nom de la société ou des collaborateurs et partenaires les plus exposés, sur les avis des consommateurs… Selon les cas, un poste à plein temps peut être nécessaire pour effectuer cette veille ou l’on peut faire appel à un prestataire. « Avant l’avènement du Web 2.0, il était relativement simple de s’en charger soi-même, remarque Stéphane Allard. Mais aujourd’hui, le volume d’information et le nombre de sources sont nettement plus importants.

 » Idéalement quotidienne, la veille doit au moins être hebdomadaire. « Deux jours suffisent à une rumeur pour atteindre une masse critique », prévient l’expert. Or une entreprise a légalement trois mois pour user de son droit de réponse en cas de diffamation ou de dénigrement. Ce, à compter de la date de publication de l’information et non de sa lecture ! C’est pourquoi une veille soutenue est nécessaire. Néanmoins, avant de réagir de manière officielle ou légale, il est important de peser les risques encourus.

L’exemple à ne pas suivre

Une personne, qui avait réussi à ouvrir avec un stylo un cadenas de vélos de la marque Kryptonite, a écrit un article sur bykeforum.com, un forum spécialisé. Un autre utilisateur a pris le relais en publiant une vidéo démontrant cette possibilité. A la suite de quoi l’entreprise, dans une réaction traditionnelle mais peu adaptée au Web, a répondu que tout allait bien. Les internautes ont réagi avec ferveur contre cette affirmation mensongère et l’information a finalement été reprise par le New York Times. Dix jours ont suffi.

Résultat : l’entreprise, qui n’a pas su anticiper la crise, en a payé le prix fort. Le rappel de ses produits défectueux lui a coûté dix millions de dollars, mais sa perte en image de marque, le double. « Cela aurait pu être moins négatif pour l’entreprise si elle avait joué la transparence », analyse Stéphane Allard.

*Agir peut vous nuirePlusieurs facteurs sont à prendre en compte pour évaluer la dangerosité d’une rumeur : sa visibilité, sa vitesse de propagation et sa crédibilité. Mais comment réagir dès que l’alarme est sonnée ? « Surtout, ne rien répondre ! », rétorque Stéphane Allard. Car la réaction elle-même peut empirer le phénomène.

Garder son sang-froid vis-à-vis d’une information peu crédible

Première hypothèse, l’information n’est pas crédible. « Une réaction officielle – communiqué de presse, démenti… – ne ferait que donner plus d’ampleur à un épiphénomène. » Ne donnez pas vous-même de la visibilité à une rumeur ou à une information fausse que vous voulez étouffer. « Souvent l’information s’enterre toute seule, sauf si l’on y répond. Auquel cas d’autres personnes peuvent estimer qu’une réaction du principal intéressé prouve que le message en question contient des parcelles de vérité. » Pourtant, même si les consommateurs ne croient pas à la rumeur, ils en sont affectés, ce qui peut avoir des conséquences sur leur opinion vis-à-vis de la marque. Pour s’en prémunir, il convient d’adopter une politique de communication régulière..

Réagir avec tact face à un embryon de rumeur crédible

Seconde hypothèse : l’information est crédible et se propage. Là, le sujet ne s’enterre pas tout seul. Attention, les leviers juridiques ne doivent intervenir qu’en dernier recours. En effet, la communauté Internet, pour sa part, n’hésitera pas à prendre la défense d’un internaute, qui plus est si c’est une grande entreprise ou une marque connue qui crie alerte. « Sans parler du fait qu’un consommateur qui donne son avis de manière musclée connaît rarement les limites entre une critique et de la diffamation ou du dénigrement », ajoute Stéphane Allard. Bref, il faut rechercher avant tout le dialogue, soit en publiant soi-même des informations fiables, soit en prenant contact avec le consommateur mécontent pour tenter de régler le problème.

« La solution est d’acheter des mots clés sponsorisés »

Enfin, sur Internet, lorsque l’on tape des mots clés dans un moteur de recherche, ce sont les deux premières pages de résultats dont on doit se soucier. Si un forum ou un blog contenant des avis négatifs s’affiche parmi les premiers résultats, « la solution consiste à acheter des mots clés sponsorisés pour combler la lenteur du référencement naturel et classer votre propre site ou blog au moins au même niveau que l’avis négatif », conseille-t-il. C’est une sorte de droit de réponse officieux.

L’exemple à ne pas suivre

 Stéphane Allard raconte qu’un internaute a récemment publié sur son site un code permettant de déjouer la protection d’un HD DVD. Contacté par les avocats du lobby protégeant les droits d’auteurs, il a finalement dévoilé l’affaire sur un site à forte audience : digg.com. Malgré la menace des avocats, le site a décidé de maintenir l’article, alors qu’à la base l’action est illégale. Pour soutenir la personne incriminée, les internautes ont publié des centaines d’articles. Par voie de conséquence, ce n’est plus une mais des milliers de personnes qui se trouvent dans l’illégalité. « L’intervention des avocats n’a fait qu’attiser le phénomène au lieu de laisser quelques informaticiens chevronnés profiter de l’information », note l’expert.

 **PDG ou leader d’opinion : qui doit parler ?Lorsque la rumeur devient publique, mieux vaut alors éviter la politique de l’autruche et communiquer. On s’appuie alors sur le PDG de l’entreprise, ou bien sur une personne extérieure et indépendante. Du reste, communiquer régulièrement permet de se construire une image plus solide.

Déminer le terrain soi-même

« Ne brodez jamais de faux commentaires, car tout se sait sur Internet »

En cas de rumeur, naissante ou confirmée, vous pouvez agir en publiant des informations ou des chiffres fiables. Le fait que ce soit le dirigeant de la société qui prenne la parole a alors plus de poids. « En France, lorsque E. Leclerc a rencontré un problème dans ses stocks de viande, Michel-Edouard Leclerc a ainsi publié régulièrement sur son blog l’état d’avancement de gestion de la crise », rappelle Stéphane Allard. C’est aussi l’occasion de retourner la situation en sa faveur et de montrer que l’entreprise est à l’écoute de ses clients. Les détracteurs peuvent alors parfois devenir des évangélistes. « C’est souvent le côté humain de la société qui manque dans la communication de crise », souligne le spécialiste.

S’appuyer sur des leaders d’opinion

Il est encore plus efficace de s’adosser à des tiers crédibles voire des leaders d’opinions influents que de communiquer soi-même. La veille vous aidera à identifier les leaders d’opinion suivant leurs thèmes de prédilection. Pour les approcher et développer une relation de confiance, il convient de jouer la transparence. Partager les informations, parfois en avant-première, permet de créer une relation privilégiée. C’est une relation qui se construit sur le long terme mais, en cas de crise, leur indépendance est jugée comme un gage de crédibilité

Faire parler de soi avant que ce soit quelqu’un d’autre qui le fasse

Enfin, stimulez le bouche-à-oreille sur vos produits via des articles. Le choix du support sera ici déterminant. « En cas de crise, l’historique de ces publications orientera le consommateur vers des articles favorables. » Bien entendu, communiquer est susceptible de générer des avis négatifs autant que positifs. Par contre, « ne fabriquez jamais de faux commentaires, car tout se sait sur Internet. Si une entreprise commence à mentir, c’est qu’elle n’a pas confiance dans ses produits », conclut Stéphane Allard. Et sur Internet, si quelqu’un est en mesure de vous contredire, imaginez qu’ils peuvent être bien plus nombreux à le faire..(source:LeJournalduNet)

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Des rumeurs fantaisistes, sur l’état de santé de M. Abdelaziz Bouteflika

Des rumeurs persistantes sur l’état de santé de M. Abdelaziz Bouteflika, président de la république, courent les rues d’Algérie et même les capitales étrangères à l’image de Genève, Paris, Tunis etc…

L’état de santé du président Bouteflika : Des rumeurs infondées

« le président est à l’hôpital du Val de Grace à Paris », selon les uns, « il a été évacué d’urgence sur Genève » selon les autres, « il est mort cliniquement » assurent d’autres voix et chacun y va de sa source. « C’est un site internet Suisse » pour les premiers cités, « c’est sur Facebook » pour les seconds, « c’est un général ou un ambassadeur » pour d’autres etc…

Renseignements pris auprès de sources gouvernementales, ces rumeurs ont été balayées du revers de la main par nos interlocuteurs qui les considèrent comme des « rumeurs parmi tant d’autres qui font les choux gras des journaux et des sujets de discussion dans les salons ». Ces rumeurs sont qualifiées de « malveillantes » par les mêmes sources qui les considèrent comme « attentatoires à la dignité humaine », « on n’annonce pas la mort d’une personne quand on est musulman » ajoutent-elles.

Pour preuves que ces rumeurs sont fantaisistes, nos interlocuteurs précisent que le président de la république « vaque normalement à ses occupations et que vendredi matin (hier) il avait donné des instructions téléphoniques au premier ministre et mieux encore mardi 11 septembre il recevra le premier ministre du Qatar en visite en Algérie ainsi que probablement le ministre de la défense Italien et le ministre des finances Koweïtien en visite la semaine prochaine dans notre pays ».

Les mêmes sources s’interrogent sur l’opportunité de ces rumeurs sorties 48 heures après le remaniement ministériel. « Sont-elles une riposte de certains déçus ?, proviennent-elles ou sont-elles alimentées par quelque officine » ? « Procèdent-elles d’une tentative de déstabilisation du pays ?, il ne faut rien exclure » précisent encore nos sources. Pour rappel, le sujet est récurrent depuis quelques années, les mêmes rumeurs reviennent d’une manière cyclique et concernent invariablement la santé du président de la république que nos interlocuteurs qualifient du reste de « très bonne ».*Algérie.1.com-08.09.2012.

**De folles rumeurs ont circulé, hier vendredi 7 septembre, sur la santé du président Abdelaziz Bouteflika. Les rumeurs ont même atteint certaines capitales européennes. Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent au sujet du président de la République. Mais pour la première fois, les autorités réagissent. Elles les démentent formellement. « Il s’agit de rumeurs malveillantes qui n’honorent pas leurs auteurs et qui ne méritent pas que l’on s’y attarde tant elles sont indignes et méprisables », a déclaré, ce samedi à TSA, Amar Belani, porte‑parole du ministère des Affaires étrangères. M. Belani n’a fourni aucune information supplémentaire concernant l’agenda et les activités du chef de l’État. Le président Abdelaziz Bouteflika a été hospitalisé en 2005 à Paris, à l’hôpital militaire du Val‑de‑Grâce. Depuis, des rumeurs circulent régulièrement sur son état de santé. Mais c’est la première fois que la rumeur atteint une telle ampleur. (TSA-08.09.2012.)*A l’origine de cette rumeur, un blog, d’un certain Allain Jules, citant des « sources médicales » suisses.Ces rumeurs parlent du décès du chef de l’Etat algérien dans une clinique suisse suite à l’aggravation de son état de santé jugé déjà fragile par le passé. C‘est un blogueur français qui aurait annoncé cette information sans toutefois la confirmer par des preuves. Cette nouvelle de mauvais augure à aussitôt été reprise par de nombreux sites et blogs ainsi que sur les réseaux sociaux. La rumeur a créé un buzz sur la toile DZ et même au-delà. Le site, comme l’explique l’auteur du blog, a fait « mieux que plusieurs grands sites d’informations de la planète » à la suite de la mise en ligne de cette intox. Selon ses propres statistiques, le compteur du blog a enregistré « plus de 150.000 visiteurs uniques/jour », dans la journée du vendredi. Des médias régionaux, notamment au Maroc et au Liban, ont également répercuté la rumeur. (MaghrebEmergent-08.09.2012)

***La rumeur, levier de destabilisation redoutable

La rumeur est une arme redoutable. Ce n’est pas Laurent Gaildraud, auteur de l’ouvrage “Orchestrer la rumeur”, que nous avons interviewé, qui dira le contraire. De là à passer à l’attaque… Il y a un pas que tous les dirigeants ne franchissent (heureusement) pas

La rumeur, levier de destabilisation redoutable, vous est contée

Quel dirigeant n’a jamais souhaité se débarrasser d’un concurrent ou, au moins, le dénigrer sans s’attirer d’ennuis ? Pour passer du fantasme à la réalité, il existe un moyen : la propagation d’une rumeur qui va le déstabiliser à votre profit. Le consultant en intelligence économique Laurent Gaildraud, auteur de l’ouvrage “Orchestrer la rumeur”, paru fin février aux éditions Eyrolles, délivre sa méthode. Choquant ? Nous vous laissons juges. N’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires. Interview.

Propager une rumeur n’est pas très moral…

Je laisse la morale aux philosophes, aux gens d’église et aux maîtresses d’école ! Certes, j’enseigne comment orchestrer une rumeur dans mon livre, mais notez que mes cours [Laurent Gaildraud intervient dans de nombreux établissements supérieurs, NDLR] portent aussi sur les manières de l’anticiper et de s’en protéger.

Une rumeur peut-elle être lancée dans tous les secteurs d’activité, par tout type de dirigeant ?

Les ressorts humains sur lesquels s’appuie une rumeur restent les mêmes qu’elle concerne une entreprise du CAC 40 ou une TPE-PME. Cependant, il est des types de biens pour lesquels les effets seront plus évidents, par exemple les produits dits de proximité physique : une boisson, un téléphone portable, un parfum…

Y a-t-il un moment propice ?

L’idéal est de passer à l’action durant une période anxiogène. Autrement dit au moment d’échéances importantes pour la société en général (élection présidentielle, par exemple) ou pour le concurrent (changement de managers, lancement de nouveautés, etc.). Outre ces événements prévisibles, il y a des occasions sur lesquelles il faut aussi sauter : catastrophes naturelles ou sanitaires, guerre, attentats, etc.

Quel est le contenu d’une rumeur ?

Une rumeur doit déclencher un sentiment premier (peur, dégoût, rire ou colère) qui va bloquer toute capacité de réflexion. Exemples : la boisson X est contaminée, le portable Y provoque le cancer du cerveau, le parfum Z donne envie de vomir. Il faut atteindre l’adhésion sociale inconsciente par l’usage d’un stéréotype, d’une idée qui parle au plus grand nombre. L’innovation est l’ennemi de la rumeur !

Et la forme ?

L’important, c’est de rester dans le suggéré. Il s’agit d’accoler deux affirmations véridiques et de laisser sous-entendre une conclusion, que ce soit par une simple moue par exemple à l’oral ou par des points de suspension à l’écrit. Légalement, on ne peut rien vous reprocher dans ce cas. Dire sans dire, c’est tout un art à maîtriser.

Par quels canaux la propager ?

Commencez par communiquer le message vers le cercle professionnel qui vous est le plus proche. Puis vers la périphérie de vos réseaux. Dans le jargon, on parle du passage des liens forts aux liens faibles. Pour réussir, les uns ne vont pas sans les autres, sinon la propagation sera trop limitée.*chefdentreprise.com

*Le livre est sorti fin février aux éditions Eyrolles (19 €, 240 p.).

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**La Rumeur, mais si, LA Rumeur, celle qui a occupé les médias, les débats pendant une semaine.

La Rumeur qui circulait déjà dans toutes les rédactions, dans les petits cercles, mais aussi auprès du grand public grâce (à cause?) de Facebook et Twitter depuis sa publication dans les médias étrangers.

La Rumeur et les autres … rumeurs associées à cette première : Rachida Dati, source de la rumeur ? Complot international? Enquêtes des services de l’état? Etc.

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La rumeur et les autres ceux qui la colportent et la font encore gonfler et les autres qui l’écoutent ou s’en fichent totalement, attendant plutôt qu’on se préoccupe  surtout de leurs problèmes financiers.

La rumeur … et les autres rumeurs, celles, si nombreuses, qui existent et excitent aussi le petit milieu de la télé, des médias …
Vous avez d’ailleurs remarqué qu’à quelques exceptions,pendant une semaine,  les animateurs, journalistes n’ont plus parlé que de LA Rumeur.

Je veux dire qu’elle occupe les débats mais aussi qu’on ne dit quasiment jamais de quoi il est question.
On doit probablement y voir la volonté de ne pas propager plus longtemps une rumeur dont personne n’a semble-t-il pu apporter la moindre preuve, comme souvent pour les rumeurs.
On peut aussi y voir le rôle toujours plus important des services juridiques dans les medias. Ah non, il ne faut publier cela, il vaut mieux écrire cela à la place. Craintes de représailles venant de l’Elysée, de poursuites judiciaires?

Alors souvent, quand on n’ose pas, quand on ne peut pas, on utilise des voies détournées. Il suffit alors parfois d’attendre un peu. Benjamin Biolay porte plainte contre France 24 pour atteinte à la vie privée et hop l’information est reprise dans de nombreux médias comme le Point.
On ne colporte plus la rumeur, on cite une assignation de justice ! C’est public!

La Rumeur Présidentielle et les autres … rumeurs associées :
Et hop une rumeur sur la Rumeur : Rachida Dati serait la source de la rumeur. Démenti rapide de l’intéressée interviewée par Jean Michel Apathie sur RTL et confirmée de façon « spontanée » et non calculée par Carla Bruni le soir même sur Europe 1 !

On a aussi entendu parler d’un complot international, rien que cela !

 La Rumeur n’existerait pas sans tous ceux qui la colportent, qui par leurs actes, leurs annonces, leurs confidences y participent tout en donnant l’impression de la critiquer.
On peut en effet s’étonner de la gestion récente de cette rumeur qui date pourtant déjà de plusieurs semaines comme le montre les unes de journaux étrangers rassemblées par le site Arrêt sur Images. Vous noterez d’ailleurs l’effort fait par certains journaux anglo-saxons. Ils ont tenté d’utiliser quelques mots de français. Ils aiment les mots français quand il s’agit de cuisine … ou d’amour! Si quelqu’un pouvait tout de même expliquer au Daily Mail que le mot Fin est féminin!

Il parait que la meilleure manière de faire taire une rumeur est de ne pas y répondre. Les conseillers de Elysée, les membres du cabinet présidentiel et certains avocats n’ont semble-t-il pas choisi cette stratégie!

Et les médias se sont encore une fois engouffrés dans la brèche, faisant le grand écart entre critiques sur la part trop importante de la vie personnelle du Président dans l’actualité au détriment de la gestion des problèmes réels de la population et satisfaction de voir les ventes probablement progresser grâce à cette rumeur.

La Rumeur… et les autres rumeurs comme celles qui circulent et vous poursuivent dans la grande famille de la télévision.

Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, c’est la grande famille de la télévision! Euh!

Il n’est pas nécessaire de rappeler non plus qu’à la télévision comme ailleurs une rumeur est rarement flatteuse ou sympathique.
Tu sais quoi ? …. Non, dis-moi ? …. Et ben  machin il est sympa, il a une vie calme, il a l’air heureux… Non c’est pas vrai, t’es sûre de l’info? Vite faut que je le répète à trucmuche !

Et bien, personne n’en parlera ! Une rumeur n’a d’intérêt que si elle peut blesser quelqu’un mais aussi si elle n’est pas connue de tous : moi je sais, moi je sais quelque chose que tu ne sais pas…

Et alors à la télévision, qu’est ce qu’on adore les rumeurs, et ça parle et ça parle… sur les peoples bien sûr mais aussi sur les autres.

On n’a pas besoin d’être connu pour avoir droit aux « honneurs » de la rumeur. Un prestataire mécontent de perdre un marché juteux, un intermittent que vous ne reprenez pas, un collègue jaloux, et c’est parti. Toute ressemblance avec une…. vous connaissez la suite!

Et une réputation est vite faite ! Et dans ces cas là, vous n’avez pas les médias pour vous expliquer. Il ne vous reste plus qu’à attendre que le temps passe et surtout à bosser, bosser encore plus et à montrer ce dont vous êtes réellement capable et comme je le disais plus haut, de trouver la force de laisser passer (certains moins polis auraient utilisé une autre voyelle! )

En même temps si on ne peut plus parler sur les autres, qu’est ce qui vous reste ? Et bien il ne vous reste plus qu’à parler uniquement que de vous ! Tiens, j’en connais aussi !

Terminons cependant par une note plus optimiste,

Il arrive aussi que l’on parle en bien d’autres personnes.  On n’appelle plus cela la rumeur mais le bouche à oreille.

La semaine dernière, encore, on m’a présenté plusieurs personnes très intéressantes, passionnées, pleines d’idées et motivées par notre métier. Et quand cela arrive, on se dit que, malgré tout, on a tout de même la chance de faire un beau métier, un métier de rencontres. Et là cela devient à nouveau intéressant! *Ecrit par : Emmanuel Matt-(mediaunautreregard.)

**Pas vu, pas pris ? Vivons heureux, vivons cachés…

Faut-il être médiatique pour être influent ?

Une marraine sexy et connue pour une association et ce sont des passages télé assurés ? Des lobbys se payent des pages de pub. Un président qui passe au 20h des deux chaines principales face à 2 journalistes peu contrariants! Les messages sont passés ! La messe (du 20h) est dite. Et les autres médias peuvent reprendre (ou contester)! Parfois aussi, cependant, la présence de caméras empêche des situations d’exister (agressions, bavures…). Pour les clandestins de la « jungle » de Calais, c’est râté ! « Jungle » ? … et la Story du jour a tout de suite un autre cachet !

Et les individus dans tout cela ? Internet, l’une des solutions pour s’exprimer ?

 Des producteurs de lait épandent des millions de litres de lait dans des champs en Belgique et en France. Ils passent à la télévision. L’Europe et le ministère de l’agriculture leur proposent des arrangements, des aides
- des syndicalistes cassent, ou menacent de casser. Ils rendent leur action médiatique. Un ministre se déplace avec micros et caméras. Une solution peut être trouvée.
- des syndicalistes vandalisent une partie de la Nouvelle Calédonie cet été suite au licenciement d’une seule personne. Leur action est médiatique. Un président qui repousse régulièrement son déplacement sur place. (cf La Chronique de Christophe Barbier- Lien Media un autre regard) On règle alors le cas en payant les jours de grèves de tous les manifestants y compris les casseurs.
- le milieu politique : Télévision, internet, presse, radio, tout les supports sont utilisés. Storytelling on vous dit ! Une histoire par jour dit-on de la communication présidentielle.
- des lobbys religieux ou « ethniques » qui, transforment parfois un combat ô combien légitime pour le respect de chacun en une concurrence entre eux, et en une démonstration de supériorité des uns envers les autres. N’est ce pas contradictoire ? Qui sera le plus représenté à la télévision, le plus influent dans les medias ? Certains souhaitent se compter pour mieux assoir leur pouvoir. Ces démarches ne seraient-elles pas maladroites et souvent contreproductives ?
- des restaurateurs qui nous ont … .profond avec leur histoire de TVA. Pov choux ! Je sais j’insiste ! Mais je partagerai prochainement avec vous la petite histoire du Quartier Montorgueil, celle du hold-up des restaurateurs et cafetiers sur le quartier, leur facilité à s’exonérer publiquement du respect d’un tas de lois et réglementations, dont la première d’entre elles, celle du respect ! (Désolé, ils m’empêchent de dormir tous les soirs alors oui ça m’éneeeerve !)
Mais en fait, actuellement les restaurateurs entreraient peut-être plutôt dans la catégorie des lobbys, qui aimeraient qu’on les oublie (avec leur magot de 2,4 milliards € bien sûr)

Il y a effectivement d’autres lobbys et personnes influentes qui préfèrent, qui recherchent la discrétion.
Moins cela se sait plus le pouvoir d’influence est grand.
- des lobbys professionnels : Laboratoires, Téléphonie mobile, taxis, milieu médical, bancaire… Moins on parle de leurs victoires, mieux c’est !
- les lobbys qui agissent directement auprès des hommes politiques. Combien de récits de députés dont les propositions de lois, d’amendements auraient été directement rédigés par des lobbys, des groupes d’influence. Discrétion maximum exigée!
- Régler un problème c’est déjà admettre qu’il y a un ! Alors souvent nos dirigeants, conscients de certains abus préfèrent fermer les yeux ! Si le problème n’existe pas médiatiquement, pas de nécessité de le résoudre.
Et puis parfois, c’est même le ministre qui se charge de défendre ceux qui l’ont pourtant bien trompés, uniquement pour ne pas perdre la face devant les médias… et devant les électeurs bien sûr… Hervé Novelli et la baisse de la TVA sur la restauration ! Et oui encore ! Les restaurateurs ne communiquent plus. Pas besoin, il est devenu leur meilleur avocat !

En résumé, il y a de nombreux lobbys qui sont influents par le bruit médiatique qu’ils créent et pour leur aptitude à la discrétion. Et pourquoi pas finalement. Si nous étions à leur place que ferions-nous ?

Mais soyons réalistes, la grande majorité d’entre nous n’entrons pas dans ces catégories : Il y a en effet
- des individus face à des grandes surfaces qui les arnaquent parfois, souvent (Fausses promotions, marges abusives, premiers prix en forte augmentation)
- des individus face à des administrations publiques ou privés.
- des employés face à leur patron
- des individus bloqués par leur Fournisseur d’accès internet et ou par l’entente cordiale entre 3 opérateurs de téléphonie mobile qui se partagent leur gros gâteau. Un 4ème opérateur?
- Des habitants seuls face aux incivilités,
- des individus écrasés par un système.

Ont-ils accès aux médias ?

Alors oui, quelques uns participent à des émissions de radio ou de télévision. Ils partagent leurs soucis, leurs difficultés et on pleure avec eux où on les moque d’ailleurs. Certains, plus chanceux, bénéficient d’une aide ponctuelle, définitive ou provisoire le temps du programme. Certaines émissions sont très sincères dans leur démarche, dans leur volonté d’aider le plus grand nombre. D’autres en font aussi leur fond de commerce tout simplement.

Difficile d’exister, de se faire reconnaitre, écouter quand on est un simple individu…
Surtout si l’on rappelle aussi que les individus entre eux peuvent aussi se rendre la vie difficile !
- un conducteur de voiture furieux contre un piéton, un piéton rageant contre un motard, un motard qui insulte un conducteur de voiture etc.
- une personne qui perturbe le reste des passagers d’un métro, d’un train avec sa musique ou sa conversation téléphone à très haute voix… Silence agacé des autres ou réaction et la situation peut vite dégénérer
- des problèmes de voisinage, les ragots du village ou du quartier
- incivilités et racket entre enfants
-jalousie, vols et pire encore

Dur portrait de la société me direz-vous ?

Est-ce vers cette société que nous souhaitons aller, celle où l’individu disparait au profit de lobbys, des puissants ? Une société de la communication où la frontière entre l’information, la communication, la manipulation est de moins en moins claire ? (Je viens seulement de m’en rendre compte?, pas vraiment!)

Une société où l’information est de plus en plus rapide. Une information en chasse une autre, où les effets d’annonce prennent le pas sur les actes réels ?

Mais vers qui chacun peut alors se retourner ?
- les syndicats : Parfois dépassés par la base, certains leaders semblent parfois plus attirés par les lumières du pouvoir politique que par les combats sur le terrain. Des syndicats très peu représentatifs et concurrents. Des syndicats qui apportent peu de « services en plus » à leurs adhérents. Comparez avec certains pays européens !
- des partis politiques ? Lequel ? … Vraiment? Vous êtes sûr? (Trop long à développer!)
- des associations de consommateurs. Quel pouvoir ont-elles réellement ? Manque de moyen ou plutôt ou manque de possibilités offertes par notre système judiciaire pour leur permettre d’agir ? Elles sont alors réduites à des coups médiatiques de temps en temps. Elles attendent et rêvent toujours des class actions !

En voilà une idée qu’elle « serait » bonne. Des individus rassemblés pour attaquer en groupe une société devant la justice. Je vous garantie que si cela existait, le Franprix Rue Réaumur ne continuerait pas à vendre depuis 3 mois des produits grand format « Prix choc » plus cher au kg que le petit format du même produit (Ok, je partage avec vous mes agacements du quotidien.. J’illustre, j’illustre avec du concret)! Il suffirait de se mettre devant le magasin et d’enregistrer le nom de tous les clients qui viennent de constater l’infraction et qui accepteraient de porter plainte et il est fort à parier que les prix seraient vite corrigés !

Alors oui les Class action, et puis pourquoi pas importer les manifestions à l’américaine. Et oui, ces personnes qui défilent dans le calme devant les magasins avec énormes pancartes, ça calme vite ! Mais oui vous avez raison, il va bientôt faire froid ! Attendons le printemps pour en reparler !

Mais en fait il y a un moyen accessible à tous… Internet ! Et oui, la possibilité de partager des messages, de sensibiliser certaines populations, de prendre le temps d’expliquer sa situation, d’entamer un dialogue, de rassembler un grand nombre sur les réseaux sociaux. Avec de la patience, de l’actuce et de la volonté cela peut marcher !

Enfin j’espère, enfin, j’essaye !

Vous voyez, finalement cet article n’était pas si pessimiste !

Ecrit par : Emmanuel Matt-(mediaunautreregard.)

0112Rumeur

***Comment réagir face à la rumeur au bureau ?

Souvent vulgaire, parfois méchante, rarement fondée, la rumeur pollue les relations au bureau. Et tout le monde semble malheureusement concerné. En tapant « rumeur au travail », le moteur de recherches Google fournit près de 3 millions de résultats. Souvent ce sont des salariés qui alimentent les pages psychologie des forums de discussion demandant comment mettre fin à des coups bas, portés sous la ceinture. Simplement déstabilisants, ces ragots sont alors futiles : « mes collègues imaginent que je ne porte pas de culotte » ou encore « ils pensent que je couche avec tout le monde », peut-on lire sur le net. Rien de bien méchant. Mais plus destructrice et insidieuse, la rumeur peut aussi porter sur les compétences professionnelles des salariés. Dans ce cas, outre la victime, c’est l’organisation même de l’entreprise qui peut être touchée, explique Sandrine Janssen, coach en entreprise.

Pourquoi médit-on en entreprise ?

C’est avant tout un problème d’ordre culturel. Depuis que nous sommes tout petits, on nous a éduqué à chercher : « à qui la faute ? ». Les cancans, les rumeurs sont alors un processus permettant de dévier nos propres responsabilités sur quelqu’un d’autre. Par peur d’être mal jugé soi-même, on parle d’un(e) autre et on évite ainsi d’analyser ses propres actes… Dans le cadre de l’entreprise, un groupe en situation difficile oriente alors la responsabilité d’un échec collectif vers un bouc-émissaire. Et il se trouve que dans les entreprises et dans la vie en général, des personnes attirent les fautes à elles. Comme si elles étaient vraiment coupables de quelque chose. Bien évidemment, c’est faux. Mais une fois qu’on a dit : « c’est la faute à untel », il devient très difficile de lutter contre ce mouvement.

Comment les gens victimes d’une mauvaise réputation vivent-elles la situation ?

Mal. Cela nuit énormément aux victimes. Souvent, elles essaient de lutter contre les rumeurs mais c’est très difficile puisque par définition elles ne savent pas d’où viennent ces bruits. Certaines victimes ont alors tendance à se replier sur elles-mêmes et à se demander pourquoi elles sont ainsi perçues. D’autres, au contraire, joueront le jeu inverse, renforçant ainsi leur rôle de vilain petit canard. Les rumeurs deviennent réalité… Une telle situation est également critique pour l’entreprise. Car le plus souvent, cette dernière attend simplement que celui ou celle censé être la cause du problème s’en aille. Mais ce n’est pas une façon de régler les choses. Les problèmes, s’ils existent vraiment, rejailliront à nouveau plus tard.

Comment peut-on remédier à une telle situation ?

La victime doit déjà accepter qu’elle a besoin d’une aide extérieure. On peut ensuite la « coacher » individuellement pour lui faire comprendre que sa manière de travailler n’est pas un problème. On peut aussi organiser une confrontation avec les différents membres de son équipe pour impliquer le groupe et ainsi démontrer que ses propos sont infondés. Dans ce cas, il est nécessaire que les membres de l’équipe racontent des histoires de réussite commune, et de leur prouver comment chaque collaborateur contribue à la richesse de l’entreprise. Une fois que l’équipe a bien compris que ce n’est pas untel le problème, on va pouvoir s’attaquer au vrai problème qui pèse sur l’organisation de la société. Mais si un tel travail n’est pas fait, on arrive nécessairement au clash. Cela passe soit par la dissolution de l’équipe, soit par un burn-out et une dépression de la victime ou encore son licenciement…

Une victime reprend un nouveau travail, comment peut-elle éviter de se retrouver dans la même situation ?

Il faut essayer de comprendre ce qui s’est passé précédemment. Mais une fois que l’on a quitté l’entreprise, il est difficile d’analyser la situation. Il faut pourtant faire un travail sur soi, engager un travail de paroles. Le but étant d’arriver à se « ré-identifier » et de réussir à nouveau à se présenter aux autres tel qu’on le désire.

 Publié le mardi 10 juillet 2012  · Par Guirec**Modes d’Emploi.s

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