La rumeur qui court

0112Rumeur

** De bouche à oreille **

*Elle court, elle court, la rumeur

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La révision de la Constitution aura lieu au cours de ce mois d’avril. Le projet sera adopté par voie parlementaire. Le remaniement ministériel suivra tout de suite après. Sellal sera viré et Abdessalem Bouchouareb prendra sa place.

L’homme d’affaires Ali Haddad allait être, un temps, le successeur potentiel de Bouteflika, puis président d’un parti en voie de création et, enfin, Premier ministre.  Voilà à quoi nous sommes réduits dans ce pays, où la rumeur tient lieu de mode de gouvernance.
Il n’y a absolument aucune visibilité sur les intentions d’un régime qui cogite laborieusement dans son tunnel, où il ne sait plus quelle direction prendre.

Ces rumeurs récurrentes et diffuses distillées par-ci, par-là paraissent assez invraisemblables. Mais elles offrent à leurs auteurs (le pouvoir et sa périphérie) le sursis de ne pas devoir se découvrir en ces temps d’incertitudes et s’offrir un peu de répit. Elles sont jetées comme un sac d’os à une presse désorientée qui, faute d’informations crédibles et vérifiées, tire des plans sur la comète. Et le ministre de la Communication se fait un malin plaisir de lui faire la leçon d’éthique quasi quotidiennement.

A une dizaine de jours de la première année à blanc d’un quatrième mandat, décidément de trop, le président de la République tient les Algériens en haleine. Nul ne sait de quoi sera fait demain, avec un chef de l’Etat en mode inactif, un Premier ministre plutôt discret et un front social plus que jamais agité.  

Signe de cet épais brouillard au sommet, on s’est permis l’incroyable crime de lèse-majesté de farcir le message présidentiel, à l’occasion de la fête de la Victoire, d’une philippique inédite contre la presse et les partis de l’opposition. Les Algériens s’interrogent légitimement où va leur pays, quand même le discours de leur Président est retouché à dessein. Il est préoccupant de savoir qu’il y a des couacs au sein du sérail.

A fortiori dans ce contexte délétère marqué par la maladie invalidante du chef de l’Etat qui l’empêche de procéder à des arbitrages nécessaires et fixer le cap.  A l’arrivée, le gouvernement Sellal donne la nette impression de naviguer à vue en attendant un hypothétique port d’attache.

Que penser donc d’un Premier ministre qui annonce solennellement l’élaboration d’une loi de finances complémentaire (LFC) aujourd’hui et se voit contredit le lendemain par son ministre des Finances ? Que penser de deux ministres – Intérieur et Tourisme – qui ne sont pas sur la même longueur d’onde s’agissant de la gestion des plages ? Que penser des ministres du Commerce et de l’Agriculture qui jouent au ping-pong pour justifier la folie des prix des produits alimentaires, que le premier explique par le jeu de l’offre et la demande et le second par la dérégulation des marchés ? On peut multiplier à l’envi ces petites polémiques qui font écho à des grincements plus ou moins audibles dans l’engrenage du système.

Jusqu’à quand serons-nous sujets (et objets) de ces rumeurs qui sentent décidément mauvais pour l’Algérie et pour les Algériens ? Il y a par contre un constat qui n’a rien d’une rumeur : le président Bouteflika achève la première «annus horribilis» de son quatrième mandat. Et on aura tout vu et tout entendu.*Hassan Moali -El Watan-06 avril 2015

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*Tayeb Belaïz sur la touche?

Tout le monde aura relevé l’absence curieuse du ministre de l’Intérieur, Tayeb Belaïz, mardi au Conseil des ministres restreint convoqué par le président Bouteflika. Sous réserve de soucis de santé, il y a lieu de s’interroger sur cette absence trop visible d’un ministre directement concerné par l’ordre du jour de cette réunion ; elle était en effet spécialement consacrée au développement du Sud et des Hauts-Plateaux ; une problématique substantielle des collectivités locales que gère, théoriquement, le ministère de l’Intérieur.

Il est alors naturel que Belaïz brille par son absence, d’autant que tous les ministères régaliens y étaient représentés, y compris Gaïd Salah qui portait sa double casquette de vice-ministre de la Défense et de chef d’état-major de l’armée avec son uniforme. C’est dire qu’abstraction faite de son état de santé, rien ne peut expliquer ni justifier l’absence d’un des poids lourds de l’Exécutif dont il est le n°2.

Signe d’un départ imminent de Tayeb Belaïz ? Tout porte à le croire, surtout qu’il a été dernièrement au centre de tirs groupés, dans le sillage des événements de Touggourt et de Ghardaïa, mais aussi de la marche des policiers à Alger. Il lui est reproché notamment son manque d’engagement sur le terrain et ses relations orageuses avec le DGSN, le général Abdelghani Hamel. Précisément, ce dernier prend de plus en plus de galons au sein du cercle présidentiel piloté par Saïd Bouteflika.

Il n’est pas fortuit que son nom soit régulièrement cité, En l’occurrence, la marche des CNS jusqu’au siège de la Présidence a été vécue comme un coup d’Etat à blanc contre Hamel, coupable, selon ses pourfendeurs, de ne pas maîtriser ses troupes. Logiquement, les soupçons de coup tordu furent dirigés vers Tayeb Belaïz qui voulait, disent certaines sources, se débarrasser d’un homme encombrant.

Ceci d’autant plus que le DGSN n’a pas vraiment réussi à faire l’unanimité autour de lui dans le corps de la police, lui le gendarme, confie une source informée. Il est alors évident pour tous que la cohabitation de ce binôme – le ministre et son DGSN – explosif ne fera pas long feu. Il y a manifestement un problème de feeling qui cadre mal avec la mission assignée aux deux responsables qui exige collaboration et complémentarité.

Hamel prend du galon… politique

A fortiori dans un contexte marqué par la récurrence des mouvements sociaux délicats dans le Sud, qui supposent un minimum de solidarité dans la chaîne de commandement politique et opérationnelle. L’un des deux hommes devrait fatalement quitter son poste, pense notre source, pour mettre de la cohérence –politique et pratique – dans l’action gouvernementale. Et à la veille d’un remaniement ministériel annoncé, certains vont jusqu’à introniser, ironie du sort, Hamel à la place de Belaïz.

En plus de mettre le DGSN sur orbite politique pour un autre destin peut-être, sa probable nomination permettrait de réparer «l’impair» de son parachutage à la tête de la police nationale. Cette montée en grade pour le général est d’autant plus plausible que Hamel bénéficie d’un soutien sans faille de Amar Saadani, l’autre larron du clan présidentiel, qu’il rencontre assez souvent, d’après notre source. Est-il juste pour autant de conclure que Tayeb Belaïz est mauvais ministre de l’Intérieur ?

Pas tout à fait, confie notre source. Mis à part ses bisbilles avec le DGSN, Belaïz peut se targuer d’avoir nettoyé le maquis bureaucratique de l’administration en supprimant environ 50% des documents d’état civil inutiles. Il a aussi à son crédit l’informatisation de la délivrance des documents et il a rendu possible l’obtention de l’extrait de naissance n°12 dans n’importe quelle APC d’Algérie. Mieux encore, il a supprimé la fameuse fiche de police qui provoquait des files interminables aux ports et aéroports. Tout n’est donc pas noir dans le tableau de Belaïz. Mais la politique a des raisons qui échappent à ce genre de grilles de lecture.*Hassan Moali-El Watan-jeudi 29 janvier 2015

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Algérie

*Les plus folles rumeurs au sujets du nouveau dispositif sécuritaire

Présence policière renforcée dans la capitale

il a suffi que des policiers soient armés de pistolets mitrailleurs pour que la capitale soit parcourue des plus folles rumeurs.

«S’ils sont armés d’un Mat, c’est qu’il doit se passer quelque chose», affirme Ahmed, un marchand ambulant. La présence depuis quelques jours, dans les rues d’Alger, de petites équipes de trois policiers issus de l’Unité républicaine de sécurité (URS) a déclenché une série de questionnements au sein de la population. Ce n’est pas tant la présence policière qui intrigue les habitants, habitués depuis des années au déploiement des hommes en bleu en charge du maintien et du rétablissement de l’ordre public, de la sécurité et de la protection des édifices publics, mais qui participent également aux côtés des autres services de sécurité aux opérations de police dans le cadre de la lutte contre le crime organisé et contre toute forme d’atteinte à la sécurité nationale comme le stipule leur mission, mais plutôt le fait que les éléments de l’URS soient armés de pistolets mitrailleurs Beretta 12S Spring, une arme utilisée par la police algérienne pendant près de vingt ans et qu’on ne voyait plus dans les mains des éléments de l’Unité républicaine de sécurité, sauf au niveau de certains barrages routiers. 

En réalité, rien n’aurait alimenté la machine à rumeurs si, depuis quelque temps, des informations persistantes faisant état d’une guerre larvée entre les différents clans du régime, au moment où se préparerait en coulisses la succession du président Bouteflika. Il n’en fallait pas plus pour que ce nouveau déploiement policier soit directement lié à la situation intérieure et que certains y voient les prémices d’un éventuel quadrillage de la capitale pour parer à toute tentative de déstabilisation, mais également comme une réponse à une menace d’attentat. «Les Algériens ont pris l’habitude de décoder ce qui se passe au sommet de l’Etat par ce qu’ils voient et entendent», affirme un père de famille.

«C’est le seul moyen que nous avons pour saisir la complexité de la situation», ajoute-t-il. «Il n’en est rien», nous a certifié une source gouvernementale qui a requis l’anonymat. «Ce nouveau déploiement policier a été mis en place pour offrir une présence policière sécurisante et pour lutter contre la petite criminalité. Cela n’a rien à voir avec une quelconque menace terroriste ou tentative de déstabilisation», explique notre source.Par ailleurs, concernant les pistolets mitrailleurs dont sont équipées les forces de police, notre interlocuteur nous assure qu’ils sont là pour «créer un effet de dissuasion».*Salim Mesbah-El Watan-mardi 23 septembre 2014

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Abdelghani Hamel, directeur général de la Sûreté nationale. Anis/New Press

C’est devenu une tradition. A chaque annonce d’une mise à la retraite d’officiers généraux de l’ANP, la rumeur court. Au lendemain du virulent limogeage d’Abdelaziz Belkhadem et de son exclusion de toutes les institutions de l’Etat, une rumeur persistante sur une prétendue mise à la retraite du directeur général de la Sûreté nationale, Abdelghani Hamel, faisait le tour des rédactions, semant la «panique» au sein de celles-ci : fallait-il on non donner l’information ? Plus récemment, la publication dans leJournal officiel de la liste des conseillers du président de la République mis à la retraite a donné lieu à une autre rumeur qui concerne, celle-là, le vice-ministre de la Défense nationale, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd-Salah, qui aurait été déchu de sa fonction de chef d’état-major au profit de l’ancien commandant de la 5e Région militaire, le général-major Ben Ali Benali. Néanmoins, si pour le moment, ces informations relèvent des ragots de cafés, les pratiques du régime sous Bouteflika nous ont démontré qu’une rumeur ne reste jamais longtemps une rumeur. Le meilleur exemple en est la dernière décision du président de la République de «virer» treize de ses conseillers. En effet, si les médias – dont Algeriepatriotique – se sont emparés de cette information le jour de sa publication dans le JORA, il n’en demeure pas moins que la décision remonte à plusieurs semaines avant cette annonce via le support officiel de la République. Car, contrairement au limogeage d’Abdelaziz Belkhadem, aucun communiqué officiel n’avait été rendu public pour annoncer le départ de ces treize conseillers qui n’avaient aucune fonction effective à la Présidence depuis plusieurs années. Il faudra donc attendre les jours et les semaines à venir pour savoir quand et comment le président Bouteflika va décider de l’éviction d’autres responsables politiques et militaires dans le cadre de ce qui s’apparente à une purge liée à un nouveau cap pris par le Président et son entourage au début de ce quatrième et ultime mandat. Les rumeurs sur l’imminence d’un remaniement du gouvernement – les ministres de la Poste, de la Solidarité, de la Jeunesse, des Sports et, enfin, de la Communication seraient concernés – participent de cette même logique. La liste du nouvel Exécutif doit être sur le bureau du Président depuis longtemps, mais elle doit attendre son aval avant qu’elle devienne effective, et qu’elle donne l’impression que les «choses bougent» et qu’Abdelaziz Bouteflika continue de tenir le timon, même loin des caméras.*M. Aït Amara–algeriepatriotique.com* 9. SEPTEMBRE 2014 – 9:48

**Manifestation de policiers à Ghardaïa :

qui joue avec le feu pour faire tomber Hamel ?

Manifestation de policiers à Ghardaïa : qui joue avec le feu pour faire tomber Hamel ?

C’est une première, un précédent gravissime : la police qui se révolte. Où ? En Algérie. Précisément à Ghardaia, ce ventre mou de l’Algérie actuellement. Hier, la capitale du Mzab, après une accalmie qui a pu tenir quelques semaines, a brusquement ré-basculé en début de soirée dans la violence.

Des affrontements sanglants ont opposé les mêmes protagonistes, c’est-à-dire des jeunes des deux communautés mozabite et Chaâmbi. Résultat de cette nouvelle escalade : deux jeunes tués et des dizaines de blessés entre policiers et agents de la Protection civile.

En fait la reprise des affrontements en début de soirée de lundi est arrivée dans la foulée d’une manifestation de policiers en début de matinée. Ils seraient en effet plus d’un millier de policiers à avoir organisé au petit matin une marche pacifique jusqu’au siège de la Wilaya.

Au cours de cette manifestation illégale, les policiers rebelles ont brandi des pancartes dans lesquelles ils revendiquaient clairement le départ du DGSN Abdelghani Hamel tout en exigeant la présence sur place du ministre de l’intérieur Tayeb Bélaiz.

Le DGSN pris de court par cette manifestation a dû, toutes autres affaires cessantes, se rendre sur place en catastrophe, même si la communication officielle parle d’une « visite préparée de longue date ». Selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le général major Hamel a rencontré les policiers frondeurs qui lui ont fait part de leurs préoccupations notamment après les attaques dont ils ont fait l’objet au cours des dernières 24 heures.

Une cabale contre le général Hamel

La manifestation des policiers est loin d’être aussi anodine que cherche à le faire croire le communiqué lisse et convenu de la DGSN. En effet, cette forme de mutinerie, dépasse largement le strict cadre des revendications socioprofessionnelles, qui constitue au demeurant un beau prétexte. Le fait que des slogans hostiles au général Hamel soient scandés si fort n’est pas que l’expression d’une exacerbation due aux conditions socioprofessionnelles.

Les observateurs initiés au décryptage des chocs tectoniques au niveau des institutions de l’Etat sont formels : cette manifestation de policiers, sur fond de malaise social, est montée contre le général Hamel. Le fait de lire sur une des pancartes brandie par les manifestants « Hamel dégage » et dans le même temps exiger la présence du ministre de l’intérieur, n’est certainement pas fortuit. En effet, voilà des protestataires qui, au lieu d’être satisfaits d’engager des négociations avec leur patron, qui a fait le déplacement, le récusent avant même de le rencontrer. C’est quand même bizarre cette façon de faire, qui accrédite l’idée d’une vaste manipulation dont ont été victimes des centaines de policiers qui, pour sûr, ont des revendications légitimes et non pas celles qui sont avancées  du genre  »manger du thon et des biscuits et avoir une permission en 10 mois ». Ghardaia n’est quand même pas les maquis durant la glorieuse Révolution ni les tranchées de Verdun durant la seconde guerre mondiale.

Divergences avec le ministre de l’intérieur

Il y a en effet comme une volonté qui ne dit pas son nom d’utiliser cette « jacquerie » de la police pour porter le coup de grâce au DGSN dont les divergences avec Tayeb Bélaiz le ministre de l’Intérieur sont de notoriété publique. Et dont aussi la gestion sécuritaire, au demeurant très satisfaisante, ne semble pas faire l’unanimité, non plus au même ministère de l’intérieur. Ce qui fait accréditer l’idée selon les mêmes observateurs de la scène politique algérienne que c’est bien au niveau de cette institution que se trouvent les initiateurs de cette cabale contre « un bon client pour l’avenir » résumera l’un d’eux..

Vouloir faire tomber Hamel en faisant sortir dans la rue de la manière la plus illégale des policiers en uniforme, un fait inédit en Algérie, c’est jouer avec le feu. Le pyromane irresponsable qui tire les ficelles et qui se cache derrière cette soit disant révolte de policiers ne mesure pas l’ampleur de son acte ni les graves dérives qui peuvent en découler.

A l’heure des menaces aux frontières du pays, du terrorisme qui continue à sévir, bien que résiduel, des troubles sans fin dans la vallée du Mzab… provoquer une mutinerie au sein d’un corps de sécurité, quel qu’il soit, est attentatoire à la sécurité nationale. Pour preuve, alors que depuis des semaines que le calme est revenu, à la grande satisfaction des citoyens de la wilaya de Ghardaia, voilà qu’à la faveur de cette manipulation, les troubles ont comme par hasard repris le jour même et provoquer des morts et des blessés.

Démobiliser les mutins

C’est dire que les commanditaires sont prêts à tout pour descendre le général Hamel quitte à laisser sur le carreau d’innombrables cadavres et déstabiliser par la même le pays. C’est la preuve aussi que les événements à répétition de Ghardaia ne sont qu’une vaste mystification qui a pour point de départ Alger d’où agissent dans l’ombre ceux qui tirent les ficelles.

Quant aux mutins, ils se doivent d’être démobilisés sur le champ et renvoyés chez eux immédiatement. On ne badine pas avec des principes cardinaux que sont la discipline et l’obéissance au commandement quand on est un policier, un gendarme ou un militaire et qui plus est faire partie d’un service de sécurité déployé dans un endroit sensible en butte à des affrontements violents et des émeutes récurrentes. Des milliers de jeunes algériens attendent aux portes des casernes et des académies de saisir la chance d’intégrer les services de sécurité.

C’est assurément une affaire à suivre…*Par Mourad Arbani | 14/10/2014 | algerie1.com

*Des policiers manifestent à Alger

Après Ghardaia, hier. La colère de la police gagne Alger, en ce moment même. Ils sont des dizaines à marcher. Ils ont parcouru, sur la bande d’arrêt d’urgence, l’auto-route menant de Bab Ezzouar vers Alger-centre, suivis d’un véhicule de service et d’une ambulance. Ils sont actuellement à l’entrée du palais du gouvernement après avoir été rejoint par un groupe d’une quarantaine d’autres policiers a rejoint les, près du port d’Alger.

Arrivés au Palais du gouvernement, les policiers ont chanté l’Hymne national puis réclamé la présence du premier Ministre ou  celle du ministre de l’intérieur mais en vain. Le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh a tenté de discuter avec eux, les policiers lui ont silencieusement tourné le dos.

Ils se refusent à tout commentaitre à la presse. Mais nos reporters sur place ont appris que « ces agents devaient prendre la relève à Ghardaia, à la fin du mois ».

Partageant les mêmes inquiètudes que leurs collègues du sud, ils ont jugé utile de manifester à leur tour dans la capitale. Ils réclameraient le départ du DGSN Abdelghani Hamel et la création d’un syndicat pour porter leurs revendications (de meilleures conditions de travail).

Pris au piège entre un régime autoritaire et une population de plus en plus contestataire, les policiers semblent épuisés de jouer à la matraque du pouvoir.

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Après avoir réprimé sévèrement toutes les manifestations de rue qui se sont enchainées ces dernières années (médecins, étudiants, syndicalistes et opposants politiques), la donne semble avoir changé.

C’est eux qui gagnent à présent la rue pour réclamer le changement. Une contestation qui plonge la capitale dans le flou. Les embouteillages réduisent les déplacements. La confusion règne à Alger. D’autres marches seraient en cours dans d’autres wilayas du pays, selon des sources policières.

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Photos : Adlène Meddi

Fella Bouredji*El Watan- 14/10/2014 

***L’étincelle de la révolte policière à Ghardaïa vient de rebondir à Alger. En effet, une centaine de policiers ont quitté mardi leur caserne de Hamiz à l’est de la capitale pour organiser une manifestation sur l’autoroute en marchant en direction d’Alger.

C’est du moins ce que nous avons appris de nombreux témoins qui ont vu les policiers marcher et scander des slogans contre le général Hamel et en exprimant des revendications socioprofessionnelles.

La solidarité est visiblement de mise chez les policiers mutins puisque dans certaines localités d’Alger, comme Dar El Beida et Paradou à Alger-centre ils auraient abandonné leurs services.

le commissaire divisionnaire Djilali Boudalia, directeur de la communication à la DGSN, a expliqué qu’il s’agit de deux unités d’intervention programmées pour se déployer dans la wilaya de Ghardaïa en remplacement des unités affectées actuellement sur place. A travers cette marche, les policiers « entendent apporter leur solidarité et leur soutien à leurs collègues de Ghardaïa, afin que cesse les agressions contre les forces de l’ordre dans cette wilaya qui connaît des émeutes récurrentes », a-t-il précisé.

Pendant ce temps, à Ghardaia, les policiers ont de nouveau manifesté aujourd’hui, alors que le ministre de l’Intérieur est attendu sur place pour écouter les doléances des policiers mutins.*14/10/2014 | algerie1.com

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*réactions des internautes

Du cinéma

Ce n’est qu’un feu de paille, il suffit d’une petite augmentation et tout rentrera dans l’ordre. Moi je ne crois pas à tout ce cinéma, des gens qui durant toute leur vie ont matraqué de pauvres citoyens qui demandent un peu de dignité, maintenant ils veulent se donner une virginité et obtenir un blanc seing. On les a vus avec quel brutalité ils s’acharnaient sur les manifestants, les gens ne sont pas dupes, et si on vous matraquait à notre tour puisque les marches et les manifs sont interdites.

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je ne sais s’il faut les plaindre ou se réjouir de leur condition de travail sachant leur violence faite à l’égard des manifestations populaire réclamant un état de droit, plus de démocratie, de liberté …..qu’ils ont empêchées avec zèle et dévouement.

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