Wikileaks-Le grand déballage

Poursuivre Wikileaks, une tâche qui s'annonce ardue<br /> » class= »photo » /></a> </font></strong></p>
<p><font face=*Wikileaks….le Tribunal Spécial sur le Liban= un instrument entre les mains des Etats-Unis

Une des victimes collatérales du grand déballage de WikiLeaks risque bien d’être le Tribunal spécial pour le Liban, chargé de faire la lumière sur l’assassinat du Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005 à Beyrouth. Cette instance onusienne, opérationnelle depuis le 10 juin 2007, est très rapidement apparue pour ce qu’elle est, un instrument au service des Etats-Unis. Le premier dirigeant du TSL, l’Allemand Mehlis, aujourd’hui renvoyé à ses études tant son incompétence mettait à nu son parti pris, avait la Syrie dans le collimateur. Des arrestations d’officiers supérieurs ordonnées par le TSL sur la base de déclarations de témoins très douteux et des enquêtes à charge n’ont pas apporté la moindre évidence sur la culpabilité de Damas dans l’attentat extrêmement spectaculaire qui avait coûté la vie au chef du gouvernement libanais et à 22 autres personnes. Le successeur de Mehlis, le procureur canadien Bellemare, reconnaissant l’impasse dans laquelle s’était fourvoyée l’enquête, a relancé les investigations cette fois-ci en direction du Hezbollah, désigné par la presse occidentale comme le responsable du crime. Des dizaines d’enquêteurs se sont succédé à Beyrouth, exigeant des autorités libanaises des sommes d’informations dont certaines n’avaient qu’un lien très ténu avec l’objet de l’enquête. La focalisation sur le Hezbollah a pris parfois des allures très particulières : des enquêteurs ont ainsi débarqué dans une clinique gynécologique de la banlieue sud de Beyrouth pour demander des dossiers médicaux d’épouses de militants du Hezbollah. L’affaire avait provoqué un tollé et des réactions indignées de larges cercles politiques au Liban. Mais ce que révèlent les câbles diffusés par le site WikiLeaks va bien au-delà. Une dépêche datée de septembre 2008 fait état d’une discussion du procureur Bellemare avec l’ambassadrice américaine à Beyrouth, où le magistrat demandait l’assistance des services de renseignement américains. Le câble cite le procureur canadien qui, s’adressant à la diplomate américaine, déclare : «Vous êtes un joueur-clé. Si vous ne m’aidez pas, qui le fera ?». Pour le Hezbollah et ses alliés, ce câble est un élément de plus dans la démonstration de l’instrumentalisation du TSL par les Etats-Unis. Des campagnes de presse récurrentes en Europe et en Amérique du Nord relaient des informations qui attestent la mise en cause du parti de la résistance libanaise. La rédaction d’un acte d’accusation sous la dictée des Etats-Unis et d’Israël ne semble plus faire de doute.

 Il est clair que loin de contribuer à la recherche de la vérité, le TSL est une partie prenante, subalterne mais à fort potentiel déstabilisateur, dans les jeux de puissances au Liban. Les rumeurs de mise en cause du parti de Hassan Nasrallah et les insinuations bruyamment diffusées par des sources souvent très orientées ont pour effet d’installer un climat de tension croissante au pays du Cèdre. La stratégie d’émiettement du front libanais et d’exacerbation des contradictions politiques et confessionnelles est une constante américano-israélienne.

 L’élimination de la capacité de la résistance libanaise, vainement tentée par les armes au cours de l’été 2006, demeure l’objectif premier des agents de la pax americana dans la région. L’utilisation pernicieuse des valeurs de justice internationale par les va-t-en-guerre de Washington et de Tel-Aviv est une autre forme de guerre. (Quotidien d’Oran-07.12.2010.)

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*Wikileaks (Mossad) : Le Maroc s’adapte mieux aux questions liées au terrorisme

 imageUne correspondance diplomatique américaine, classée secret, a révélé que Dagan. M, qui était quelques jours auparavant, chef des renseignements israéliens étrangers « le Mossad », a indiqué lors d’une réunion sur le terrorisme avec Francis Fragos, vice président américain des affaires de sécurité nationale et de la lutte antiterroriste, que « le Maroc s’adapte mieux aux questions liées au terrorisme, même si le Roi semble désintéressé par la gouvernance. »Des documents officiels ont rapporté que « le Maroc a coupé ses relations avec l’Iran au milieu de l’année 2009 à la demande de l’Arabie Saoudite. » Les documents publiés par le site Wikileaks sur les dossiers du Royaume Marocain ont indiqué que le Maroc s’oppose totalement à ce que l’Iran se dote d’arme nucléaire, et a demandé à la communauté internationale d’user de tous les moyens possibles et nécessaires pour empêcher l’Iran de se doter d’une bombe nucléaire « parce que cela encouragerait l’Algérie pour l’avoir aussi » (..)En effet, le document a révélé que le secrétaire général du ministère Marocain des affaires étrangères, Hallal, a informé l’ambassadeur américain que « si l’Iran se dote d’une arme nucléaire, cela constituerait une catastrophe pour la région du moyen orient, notamment pour le Maroc parce que cela ouvrira la course à l’armement » et accélérerait, ce que le responsable a qualifié, « le programme nucléaire militaire algérien »Dans un autre document, des dossiers de Wikileaks, et qui concernent les scandales du royaume marocain, l’ambassade américaine à Rabat a indiqué que le jugement de Belaâredj n’a pas été juste. Un autre document a révélé que le Niger a demandé au Maroc en 2007 des armes et des appareils pour faire face aux groupes terroristes dans la région du sahel. (Echorouk-04.12.2010.)

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** L’Algérie dans Wikileaks Tous les articles d’El Watan sur Wikileaks  

**retrouver l’intégralité des articles du Monde sur les documents de WikiLeaks en consultant notre     séquence spéciale.


 
http://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/

**WikiLeaks sur Rue89

 notre dossier

 http://www.rue89.com/tag/wikileaks

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*une véritable mise à nu

Nauséabond!
 

WikiLeaks s’est attelée à une véritable mise à nu, grand format, de la diplomatie américaine, en mettant sur la place publique plus d’un quart de million de câbles, notes et «mémos» confidentiels de diplomates US. Nauséabond! C’est l’impression qui ressort à la première lecture des câbles des ambassades américaines où transparaissent la vraie nature des uns, la vilenie des autres. Même si WikiLeaks n’a pas tout mis sur le fil, les 251.287 documents – contenant les échanges de messages entre ambassades et responsables américains – livrés en pâture aux lecteurs, lèvent le voile sur des pratiques qui situent bien à quel niveau évolue aujourd’hui la diplomatie internationale. Et encore! Les responsables de WikiLeaks ont-ils pris la précaution d’écrémer la masse de documents à leur disposition (quelques millions) ne portant à la connaissance du public qu’un infime pourcentage, surnageant en surface. Ainsi, les 250.000 câbles sont des documents classés «Secret» et «Confidentiels» où n’y figurent pas les documents «Top secret» militaires et des services de renseignements. Mais ce qui a été révélé est déjà énorme, édifiant sur les pratiques de la «haute» diplomatie revue et corrigée par la superpuissance américaine qui utilise ses ambassadeurs comme auxiliaires du renseignement autant dire centrales d’espionnage, dans la perspective de tout contrôler dans le monde, comme les numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires des Nations unies (y compris le style de prise de décision du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon). Ces «hauts faits» d’armes et pratiques de la grande puissance (sans doute aussi ceux des détenteurs du veto au Conseil de sécurité) sont, sinon connus, largement soupçonnés. Aussi, leur confirmation – pour ce qui est des Etats-Unis – jette-t-elle une lumière crue sur un monde diplomatique dont les usages ne le cèdent en rien au milieu mafieux. Et puis, les plénipotentiaires se laissent-ils aller quand ils se confient quelques petits secrets, accompagnés d’appréciations rien moins que méprisables sur certains chefs d’Etat, comme celle de l’ambassade américaine à Ankara à l’encontre du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan. On comprend dès lors l’embarras américain. La Maison-Blanche a certes, «vigoureusement» condamné ces publications «irresponsables», mais il n’y avait rien à démentir en fait, alors que l’angoisse étreignait les dirigeants du monde entier tremblant suite à cette mise sur la place publique de leurs turpitudes. Comme celle du roi Abdallah d’Arabie Saoudite faisant pression sur Washington pour que les USA attaquent l’Iran. Voilà des choses qu’il ne fallait pas crier sur les toits. Ainsi, les documents mis en ligne par WikiLeaks, qui citent l’ambassadeur du Royaume wahhabite aux USA, révèlent que le souverain saoudien aurait été le plus direct dans ses pressions sur les Etats-Unis, appelant «fréquemment les Etats-Unis à attaquer l’Iran pour mettre fin au programme nucléaire du pays». La secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a vainement fait des «pieds et des mains» durant ces derniers jours, pour empêcher la parution de ces documents. On la comprend bien d’autant que les portraits que ses ambassadeurs font des chefs d’Etat des pays où ils exercent, ne sont guère flatteurs et ne contribueront certainement pas à rehausser l’image de l’Oncle Sam. Certes, en politique, il n’y a pas d’état d’âme, toutefois, le niveau auquel les Américains ont porté cet axiome ne manque pas de laisser pantois. (L’Expression-30.11.2010.)

** Révélations explosives de WikiLeaks

*Les rois et les présidents tremblent

Un petit voile se lève sur les coulisses du monde de la diplomatie et sur les félonies dont peuvent être capables certains dirigeants arabes.

Y aura-t-il désormais un avant et un après WikiLeaks, dès lors qu’il est question de politique et de diplomatie? Il y a tout lieu de le croire face à l’avalanche de révélations de l’organisation WikiLeaks qui s’est donnée pour mission de tout dire sur les pratiques de la haute politique internationale, américaine singulièrement.
Si le «tir» est frontalement dirigé contre les Etats-Unis d’Amérique, il n’en reste pas moins que le reste des pays du monde, plutôt leurs dirigeants, ne sont guère épargnés, donnant à voir certaines félonies dont peuvent être capables, notamment, des dirigeants arabes. D’ores et déjà d’aucuns s’interrogent sur les répercussions et conséquences de ce grand déballage alors que tous les pays, grands et petits, semblent concernés par la boulimie des «ambassadeurs-espions» américains.
Ainsi, l’Algérie non plus n’en sort pas totalement indemne à en croire le site du magazine allemand Der Speigel, lequel indiquait hier sur son site en ligne que 1099 notes concernaient l’Algérie, dont le contenu n’a pas été, cependant, épluché par les 120 journalistes (des journaux de référence américain, New York Time, anglais, The Gardian, allemand, Der Spiegel et espagnol El Pais) chargés par l’organisation WikiLeaks de faire le tri des 250.000 documents qu’elle leur a confiés. Il est vrai que ces journaux ont décidé de ne pas traiter un certains nombre de documents, soit qu’ils ne présentent pas suffisamment d’intérêt ou n’ayant pas de lien avec l’actualité.
Sous ce rapport, l’Algérie ne leur a pas semblé trop importante. Il n’en reste pas moins que la divulgation de ces notes classées secrètes et confidentielles lèvera sans doute le voile sur quelques faits et pratiques jusqu’ici tenues au secret dans notre pays. Der Spiegel, daté d’aujourd’hui, publie ainsi en page centrale une carte où sont situés les différents points d’où émanaient les câbles, notes et «mémos» US indiquant que 1099 notes provenaient de l’ambassade américaine à Alger.
Nous en saurons sans doute un peu plus lors de la prochaine livraison. Julian Assange, directeur de WikiLeaks, promet ainsi de livrer les notes des ambassades américaines dans les pays arabes. En attendant ce moment, les câbles publiés retiennent largement l’attention et sont épluchés par toutes les chancelleries du monde et par des dirigeants pas du tout rassurés par ce que leurs réserveraient les diplomates américains.
De fait, commentant cette nouvelle livraison de WikiLeaks, le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini, n’a pas hésité à faire le parallèle avec le 11 septembre et l’attaque d’Al Qaîda contre les Tours jumelles à New York, indiquant craindre un «11-Septembre de la diplomatie mondiale», qui, selon lui, ferait «sauter tous les rapports de confiance entre les Etats».
De son côté, la France estime que ces divulgations sont «une menace» qui saperait «l’autorité et la souveraineté démocratiques». De grands mots! Si les Occidentaux ont promptement réagi, chacun selon son degré d’appréhension ou d’appréciation de l’événement, les alliés arabes des Etats-Unis étaient curieusement silencieux hier ne portant aucun jugement ou commentaire sur la publication de cette «bombe» qui met directement en cause certains d’entre eux.
En fait, l’embarras était perceptible chez les Arabes qui ne savaient pas trop quoi dire sur ces révélations, d’autant que celles-ci dévoilent la duplicité de ces dirigeants usant du double langage, pratique dangereuse et allant à l’encontre des intérêts du Monde arabe.
Ainsi, ces dirigeants arabes ont-il coutume d’appeler publiquement à une solution pacifique du contentieux avec l’Iran quand, en privé, ils incitent les responsables américains à choisir l’option militaire pour faire un sort à la présumée tentative de Téhéran de se doter de l’arme nucléaire. De ce fait, Israël qui possède un arsenal nucléaire n’est pas dangereux pour Riyad qui, en revanche, épouse l’antienne sioniste sur le danger provenant d’Iran.
Ces choses ne doivent pas être dévoilées. C’est ce qu’indiquait hier, sous couvert d’anonymat, un conseiller gouvernemental saoudien selon lequel «tout cela est très négatif. Ce n’est pas bon pour bâtir la confiance».
On ne le lui fait pas dire, d’autant que cela explique sans doute, aussi, pourquoi le dossier palestinien n’arrive pas à trouver une issue qui rétablisse les Palestiniens dans leurs droits. Justement notons que ces milliers de câbles et notes sont dépourvus d’éléments sur Israël, curieusement épargné. Les ambassadeurs américains n’avaient-ils rien à dire sur les dirigeants de ce «petit» pays «courageux» qui n’a pas hésité à provoquer des pogroms (Shatila, Sabra, Ghaza, Jenine…) contre le peuple palestinien? Cela viendra peut-être lors de la prochaine livraison des secrets des alcôves américaines? (L’Expression-30.11.2010.)

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La révolution Wikileaks

Dans peu de temps, le tsunami Wikileaks nous touchera, dit-on. En gros, tous ceux qui, depuis 1996, ont parlé à un diplomate américain pourraient être mis en situation d’assumer leur propos. Si, bien entendu ces propos sont professionnellement ou moralement difficiles à assumer. Si le déballage est aussi copieux qu’on nous le promet, on risque de découvrir que ceux qui portent préjudice à la nation ne sont pas ceux qu’on accable de “ternir l’image du pays dans les chancelleries”.
Inutile de préjuger, pour l’heure, des éventuelles retombées nationales de ce prodigieux “buzz”. à l’évidence, la révolution Internet, au sujet de laquelle on épiloguait jusqu’ici, si elle n’a pas déjà eu lieu, vient de se produire avec cette énorme entreprise de mise à nu des rapports réels des diplomates américains avec leurs interlocuteurs et partenaires. L’inédit ne vient pas de ce que l’intelligence diplomatique, qui a peut-être précédé l’intelligence sécuritaire, date d’aujourd’hui ou même de ce siècle. L’espionnage est aussi vieux que la guerre et bien plus que les états. L’inédit ne vient pas, non plus, du fait que des archives électroniques fussent violées par un hacker : on a déjà visité le Pentagone et bien d’autres sites réputés inviolables. Il vient de ce qu’il confirme que, là où il y a transcription, il n’y a plus de risque zéro d’infraction du secret.
Désormais, et les états viennent de s’en rendre compte, la pratique diplomatique ne sera plus ce qu’elle était. Si la récolte diplomatique relève toujours, en principe et par éthique internationale, du secret d’état, ce secret n’est simplement plus possible. En tout, il sera difficile de convaincre les protagonistes de la vie diplomatique que ce secret reste possible.
Les premières révélations donnent déjà la mesure du décalage possible entre la vie publique internationale et la réalité des relations entre états telle que saisie à travers les confidences “officielles”. Ainsi en va-t-il des états arabes que les premières fuites de Wikileaks révèlent plus inquiets de la menace iranienne que du défi israélien ! Même si la nouvelle qui relève de la confirmation plutôt que du scoop, il étale au grand jour une des vérités dont l’énoncé aurait arraché des cris d’Orfraie à toute la confrérie des despotes de la Ligue arabe. La terreur du mot de trop, particulièrement efficace à l’endroit des journalistes, gagne, avec la révolution Wikileaks, le royaume des politiques, mais aussi de tous les notables qui se lâchent dans les salons de souveraineté, à l’abri des oreilles suspectes des peuples.
Seuls ceux qui, n’ayant pas de discours de soirée, traînent leur verbe des heures ouvrables, fruit de leur réelles préoccupations et de leurs sincères convictions,  jusque dans les officines de souveraineté et les salons VIP, pourront encore s’exprimer en toute sérénité.
La libre parole, y compris en direction des interlocuteurs étrangers, ne sera plus la même. Et la responsabilité, dans sa connotation patriotique, ne sera plus un attribut ni de la notabilité circonstancielle ni de la fonction officielle.
Enfin, il n’y a plus que le journaliste qui devra faire attention à ce qu’il dit, maintenant que tout ce qui se dit s’écrit et que tout ce qui s’écrit pourrait être lu. (Liberté-01.12.2010.)

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**quelque 250 000 télégrammes diplomatiques récupérés par Wikileaks auprès du département d’État à Washington et des ambassades américaines révèlent les coulisses de la diplomatie mondiale.

En ligne de mire :
les États- Unis mais aussi, et surtout, l’Iran, la Turquie et le Pakistan.
L’Iran est l’une des principales cibles des câbles diplomatiques révélés par Wikileaks.
Ils révèlent les craintes des pays voisins face à ses velléités de puissance régionale et à sa course au nucléaire.
Les câbles diplomatiques révèlent que l’Arabie saoudite a, explicitement, appelé Washington à attaquer l’Iran.
«On ne peut pas faire confiance aux Iraniens», a assuré en mars 2009, le roi Abdallah Ben Abdelaziz Al Saoud, devant le conseiller de la Maison- Blanche pour l’antiterrorisme, John Brennan.
«On ne peut pas faire confiance aux Iraniens» Le roi va jusqu’ à conseiller à des diplomates américains à « couper la tête du serpent » et avertit que « si l’Iran parvenait à développer des armes nucléaires, tout le monde, dans la région, ferait de même ».
Même écho chez le roi du Bahreïn qui suggère que («Ce programme doit être stoppé »), l’émir du Qatar dira (« Ils nous mentent et nous leur mentons ») ou encore le prince héritier d’Abou Dhabi , qui évoque même l’intervention de « troupes au sol » contre les sites iraniens.
Le président de l’Égypte, Hosni Moubarak, éprouve, selon un diplomate basé au Caire « une haine viscérale pour la République islamique ».
C’est en effet, le roi Abdullah II de Jordanie qui en décembre 2004 a parlé de l’émergence d’un « croissant chiite » qui pourrait encercler le monde arabe sunnite, en commençant par l’Irak avec une majorité chiite au pouvoir, pour ensuite s’étendre à la Syrie, dont la minorité des dirigeants est Alawites, et finalement atteindre le Liban.
Les chiites dans les Émirats arabes unis représentent 16% de la population, tandis qu’au Bahreïn, la communauté est estimée à plus de 75%.
Les trois millions de chiites d’Arabie saoudite sont une minorité, mais toutefois majoritaire dans la province orientale qui est stratégiquement sensible et où la plupart des ressources pétrolières du royaume sont concentrées.
Il y a de cela quelques mois, les relations entre l’Iran et le Bahreïn ont connu quelques frictions après une déclaration de l’ancien président du Parlement, Ali Akbar Nateq Nouri, actuellement responsable du bureau du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, qui a qualifié le Bahreïn de « 14e province iranienne » historique.
L’Iran avait finalement fait savoir qu’il respectait la souveraineté de son voisin et qu’il ne voulait pas « rouvrir les dossiers du passé ».
Cette précision n’a cependant pas empêché Taïeb Fassi Fihri, de convoquer sine die l’ambassadeur d’Iran à Rabat,Vahid Ahmadi, pour lui faire part des protestations de son maître.
Le ministère marocain des Affaires étrangères à expliquer sa démarche par « l’activisme avéré des autorités de ce pays (l’Iran), et notamment de sa représentation diplomatique à Rabat, visant à altérer les fondements religieux du royaume (…
) et à tenter de menacer l’unicité du culte musulman et le rite malékite sunnite au Maroc ».
« Ce type d’actions structurées et soutenues, rajoutait le ministre, constituent une ingérence intolérable dans les affaires intérieures du royaume ».
L’Iran s’est dit surpris par la décision du Maroc de rompre ses relations diplomatiques à la suite de critiques iraniennes sur la position de Rabat par rapport à un différend diplomatique concernant Bahreïn, rejetant les accusations d’ingérence iranienne au Maroc formulées par la monarchie.
Pour revenir aux récents câbles de wikileaks, Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les documents sur l’inquiétude des pays arabes au sujet de l’Iran est un « complot douteux » des USA.
« Les ennemis du monde islamique continuent à semer l’Iranophobie et la discorde », a-t-il estimé, rajoutant que « leur projet ne vise qu’à protéger les intérêts du régime sioniste et de ses partisans, et les pays de la région ne doivent pas tomber dans ce piège ».
Le président Mahmoud Ahmedinejad déclarera, que « la publication de ces documents n’aurait pas été possible sans la coopération des services de renseignements occidentaux, notamment américains » avec cependant cette précision de taille « Le fait que (la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton concentre son attention, parmi tous ces documents, sur ceux qui sont en relation avec les activités nucléaires de l’Iran, jette un doute sur leur authenticité ».
L’Iran, accusé malgré ses dénégations de vouloir se doter de l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, est sous les coups de six condamnations du Conseil de sécurité de l’ONU et de sévères sanctions économiques et politiques internationales.
Karzaï pointe du doigt l’Arabie Saoudite et le Pakistan Des diplomates américains considèrent Ahmed Wali Karzaï, frère du président afghan Hamed Karzaï, comme « largement corrompu et impliqué dans le trafic de drogue », dans le sud du pays.
L’on peut, en effet lire dans l’un des documents, rédigé à la suite d’une rencontre à Kandahar entre le frère du président et un émissaire américain.
« Cette rencontre avec Ahmed Wali Karzaï, souligne l’un de nos principaux défis en Afghanistan :
comment lutter contre la corruption et établir un lien entre la population et son gouvernement, lorsque les principaux responsables du gouvernement sont corrompus ».
Le président afghan est lui décrit comme « extrêmement faible » et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.
Pour comprendre cette avalanche de soupçons, il me semble nécessaire de revenir sur certains facteurs du passé.
Dans les colonnes du Time Hamed karzai déclarait :
« Pour arrêter le terrorisme, nous devons remédier aux méfaits des 30 dernières années.
Remédier veut dire réparer.
Le monde nous a poussé à combattre les Soviétiques.
Et ceux qui l’ont fait sont partis et ont laissé tout le désordre se répandre.
Le 11-Septembre est la conséquence de cela (…) Dans les années de combat contre les Soviétiques, le radicalisme était une chose essentielle.
Des gens, comme moi, étaient qualifiés de demi-musulmans parce que nous n’étions pas radicaux.
Plus radical on était, plus d’argent on recevait.
Le radicalisme est devenu non seulement une arme idéologique contre les Soviétiques, mais une voie économique vers l’avant.
Plus radical on se présentait, plus d’argent on recevait de l’Occident.
» Lorsque le Time a protesté que « ce n’était pas seulement l’Occident, mais l’Arabie saoudite et le Pakistan » qui avaient fomenté l’extrémisme en Afghanistan, Karzaï a répondu :
« Ils étaient menés par l’Occident.
Les modérés étaient affaiblis.
L’histoire afghane et le nationalisme étaient appelés athéisme.
Plus on parlait de radicalisme, mieux on te traitait.
C’est ce que nous payons maintenant.
» Le plus grand bénéficiaire de l’aide américaine durant les années 1980 fut le Hezb-El-Islami de Gulbuddin Hekmatyar, qui aurait reçu jusqu’à 600 millions de dollars en armes américaines et en argent.
Une autre personne avec qui la CIA avait travaillé étroitement était Jalaluddin Haqqani, un commandant de guérilla qui avait construit une grande force militaire dans les provinces de l’éthnie pachtoune du Sud de l’Afghanistan.
Les troupes d’Hekmatyar, encore bien équipées par les armes américaines, ont réalisé plusieurs bombardements systématiques de la Capitale Kaboul, lors desquelles une grande partie de celle-ci fut détruite et des milliers de personnes tuées.
En juin 1993, il fut installé comme Premier ministre, supplantant le gouvernement dans lequel Karzaï avait brièvement oeuvré en tant que ministre adjoint aux Affaires étrangères.
Dès 2000, les États-Unis avaient développé leurs plans pour l’invasion de l’Afghanistan.
L’objectif était d’y mettre en place un gouvernement proaméricain.
Dans un récent entretien au Washington Post, M.
Karzaï avait estimé que les États-Unis devaient réduire la visibilité et l’intensité de leurs opérations militaires en Afghanistan.
Le président afghan demandait en particulier, l’arrêt des opérations des forces spéciales américaines qui, selon lui, exaspèrent les Afghans et pourraient aggraver l’insurrection talibane.
Les États-Unis ont actuellement 93 000 troupes en Afghanistan sur plus de 140 000 pour la coalition.
Le président afghan Hamid Karzaï a estimé, samedi, que les informations contenues dans les télégrammes diplomatiques américains publiées par WikiLeaks n’étaient pas crédibles et ne faisaient que perpétuer la tradition des critiques occidentales contre lui.
M.
Karzaï a pris pour exemple un télégramme affirmant qu’un de ses anciens viceprésidents, Ahmad Zia Massoud, s’était rendu aux Emirats Arabes Unis avec 52 millions de dollars en liquide, de l’argent provenant, pour l’essentiel, d’Afghans inquiets pour la stabilité du pays.
« Si cela était vrai…
le gouvernement américain est en contact avec nous tous les jours et ils viennent nous voir pour des affaires de 5 000 dollars.
Comment pourraient-ils ne pas m’avoir informé de ces 52 millions de dollars, comment cela peut-il rester secret ?
» En publiant des informations erronées à la fois sur l’Afghanistan et le Pakistan,Wikileaks « a d’une certaine manière aidé à renforcer les relations entre les deux pays », a conclu M.
Karzaï, dont les relations avec le Pakistan ont souvent été orageuses, Kaboul ayant souvent accusé Islamabad de soutenir les rebelles talibans, ce que les Pakistanais nient.
Ces déclarations interviennent au lendemain d’une visite éclair en Afghanistan du président américain Barack Obama, qui s’est adressé à ses troupes sur la base de Bagram mais n’a pas rencontré M.
Karzaï, son déplacement à Kaboul ayant été annulé en raison de la météo selon ses services.
Des fonctionnaires de l’ONU espionnés Parmi les câbles révélés par WikiLeaks figurent, en effet, plusieurs missives adressées à des ambassades, dans lesquelles Washington réclame des missions généralement associées au travail de la CIA.
Une directive secrète signée en juillet 2009 par la secrétaire d’État, Hillary Clinton, réclame ainsi des détails techniques sur les réseaux de communication utilisés par des responsables des Nations unies :
mots de passe et codes secrets.
Mais les requêtes de Washington ne s’arrêtent pas là.
Les diplomates américains sont également susceptibles de fournir numéros de carte bancaire, adresses électroniques, numéros de téléphone et même des numéros de carte de fidélité auprès de compagnies aériennes des fonctionnaires de l’ONU.
Le Guardian précise que la directive demande encore des renseignements au sujet « du style de travail et de prise de décision » du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.
Les ambassadeurs aux Nations unies ont exprimé leur soutien à l’ambassadrice américaine à l’ONU, Susan Rice, à propos des révélations « déplaisantes et malvenues » de « WikiLeaks », c’est ce qu’a déclaré Rice, lors d’une conférence de presse.
Les autres ambassadeurs des quinze pays du Conseil de sécurité « ont fait preuve de collégialité et de soutien et (les révélations de « WikiLeaks ») n’ont en aucune façon diminué notre capacité de faire notre travail de tous les jours », a-t-elle rapporté.
«Le secrétaire général (Ban Kimoon) sait très bien que les États-Unis et nos représentants, ici, font le travail de diplomates et rien d’autre», a-t-elle, encore, indiqué.
«Je vous ai ouvert grand la porte (du Yémen)…» Trois mois avant l’attentat raté de décembre 2009 contre un avion de ligne américain, le président du Yémen, Ali Abdallah Saleh, avait confirmé le rôle de premier plan des États-Unis dans la guerre contre la section locale d’Al- Qaïda, qui avait recruté et entraîné le jeune Nigérian aux sous-vêtements bourrés d’explosifs.
«Je vous ai ouvert grand la porte pour ce qui est du contreterrorisme, je ne suis plus responsable», a déclaré Ali Abdallah Saleh à John Brennan, conseiller antiterroriste de Barack Obama, selon un télégramme diplomatique américain.
Le président du Yémen comptait sur l’aide des Américains pour endiguer la rébellion dans le sud du pays, une des menaces les plus sérieuses auxquelles fait face son régime.
Il n’a cependant jamais donné aux États-Unis toute la latitude promise:
il avait notamment refusé au général David Petraeus que des militaires américains foulent le sol de son pays pour participer à des opérations antiterroristes.
«Il ne faut pas être vu.
Vous n’allez pas sur le terrain», a-t-il dit au général américain le 4 janvier 2010, selon un des câbles diplomatiques américains obtenus par WikiLeaks et divulgués par un groupe de journaux.
Cette conversation a eu lieu trois semaines après un raid aérien américain qui avait fait des dizaines de morts au Yémen.
«Nous continuerons à dire que les bombes ont été tirées par nous, pas par vous», a déclaré le président yéménite au général américain, tout en se réjouissant de la proposition de son interlocuteur de ne plus utiliser de missiles de croisière, jugés peu fiables, mais plutôt des bombes de haute précision larguées par des bombardiers, dans la lutte contre les éléments d’Al-Qaïda au Yémen.
«Des erreurs ont été commises», a-t-il dit au général Petraeus en référence aux civils tués dans le raid américain du 17 décembre 2009.
De façon insidieuse j’aimerai revenir en arrière et vous rappelez certains comptes rendu de la presse américaine au sujet de ce qui est qualifié de lutte contre Al Qaida au Yémen :
Dans sa livraison du 19 décembre 2009 le New York Times indiquait que Le président américain Barack Obama a donné son feu vert aux raids des forces yéménites contre les groupes locaux d’Al-Qaïda.
L’offensive la plus importante visait un camp d’entraînement dans la région d’Abyane (480 km au sud-est de Sanaâ).
Mais des témoins ont rapporté que les bombardements aériens avaient atteint des civils.
Des raids ont également eu lieu dans la capitale Sanaâ et le district voisin d’Arhab, vers le nord-est, certaines de ces frappes ont été entreprises par les seules forces locales, ont indiqué des responsables américains au New York Times.
Certaines des opérations auraient été menées avec des missiles américains, selon la chaîne de télévision ABC News, Dans son discours début décembre 2009 pour exposer la nouvelle stratégie américaine en Afghanistan, Obama avait déclaré:
« Là où Al-Qaïda et ses alliés tentent de prendre pied, que ce soit en Somalie, au Yémen ou ailleurs, nous devrons faire face par une pression croissante et des partenariats solides ».
Il avait annoncé que les États-Unis travailleraient avec le Yémen et l’Arabie Saoudite voisine pour lutter contre le terrorisme.
Au Yémen la CIA est déjà très active depuis plus d’un an dans le cadre d’opérations clandestines et la formation d’agents gouvernementaux de contre insurrection.
Dans les 18 mois à venir, le gouvernement US a prévu de dépenser 70 millions de dollars pour financer le déploiement de forces spéciales US pour leurs entraînements et pour équiper les forces armées yéménites, soit le double de ce qui avait été dépensé auparavant.
Cheikh Abdallah ben Zayed entretient de bonnes relations avec Tzipi Livni Le site Wikileaks a également publié des documents sur les relations secrètes entre « Israël » et les Émirats, dont notamment les relations entre l’exministre des Affaires étrangères, Tzipi Livni et son homologue émirati, cheikh Abdallah Ben Zayed.
Dans un télégramme daté du 16 mars 2009, le conseiller politique à l’ambassade américaine de Tel-Aviv évoque son entretien avec le directeur général de la division du Moyen-Orient au ministère israélien des Affaires Étrangères, Yaâkov Hadas.
Selon ce télégramme, Hadas a passé en revue avec le conseiller américain les relations entre « Israël » et les pays du Golfe, et notamment les Émirats.
Hadas a également précisé que Cheikh Abdallah ben Zayed entretient de bonnes relations personnelles avec Tzipi Livni.
Selon Hadas, « ils (les dirigeants arabes) ne sont pas prêts à dire en public ce qu’ils disent dans les réunions à huis clos ».
De son côté, le quotidien israélien Haâretz, affirme que ce télégramme prouve la tenue d’un dialogue secret et ouvert entre les deux parties bien qu’il n’y ait pas de relations diplomatiques officielles entre « Israël » et les Émirats.
Le quotidien précise, dans ce contexte, que le ministère des Affaires étrangères a été chargé de la gestion des relations avec les pays du Golfe.
Alors que la relation avec l’Arabie saoudite a été confiée, ces dernières années, à l’ancien chef du Mossad, Meir Dagan.
« Ces révélations n’affectent pas du tout Israël, peut-être même est-ce le contraire », a reconnu Giora Eiland, général israélien à la retraite et ancien conseiller d’Ariel Sharon.
Ces documents, précise-t-il, « montrent que des pays arabes tels que l’Arabie saoudite s’intéressent bien plus à l’Iran qu’au conflit israélo-palestinien, par exemple ».
Les documents révélés pas Wikileaks, décrivant une menace nucléaire croissante de la part de l’Iran, les liens de la Turquie avec Al Qaïda en Irak, le danger pakistanais et la discorde au sein de la Ligue arabe font, et comme l’indique le journaliste d’Oumma Hicham Hamza, les délices de Tel Aviv.
Gideon Lévy, chroniqueur au quotidien Haâretz, a dans un éditorial daté du mois d’octobre dernier, félicité, au nom d’Israël, Wikileaks pour avoir démontré au reste du monde que les exactions de guerre commises par les Américains étaient bien plus graves que celles effectuées en 2009 par l’armée israélienne dans la Bande de Ghaza.
Il n’en demeure pas moins que certains des documents divulgués peuvent en effet gêner les alliés traditionnels de Tel Aviv :
ainsi en va-t-il de celui relatif au Maroc.
Après avoir qualifié le président Kadhafi d’«émotif», Meir Dagan, l’ancien directeur du Mossad, qui vient justement de quitter ses fonctions , avait fait savoir en 2007 aux diplomates américains que le Maroc, confronté au terrorisme, s’en sortait plutôt bien, «en dépit de son roi»… (Le Courrier d’Algérie-07.12.2010.)

******************* Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange recherché

Poursuivre Wikileaks, une tâche qui s'annonce ardue<br /> » class= »photo » /> </font></strong></font></strong><strong><font face=  Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange, (ici sur la photo) fait désormais l’objet d’un avis de recherche international («notice rouge») diffusé mardi soir par Interpol pour viol et agression sexuelle présumés.En Suède, où il a tenté d’établir son site afin d’y profiter de la législation poussée du pays en faveur de la protection des sources journalistiques, le parquet a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des allégations de viol, violences sexuelles et contrainte illégale portées à son encontre. Son arrestation a été ordonnée le 18 novembre 2010. Mardi, Assange a fait appel devant la Cour suprême suédoise.Dans un premier temps, l’enquête avait été annulée le 21 août et les charges abandonnées. Le Parquet suédois avait fait machine arrière en septembre. Assange a toujours maintenu que les relations sexuelles qu’il avait eues avec deux femmes suédoises étaient consenties. Il rejette les accusations de viol et dénonce «un cirque judiciaire» lié à ses activités. Pour preuve, il avance le timing des accusations, lancées au moment de la publication des documents sur la guerre en Afghanistan. Le 23 juillet, il avait réveillé les foules en publiant 77 000 documents militaires confidentiels sur son site, et encaisse depuis les foudres du Pentagone. Le site a reçu plus d¹une centaine de menaces de plaintes,
Natif d’Australie, âgé de 39 ans, Julian Assange entretient le mystère sur ses déplacements et lieux de résidence. Le fondateur de Wikileaks a indiqué ce mois-ci qu’il pourrait demander l’asile politique en Suisse. L’Equateur s’est dit prêt à l’accueillir…D’origine australienne, Julien Assange, est depuis tout petit un incontestable hackeur. Grandissant dans une enfance mouvementée, il voyage avec ses parents qui travaillent dans une troupe de théâtre. Il fréquente trente-sept écoles et six universités, développant en parallèle une véritable passion pour l¹informatique. Depuis qu¹il s¹est découvert un profil de journaliste d¹investigation, il milite pour la «vérité» et enquête partout dans le monde, logeant «chez des amis» lors de ses escales..(20Minutes-01.12.2010.) 
 Il crée Wikileaks en décembre 2006 avec afin de remplir trois objectifs:
Libérer la presse, révéler les abus et créer puis sauvegarder les documents
qui font l¹histoire. Il a expliqué à Fora TV le 18 avril de cette année sa
théorie sur l¹information actuelle: «Les gens volent des informations et ne
prennent pas la peine de citer convenablement les sources.» L’information
passe de main en main, « the sources will be busted», plaide-t-il en la
faveur du nouveau journalisme qu’il défend.
La politique de Wikileaks est de toujours vérifier les sources, et «quand on
ne les retrouve pas, l¹information ne vaut plus rien» déclare-t-il à la
télévision, interviewé par TED en juillet 2010 dernier. D¹ailleurs, il avait
accusé la Maison Blanche de ne pas répondre à sa demande d’aide concernant
des publications qui pouvaient mettre en danger certains informateurs.
C’est pourquoi Wikileaks s’efforce de révéler la vérité, contrairement aux
médias qui, selon Assange, déforment l’histoire. «Les journaux changent
leurs propres écrits, modifiant parfois des articles entiers» raconte-t-il.
En 2007 ce sont 1,2 millions de documents ajoutés à la base de données,
grâce à une communauté d¹internautes composée de dissidents chinois,
iraniens ou encore mathématiciens. Cette même année, le site avait attiré
l¹attention en diffusant une vidéo prise par la caméra d’un hélicoptère
militaire concernant une bavure de l’armée américaine à Bagdad en 2007,
révélant le secret du « projet B. »
 Du haut de ses cheveux blancs, regard perçant accompagnés de sa voix rauque, il révèle lors de la première conférence pour Fora TV: «Pour trouver les vraies informations, on fouille dans les mails (…) Lorsque quelqu’un consulte ses mails sur Gmail, et qu¹il va ensuite faire des recherches sur Google, son nom est toujours inscrit en haut à droite», poursuivant: «Il existe des logiciels d¹experts pour éviter de laisser en libre accès ces informations personnelles, mais en cherchant bien, quelqu’un de patient peut les récupérer (…) Mais la probabilité pour que la personne soit assez motivée pour y arriver est faible», assure-t-il.
Décrit par The Age comme « l’une des personnes intrigantes du monde», Julian Assange se trouve actuellement …, à l’abri du gouvernement américain et loin des médias. On attend la suite des documents
***************************  *Pas moins de 806 dépêches diplomatiques (1099 selon wikileaks), classées secrètes ou confidentielles, à propos de l’Algérie
ont été révélées dans les documents de Wikileaks, nous apprend le journal allemand Der Spiegel qui publie lundi une carte du nombre de mémos par pays. 

Par contre, Dans un tableau récapitulatif par pays, le site wikileaks donne 1099 documents sur l’Algérie.

Prés de 523 de ces dépêches sont classées confidentielles. Au moins 44 d’entre-elles ont été classées par le Département d’ Etat américain comme “secrètes” et  16 autres sont considérées comme étant ultras-secrètes !  La carte de Der Spiegel  publiée lundi nous apprend également que 101 notes provenant de l’ambassade Américaine à Alger n’ont pas été classées par le Département d’Etat à Washington.

En revanche, 119 mémos concernant l’Algérie n’ont pas été épluchés entièrement par les 120 journalistes des 5 grands quotidiens, Le Monde, Der Spiegel, El Pais, The Guardian et le New York Times,  qui ont partagé ensemble les informations des documents de Wikileaks et décidé d’un commun accord des sujets qu’ils ne traiteraient pas.  

Pour l’heure, on ne sait toujours pas ce que révèlent réellement toutes ces dépêches.  Mais une chose est sûre, celles qui sont classées “secrètes” et “confidentielles” nous permettront certainement de prendre connaissance de quelques uns des pans les plus ignorés et les plus occultes de la vie politique de notre pays. (El Watan-29.11.2010.) 

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*Bradley Manning, la «taupe» présumée de WikiLeaks
 

Agé de 23 ans seulement, ce soldat de l’US Army est le principal suspect des autorités américaines. Arrêté en mai dernier, il encourt 52 ans de prison.

Wikileaks-Le grand déballage coeur- 

Bradley Manning.
Bradley Manning.

 

Un visage d’ange devenu la bête noire de la diplomatie américaine. A 23 ans seulement, Bradley Manning est suspecté d’avoir transmis à WikiLeaks les 250.000 documents confidentiels révélés dimanche. Avant son arrestation, en mai dernier, ce natif de l’Oklahoma était affecté dans une unité de renseignement de l’armée américaine, basée en Irak. Chargé d’analyser et de compiler des renseignements, il avait alors accès aux réseaux informatiques sécurisés, sur lesquels militaires et diplomates échangeaient des informations.

En Irak, Bradley Manning connaît des difficultés d’intégration. Notamment à cause de son homosexualité, que le jeune homme s’efforce de dissimuler, afin de respecter le règle du «Don’t ask, don’t tell», qui oblige les gays à taire leur orientation sexuelle sous peine de devoir quitter l’armée. Solitaire, son quotidien se résume souvent à servir le café aux officiers de la caserne, note le New York Times. Sa vie sociale, Bradley Manning la développe surtout sur internet. Adepte des réseaux sociaux et des forums, il échange notamment avec Adrian Lamo, un ancien hacker, connu pour avoir réussi à pirater réseaux de Microsoft et de Yahoo!.

Au printemps 2010, Manning se vante auprès de Lamo d’avoir réalisé des copies de documents confidentiels trouvés dans les bases de données auxquelles il a accès. Dans ses messages, publiés par le magazine américain Wired, il explique notamment avoir transmis à WikiLeaks près de 260.000 câbles classifiés de la diplomatie américaine. Puis avoue avoir envoyé à Julian Assange la vidéo accablante d’un hélicoptère américain ouvrant le feu sur des civils et des journalistes à Bagdad. L’un des premiers gros «coups» du site d’information participatif.

«Personne ne s’est douté de rien»

Dans sa correspondance, le jeune soldat explique ses motivations : «J’ai vu des arrangements politiques quasiment criminels (…) Des choses incroyables, horribles, qui doivent tomber dans le domaine public, et ne pas rester dans un serveur rangé dans une cave à Washington (…) Hillary Clinton, et des milliers de diplomates dans le monde, vont avoir une crise cardiaque quand ils se réveilleront un matin et découvriront qu’un répertoire complet de documents confidentiels sur la politique étrangère est accessible au grand public, avec un moteur de recherche».

Bradley Manning détaille aussi à Adrian Lamo son mode opératoire. Il fait état de défaillances dans la confidentialité du renseignement américain : «Des serveurs faibles, des mots de passe faibles, une sécurité matérielle faible, un contre-espionnage faible, une analyse bâclée»… Si bien que le jeune homme peut copier les données avec une sidérante facilité : «J’entrais dans la salle informatique avec un CD-RW (CD réinscriptible, ndlr) à la main (…) puis j’effaçais la musique et je créais un dossier compressé. J’écoutais Lady Gaga et je chantonnais sur la musique, tout en exfiltrant ce qui peut être la plus grande fuite de l’histoire des Etats-Unis», raconte-t-il. Et d’ajouter : «Personne ne s’est douté de rien».

Se sentant en confiance avec Adrian Lamo, Bradley Manning multiplie les confidences. Mais l’ex-hacker au casier judiciaire déjà épais, effrayé d’être accusé de complicité, finit par le dénoncer aux autorités. Le 26 mai dernier, le jeune soldat est arrêté par des agents de la cellule d’investigation de l’armée américaine. Il est détenu provisoirement dans une prison militaire basée au Koweït.Transféré dans une base de Virginie en juillet, il est alors inculpé pour avoir «communiqué, transmis et livré à une source non-autorisée des informations sur la défense nationale». Il est aussi soupçonné d’avoir livré à WikiLeaks les 92.000 documents confidentiels sur la guerre en Afghanistan. Il encourt jusqu’à 52 ans de prison. Au Wall Street Journal, Adrian Lamo s’est dit persuadé que le jeune analyste n’a pas pu agir seul.

En attendant son procès, Bradley Manning a été élevé au rang de héros du mouvement pacifiste américain et des défenseurs de l’Internet libre. Un important comité de soutien ainsi qu’une page Facebook rassemblant plus de 12.000 personnes ont été crées pour rassembler des fonds et financer sa défense. Le site pacifiste antiwar.com a dénoncé la «campagne de diffamation» menée, selon ses auteurs, par le gouvernement américain afin de «détourner l’attention» du contenu des fuites et ne pas «débattre du sens de l’occupation de l’Afghanistan». Cette campagne, estime antiwar.com, vise à «discréditer un jeune homme très courageux et idéaliste» qui a participé au «réveil» du peuple américain. (Le Figaro-29.11.2010.) 

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*WikiLeaks, la pire « agence de renseignement du peuple »

Julian Assange à Londres, le 23 octobre 2010 (Luke MacGregor/Reuters).

Vendredi 22 octobre, WikiLeaks révélait 400 000 documents sur la guerre en Irak – « Iraq War Logs » – soit la « plus grande fuite de l’histoire », a titré la presse. Ainsi les scoops seront désormais jugés au poids. C’est du journalisme à la pesée.

Et quels scoops… L’ignoble Pentagone a dissimulé la mort de 15 000 civils sur sept ans de guerre. Cela fait des mois que le site IraqBodyCount en affiche 107 000 au vu et au su de tous, mais, à 109 000, grâce à WikiLeaks, cela devient un scoop.

Des tortures dans les prisons, des compagnies militaire privées qui se comportent comme au Far West, des innocents et des civils tués par erreur chaque jour aux checkpoints… WikiLeaks révèle la « vraie » guerre paraît-il… C’est vrai qu’avant, l’Irak, ça évoquait plutôt le parfum des jonquilles et les bisous dans le cou.

WikiLeaks pour « les élus » vs. WikiLeaks pour « le peuple »

Ce sont pourtant ces scoops que révèlent Der Spiegel, Le Monde, The Guardian, The New York Times et Al Jazeera, les « élus » choisis pour la révélation. The New York Times, notamment, a pu faire un article sur les compagnies militaire privées grâce à ces documents consultables en ligne :

« IED ATTK ON CF CIV IN AR ___ (ZONE ) : ___ CF CIV INJ/DAMAGE »

« SAF INCIDENT BETWEEN PRIVATE SECURITY CO./___ IVO BAGHDAD (ZONE ___) : NO INJ/___ »

« (FRIENDLY ACTION) ESCALATION OF FORCE RPT UNITY RESOURCE GROUP : ___ ISF WIA »

Incompréhensible ? Ah oui, mais, en fait, les « élus », ils ont eu accès à ceci. (Voir la capture d’écran du site du New York Times)

 Sur WikiLeaks, le « peuple » aura droit à ceci. (Voir la capture d’écran de WikiLeaks

Une insulte pour les journalistes, du vol pour les internautes

WikiLeaks brouille le jeu mondial des médias, certes, mais pour en faire quoi ? Comment rebat-il les cartes ? En quoi Le Monde (qui réserve certains de ses articles sur les « War Logs » à ses seuls abonnés) est il plus honorable qu’un autre ? Pourquoi WikiLeaks, enfant chéri, né de la culture internet, a-t-il choisi uniquement des médias papier ou télé pour donner ses documents ?

Owni.fr, le seul média web à avoir participé à l’aventure (de façon exclusivement technique) est le seul à poser la question qui fâche :

« Pourquoi, quand on tape “ Blackwater ”, l’une des compagnie de sécurité privée les plus controversée, il s’affiche “ no results found ” ? » (Voir l’application d’Owni.fr sur les « Iraq War Logs »)

 

Parce qu’il faut protéger les éventuelles victimes d’éventuelles représailles nous dit-on. Et par ce très juste argument, WikiLeaks redécouvre, comme par magie, l’une des vertu du secret en temps de guerre, et s’y soumet docilement.

Oui, mais WikiLeaks, à l’origine, c’était pas le type qui justement brisait les secrets ? Pourquoi se retrouve-t-on avec dans les mains des feuillets plus censurés qu’une lettre de Poilu de 1917 ? On ne comprend plus trop.

Lorsqu’on parcourt les « Iraq War Logs »…

  • pour un historien, c’est de la rage devant leur inutilité ;
  • pour un journaliste, c’est une insulte ;
  • pour un spécialiste du renseignement, c’est révoltant d’amateurisme ;
  • pour un internaute, c’est du vol.

Des lanceurs d’alerte qui finissent en prison

L’essence même de WikiLeaks était de publier des documents confidentiels en libre accès en assurant l’anonymat des « whistleblowers », ces lanceurs d’alerte qui envoient des notes à WikiLeaks.

Ce sont eux qui se mettent en danger, qui agissent dans l’ombre, qui ont le courage de dénoncer ce que leur conscience ne peut accepter ; ce sont eux les héros anonymes de l’information libre. Tout le système WikiLeaks repose sur eux.

L'avatar de WikiLeaks sur Twitter.Bradley Manning est le « whistleblower » qui a envoyé à WikiLeaks les 90 000 documents sur la guerre d’Afghanistan. Il est en prison et risque d’y rester 54 ans. On ne trouve, sur WikiLeaks, pas le moindre lien vers le comité de soutien à Manning. A peine un minuscule « Free Bradley » a-t-il été ajouté sur l’icône d’un centimètre carré du compte Twitter de l’organisation.

Mais attention, Julian Assange « est menacé », dit-il. Il laisse cela volontairement dans le vague qu’on se nourrisse nous-mêmes des paranoïas faciles, des fantasmes de secrets et des mythes de James Bond que le monde des renseignements évoque dans l’imaginaire populaire.

Car Julien Assange présente « son » site WikiLeaks.org comme « l’agence de renseignement du peuple ».

Mais en matière de renseignement, WikiLeaks succombe aux pires travers des pires agences de renseignement :

  • on n’envoie pas n’importe quoi à n’importe qui, mais on sélectionne soigneusement quel renseignement pour quel destinataire ;
  • on ne noie pas le destinataire sous une avalanche de documents qu’il sera incapable de lire ;
  • on n’utilise pas la culture du secret à des fins d’auto-promotion, mais pour la protection et l’efficacité du renseignement ;
  • on ne succombe pas à la paranoïa et on évite de la propager ;
  • on évite de violer les règles arbitrairement, sans qu’aucun avantage stratégique ne vienne justifier ce viol ;
  • on reste discret et on n’étale pas sa tête à la une de tous les médias du globe ;
  • on confronte ce qui est secret et ce qui est en libre accès, car ce n’est pas parce que c’est secret que c’est vrai.

Ces rapports sont rédigés par la base du renseignement de terrain américain, et représentent les faits vus par ceux qui les rédigent, influencés par les thèses de leurs chefs.

Un document, par exemple, dit que l’Iran aide les insurgés d’Al Quaeda. Nn’importe quel expert se demandera pourquoi une puissance qui se réclame de la défense des chiites irait donner des bombes avec lesquelles Al Quaeda -sunnite- va aller faire sauter d’autres chiites. Mais puisque c’est secret, c’est que c’est vrai.

Une agence de renseignement digne de ce nom dispose d’un service de contre-espionnage qui lui permet de résister aux manœuvres d’intoxication.

Ça aurait permis à WikiLeaks, par exemple, de se demander pourquoi il reçoit des documents secrets sur le « climatgate » qui vont alimenter tous les climatosceptiques de la planète la veille du sommet de Copenhague… sur le climat.

Un scoop en or, surtout pour les lobbies pétroliers qui vont aller torpiller le « mythe du réchauffement de la planète », qui s’essouffle.

Il est interdit de critiquer WikiLeaks

Ces règles, les agences de renseignement les ont apprises à force de scandales et de morts, en perdant des batailles, en échouant à prévenir des attentats, en tuant des manifestants de Greenpeace ou en mettant des Dreyfus au bagne.

WikiLeaks, d’une initiative citoyenne et sur Internet, qui a gagné de multiples prix, est devenu le joujou d’un James Bond amateur qui se croit dans un film d’espionnage.

Il est interdit de critiquer WikiLeaks. Parce que WikiLeaks, ce n’est pas du journalisme, ce n’est pas du renseignement, ce n’est plus Internet : c’est devenu de l’idéologie. Une idéologie en noir et blanc aux relents conspirationnistes, faite de gentils Assange et de méchante CIA.

Au final, le Grand Combat, c’est un chevalier de l’information libre prétendant lutter contre des terrifiantes puissances de l’ombre incapables de bloquer un pauvre site tenu par trois geeks et deux hackers. Pendant que Bradley Manning croupi en prison.

WikiLeaks voulait être le service secret du peuple, Assange en a fait un fantasme raté de ceux qu’il prétendait combattre. (Rue89-27.10.2010.)

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 La diplomatie mondiale ébranlée par WikiLeaks

Les documents fournis par WikiLeaks révèlent entre autres que la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a demandé aux Américains en poste à l’ONU de réunir le maximum d’informations confidentielles sur les diplomates des autres pays. Crédits photo : Charles Dharapak/AP

Plusieurs médias occidentaux ont commencé à révéler le contenu des 250.000 rapports diplomatiques américains que leur a communiqués le site WikiLeaks.

coeur- Les gouvernements des grands pays du monde tremblent ou s’indignent, mais peu sont épargnés. Dimanche, cinq titres de la presse internationale – The New York Times, Le Monde (France), The Guardian (Grande-Bretagne), El Pais (Espagne) et Der Spiegel (Allemagne) ont publié des documents diplomatiques américains fournis par le site Wikileaks, dont beaucoup sont classés «secret». Quelque 251.287 «câbles» (rapports NDLR), couvrant une période allant de 1966 à février dernier, ont ainsi été mis en ligne. Et certains pourraient s’avérer gênants pour de futures rencontres entre les Etats-Unis et leurs partenaires.La Maison Blanche a condamné dimanche «dans les termes les plus forts» la publication «irresponsable et dangereuse» de ces documents, affirmant que l’initiative de WikiLeaks pourrait faire courir des risques mortels à des individus. Le site créé par Julien Assange a justifié de son côté sa démarche en expliquant avoir voulu souligner la contradiction entre la position officielle américaine et «ce qui se dit derrière les portes closes».

Le Figaro dresse un florilège des révélations les plus importantes.

Les dirigeants du monde vus par Washington :

Nicolas Sarkozy est jugé «susceptible et autoritaire» par l’ambassade des Etats-Unis, qui souligne les manières abruptes qu’adopte selon elle le dirigeant français avec ses collaborateurs.

Silvio Berlusconi est décrit par un diplomate américain de haut rang comme «irresponsable, imbu de lui-même et inefficace en tant que dirigeant européen moderne». Un autre câble le décrit comme «faible physiquement et politiquement» et affirme que ses habitudes de faire la fête jusqu’au bout de la nuit l’empêchent de récupérer.

Angela Merkel aurait pour sa part «peur du risque» et manquerait «d’imagination».

Le président afghan Hamid Karzaï est qualifié «d’extrêmement faible» et enclin à se laisser convaincre par des théories du complot.

Mouammar Kadhafi «dépend presque obsessivement d’un petit noyau dur d’hommes de confiance», selon un câble, et ne saurait voyager sans une infirmière ukrainienne à la poitrine avantageuse. Le dirigeant a aussi peur de survoler l’eau et de se rendre dans les étages d’un immeuble.

Dmitri Medvedev est «le Robin du Batman joué par Poutine», selon l’ambassade des Etats-Unis à Moscou, faisant allusion au jeune comparse du héros de bande dessinée, pour souligner que c’est en fait le premier ministre, Vladimir Poutine, qui détient le pouvoir en Russie.

• Les dessous du monde diplomatique :

La vision française du monde. Dans un entretien en septembre 2009 avec un haut responsable américain, le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte, se serait exprimé franchement sur les régimes que la France n’apprécie guère. Il a qualifié l’Iran d’État«fasciste» et le président vénézuélien, Hugo Chavez, de «fou» qui transforme son pays en un «autre Zimbabwe».

La vente de Mistral à Moscou. Les Etats-Unis ont fait part en février à la France de leurs «inquiétudes» face au projet de vente de navires de guerre Mistral à la Russie. Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a expliqué au ministre de la Défense Hervé Morin que les inquiétudes des Etats-Unis n’étaient pas liées aux capacités des navires mais au «message» politique d’une telle vente, notamment vis-à-vis des pays d’Europe de l’Est qui «se méfient toujours beaucoup de la Russie et ne savent pas jusqu’où ils peuvent faire confiance à l’Occident».

Les missiles iraniens. L’Iran a acquis auprès de la Corée du Nord des missiles pouvant atteindre l’Europe de l’Ouest. En décembre 2009, Israël pousse les États-Unis à la fermeté contre le programme nucléaire de l’Iran, affirmant que la stratégie de la «main tendue» à Téhéran «ne marchera pas». Tout aussi pugnaces sont les voisins arabes de l’Iran. Le roi Abdallah d’Arabie saoudite conseille à Washington de «couper la tête du serpent». Un autre prince du Golfe estime que «le danger de laisser se poursuivre ( le programme nucléaire iranien) est supérieur à celui de le stopper.»

Les valises de l’Afghanistan. Washington a découvert que, lors d’une visite dans les Émirats, le vice-président afghan, Ahmed Zia Massoud, transportait 52 millions de dollars en liquide, dont «l’origine et la destination» restent inconnues.

Le soutien au terrorisme. Des donateurs saoudiens restent les principaux soutiens financiers des groupes extrémistes sunnites comme al-Qaida. Un diplomate américain signifie à la Slovénie qu’elle doit accueillir un détenu de Guantanamo pour obtenir une rencontre avec Barack Obama.

L’espionnage à l’ONU. Les diplomates américains en poste aux Nations unies à New York sont priés d’espionner leurs collègues, y compris les représentants de pays alliés, afin d’obtenir «toute information biographique et biométrique», leurs «empreintes digitales, photographies faciales, ADN et scanners de l’iris», sans oublier les numéros de leurs cartes de crédit, mots de passe Internet et tout autre détail privé qu’ils pourraient obtenir.

Le piratage depuis la Chine. Le politburo du Parti du peuple a ordonné une opération concertée de piratage informatique menée par ses fonctionnaires, des sociétés privées et des délinquants recrutés par ses soins. Depuis 2002, ils ont infiltré les ordinateurs du gouvernement américain et d’autres pays occidentaux, ainsi que ceux de Google en janvier dernier.

Les cadeaux entre l’Italie et la Russie. En 2009, les diplomates américains en poste à Rome décrivent les relations extrêmement étroites entre le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, et le premier ministre russe, Vladimir Poutine, incluant des «cadeaux somptueux», des contrats juteux et un(e) «intermédiaire de l’ombre».  (Le Figaro-29.11.2010.) 

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 *réactions des internautes…le roi est nu

mard  …Tout cela c’est un théatre d’ombre l’arbre qui cache la forêt et les media seraient bien stupides de tomber dans le panneau. On révèle que le roi est nu mais on le sait depuis longtemps . C’est destiné à amuser la galerie. S’imagine t-on que les relations entre les états sont faites d’amour et d’eau fraiche.? Au moins cela a le mérite de mettre un terme aux niaiseries sur nos prétendus amis et alliés qu’on fait gober aux gens. Il n’y a pas d’amitié entre les Etats seulement des convergences temporaires d’intérêt. La paix est toujours une paix armée. Ne jamais croire les déclarations diplomatiques ce n’est qu’une mise en scène.!

phil tevin …Quelles révélations fantastiques !!!! Il parait que Sarko est susceptible et autoritaire ! Il parait que Berlusconi fait la fète ! Il parait que c’est pas medviedev qui dirige mais poutine ! Il parait que l’Iran est un pays fasciste ! Il parait qu’Israel n’aime pas l’Iran ! J’en tombe à la renverse ! Finalement les mails qui s’échangent entre ambassades et gouvernement ressemblent étrangement à des commentaires de journalistes …ou de l’homme de la rue . Nous aurait-on espionnés ? Le plus étonnant dans tout cela , c’est la facilité qu’a eu un troufion pour se procurer ces informations depuis son ordi ….. à moins que ces fuites aient ( subjonctif ) été organisées , on a le droit d’étre un peu parano !

Abdou Albahith  …ces documents prétendus ultra secrets ne sont qu’une des multitudes manipulations des USA et ces organisations secrettes (CIA,… etc ). Il est interressant de dénicher les objectifs réels de ces publications : diversifications ? alibis ? ou ?!?!.  

dany8745  ..Qu’est-ce qu’il y a de mal à révéler toutes les turpitudes mondiales?On est majeurs tout de même et capable d’avaler des informations dérangeantes…  

Manuela FIGUERAS  …Il n’y a pas de quoi fouetter un chat ; ces révélations ,qui n’en sont pas ne sont en aucun cas des secrets d’états ,apparemment c’est plus du domaine de ragots de journalistes de presse people que de rapports d’espions de haut vol ou plus précisément de diplomates dignes de ce nom.Nous n’y voyons aucun code secret pour le déclenchement de l’arme nucléaire, alors pourquoi en faire un fromage? Si la diplomatie américaine se résume à ce genre de détails superficiels sur les chefs d’état, ce n’est pas gagné, rien d’étonnant qu’ils ont perdu la guerre en Irak avec toutes les pertes humaines à déplorer.Effectivement la France devrait plutôt s’interroger sur la faiblesse des analyses diplomatiques des US pour s’empresser de sortir du pétrin de l’Afghanistan,avant qu’il ne soit trop tard.  

nanane  À l’avenir, les Services Secrets et autres Diplomates itinérants devront « inventer » une autre façon de communiquer… et éviter les mémos, courriers électroniques et autres messages laissant des traces 

Avatar99actarus99   ..Ben, apres avoir lu cet article je reste un peu sur ma faim. il n’y a aucune revelation boulversante a mon avis pour le monde diplomatique. La montagne a accouchee d’une souris….

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*le grand déballage a commencé !

Les « embassy files » ou « statelogs » de WikiLeaks sont en cours de publication. Derrière ces appellations se cachent pas moins de 251 287 télégrammes diplomatiques classés pour certains « confidentiel » ou « secret ».  

assange_wikileaks_irak_illus 19h45. Selon le Monde, partenaire de WikiLeaks dans cette opération de divulgation de documents confidentiels, les « statelogs » concernent 251 287 télégrammes diplomatiques en provenance du département d’Etat à Washington et de toutes les ambassades américaines dans le monde.Depuis plusieurs semaines, 120 journalistes appartenant à cinq journaux et magazine partenaires ont lu et analysé ces télégrammes :

  • The New York Times aux Etats-Unis,
  • The Guardian en Grande-Bretagne,
  • Der Spiegel en Allemagne,
  • Le Monde en France,
  • El Pais en Espagne.

Le Monde ajoute : « Une telle coopération entre cinq médias est sans précédent de mémoire de journaliste. »

Environ 90% des télégrammes diplomatiques couvrent une période allant de 2004 à mars 2010 (les autres remontent jusqu’en 1966).

16 652 télégrammes sont classifiés « secret », 101 748 « confidentiel », mais aucun « top secret ».

19h30. Le site Owni vient de récupérer la base des « statelogs » de WikiLeaks. Elle est en cours d’intégration sur l’application conçue spécialement pour l’occasion.

19h25. On attendait les premières révélations à 22h30, mais LeMonde.fr a dégainé plus tôt : le site met en ligne le début de son dossier consacré à l’analyse des documents sortis par Wikileaks, et explique son choix de participer à l’opération. Deux thèmes abordés pour le moment :

18h30. Fini les rapports de l’armée américaine en Irak ou en Afghanistan. Cette fois, la fuite est constituée de messages échangés entre le gouvernement des Etats-Unis et ceux d’autres pays. Selon Owni, « entre 500 et 1 000 mémos concerneraient directement la France ».

Lors d’une « visioconférence » de presse, ce dimanche après-midi, le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a déclaré que ces nouvelles fuites concernaient « tous les grands sujets dans tous les pays du monde ».

Une appli de visualisation de données chez Owni

Owni, qui conçoit pour WikiLeaks des applications de visualisation des données, tient la chronique de ce compte à rebours.

Le 22 novembre, WikiLeaks avait annoncé sur son compte Twitter un volume de données sept fois supérieur aux « war logs » irakiens, les 400 000 documents secrets de l’armée américaine sur la guerre en Irak rendus publics par le site.

Ce dimanche en fin d’après-midi, WikiLeaks se disait victime d’une attaque en déni de service (avalanche de connexions simultanées). (Rue89-28.11.2010.) 

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5 commentaires

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