la presse..qu’est-ce que c’est ?

la presse..qu’est-ce que c’est ?

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- une feuille de papier.. un journal.. contenant des informations.

- C’est décrire de façon exhaustive, précise et impartiale (!?) une situation, ou des événements nationaux et mondiaux.

- un récit ou un compte-rendu immédiat d’un événement.

- un forum d’idées d’où peut jaillir la vérité.

- des discours.. des interviews.. des conférences de presse..et des opinions sur les problèmes nationaux et internationaux.

- C’est la libre communication des pensées et des opinions.

- tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement.. sauf à répondre de l’abus de cette liberté qui devient de la calomnie et de la diffamation.

- c’est toucher un public plus vaste, gràce à des moyens techniques modernes d’imprimerie et de diffusion.. et surtout gràce à un contenu d’articles qui répondent aux intérets des lecteurs et de la société.

-Il y a des journaux qui gagnent beaucoup d’argent gràce à la publicité, sans faire des efforts sérieux pour élargir son lectorat.

- Balzac : ” Etre propriétaire d’un journal, c’est devenir un personnage: on exploite l’intelligence, on en partage les plaisirs, sans en éprouver les travaux. Rien n’est plus tentant pour des esprits inférieurs que de s’élever ainsi sur le talent d’autrui”.

- Selon Zola, l’idée de journal est liée à l’idée de foule.. avec la civilisation urbaine et industrielle, l’information n’est plus l’apanage d’une certaine élite ou d’un cercle  déterminé.

- Le succès de l’entreprise de presse fut assuré lorsque le journal put atteindre un public populaire.

- le journal peut exercer une fonction de cohésion sociale, en mobilisant les citoyens autour des actions d’intéret commun.

- Tocqueville :” S’il n’y a pas de journaux, il n’y aurait presque pas d’action commune”.

- George Sand.. ” Le journal, en créant aux hommes une vie toute nouvelle, pleine de progrès, d’avantages et de soucis, transformait la culture du public… voix de l’humanité sonnant toutes les heures de la vie collective, il développait l’intéret pour l’étranger”.

- Les rois et les gouvernements autocratiques ne souhaitent pas, (ne veulent pas) que le peuple ou les citoyens, soient au courant de ce qui se passe réellement dans le pays.C’est pourquoi ils ont toujours essayé de museler la presse.

- Napoléon Bonaparte : ” Si je lâche la bride à la presse, je ne resterai pas trois mois au pouvoir”. Il avait en effet, aboli la liberté de la presse. Napoléon consédérait l’imprimerie comme un arsenal qu’il convient de ne pas mettre à la portée de tout le monde.

- ” Gouverner, c’est faire croire “, disait Machiavel. La contestation par la presse des pouvoirs en place, apparait très vite comme un quatrième pouvoir, à côté de l’exécutif, du législatif et du judiciaire.

- Plusieurs organes d’information tentent de s’affranchir de toute tutelle gouvernementale ou autre.. Ceci est arrivé aux Etats-Unis même, il n’y a pas si longtemps, avec l’administration Bush (notamment au moment de l’invasion de l’Irak), et aupravant, avec l’administration Nixon, en tentant d’intimider les journalistes ” pour qu’ils rentrent dans les rangs” et ne contestent pas les décisions prises par les dirigeants.. Un journaliste du New York Times E.Caldwel, fut incarcéré à la suite d’un reportage sur les “Panthères Noires”, organisation de Noirs américains.. Puis vint par la suite, le scandale de Watergate qui aboutit à la chute de Nixon, et dans lequel la presse joua un rôle essentiel. Ce qui peut être considéré comme une riposte de la presse contre un exécutif américain trop autoritaire.

- Un gouvernement représentatif (élu démocratiquement) respecte la liberté de la presse et l’encourage. La presse étant considérée comme le quatrième pouvoir.

- Ces jours-ci, les Tunisiens n’ont plus accès à Facebook (internet).. L’info n’est pas libre en Tunisie. Pour les internautes, près de 30.000 Tunisiens inscrits sur Facebook, jeunes et instruits, dérangent le pouvoir.

- La liberté de la presse est l’un des fondements de la démocratie. Le citoyen, pour être en mesure d’exercer ses droits et de remplir ses devoirs, doit pouvoir disposer d’une information complète et avoir accès à toute la gamme des opinions. (malheureusement, ce n’est pas si simple, et la réalité est tout autre, pleine d’amalgames et de zones d’ombre).

-L’article 19 de la Déclaration internationale des Droits de l’Homme (1948)stipule: ” Tout individu a le droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, et celui de rechercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontière, les informations et les idées par quelque moyen d’information que ce soit”.

- Les citoyens ont le droit de savoir toute la vérité sur tout ce qui les intéreese..( et en particulier, sur ce qui se passe à l’intérieur de leur pays, et au niveau de leurs dirigeants).

- Aux Etats-Unis, la liberté d’information dont jouissent les journaux, est souvent appelée “la première liberté”.

- La liberté de la presse ne signifie pas seulement que les journaux sont libres de paraître, mais que ces derniers jouissent de la liberté d’accès aux informations, et au droit de les publier toutes.( certains régimes politiques vérouillent cet accès, pour empêcher les journalistes d’arriver aux sources d’informations.. ou refusent de répondre aux questions des journalistes.. alors la porte est ouverte à la rumeur et à l’exercice des suppositions).

- Au début, on avait affaire surtout à une presse d’opinion. Le lecteur en attendait un article de fond sur la politique du jour, un roman feuilleton, des faits-divers et des nouvelles littéraires.

- Puis on est passé, d’une presse élitaire par sa diffusion et son contenu, à une presse populaire.(se produisit donc une mutation de la presse)

* Emile Zola: “Ce qui est génial, c’était de rédiger un journal à un sou, de telle sorte que tout le monde, (y compris les lecteurs presque illétrés) puissent lire, le comprendre et l’aimer”.

- Deux facteurs se conjuguèrent pour modifier profondément le contenu du journal: l’élargissement du public et le développement des moyens de communication et de diffusion. La meilleur circulation des nouvelles accrut la curiosité du public. Ainsi naquit la presse d’information.

-Pour élargir le public du journal,il faut que les gens apprennent à lire.. l’alphabétisation est donc indispensable.. d’où le rôle de l’école dans l’extension de la culture et du savoir.

- Brecht : “Si l’instituteur ne sait rien de rien, le pis qui puisse arriver, c’est qu’au village, on ne soit pas capable de lire le journal”.

- W.Wilhams :” Les journalistes, ce sont des éducateurs de l’opinion”.

- Peu à peu,”le journal cessa d’être l’organe d’une certaine opinion, pour raconter avant tout, les faits-divers et les détails de la vie quotidienne.. et le jour arriva où les faits devinrent maîtres du journal”. Zola.

-  L’importance accordée au fait, à l’événement, fonda ce que l’on peut appeler: le mythe de l’actualité qui enferme le lecteur dans un temps unidimensionnel, dans un présent chaque jour renouvelé.

- Nietzsche: ” C’est dans le journal que culmine le dessein particulier que notre temps a sur la culture.. le journaliste, le grans maître de l’instant, a pris la place du grand génie, du guide établi pour toujours, de celui qui délivre de l’intant”.

**Ajoutez une idée, une définition ou une citation à la notion de presse.

- “Une feuille de papier capable de porter un quintal de mensonges, mais pas un kilo de sardine.” - envoyé par un Nédromi.

- ” Nous regrettons “El barrah”, (le crieur)- A travers lui, l’on savait presque tout sur ce qui se passait dans la cité. Aujourd’hui, rien.”  un internaute.

- “ La presse quotidienne..c’est l’électricité appliquée au domaine de l’esprit.” - Eugène Hatin..1861.

- Les organes vivants fonctionnent avec de l’énergie et des informations.

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le rôle incontestablement important des médias dans la société

Les journaux font bouger les « choses »…et les responsables

Une information qui traite d’un problème d’un village reculé peut entraîner une décision immédiate des autorités compétentes.

Les élus n'ignorent pas l'apport des médias au développement de leurs localités

«Si j’avais à choisir entre une presse sans gouvernement et un gouvernement sans presse, je choisirais une presse sans gouvernement.» La citation est de l’ancien président américain Thomas Jefferson. A elle seule, elle explique le rôle incontestable des médias dans la société. Si la mission première d’un gouvernement est le développement de la nation, celle de la presse, en plus de toutes ses autres missions, est d’y contribuer. Pour tous ces rôles, la presse est qualifiée de «4e pouvoir». Ce qui n’est pas une simple formule. Mais bien une réalité.
De l’avis des officiels, des élus, des acteurs du mouvement associatif et de simples citoyens, la presse joue un grand rôle dans le développement local. «Il ne peut y avoir de développement local sans informations», résume Saïd Salhi, membre de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme.

Comment?
Une information de proximité qui traite d’un problème d’un village reculé peut avoir des résultats immédiats. Elle peut entraîner une décision des autorités compétentes et le problème est vite réglé, au grand bonheur des citoyens. Les autorités locales et les citoyens n’ignorent pas cette réalité.
Vu ce rôle, la majorité des supports médiatiques (journaux, radios et télévisions) consacrent des rubriques entières à l’information locale.
Un journaliste d’un quotidien national d’information raconte cette scène, significative à plus d’un titre, qui s’est déroulée au sein du siège de la wilaya d’Alger. C’était à l’occasion d’une session de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) suivie par une conférence de presse du wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou.
Assailli par les questions des journalistes sur les problèmes quotidiens des Algérois, le wali a asséné: «Celui qui a un problème n’a qu’à s’adresser à Nadir Iddir.»
Nadir Iddir est, depuis plusieurs années, journaliste localier dans la rubrique Alger Info du quotidien francophone El Watan.
Pour lui, cette adresse du wali d’Alger est «la preuve qu’il accorde beaucoup d’importance à la presse et par ricochet une reconnaissance du rôle de la presse dans le développement local». Il ajoute que la déclaration du wali est une reconnaissance que certains problèmes peuvent être réglés par la voie des médias.
«Le travail que doit mener le localier auprès des petites gens » lui permet de connaître les problèmes auxquels la grande presse » ne prête pas souvent attention. L’écho que provoquent souvent les papiers » des localiers est important», explique Nadir Iddir. Il ajoute que les articles permettent aux autorités d’être à l’écoute du citoyen ordinaire, qui n’a pas toujours, même souvent, la possibilité de faire parvenir à l’administration ses doléances. Le seul recours de ces personnes qui se trouvent souvent loin des centres de décision, est la presse.
En connaissance de cause, notre interlocuteur souligne que des responsables préfèrent lire le journal le matin et envoyer leurs services pour résoudre un tel problème ou même admonester un tel agent cité dans un entrefilet.
«Les responsables réagissent souvent au quart de tour après la publication d’une brève sur une canalisation d’assainissement obstruée ou un pavé arraché et négligent les tonnes de lettres et de pétitions qui parviennent à leur administration», souligne-t-il encore.
Il raconte qu’un jour, la page Alger-info de son journal a publié la photo d’une plaque d’une rue, mal orthographiée. Le lendemain, a-t-il précisé, l’erreur a été corrigée.

Témoignage
Les exemples où un article de presse a pu régler les problèmes des citoyens ne manquent pas. Un ancien maire d’une commune de la wilaya de Tizi-Ouzou a reconnu qu’il avait reçu des dizaines de sollicitations des habitants d’un village pour construire des abribus pour le transport scolaire sans donner aucune suite. «Le jour où un journaliste m’a appelé pour écrire un article sur ce problème, j’ai réagi et fait construire les abribus dans un délai qui n’a pas dépassé les 10 jours», a-t-il dit.
Conscients de ce rôle, des citoyens signalent les problèmes de leurs cités aux journalistes avant de le faire auprès des autorités locales.
Abdelkrim D. en connaît un bout. Lui, il est employé contractuel de la commune de la Casbah à Alger. Il occupe une habitation de fortune dans la vieille cité. A la fin de son contrat, les services de l’APC lui font du chantage: s’il voulait le renouvellement de son contrat de travail, il doit quitter la maison. Le chantage a duré quelques mois. «J’ai tenté pars tous les moyens de convaincre les services de l’APC que si je pers mon travail je n’aurai plus de quoi faire vivre mes enfants et que si je perds ma maison je n’aurais plus où me faire héberger. Mais en vain. Des amis m’ont conseillé de me plaindre auprès des journaux. Ce que j’ai fait. Après deux articles parus dans un quotidien, mon problème a été réglé. Aujourd’hui, Dieu merci, personne ne me dérange plus», a-t-il raconté.
La mise au point du wali d’Alger suffit, à elle seule, pour montrer le rôle de la presse dans le traitement des problèmes des citoyens et partant, de développement local.
Quand toutes les portes sont fermées devant eux, les citoyens se tournent vers la presse pour se faire entendre. Et derrière chaque information, chaque cri des citoyens qui demandent l’amélioration de leurs conditions de vie, il y a une décision. «Une information objective est un outil d’aide à la prise de décision», explique un responsable d’un quotidien national.
En effet, la majorité des institutions publiques font chaque matin la revue de presse. Elles sélectionnent tous les articles qui concernent leurs secteurs et tentent de trouver des solutions à tous les problèmes posés. Certaines de ces institutions ont même des contrats avec des agences de communication spécialisées dans ce domaine.
C’est ainsi qu’un article invisible dans un journal qui parle d’une panne électrique parvient jusqu’au P-DG de Sonelgaz. Idem pour une information qui évoque un problème de couverture de réseau téléphonique.

Elus et société civile unanimes
Les élus n’ignorent pas cet apport des médias au développement de leurs localités. C’est pourquoi ils préfèrent faire des médias des partenaires au lieu d’en faire des «ennemis». «C’est un rôle très important», tranche Mme Benidir, élue à l’APC d’Alger-Centre.
Ceci est le cas notamment pour la sensibilisation des citoyens autour des actions engagées par l’APC à travers des informations diffusées dans les différents médias, explique-t-elle.
Pour la société civile, l’apport est incontestable. «La presse joue un rôle important en faisant connaître les problèmes des zones enclavées. Le fait que des journalistes se penchent sur leurs problèmes met devant le fait accompli les autorités locales et permet de lancer un message aux autorités hiérarchiques», indique Dahmane Laker, président du comité de village de Tifrit Naït Elhadj dans la wilaya de Tizi Ouzou.
Notre interlocuteur cite aussi le pouvoir de la presse quant à dévoiler les abus des responsables locaux et les dysfonctionnements administratifs qui bloquent souvent le développement local.
Lui emboîtant le pas, Imad Boubekri, acteur du mouvement associatif, explique que le développement local implique l’intervention d’une multitude d’acteurs locaux, dont la société civile et la presse comme support de communication, de vulgarisation et de conscientisation.
«L’apport de la presse se traduit sur le terrain par une présence continuelle de médiatisation des projets de développement ainsi que l’inclusion des besoins des citoyens dans le processus», explique-t-il.
Il ajoute qu’il faut au préalable, une volonté politique réelle d’impliquer tous les acteurs de la société dans le processus de développement durable.
«Cette volonté doit se traduire par un respect sans faille des libertés dont la liberté de la presse», conclut-il.*Par Karim AIMEUR – L’Expression-06.10.2013

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**qu’est-ce qu’un journaliste ? Au travers de plusieurs interviews de journalistes, une tentative d’état des lieux de la profession journalistique, par des étudiants de l’Ecole de journalisme de Toulouse. Pascal Riché, rédacteur en chef de Rue89 fait partie des personnes interviewées . 

vidéos: http://vimeo.com/15993997

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*Liberté de la presse

 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse

« Soutenons la liberté de la presse, c’est la base de toutes les autres libertés, c’est par là qu’on s’éclaire mutuellement. »
Voltaire.

« Le droit de dire et d’imprimer ce que nous pensons est le droit de tout homme libre, dont on ne saurait le priver sans exercer la tyrannie la plus odieuse. »
Voltaire.

« Plus vous prétendez comprimer la presse, plus l’explosion sera forte. Il faut donc vous résoudre à vivre avec elle. »
René de Chateaubriand.

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** 1-Définition       

Qu’est-ce que la presse ? La presse désigne l’ensemble des moyens de diffusion de l’information écrite, et par extension l’ensemble des médias d’information. La presse peut se diviser en différentes catégories, en terme de : rythme de parution (quotidiens, hebdomadaires, mensuels, bimestriels etc.), contenu (presse généraliste et presse spécialisée), nature (information, divertissement, scientifique, etc.), et  support (papier et en ligne).Qu’est-ce que la liberté d’expression ? La liberté d’expression est inhérente à la liberté de la presse. Elle est considérée comme une liberté fondamentale et est inscrite dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit. »
Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, 10 décembre 1948, Article 19.Rattachée à la liberté de la presse, la liberté d’expression est également en lien avec la liberté d’association, la liberté de réunion, la liberté de manifestation et le respect d’autrui.Les limites de la liberté d’expression correspondent à la protection d’autres droits : « Mes droits s’arrêtent là où commencent ceux des autres ». L’incitation à la haine raciale, nationale, religieuse est interdite, tout comme l’appel à la violence physique ou la diffamation, la calomnie, le négationnisme, l’atteinte à la propriété intellectuelle et le secret professionnel.Qu’est-ce que la censure ? La censure correspond à la vérification et à l’examen critique par le gouvernement des publications, œuvres littéraires, théâtrales ou cinématographique avant d’en autoriser ou non la diffusion au public. Il s’agit d’une limitation idéologique, politique ou morale déterminée par une autorité, généralement par le gouvernement.

2-Un peu d’histoire : la liberté de la presse       

                    La presse écrite est apparue dès la Renaissance sous la forme de simples feuilles volantes, vendue en librairie ou par colportage, clandestinement. En 1789, la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen stipule dans son article 11 que « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement […] ». L’invention de l’imprimerie (années 1450) et la Révolution française (1789) n’ont pas suffi a réellement développer la presse. La censure est encore très présente et ce n’est qu’au milieu du XIXème siècle, avec la Révolution industrielle, qu’elle se développe effectivement.La loi sur la liberté de la presse est votée le 29 juillet 1881, elle garantit l’indépendance des médias. L’article Ier  énonce que « l’imprimerie et la librairie sont libres ».Au niveau internationale, la Déclaration universelle des droits de l’homme déclare en 1948, dans l’article 19 que « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».En France et dans d’autres pays démocratiques, la presse est libre. Il ne faut pas oublier que cela n’est pas le cas dans beaucoup de pays, où la censure sévit. Il reste encore beaucoup de travail à faire sur ce terrain, c’est notamment pourquoi la Journée de la liberté de la presse existe.Pour en savoir plus :
Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789
http://www.textes.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10086&ssrubrique=10… Loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT0000060707… Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948
http://www.un.org/fr/documents/udhr/

*Journée mondiale de la liberté de la presse       

                    La Journée mondiale de la liberté de la presse a été instaurée en décembre 1993 par l’ONU, suite au séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste à Windhoek en Namibie (1991). Ce séminaire a conduit à l’adoption le 3 mai 1991 de la Déclaration de Windhoek pour la promotion de médias indépendants et pluralistes. Cette date anniversaire a été retenue pour célébrée la journée mondiale de la liberté de la presse.Chaque année, le 3 mai est l’occasion d’informer et de rappeler les principes de la liberté de la presse. La liberté de la presse et d’expression est un droit à défendre, c’est un fondement de la démocratie qui est trop souvent bafoué. C’est également l’occasion de rappeler et de rendre hommages aux journalistes tués ou emprisonnés pour avoir transmis l’information.Pour en savoir plus :
Déclaration de Windhoek, le 3 mai 1991
http://www.un.org/french/events/presse2001/windhoek.htm

*La liberté de l’information, un moyen pour défendre ses droits       

L’accès au savoir et à la compréhension pour les populations est permis par la presse. Or, pour cela la liberté de la presse doit être garantie : une presse censurée donne des informations fausses et tronquées. La libre diffusion des idées et des informations est capitale car elle permet aux populations de faire respecter ses autres droits.Bien souvent, ce sont les plus défavorisés qui n’ont pas accès à l’information. La privation d’information les enferme plus encore dans leur situation. Pour les aider à en sortir, il faut commencer par les informer sur les droits et sur les moyens qu’ils ont pour les défendre. Cela passe par la presse, et par la presse libre. Les populations peuvent ainsi réagir face aux décisions qui les concernent et participer au débat public.Pour en savoir plus :
La liberté de l’information comme instrument d’émancipation citoyenne : défense et exercice des autres droits (Unesco)
http://portal.unesco.org/ci/fr/ev.php-URL_ID=29475&URL_DO=DO_TOPIC&URL_S…

*L’éducation à la presse et aux médias       

                    L’éducation à la presse et aux médias est un moyen de développer chez les élèves le jugement critique. Un esprit critique dont ils auront besoin durant toute leur vie pour « devenir des citoyens libres et responsables ». Les élèves peuvent ainsi expérimenter des techniques d’écritures nouvelles et peuvent expérimenter leur droit d’expression, à travers notamment les limites que cela implique.* source: Citoyendedemain.

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L’autre dimension de la presse

«La presse est un élément jadis ignoré, une force jadis inconnue, c’est la parole à l’état de foudre, c’est l’électricité sociale. Plus vous prétendez la comprimer, plus l’explosion sera violente ; il faut donc vous résoudre à vivre avec elle.» Chateaubriland (1768-1848)

La presse est partout liée au développement des démocraties et au niveau culturel des nations. Elle incarne la liberté d’expression qui constitue l’un des principaux piliers de toute démocratie dans le monde.
Cette presse que Tocqueville appelle le 4e pouvoir fait l’objet de toute l’attention des pouvoirs politiques. Cette presse a connu une véritable explosion comme vecteur unique d’information ; elle occupa une position de monopole de fait avant que les médias lourds ne s’imposent à leur tour sur le marché des médias. La liberté de la presse a vu le jour en Algérie dans les années 1990 et cela à la faveur des réformes politiques d’après octobre 88 ; elle a été vite confrontée à l’une des plus graves crises qu’a connues l’Algérie indépendante ; elle s’est trouvée rapidement dans le cœur du combat pour sauver l’Etat républicain ; elle en a payé un très lourd tribut.

L’Algérie peut être fière de sa presse qui est l’une des plus libres du monde arabe ; aujourd’hui, elle a 20 ans d’existence. Pourtant, à l’époque de la parution de nouveaux titres comme El Watan, Le Jeune Indépendant, Liberté, El Khabar, Le Soir, L’Expression… et biens d’autres, certains esprits malveillants étaient même en pleine extase, annonçant une disparition pure et simple de ces titres au bout de six mois d’existence. Eh bien, l’aventure continue, avec à la clé près d’une centaine de titres ; tant mieux pour les libertés ! Aujourd’hui, l’heure est venue de faire une halte et d’observer le panorama économique de notre valeureuse presse écrite, car l’économie de la presse est une question de démocratie et elle ne doit pas se soustraire au monde réel, celui de la mondialisation et de la finance.

Hélas, aujourd’hui, lorsque l’on évoque les problèmes de la presse écrite, on privilégie le plus souvent les approches juridiques, institutionnelles ou socio-culturelles, on aborde plus rarement l’angle économique. La presse écrite est un objet économique complexe, elle est à la fois un bien marchand et un bien social vendus deux fois aux lecteurs et aux annonceurs, et le journal doit concilier sa logique sociale et sa logique marchande. Aujourd’hui, la presse écrite ne règne plus au premier rang des médias dans un monde dominé par la télévision, elle ne règne plus non plus dans un monde où les sources d’information électronique se multiplient vertigineusement.

En effet, avec les réseaux sociaux, les forums et autres blogs, le citoyen passe du simple récepteur à celui d’émetteur-récepteur, c’est toute une révolution en somme ! Il s’agit pour notre presse de sortir de son modèle économique dominant en optant pour un autre beaucoup plus efficace qui prend en compte les évolutions de la presse écrite dans les pays développés.
Il ne s’agit pas de prendre des modèles à imiter, mais plutôt des modèles à étudier. Prenons l’exemple de la France où la presse écrite a atteint les sommets entre les deux guerres avec un chiffre jamais égalé de 5 millions et demi d’exemplaires vendus pour tomber aujourd’hui à 2 millions d’exemplaires vendus ; et la disparition de journaux (Le matin de Paris, le journal J’informe et d’autres) dont il ne faut jamais se réjouir, car lorsqu’un média s’éteint, c’est un espace de liberté en moins.

Le système médiatique algérien doit comprendre une fois pour toute qu’il est condamné à trouver des formules capables d’assurer la pérennité de la presse écrite afin d’éviter sa disparition à moyen terme. Les journaux tirent leurs revenus de la publicité qui est un marché fondamentalement volatile et étroitement lié aux aléas de la conjoncture économique. Sans doute pourrait-on penser que quand la crise s’installe, ce serait le moment de faire de la publicité et de battre le rappel des consommateurs, mais c’est l’inverse qui se produit, puisque le plus souvent la crise se répercute immédiatement sur les investissements publicitaires. La vente des journaux procure des ressources stables mais souvent limitées.

Dans des pays comme la France, les pouvoirs publics viennent souvent en aide à la presse écrite sous forme de subventions. L’année écoulée, l’Etat français a mis 500 millions d’euros sur la table pour venir en aide à des journaux en difficulté ; chez nous aussi, l’Etat a toujours consenti des aides à la presse, mais jusqu’à quand ? d’où la nécessité d’une nouvelle vision d’avenir pour notre presse écrite.
Dans tous les pays, l’assujettissement de la presse aux pouvoirs publics produit des médias faibles, car pour être fort, un journal doit assumer son activité marchande, et la réussite de l’activité marchande dépend de la qualité des contenus, d’où la difficulté à tracer une ligne de démarcation entre l’activité rédactionnelle et l’activité marchande !

Aujourd’hui, la réussite exceptionnelle de certains  puissants médias dans le monde comme l’US Today (Etat-Unis), El Pais (Espagne), La Republica (Italie) est due au fait qu’ils ont intégré des idées nouvelles dans leur mode de gouvernance ; ils sont tous de grands quotidiens populaires dans leurs pays respectifs. Un journal, qui est financièrement autonome, peut tenir tête à tous les pouvoirs, car sans argent, l’information n’existe pas, et sans information de qualité il n’y a pas d’argent ; c’est aussi simple mais dans la pratique… C’est le contenu informationnel qui attire le lecteur et fait grimper la diffusion qui, à son tour, attire les annonceurs. Il est clair que la diffusion joue un rôle primordial dans le choix de l’annonceur qui cherche à atteindre le maximum de cibles.

Mais il n’est pas toujours certain que le volume du lectorat soit toujours la référence,  car les annonceurs peuvent rechercher des cibles précises qui n’ont rien à voir ni avec le contenu ni avec la taux de pénétration du journal. La presse écrite algérienne, à l’instar de celles des autre pays, a un rôle d’information citoyen qui la rend indispensable dans la démocratie. C’est pour cela qu’elle doit s’organiser et donner naissance à de véritables entreprises de presse prospères et porteuses de valeurs, car une presse appauvrie risque de devoir aliéner son indépendance. Le paysage de la presse écrite nationale est très diversifié avec des dizaines de quotidiens, mais combien y a-t-il  d’entreprises de presse dignes de ce nom ? Editer quotidiennement un journal c’est bien, mais construire une véritable entreprise de presse ou un groupe de presse diversifié, c’est encore mieux !

Dans ce domaine, El Watan et El Khabar ont une longueur d’avance sur les autres ; en plus de faire dans le véritable journalisme avec des contenus rédactionnels de haute qualité, ils sont aussi de véritables entreprises de presse autonomes et prospères et qui gagneraient encore à se structurer ! Dans de nombreux pays, la diffusion de la presse écrite a beaucoup chuté ; chez nous, elle se maintient plus ou moins tout en sachant que plus de 80% de la diffusion en Algérie est assurée par un peu plus de 10% des titres.
Le besoin d’information existe toujours, et il faut s’en réjouir.

Le lecteur algérien est toujours fidèle à son journal, surtout en cette période de grandes incertitudes, il est plus que jamais fasciné par cette «une» de son quotidien préféré montrant toute la force de la photo et le grand poids des mots de l’accroche, mais comme tous les autres citoyens du monde,  il reste fasciné par l’Internet qui mobilise des  millions de gens sur la Toile. Pour autant, peut-on considérer la presse en ligne comme une menace pour la presse écrite ? Ecouter la radio ou lire la presse écrite quotidienne correspond à un plus grand intérêt pour la politique, tandis que l’usage exclusif de la télévision ou d’Internet est typique d’une relative dépolitisation.

C’est pour toutes ces raisons que notre presse écrite a encore de beaux jours devant elle, à condition qu’elle entame très rapidement la mue de son mode de fonctionnement. Il est impératif que nos organes de presse changent leur approche marchande, la publicité n’est pas un droit ni un moyen de pression, ce n’est qu’une simple opération commerciale mais pas souvent facile ! En Algérie, les patrons et autres décideurs ne disent pas : «On a acheté des espaces publicitaires dans tel ou tel journal» ; ils disent : «on a donné de la pub ; on est en train d’aider…»

A croire qu’on est en pleine opération de solidarité et de don ; pathétique raisonnement ! D’autres grands annonceurs ne font pas la différence entre journalisme et communication, ils ne font pas aussi la différence entre un journal et un bulletin d’information. Est-il censé qu’un annonceur décide d’exclure un journal de son média-plan, car à un moment ou à un autre ce dernier a publié des papiers qui titillent cet annonceur ou fait l’éloge de son concurrent ? L’économie de la presse, c’est d’abord une relation marchande contractuelle saine entre le média et l’annonceur ; chacun doit veiller au respect de l’autre, sans que le média perde de sa crédibilité rédactionnelle, et ce n’est pas parc qu’on est un grand et puissant annonceur qu’on doit faire n’importe quoi, y compris publier quotidiennement des communiqués de presse qui n’ont aucun intérêt et qui relèvent plus de la communication interne de l’entreprise.

Nos quotidiens ont admirablement réussi le challenge rédactionnel, mais sont loin d’avoir réussi le challenge organisationnel, de grands efforts de gestion s’imposent ; combien de journaux ont un service marketing digne de ce nom avec de vrais marketeurs. Pourtant, ce ne sont pas les professionnels du marketing qui manquent en Algérie, il faut intégrer organiquement cette fonction notamment chez nos principaux journaux si l’ on veut capter plus de revenus publicitaires. Si la presse écrite algérienne veut demeurer encore cette exception médiatique du monde arabe, elle doit changer de dimension ; celle-ci passe par la refonte du mode de diffusion ; l’actuel a montré ses limites. Il faut opter pour une distribution plus efficace et en évolution continuelle en intégrant les nouvelles technologies, car il est inconcevable d’éditer un journal de grande qualité et de le distribuer de manière anarchique et archaïque.

Un distributeur de journaux doit être passionné de ce métier si particulier et surtout doit s’interdire toute discrimination entre journaux dans la distribution. Le développement économique de nos entreprises de presse pourrait faire appel à des capitaux extérieurs pour aller de l’avant. Dans de nombreux pays, l’ouverture du capital à des partenaires financiers n’est plus rejeté, comme aux USA où de grands journaux ont constitué des groupes cotés en bourse. Ainsi, à l’avenir, on pourra avoir un paysage médiatique composé de groupes industriels englobant une branche médias et des groupes de presse exclusivement médiatiques. Quoi que l’on dise, l’écrit offre en général une information sans doute plus fiable, plus organisée et plus complète que l’audiovisuel ; autant d’atouts qui, avec une organisation économique plus moderne et plus intelligente, feront que notre presse écrite sera toujours ce contre-pouvoir si indispensable à l’affirmation de notre jeune et prometteuse démocratie. * Par Kamel Sidi Saïd…Paru dans El Watan-27.09.2012.

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*Jeté, vendu au kilo, recyclé

Le Journal, le jour d’après

On pourrait croire que la vie d’un journal s’arrête dès que paraît celui du lendemain. Mais, c’est sans compter sur un destin qui, s’il perd un peu de sa superbe, n’en est pas moins inattendu.

Nous achetons régulièrement le journal, mais que devient-il le lendemain lorsqu’il doit céder la place aux nouvelles du jour ? Après avoir livré aux lecteurs des informations qui ont mobilisé les efforts soutenus de dizaines de journalistes, un journal se voit, en général, réserver un sort peu enviable. Que nous l’achetions quotidiennement ou pas, nous nous retrouvons toujours en fin de compte avec quantité de journaux empilés sur un coin de bureau ou ailleurs. Les archivistes mis à part, la grande majorité des personnes s’en débarrassent parce qu’il se transforme vite en véritable nid à poussière. «On le jette», «on fait le ménage avec», «on fait briller les vitres avec», «on y emballe les fruits et légumes», «on y enveloppe de la sardine» font partie des nombreux usages les plus courants que lui réservent les citoyens, certains d’entre eux étant des commerçants.

Voici également d’autres utilisations qui révèlent le peu d’égard qu’on témoigne aux journaux devenus soudainement de grandes feuilles de papier, et qui, la veille encore, étaient lues avec le plus grand soin :  «Je découpe les recettes de cuisine que je colle régulièrement dans un registre spécial cuisine, ensuite je range le reste des journaux dans mon placard. Je les utilise au fur à mesure pour faire briller les vitres de la maison ou encore pour jeter les épluchures de pomme de terre», explique Nesrine, 32 ans, agent de laboratoire.

Adra, mère au foyer, les donne aux commerçants du quartier et elle n’est pas la seule à le faire.  «Mon mari est un grand lecteur. Il achète chaque jour quatre à cinq journaux qu’il consulte le soir en rentrant du travail. Du coup, je me retrouve très vite avec un énorme tas de journaux encombrants, surtout que je n’ai pas suffisamment d’espace où les ranger.» Ils sont aussi très nombreux à les jeter.

Malmené et froissé

C’est ainsi qu’après une courte vie, où le journal est d’abord feuilleté avec soin, pour finir froissé et malmené par les mains pressées de commerçants afin d’y emballer nos courses. Dans les stations de lavage, les journaux sont utilisés pour sécher et lustrer les voitures, et les enfants en font du papier mâché et autres collages pour les besoins de leurs travaux manuels. C’est ainsi ! Après un sursis de quelques heures, des quotidiens qui ont parfois donné des migraines à leurs rédacteurs atterrissent en définitive dans la décharge publique ! Parfois, il arrive que certaines publications bénéficient d’un sort plus clément quand elles sont jalousement conservées par certains «collectionneurs» de journaux qui aiment à sauvegarder des articles ou des contributions de qualité. Bien qu’ils ne soient pas nombreux à le faire, certains citoyens archivent des journaux dans leur totalité ou en partie et leur offrent ainsi une fin plus honorable, tel Abdelbaki, cet enseignant universitaire et cruciverbiste impénitent : «Pour moi, le journal est une compilation d’articles censés nous informer sur des faits politiques, culturels, ou de société. Il est toujours intéressant d’en garder les plus importants. Personnellement, je mets souvent de côté les journaux qui abordent des sujets captivants, comme des événements historiques ou des  hommage rendus à des artistes ou des personnalités reconnues.» 

Vendus au kilo !

Intéressons-nous à présent au sort des «invendus», autrement dit les quotidiens non écoulés par les buralistes le jour de leur parution. Ces derniers sont récupérés par les sociétés de distribution (ou de diffusion) pour être vendus au kilo ! Nous avons contactés trois entreprises de diffusion de presse dans  la wilaya de Constantine et la réponse est invariablement la même : «Nous les vendons !». Drôle de parcours pour ces cahiers : ils sont d’abord confectionnés, puis imprimés et distribués pour être  récupérés et revendus à des particuliers et des usines de recyclage de papier. Arrivés à cette étape, ils sont comptés, pesés, et leurs prix varient, nous confient des responsables de sociétés de diffusion, en fonction de la demande des acquéreurs. «Cela dépend ;  avant, le kilogramme était vendu à six dinars, actuellement il est à neuf dinars.» Il serait aussi utile de préciser que les prix que l’on nous a communiqués seraient parfois en deçà des tarifs pratiqués.

La décharge après le recyclage

Par ailleurs, l’on apprendra également qu’auparavant les invendus des quotidiens nationaux étaient exportés en Arabie Saoudite pour y être recyclés. A présent, nos journaux ne prennent plus les airs pour subir ce sort que leur réservent désormais les Algériens. Ils finissent par atterrir dans des usines de recyclage à Béjaïa et Mostaganem pour en ressortir sous forme de cartons d’emballage pour les œufs, couvertures pour les cahiers ou assiettes jetables en carton. En définitive, quel que soit l’usage que tout un chacun réserve aux journaux, qu’ils soient jetés dans l’immédiat ou plusieurs jours plus tard sous la forme d’un emballage en carton ayant servi de support pour les œufs, leur destin est déjà scellé d’avance. Il est toujours entre nos mains. Et comme dirait Lavoisier : «Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.»*Lydia Rahmani-El Watan-27.03.2014

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*Sites d’information :

Nouvel eldorado pour la presse écrite

Forts de leur réputation, de plus en plus de journalistes américains convainquent des investisseurs de monter leurs propres sites d’information, dessinant les contours d’un nouveau modèle économique rentable pour une presse écrite en pleine crise.

Si les sites d’actualité sont aujourd’hui légion, les créations de titres en ligne par des anciennes plumes de journaux américains explosent. Dernier succès en date : FiveThirtyEight, un site qui décortique l’actualité sous l’angle des statistiques. Avec l’appui de ses 680 000 abonnés sur Twitter, Nate Silver, son créateur, un journaliste qui s’est fait un nom grâce à ses pronostics précis sur l’élection présidentielle américaine de 2012, vient de convaincre ESPN, un diffuseur sportif, propriété de Disney. Il y a quelques semaines, Pierre Omidyar, le fondateur d’eBay, confiait le lancement d’Intercept à Glenn Greenwald, un ancien reporter du journal britannique The Guardian devenu porte-voix d’Edward Snowden et de ses révélations sur le vaste système d’espionnage de la NSA.

Simultanément, un éditorialiste du Washington Post, Ezra Klein, quittait le prestigieux quotidien pour créer Project X avec le soutien du groupe de médias sur internet Vox Media. Yahoo !, en pleine mue, a débauché des journalistes vedettes, comme la présentatrice Katie Couric ou encore le spécialiste high-tech du New York Times, David Pogue. Cette nouvelle énergie éclot sur internet au moment où les temps sont de plus en plus durs pour la presse papier, peu à peu lâchée par son lectorat et la publicité. Certains experts voient dans la multiplication de ces journaux en ligne le signe d’un renouveau d’un modèle traditionnel à bout de souffle. Et ils s’accordent à dire que le modèle peut être rentable.

D’abord, les progrès de la technique assurent des frais de lancement limités. Ken Doctor, du cabinet Outsell, fait valoir que les journaux en ligne peuvent espérer grossir en touchant, grâce à internet, un lectorat bien plus important qu’un quotidien national et devenir «une marque nationale ou internationale pour cinq à dix millions de dollars». Affranchis des frais de production, d’impression, de distribution, autant de charges qui plombent la presse papier, ces sites peuvent devenir rentables rapidement.*El -24.03.2014

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Un journal confectionné par des lycéens

*Conférence de rédaction, séances de relecture des papiers, montage, etc…

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Cette semaine, la bibliothèque du lycée international Alexandre Dumas a Alger,  s’est transformée en salle de rédaction. Les journalistes ? Des élèves de seconde dispensés de cours pour se consacrer entièrement à la fabrication d’un tabloïd de 18 pages, «une sorte de numéro hors série à la publication trimestrielle du lycée», précise Frédéric Bernard, le documentaliste porteur du projet avec Anne Felouah, prof en sciences économiques et sociales, et Steven Leroy, prof de français. Le projet, parrainé par Adlène Meddi (rédacteur en chef) et Ammar Bouras (infographiste) d’El Watan Week-end, a été consacré à Alger en 2030. «Parce que les élèves sont nés en 1997. Ce sont eux qui feront l’Alger de demain. Et pour certains, ce fut vraiment l’occasion de découvrir leur ville», ajoute Frédéric, enthousiasmé par les rencontres que cette aventure a suscitées. Le tirage de ce Alger 2030, de 400 exemplaires au départ, devrait être revu à la hausse. A partir de la semaine prochaine, vous pourrez le trouver en librairie (Les mots, Tiers-Monde), à l’Institut français et au centre culturel Historial. *Mélanie Matarese- El Watan-30.03.2013.

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17 commentaires

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